Encore plus de bombardements, de destructions et de victimes cette semaine – La RPD craint une reprise des hostilités dans le Donbass…

Pendant qu’on assassine des gens partout dans le monde, que le terrorisme n’a pas fini de faire parler de lui. En Ukraine, le Donbass n’en fini plus de défendre sa république, faisant face aux attaques incessantes et aux provocations. Pourquoi le régime bandériste ukrainien ne veut pas la paix ? Les craintes d’une reprise violente des hostilités dans le Donbass, est elle justifiée ? Il semble que oui. Courage au peuple qui s’est laisser berner par les va-t-en guerre de tous bords, prompts à semer le chaos et la désolation. Ils se sentent bien seuls dans le Donbass, les garants des accords de Minsk, Allemagne, France, Russie ne semblent pas pressés d’imposer à Porochenko le respect de ces accords. Merci à Christelle Néant de nous informer sur cette dramatique situation.

Depuis plusieurs semaines, la tendance dans le Donbass est clairement à l’escalade. Après avoir triplé la semaine dernière, le nombre de victimes des bombardements ukrainiens en République Populaire de Donetsk (RPD) a encore doublé cette semaine, pour atteindre le chiffre de 12 morts et six blessés (dont quatre civils).

C’est un bilan sanglant qui porte le nombre de victimes depuis le 1er janvier 2017 en RPD à 212 morts (dont 187 soldats et 25 civils, incluant un enfant), et 477 blessés (289 soldats et 188 civils).

Le nombre de bombardements de l’armée ukrainienne est à l’avenant, avec 362 violations du cessez-le-feu et 2 085 obus d’un calibre interdit par les accords de Minsk (artillerie, mortier, chars d’assaut) tirés par les FAU sur le territoire de la RPD en une semaine.

En plus des victimes, ces bombardements ont aussi endommagé ou détruit 24 habitations en République Populaire de Donetsk, sans compter les garages, hangars, et autres annexes qui ont eux aussi soufferts de ces tirs.

De plus en plus, ces destructions sont dues au feu déclenché par les munitions traçantes utilisées à dessein par l’armée ukrainienne lorsqu’elle tire sur les zones résidentielles. Le but pour l’armée ukrainienne est de détruire un maximum d’habitations par le feu, comme l’a montré un incident qui a eu lieu le 15 août près de Krasnyi Partizan.

Les soldats ukrainiens ont en effet mis le feu à des champs dans la zone grise en espérant qu’ils allaient s’étendre aux maisons, côté RPD. Mais n’ayant pas vérifié d’où vient le vent, ils ont eu la surprise de voir le vent pousser les flammes vers la localité de Verkhnetoretskoe, qui est sous contrôle ukrainien. Bilan : 10 maisons détruites. Un nouvel incident qui prouve s’il en était besoin que les soi-disant « libérateurs » n’en ont rien à faire de la population du Donbass qu’ils sont censés venir libérer de « l’agression russe », qui n’existe que dans leur tête.

Les unités de sabotage reconnaissance ne sont pas en reste avec deux tentatives d’attaques cette semaine près de Kominternovo (dans le Sud de la RPD). La traversée de champs de mine et les tirs de défense de l’armée de la République Populaire de Donetsk ont fait six morts et trois blessés parmi ces unités qui ont dû battre en retraite.

Cette multiplication des tentatives de percée des lignes et des bombardements, fait craindre une prochaine reprise des hostilités à grande échelle. Une crainte qui a été exprimée autant par le commandant en second de l’armée de la RPD, Edouard Bassourine, que par le chef de l’état, Alexandre Zakhartchenko.

« Je pense que Kiev a commencé la préparation de provocations à grande échelle pour nous accuser d‘avoir briser les accords de Minsk. Nous sommes à la veille de la reprise des combats, » a ainsi déclaré le chef de la RPD.

Alexandre Zakhartchenko a souligné que la situation est tendue tout le long de la ligne de contact. Pour lui l’une des raisons de la reprise du conflit serait le manque de contrôle par Kiev des radicaux ukrainiens (Secteur Droit et les autres bataillons néo-nazis), qui sont impliqués dans chaque tentative de percée des lignes de la RPD.

Zakhartchenko a aussi tenu à commenter les derniers délires de la propagande ukrainienne concernant le fait que la RPD se préparerait soi-disant à bombarder Marioupol (et entre autre les stades) pendant les matches de foot qui doivent avoir lieu là-bas les 19 et 20 août.

« Nous savons que le régime de Kiev et les médias qui le servent essayent de façonner une image des soldats du Donbass qui est presque celle de cannibales. Je voudrais leur dire de tout juger par eux-mêmes. Je tiens à vous rappeler que nous ne bombardons pas les villes ukrainiennes, alors que les FAU et les bataillons punitifs bombardent les nôtres. Ce n’est pas en Ukraine que les enfants meurent à cause des obus de mortier et d’artillerie, mais dans notre pays.

Notre position reste inchangée. Nous ne sommes pas en guerre contre le peuple ukrainien, mais contre le régime bandériste de Kiev et contre les forces armées qui, sur ordre du régime, mènent une agression contre le peuple du Donbass. Et de plus, nous ne nous battons pas contre ceux qui participent à des activités pacifiques – qu’elles soient sportives, culturelles, éducatives ou autres. Donc, je peux vous affirmer, que suite à la dernière campagne de diffamation contre nous, j’ai déjà donné l’ordre de cesser totalement le feu dans la partie Sud du front, où se trouve Marioupol. Et de ne pas céder aux provocations, » a ainsi déclaré le chef de l’état.

Au vu de l’évolution de la situation, et des observations qui sont faites sur le front par les unités de reconnaissance de la RPD concernant la présence de nombreuses armes lourdes sur le front (chars d’assaut, artillerie de 122 mm et 152 mm, et mortiers lourds, entre autre), qui sont utilisées par l’armée ukrainienne, on ne peut que craindre que les autorités de la RPD aient raison.

Dans le Donbass, la rentrée 2017, qui doit avoir lieu le 1er septembre, ne s’annonce pas pour le moment sous des auspices favorables.

Christelle Néant pour DoniPress

Pour ceux qui ne s’intéressent pas, à ce qui se passe en Ukraine. Si jamais la situation venait à dégénérer, pensez à tous ces gens fuyant la zone de guerre et venant se réfugier dans nos pays si accueillants et généreux. Eux seraient de VRAIS réfugiés de guerre. Sommes nous prêts à gérer ce nouveau désastre ? C’est ce qui risque d’advenir, si nos dirigeants continuent de soutenir ce régime néo-nazi et, ne font pas respecter les accords de Minsk. Et l’Ukraine c’est aussi les vieilles centrales, comme celle de Tchernobyl..

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