Ces cinq « superaliments » ne sont pas aussi vertueux qu’on le dit….

Effets de mode, que de payer plus cher pour des fruits exotiques censés apporter plus de vitamines, alors que nous avons des légumes et fruits équivalents ou supérieurs en apports vitaminiques dans nos magasins bio. Sans compter le bilan carbone pour ces fruits venant de loin.

Les baies d’açai apportent autant de vitamine C que le kiwi RelaxNews / rodrigobark / Istock.com

Baies d’açai, baies de goji, kale, ananas ou encore lait de jument… Selon le nutritionniste Raphaël Gruman, il serait inutile de succomber à ces cinq « superaliments » tendance. De meilleures options diététiques permettent de garnir son assiette naturellement en vitamines et antioxydants, ces molécules anticancer qui luttent contre le vieillissement cellulaire.

Les baies d’açai 

Ces petits fruits d’Amérique du Sud ont le vent en poupe dans les épiceries bio. Elles apportent certes beaucoup de vitamine C, mais la majorité des fruits, notamment le kiwi et plus particulièrement le kiwi jaune, n’a rien à lui envier. « La baie d’açai est très chère par rapport à ses bénéfices », constate Raphaël Gruman, nutritionniste. Les agrumes (clémentines, citrons, oranges, pamplemousses) regorgent eux aussi de vitamine C, ainsi que le cassis et les petits fruits rouges. Côté légumes, la vitamine C se trouve essentiellement dans le navet, le chou vert, le poivron, le fenouil, l’épinard.

Les baies de hogi 

Sur le devant de la scène, les baies de goji, petits fruits rouges originaires de Chine, tiendraient un premier rôle injustifié, selon Raphaël Gruman. « Il existe d’autres aliments tout aussi riches en antioxydants, comme la grenade, et moins onéreux que les baies de goji. En outre, plus les sources d’antioxydants sont variées, mieux l’organisme sera protégé contre les radicaux libres », ajoute-t-il. Par ailleurs, il serait difficile de trouver des baies de goji exemptes de pesticides, et elles pourraient également occasionner des intolérances.

Le chou kale 

Le chou kale, légume star des derniers mois, est « le produit marketing par excellence, qui ne mérite pas son exposition médiatique, malgré sa teneur en antioxydants », selon Raphaël Gruman. Preuve de l’effet commercial lié à ce chou tendance, on le trouve en diverses déclinaisons (jus, soupes, etc.) dans les magasins bio et épiceries fines. De nombreuses études ont montré que les légumes verts – notamment l’épinard -, les haricots verts, les poivrons, la carotte, la tomate et les légumes crucifères (chou, brocoli, chou-fleur) se révélaient particulièrement protecteurs contre le cancer.

L’ananas 

L’ananas contient une molécule, la broméline, qui aiderait à mincir ; mais celle-ci se trouve uniquement dans la tige du fruit et non dans la chair. Consommer de l’ananas régulièrement n’aurait donc pas d’effet probant sur le poids. En termes d’indice glycémique, l’ananas est loin d’être le meilleur élève, avec un score modéré de 50, contre 25 pour les fraises ou les myrtilles.

Le lait de jument 

Vanté pour ses qualités sur la santé, la digestion et la flore intestinale, le lait de jument aurait en réalité peu d’intérêt dans ces domaines. « Onéreux et franchement pas écologique à produire, aucune étude ne prouve scientifiquement ses bienfaits », souligne Raphaël Gruman. Sur le plan nutritionnel, le lait de jument contient beaucoup de lactose, peu de lipides et une bonne quantité de vitamine C.

Voir:

Cinq superaliments bon marché et utiles pour la santé

Régime cétogène : efficace pour perdre du poids malgré quelques risques, selon une nutritionniste
Ces 6 « superaliments » sont réellement efficaces pour rester en bonne santé

(Pour aller plus loin, rendez-vous sur la page consacrée aux superaliments sur Nutri-beautiful.com.)

10 commentaires

  • Depuis 6 semaines, je mange des pêches délicieuses et plus ou moins saines(dans ce monde qui peut certifier ses aliments de sains). A présent, je vais commencer à manger des raisins et ensuite des pommes, etc… Je suis quasi certaine, qu’il y a plus de bienfait pour moi à manger ces fruits locaux, de SAISONS et naturels qui me régalent que de manger ces superaliments qui viennent du bout du monde.
    La simplicité me rassure dans ce monde complexe!

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Si les pêches sont bio, ce n’est pas mal, sinon c’est un des fruits les plus chargés en pesticides avec les pommes et le raisin.
    Une liste que j’avais relevée, confirmée par d’autres informations
    https://www.consoglobe.com/pesticides-fruits-legumes-pollues-3076-cg

    dans les moins contaminés l’oignon est cité, en oubliant qu’il est irradié comme les échalotes, l’ail, les fruits secs… etc…

  • blackh

    Classement des principaux aliments riches en vitamine C, du plus au
    moins concentré :
    200 mg de vitamine C/100g de produit : cassis/persil frais
    160mg de vitamine C/200g de produit : poivron rouge cru
    100-150 mg/100g : radis noir cru, poivron vert cru, poivron rouge cuit
    70-100mg/100g : kiwi, poivron vert cuit
    60-70mg/100g : cresson, ciboulette fraîche, fraise
    50-60mg/100g : chou-fleur cru, chou rouge cru, chou de Bruxelles cuit,
    brocoli cuit, citron, orange mais aussi : ris de veau braisé et certaines céréales de petit déjeuner.

  • sombre

    http://vegecru.com/
    onglet nutriment. Vous avez toutes les informations possibles ! A mettre en favoris

     » La vitamine C (ou acide ascorbique) est probablement la vitamine la plus fragile. Elle est fortement détruite par la cuisson, l’exposition à l’eau, à l’air et à l’alcalinité⁵. Elle nous rappelle l’importance de manger des produits vivants et frais où elle est toujours plus présente. Elle est un puissant antioxydant et elle participe à la santé du système immunitaire, à l’assimilation du fer et à de nombreuses autres réactions dans le corps »

  • clegiru

    Pas mal l’illustration de myrtilles confondues avec les baies d’acaï.
    L’acaï c’est bon frais sorti du moulin en jus puis glace.
    Les myrtilles sont excellentes pour la santé et poussent moins loin.
    Dans l’est de la France on pouvait (peut-être encore ?) en trouver des sauvages.
    J’en ramassait quand j’avais cinq-six ans.