Drépanocytose : un médicament burkinabé suscite l’espoir des patients et l’inquiétude des scientifiques…

Nous savons tous, que les principes actifs des plantes sont réels et utilisés par les laboratoires de Big-Pharma, qui n’hésitent pas à breveter le vivant, parce qu’ils ont étudié bla-bla… Étudier est une bonne chose, si elle permet de faire bénéficier les populations des avancées en matière médicale. En aucune façon on ne saurait reconnaître que ce bénéfice, ne profite qu’à une élite ayant les moyens de s’approprier une préparation, en vue d’en faire un  « médicament » hors de prix. Ce qui veut dire que le patrimoine de l’humanité, détenu par les traditions orales est détourné pour le profit. On ne cherche pas le bénéfice de ces remèdes, on veut se les approprier pour qu’ils soient monnayables et surtout rentables.

En l’absence d’étude d’efficacité rigoureuse, le Faca, fabriqué depuis 2010 au Burkina Faso à base de plantes issues de la médecine traditionnelle, est contesté.

L’histoire est belle. Un médicament à base de plantes issues de la médecine traditionnelle, développé en Afrique, capable de traiter la drépanocytose, la maladie génétique la plus répandue dans le monde. Inventé au Burkina Faso, le Faca est cependant remis en cause par de nombreux spécialistes et médecins. En Afrique mais aussi en Europe, ils pointent l’absence d’étude scientifique respectant la méthodologie préconisée au niveau international.

L’enjeu est considérable. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la drépanocytose touche 50 millions de personnes dans le monde et, en l’absence de prise en charge, un enfant sur deux en meurt avant l’âge de 5 ans. Cette pathologie affecte les globules rouges, qui, déformés en faucille, peuvent boucher les vaisseaux sanguins, provoquant des crises très douloureuses. Les thérapeutiques actuelles restent relativement limitées et souvent onéreuses.

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L’Afrique reste la plus sévèrement touchée et concentre la grande majorité des naissances d’enfants atteints. Au sud du Sahara, l’OMS estime que, jusqu’à 2 % des nouveau-nés seraient affectés. Dans ce contexte, et alors que la journée mondiale de lutte contre la drépanocytose a eu lieu le 19 juin, le médicament burkinabé a allumé une lueur d’espoir.

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