Le Monde voit la Main du Kremlin derrière les néonazis ukrainiens…

Pour ceux qui suivent les sitrep de Christelle Néant de DoniPress, qui est sur place, pour ceux qui se souviennent de l’article de Benji le 3 Mars 2015, « Rappel: Qui est réellement responsable du chaos en Ukraine? » et tous les articles que nous avons publiés sur ce pays. Cet article du « très sérieux » journal Le-Monde, c’est du grand n’importe quoi. On devrait rejeter, la soi-disant propagande russe, mais accepter les yeux fermés, la propagande de désinformation occidentale…. Mais que font les « infaillibles décodeurs » si prompts à juger et classifier les sites, non-alignés à la pensée unique ?

© Sputnik. Alexandre Maksimenko

Alors que l’extrême-droite accroît son influence en Ukraine et parvient même à influencer certaines décisions du gouvernement de Kiev, la Main de Kremlin vient d’apprendre grâce au Monde que des groupes ultranationalistes ne seraient en réalité que les pions des services secrets russes.

Le saviez-vous? L’extrême-droite ukrainienne, qui méprise plus que tout la Russie tout en pilonnant et en terrorisant la population russophone du pays serait financée… par les services secrets russes. C’est du moins ce qu’affirme le très sérieux journal Le Monde.

En faisant le point sur les nouvelles formations politiques au sein de la société ukrainienne, le journal français évoque ainsi le «facteur russe»: les services secrets russes se cacheraient derrière les ultranationalistes, que le Kremlin utiliserait à des fins de sa propagande.

«Svoboda fut ainsi longtemps financé par le Parti des régions de l’ancien président Viktor Ianoukovitch, lui-même vassal de Moscou. Depuis 2014, au moins quatre cadres ou membres de groupes d’extrême-droite ont été reconnus comme entretenant des liens avec les services russes», conclut le Monde.

Pourtant, qui sont ces groupes d’extrême-droite ayant prêté «allégeance» aux agents du Kremlin? La Main de Kremlin vous propose d’analyser en détails l’article révélateur du journal français intitulé «L’extrême-droite accroît son influence en Ukraine».

Tout d’abord, le média évoque les actions des radicaux ukrainiens, qui ont laissé leur empreinte sur les décisions prises par Kiev, comme par exemple le blocus de plusieurs banques russes installées en Ukraine par Corpus national, un groupe d’extrême-droite ukrainien.

«Ce blocus, qui a entraîné des heurts avec la police dans plusieurs villes, a aussi fait céder le pouvoir: mi-mars, un décret présidentiel interdisait aux succursales des banques russes de rapatrier leurs profits en Russie», lit-on dans l’article.

Ou bien le blocus des voies ferrées entre l’Ukraine et le Donbass lorsqu’«après avoir voulu s’opposer au mouvement, Kiev a fini par donner une forme légale à ce blocus» et ce bien que l’arrêt du commerce avec le Donbass, principalement les livraisons de charbon bon marché, puisse s’avérer désastreuse pour l’économie du pays:

«L’arrêt du commerce avec le Donbass, et notamment des approvisionnements en charbon bon marché, pourrait coûter à l’Ukraine un point de PIB annuel, et entérine un peu plus le divorce avec les régions séparatistes».

A la mi-mars, les principaux partis d’extrême-droite, notamment Svoboda, Corpus national et Pravy Sektor, ont rédigé un manifeste revendiquant la «création d’une «Union baltique-mer Noire», qui «prône une ligne à la fois antirusse et anti-Union européenne; le retour à l’Ukraine de son statut de puissance nucléaire; l’autorisation de la détention d’armes par les citoyens; la rupture des relations diplomatiques avec la Russie».

Le Monde cite également les représentants desdits partis qui expliquent que malgré les divergences d’opinions, ils sont tous «unis par leur ennemi commun, la Russie».

Soudé par un objectif commun, les ultranationalistes renforcent leurs positions et même «dans certaines localités, leurs hommes se substituent à la police pour résoudre les petits conflits de la vie courante». Qui plus est, le Corpus national «s’est aussi fait une spécialité des camps de jeunesse».

Ces idées étaient toutefois appuyées par le «président de la paix» Piotr Porochenko, qui a favorisé une vision de l’histoire satisfaisant les attentes de l’extrême droite, et «glorifiant l’héritage des combattants nationalistes dont certains s’allièrent avec l’Allemagne nazie pour lutter contre les Soviétiques».

Source Sputnik-News

4 commentaires

  • Je dédie cet article a un certain dereco. J’espere qu’il ne se tapera pas un infarctus…

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  • On peut tout imaginer, les desseins et les détours des services secrets et par là même des États sont parfois pour le moins brumeux. On peut aussi imaginer (et ce n’est pas que de l’imagination) que les services occidentaux et américains ont poussé les mouvements dits néo-nazis à l’action pour provoquer cette crise et éviter un rapprochement Ukraine-Russie qui mettait à bas les plans occidentaux pour la région pour plusieurs décennies.
    On trouve d’excellents documents sur Youtube sur la technique dite des « révolutions de couleur » malheureusement je n’ai pas les liens sous la main. Il y avait aussi un document très surprenant pris sur le vif le jour où les groupes d’extrême droite ont remporté la bataille du Maidan, quand la police tirait à balle réelles pour ne pas être encerclée ni acculée (passée sur le journal de France 2 le 22/02/2014 à 20h). Le chef du groupe où se trouvait le cameraman (à l’endroit qui s’appelle aujourd’hui Heroyiv Nebesnoyi Sotni Alley à proximité du mémorial ) parlait et donnait ses ordres en .. anglais . Curieux non ?
    Rappelons que l’égérie de la République le chevelu BHL a posé sans complexe en compagnie de ces extrémistes de droite supposés sous-marins de Poutine.

    Comme en matière criminelle il convient de s’interroger pour savoir à qui profite le crime.
    En l’occurrence, la Russie avait-elle intérêt à créer un foyer d’instabilité sur son front Sud et à déstabiliser un État qui lui était peu ou prou favorable pour lui substituer un État laquais de l’OTAN et des US ? État ouvertement hostile qui s’intègre parfaitement dans la stratégie d’encerclement de la Russie par l’OTAN et les USA ?
    Il me parait évident que non.

  • Ayus-Ved

    Comme le dit le proverbe viking « C’est en faisant des lois qu’on bâtit un pays, et c’est en les violant qu’on le détruit ». Les nouvelles autorités ukrainiennes, et les néo-conservateurs auraient dû méditer sur ce proverbe.

    Christelle Néant
    https://dnipress.com/fr/posts/lukraine-sest-mise-elle-meme-echec-et-mat-face-a-la-russie-et-a-donne-a-cette-derniere-les-moyens-dintervenir-legalement-dans/

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