Santé : forte hausse du nombre de malades nécessitant des traitements de longue durée en France d’ici 2020…

C’est dans trois ans et, avec la réforme du système de santé qui veut fait des économies, on se demande comment se fera la prise en charge, de ces maladies de longue durée. Si l’on tient compte du dé-remboursement de beaucoup de médicaments, c’est assez inquiétant. La mise en place d’un système à l’américaine où, si l’on est bien assuré, on est bien soigné, quant a ceux qui n’ont pas les moyens…. Santé à deux vitesses.

Selon l’Assurance-maladie, un demi-million de patients en plus souffriront d’au moins une pathologie chronique ou nécessiteront des soins au long cours.

Une population plus nombreuse et plus âgée, des maladies plus fréquentes… En 2020, la France devrait compter 548 000 personnes de plus qu’en 2015 atteintes d’au moins une pathologie chronique ou nécessitant un traitement au long cours (diabète, cancer, maladie psychiatrique…). Cette projection inédite a été dévoilée mercredi 31 mai par la Caisse nationale de l’assurance-maladie des travailleurs salariés (CNAMTS) à l’occasion de la présentation d’une analyse « médicalisée » des dépenses de santé en 2015.

Pour la première fois, les statisticiens de la CNAM ont croisé les prévisions démographiques de l’Insee et les évolutions prévisibles des principales pathologies. L’objectif était d’établir celles qui connaîtront les plus fortes hausses d’effectifs ces prochaines années et ainsi mieux « identifier les leviers de maîtrise de dépenses ». Entre 2015 et 2020, le nombre de personnes atteintes d’une maladie cardio-neuro-vasculaire devrait par exemple grimper de 13 % et passer de 4,5 millions à 5,1 millions de patients, les deux tiers de cette hausse s’expliquant par la seule évolution démographique, soit en l’occurrence le vieillissement de la population.

D’autres pathologies devraient également connaître de fortes hausses de leurs effectifs au cours de cette période : + 12 % pour le diabète (455 000 patients de plus), + 10 % pour les maladies respiratoires chroniques (340 000 patients de plus), + 11 % pour les maladies psychiatriques (100 000 patients de plus), + 20 % pour les maladies inflammatoires (234 000 patients de plus). Des hausses spectaculaires qu’il faut lire avec prudence car les patients qui cumulent plusieurs pathologies sont comptabilisés plusieurs fois. Ayden Tajahmady, le directeur adjoint de la stratégie et des études statistiques à la CNAM, explique :

« Cette progression peut paraître importante mais il n’y a pas d’explosion. C’est la poursuite d’une tendance qui tend même à se ralentir en raison d’une évolution démographique plus modérée. »

L’augmentation du nombre de patients atteints de maladies cardio-neuro-vasculaires ne serait ainsi que de 2,7 % par an jusqu’en 2020, contre 3,3 % chaque année entre 2013 et 2015. Plus exceptionnellement, on assiste même à quelques diminutions d’effectifs. Le nombre de personnes prenant des traitements psychotropes ou des traitements du risque cardio-vasculaire devrait ainsi « reculer respectivement de 8 % et de 6 % ».

Budget contraint

Une évolution du nombre de malades à laquelle l’Assurance-maladie devra répondre avec un budget contraint, ce qui l’oblige, comme elle le détaille chaque année à la fin du mois de juin, à engager des actions de prévention ou de « maîtrise médicalisée » des dépenses (réduction de la durée de séjour à l’hôpital, optimisation de l’utilisation des ambulances, etc.). Emmanuel Macron a annoncé pendant la campagne qu’il entendait plafonner la progression des dépenses à 2,3 % chaque année (contre 2,1 % cette année, et 1,75 % en 2016).

…/…

Lire la suite

Source Le-Monde/santé

4 commentaires

  • Musashi Musashi

    On en connaît qui se frottent les mains avec ce genre d’annonce …

    • dereco

      Il faut faire payer par les fabricants de malbouffe ( 90% des rayons que j’évite ) les frais de maladies dues à cette malbouffe systématique, qui rapporte en vendant cher des saletés immondes très peu chères, addictives (sucre etc.. ) puis en vendant des médicaments pour soigner à vie jusqu’à la mort, et même en vendant « comme j’aime  » à la télé, pour vendre encore plus cher la bonne nourriture .

  • Leveilleur

    Je ne veux pas dire, mais beaucoup de gens sont névrosés, ce n’est pas de moi mais de ma gynécologue qui me disait que beaucoup de femme appeler tous les jours au cabinet dès qu’elles avaient un petit bobo et c’est sans compter les docteurs qui doivent voir des malades imaginaires en pagailles mais à coût de 25 euros la consultation et cela tout les quart d’heures c’est pas difficile de comprendre que la sécurité sociale à vite fait d’être en difficulté, sans compter les placébos qui sont vendus pour rassurer le malade imaginaire et sans doute rembourser par la sécu.

    C’est une grosse erreur que d’avoir autorisé le remboursement des soins et des médicaments, les abus sont légions et les gens pas très raisonnable, bien sûr ceux qui sont vraiment malades ont le droit d’être aidé car les soins sont extrêmement cher, mais à qui la faute si les traitements sont si cher ?

    Si l’état avait mis son véto sur les prix exorbitants de certains médicaments et soins, nous n’en serions peut-être pas là ! Sans compter que l’argent commence à manquer partout et c’est aussi sans compter sur les détournements d’argents de la sécu qui ne sont pas nouveau.

    Comment l’Etat détourne l’argent de la Sécu.

    http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/comment-l-etat-detourne-l-argent-28215

  • dereco

    La CSG c’est la même arnaque en plus grand, que la vignette pour les vieux en 1958, qui n’en n’ont jamais rien vu.