Le conflit en Corée du Nord – « Le renoncement à des armes nucléaires se paie »

Impossible de trouver l’embed pour mettre la vidéo aussi, je vous propose le texte, en attendant de contacter la traductrice pour en connaître la raison. Merci à Françoise G.

Merci Nicko pour la vidéo

Le 4 juillet 2017 – anniversaire de l’indépendance des États-Unis – la Corée du Nord a testé pour la première fois un missile intercontinental, aussi appelé missile à longue portée.

Celui-ci passe pour le plus important moyen de transport d’ogives nucléaires et il a une portée allant jusqu’à 6 700 kilomètres selon des experts : il pourrait atteindre l’Alaska et ainsi pour la première fois le territoire des Etats-Unis.

Klagemauer.TV en a parlé dans l’émission en allemand « Test de missiles intercontinentaux de la Corée du Nord et motifs cachés des dirigeants nord-coréens » (www.kla.tv/10772)

D’après des estimations différentes la Corée du Nord dispose actuellement de 10 à 20 bombes nucléaires et elle continuerait à accroître ce nombre. Puisque les missiles nord-coréens arrivent actuellement jusqu’au territoire des Etats-Unis, on parle à Washington « de l’année décisive sur la péninsule coréenne ».

Comme le député de l’Etat fédéral de la CSU Hartmut Koschyk a informé, l’administration de Trump aurait « fait examiner l’option militaire » comme réaction possible à ce nouveau test de la Corée du Nord. Mais actuellement elle ne voudrait pas recourir à cela. « C’est hors de question, parce que le dommage collatéral est évalué incontrôlable à Washington », dit Hartmut Koschyk.

Par dommage collatéral il faut entendre un dommage collatéral involontaire ou accepté, par exemple auprès des pays limitrophes. Une action conjointe d’un renforcement des sanctions, d’une participation de la Chine et de la pression militaire devraient pousser la Corée du Nord à renoncer à ses armes nucléaires.

Dernièrement, le 8 juillet, deux avions porteurs de missiles à longue portée des Etats-Unis, conjointement avec les armées de l’air de Corée du sud et du Japon, se sont approchés jusqu’à la frontière militaire entre la Corée du Nord et la Corée du Sud. Pourtant, selon une information du portail internet german-foreign-policy.com du 12 juillet 2017, il n’est pas en vue que le gouvernement nord-coréen va faire des concessions.

Mais la raison ne serait pas le caractère imprévisible de Kim Jong-un, l’homme de pouvoir de Corée du nord, mais « la politique occidentale de recours à la force des 20 dernières années ». La Corée du Nord, qui était depuis 1985 un Etat signataire du Traité antinucléaire, avait dénoncé le traité avec effet immédiat le 10 janvier 2003.

A ce moment-là l’attaque des Etats-Unis contre l’Irak se dessinait clairement. Le président de ce temps-là George Bush avait classé l’Irak – avec la Corée du Nord et l’Iran – dans un prétendu « axe du mal ». Lee Young-hee, un professeur honoraire libre à la célèbre Université Hanyang de Seoul (en Corée du Sud) a commenté littéralement encore en 2003 : « Il a été prouvé avec la guerre d’Irak qu’il y a pas de moyen pour contrôler la loi américaine du plus fort et les décisions arbitraires des Etats-Unis. »

Depuis ce moment-là Pyongyang – le gouvernement de la Corée du Nord – jouerait sans concession la carte du développement des armes nucléaires, il effectuerait régulièrement des tests nucléaires (en 2006, 2009, 2013, 2016) et il ferait également avancer son programme de missiles.

Le think-tank du congrès des Etats-Unis pour les recherches politiques, le CRS, a concédé en janvier 2016 : L’attaque sur la Libye en 2011 a montré que les Etats qui renoncent à produire des armes nucléaires en échange de garanties de sécurité, pourraient quand même être victimes de guerres d’agressions à tout moment – en dépit de tous les accords.

Ainsi le quotidien berlinois « Der Tagesspiegel » a informé le 6 mars 2014 que l’homme de pouvoir libyen Mouammar al Kadhafi aurait renoncé à des armes de destruction massive en décembre 2003 après de longues négociations secrètes avec les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Son programme nucléaire était bien avancé à cette époque-là. En contrepartie on a annulé les sanctions, et les relations à l’Occident se sont normalisées.

Tous juste huit ans après, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France sont intervenus dans la guerre civile libyenne du côté des rebelles anti-Kadhafi. « Auraient-ils aussi fait cela, si le dictateur avait eu des armes nucléaires ? », demande « Der Tagesspiegel » et il a tiré la conclusion : « Le renoncement à des armes nucléaires se paie » La mise en action d’armes nucléaires n’est en aucun cas à justifier – et un monde sans armes nucléaires doit rester le but suprême – mais ne faudrait-il pas que les Etats-Unis, la puissance atomique numéro 1 avec 1 950 ogives explosives actives, fassent le premier pas ?

Les Etats-Unis sont également de loin le numéro 1 en matière « d’imprévisibilité » : Depuis la Seconde Guerre Mondiale, les Etats-Unis ont directement participé à environ 60 guerres – la Corée du Nord n’a plus participé à aucune depuis la guerre de Corée (de 1950 à 1953).

En outre les stratèges des Etats-Unis avec plus de 30 opérations reconnues se sont immiscés dans les destins d’autres pays, ils ont fait tomber des gouvernements, ils ont financièrement et militairement secondé des groupes d’opposition dans d’autres pays, etc. Vous trouverez des détails dans les émissions en allemand insérées : www.kla.tv/9136, www.kla.tv/10155, www.kla.tv/10352.

A qui en voudrait-on alors, si on se protège du numéro 1 en matière de puissance atomique et d’imprévisibilité, comme le fait par exemple la Corée du Nord ?

Source KLA.Tv

Sources / Liens : http://www.srf.ch/news/international/usa-lassen-an-demarkationslinie-die-muskeln-spielen

http://www.german-foreign-policy.com/de/fulltext/59636

https://de.wikipedia.org/wiki/Atommacht

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