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Deux villas corses d’un proche d’Emmanuel Macron échappent à la démolition

Une association déplore que la justice n’ordonne pas la démolition de deux villas sur un site protégé, appartenant à Pierre Ferracci, président du Paris FC et ami du chef de l’Etat.

Des associations de protection de l’environnement ont déploré jeudi une décision de la cour d’appel de Bastia condamnant le propriétaire de deux villas appartenant à Pierre Ferracci, construites sur un site protégé de la baie de Rondinara, près de Bonifacio (Corse-du-Sud), à une amende d’un million d’euros mais épargnant les bâtiments.

«C’est un endroit totalement vierge, en plein espace remarquable, qui a une des plus fortes protections. Le terrain est maintenant ravagé», a regretté Lisandru Plasenzotti, membre de l’association environnementale U Levante, partie civile, avec l’Association bonifacienne comprendre et défendre l’environnement (ABCDE), à l’origine de l’appel dans ce dossier.

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Pierre Ferracci, un homme d’affaires proche du président

Ces deux villas construites en plein maquis dans la commune de Bonifacio, appartiennent à l’homme d’affaires Pierre Ferracci, membre d’une famille implantée depuis longtemps dans la région. Il est par ailleurs le père de Marc Ferracci, un ami proche du président Emmanuel Macron. «Pierre Ferracci n’est pas en effet n’importe qui. Fils d’Albert Ferracci, figure de la Résistance et responsable du parti communiste, il préside la société de conseils Alfa et le Paris Football Club», rappelle France Bleu Corse Frequenza Mora.

«L’amende d’un million d’euros est certes élevée mais elle reste futile pour ce genre de personnes. Cette affaire est gravissime car elle crée une jurisprudence qui peut ouvrir la porte à n’importe quoi pour des gens avec de l’argent», regrette Lisandru Plasenzotti.

«Si une famille puissante (financièrement et relationnellement) se permet de construire, sans permis, dans un lieu protégé, vierge, (…) et n’est condamnée qu’à une amende (faible comparée à la valeur estimée des deux villas), sans obligation de détruire, la porte s’ouvre pour une bétonisation illimitée de lieux, pour l’instant indemnes, par des personnes fortunées qui se moqueront d’avoir à payer une amende», renchérit l’association dans son communiqué. «Aucune amende ne peut compenser la flétrissure et seule la démolition et la remise en état pouvaient effacer la souillure», conclut-elle.

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Source Le-Parisien

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