La permaculture, vous en vivez ?…

Une réflexion de Mathilde Anstett, proposée par Sylvain Rochex de Déscolarisation.org qui est d’une logique imparable.

« En vivre »…

La puissance contenue dans cette toute petite formule est de l’ordre de la fission nucléaire avec toute sa toxicité et sa morbidité. Cela nous ramène immédiatement et irrémédiablement à la sphère marchande comme entité totale et fondamentale pour juger de la « viabilité » d’une action dans le monde.

Ça y est la permaculture a le vent en poupe mais une immense erreur subsiste dans son application puisque le critère de « réussite » d’un « projet » en permaculture — comme dans tous les domaines de l’existence — consiste à le valider ou non en vérifiant si celui qui le met en œuvre « en vit ». Par un prodigieux tour de passe-passe, vivre est ici associé à l’idée de retirer d’une activité une substantielle somme d’argent qui nous fait soudain exister. Car si « on n’en vit pas », très logiquement, on est donc mort, absent, nul aux yeux des autres. Pourtant cette étrange association d’idée n’a pas toujours été évidente, elle est le résultat d’une lente instillation de poison, suite à notre immersion progressive dans  un bain de pratiques et de pensées vénéneuses.

Je ne me souviens pas du jour où l’idée de raisin blanc a été associée magiquement, malgré le paradoxe des couleurs, à la grappe verte du raisin, comme une acceptation de l’absurde.

C’est une conversion du même ordre qui s’est produite avec l’idée d’en vivre, mais immensément plus fallacieuse et dangereuse puisqu’il est ici question de Vie et de Mort, d’existence et de néant social, et que notre soif de vie a ainsi été canalisée vers une réalisation de notre être par le travail et la marchandisation de nos faits, gestes et pensées. Nos pratiques quotidiennes, nos expérimentations, n’ont plus de crédit, d’existence, de substance, que si elles sont réduites grossièrement au concept de rentabilité. Même les mots bénéfice et profit ont été détournés par l’argent ! Et on efface du même coup, dans cette définition amputée de la Vie, tout l’aspect joyeux, agréable et créatif de l’existence qui nous animait, enfants, avant le grand lessivage de cerveau. Je ne me souviens pas du moment où, petite, j’ai assimilé l’idée « d’en vivre » à l’idée d’avoir un métier, je ne me souviens pas du dernier coup de marteau qui a enfoncé cette fausse évidence dans mon être. L’évidence de vivre, pour chaque enfant c’est respirer, rencontrer, jouer et apprendre, la question en fait ne se pose pas. Quelles forces à l’œuvre pour réussir à détourner nos attentions de cette flagrance, et les canaliser vers un monde insipide, perverti!Le jour où je vois un enfant qui demande à un autre s’il vit de ses châteaux de sable, je me dirai que la folie du monde est totalement consommée. Bien heureusement la Force Vive du Présent se renouvelle, s’actualise dans chaque petit être, et ravive nos chances de s’extraire des automatismes d’un monde trop fatigué et trop fatiguant. Il est toujours temps de réanimer nos cœurs endormis. En vivre, quelle étrangeté à le conceptualiser, ce serait gagner suffisamment d’argent pour être correctement inséré dans le fonctionnement routinier de notre système, ne pas sortir du cadre défini, quand bien même celui-ci fissure de toutes parts? On nous ramène sans cesse, à grand renfort de définitions frauduleuses, vers le centre d’un système de mort, on veut nous faire crever dans l’œuf. Pourtant à force de taper méthodiquement sur sa coquille le poussin s’en extrait. Allez, les poussins, picotons avec fougue sur ce qui nous entrave!!!

Dans le cas de la permaculture pour en revenir à la question initiale, on peut dire que plus on raisonne en terme d’argent, plus on s’éloigne de la Vie. Plus « en vivre » est associé à  l’aspect pécuniaire, moins on vit, bloqués que nous sommes à marchander pour ramener une petite ou grosse poignée de billets pour finir le mois, ou pour exister auprès du monde. Cette énergie massive à se débattre pour financièrement « garder la tête hors de l’eau » — alors qu’on s’enfonce toujours plus dans le bocal de la sphère marchande — nous prive de toutes les expérimentations concrètes qui constituent la Vie. On continue de fonctionner la tête à l’envers. Combien de maraîchers convaincus idéalement du bien-fondé de la permaculture, mais piégés par le productivisme et la rentabilisation de leur activité, mettent de côté leurs aspirations profondes et relèguent à un avenir incertain leur rêve d’expérimenter d’autres systèmes ? En Vivent-ils ? Combien d’employés de bureau rêvent de devenir chevriers en Ardèche au-delà de la routine amère de leur quotidien ? En Vivent-ils, de leur travail ???

Il faudra bien se résoudre pourtant à comprendre et intégrer, et vivre profondément l’idée qu’« en vivre », ce n’est pas générer un revenu, et que toute activité humaine aujourd’hui qui s’enrôle dans la sphère marchande s’éloigne du principe de Vie. En vivre… être contraint à se lever chaque jour pour rentabiliser notre existence; rendre routinière, marchande, programmée, la permaculture, ou toute autre activité humaine, et finir ainsi par salir notre plaisir, notre désir initial d’expérimentation ?

Dans « en vivre », c’est le « en » qui est éminemment problématique et qui diffuse une masse incommensurable de merde et de concepts malades et dégénérés. On « en » vit pas. On vit.

Allez, permutons l’usage des mots pour changer nos pratiques ET permutons nos pratiques pour changer l’usage des mots !

Vivre, ce n’est pas se vendre !

Allez, extirpons-nous de la tête les idées reçues, les idées martelées; ET extirpons de nos pratiques les gestes qui leur sont associés!

Vivre alors, c’est quoi ? Même si un temps fut, je vous le rappelle, pour chacun d’entre nous, où la question ne se posait pas…

Déjà vivre de la permaculture est un gros pléonasme, puisque permaculture est synonyme de Vie, une philosophie à part entière, et la philosophie détachée de la pratique n’a pas de sens, et inversement… Faire l’apologie de la permaculture c’est faire l’apologie de la Vie. Et comment définir la Vie ? Comme une succession de rencontres et d’expériences dans la Force Vive du Présent, auréolées de Mystère, d’ordre et de chaos, de doutes et de certitude, de tâtonnements et de gestes plus assurés au fil du Temps. La Vie qui fait écho aux battements de mon cœur et de mes pratiques, est réseau de rencontres fortuites, gratuites, riches en enseignements réciproques, incluant toutes les formes de vie, la Vie c’est donner et recevoir, la vie est interdépendance, la vie est œuvre collective, et donc à l’antipode du système de mort des villes, de la marchandisation de notre être au détriment de tous y compris nous-mêmes. La spontanéité qui jaillit de la vie s’oppose radicalement à la monétisation  de la matière, des pratiques et des savoirs quels qu’ils soient . Les dogmes actuels de « réussir sa vie » sont illusion et tromperie et nous engluent dans des pratiques qui éteignent progressivement notre sève vitale, du « berceau jusqu’à la tombe » dixit Jules Ferry.

Vivre : écrire, ajuster, jardiner, penser, scier, rêver, converser, apprendre, cueillir, clouer, observer, hésiter, courir, dessiner, coudre, tomber, rencontrer, grignoter, pailler, grimper, soigner, échanger, affûter, câliner, dormir, semer, s’étirer, penser, modeler, façonner, raboter, réciter, inventer…

« La permaculture, est-ce que vous en vivez ? »

Je vis bien, merci, oui.

Mathilde Anstett

Car, comment ne pas faire le lien entre EN VIVRE et EN ÊTRE ?
« En vivre » et « en être » à tout prix… Et si on supprimait tous les EN ??!!
Sur le thème de permaculture dévoyée lire aussi : Dénonciation de la permaculture commerciale (sketch radio)​

15 commentaires

  • Kool

    Nantie ou pas nantie, proprietaire ou pas proprietaire, rentiere ou pas…https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif
    Telles sont les questions subsidiaires surtout si tu as des personnes « a charge »…https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

  • Mouais….

    En attendant, combien de « permaculteurs » se nourrissent, eux et leurs familles, de leurs productions ?

    Et combien « vivent » des « stages » qu’ils organisent pour les écolos-bobo-apprentis-permaculteurs ?

    La permaculture n’est qu’un ensemble de techniques de culture agricole.

    Ce n’est pas une fin en soi.

    D’abord, il faut produire pour manger, et après, tu ramènes ta fraise…

    • Problème , il ne faut pas etre allergique aux fraises. https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gifhttps://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

    • engel

      La permaculture est un phènomène qui ne peut survivre qu’à condition express que cette pratique reste marginale.
      Qu’elle devienne la règle et immanquablement le processus s’effondrera.
      La permaculture à besoin de beaucoup plus de déchet qu’elle n’en produit. Et c’est là, sa plus grande faille.

      On l’oublie un peu vite, mais c’est la raison originelle qui a vu l’introduction des engrais chimiques, car avant tout était permaculture.

      • @ Marco https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

        Ce que tu dis est en grande parti exact, mais cela dépend de multiples facteurs, dont le premier est, ce que nous appelons le complexe argilo-humique.

        Je ne cesse de faire des expérimentations sur mon terrain, et le plus révélateur actuellement consiste dans mes rangs de fèves.

        Pour une part, j’avais placé du BRF, et pour l’autre des apports azotés.

        Y a pas photo sur la taille des plants et sur leur production.

        Au final, sur mon terrain, rien ne donne mieux que les « lasagnes » de BRF, de tontes, et de feuilles mortes, associés à des apports de compost de toilettes sèches (2 ans minimum)…

        Ce qui me fait marrer, c’est t’entendre dire que la permaculture nécessite plus d’apports qu’elle ne sort.

        Ben, suffit de rajouter sa merde avec de la sciure de bois, et vous aurez un beau potager… https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_cool.gif

        Bon, je caricature, force le trait, et cherche à choquer au passage, mais vous avez « matière » (si j’ose dire) à réflexion… https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gifhttps://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_whistle3.gif

    • lebancduvillage

      Je pense qu’il y a un gros malentendu sur la permaculture, on utilise ce mot sans même savoir ce qu’on y met dedans. On ne peut pas dire que ce soient juste un ensemble de techniques agricoles car c’est oublier le « perm » de « permanent » qui est le plus important. Ce n’est pas seulement respecter la nature, car on avait déjà le maraîchage bio s’il ne s’agissait que de ça. Or dans l’idéal un système permaculturel abouti devrait s’auto-entretenir quasiment. Le « problème » c’est qu’il faut 3 générations pour obtenir cela, et beaucoup de travail et de connaissance les premières années. Alors qu’il suffit du passage d’une pelleteuse et d’un idiot pour tout détruire. Autant vous dire que dans le monde, les systèmes permaculturels aboutis doivent se compter sur les doigts d’une mains.
      Dire « est-ce que l’humanité peut en vivre », la réponse est évidemment oui, sinon ce serait un contre-sens.
      « Est-ce que l’humanité peut en vivre aujourd’hui », là la réponse est non puisque ça demanderait 50 ans à mettre en place, et un changement total de paradigme, ce qui vous l’avez bien compris n’arrivera pas.
      Maintenant je citerai quand même Vilhelm Ekelund : « Faut-il trahir son idéal parce qu’on s’aperçoit qu’on ne peut pas en vivre , ne l’aimais-tu donc que pour ton propre bien ? ».

  • sombre

    Jolie texte. J’ai rien contre la permaculture, ça me parait même génial.
    Le problème, c’est que : ont est combien à pouvoir se permettre de faire ça ? Je voie au moins 4 prérequis avant de commencer :
    – Temps disponible.
    – Compétence
    – Volonté
    (les 3 sont liés mais distinct et propre à chaque individu)
    – Terrain

    Alors Fenrir marque un point, même si il n’y met pas les formes : Combien de personnes mange toute l’année grâce à la permaculture ? En comparaison, combien se font juste du pognon à coup de livre, conf, stage … ?
    Je veux pas être mauvaise langue mais … c’est un peu comme la dissidence.
    Même les pires libéraux (voir Macron) peuvent sortir un livre te parlant de révolution.

    Maintenant, c’est sur que pour chaque végétal produit c’est autant enlever à la grande consommation … Et ça c’est top.
    Si ont complète ce qu’on ne peut pas produire par compétence ou ce qu’on ne peut produire en quantité suffisante (critère de place par exemple) pour du local, du bio … bref par tout ce qui s’inscrit dans un acte de consommation plus écolo, cela soutiendrais en effet les maraichers.

    J’aurais aimé savoir si ont peut nourrir un pays en permaculture ? Je pense que non ; le fait que ça ne soit pas possible n’enlève rien à la pertinence de la pratique mais pour convaincre les plus septiques, c’est toujours un plus. Encore faut ils qu’ils aient le temps, la compétence, la volonté … et le terrain.
    Et c’est paradoxal, parce-que ceux qui ont un terrain sont, généralement, ceux qui en ont le moins besoin pour se nourrir.

    • logic

      1 tu quitte ton boulot de merde

      2 tu vas t’installer a la campagne , si tu as un peu d’argent tu achète, sinon tu loue qq chose avec l’aide de l’allocation logement.

      3 si tu as la chance de louer une maison avec jardin, tu commence a planter, si ce n’est pas le cas, tu recherche un jardin ouvrier, ou un bout de terrain agricole a acheter(entre 5000m2 et 10000m2 ça se trouve) acheter a plusieurs ça coute moins cher (environ 1000 euros par personne!

      4 ne pas avoir peur des 3 articles précédents

      • SurV

        logic j’m ton pseudo et ton commentaire !

        mini bémol l’alloc logemet ne couvre plus aucun loyer ! ça n’empêche pas

        dans descolarisation.rog y a une petite lettre ouverte ! que j’ai lue
        alors en tant que condamnée pareil n’importe comment :dans mon cas :pas de délit, pas de preuve, pas de droit à la défense , avocat commis d’office n’ayant pas lu une ligne de l’affaire bien qu’ayant reconnu avoir reçu les pièces 2 fois en 1 mois , n’ayant pas transmis les 5 témoignages différents ( les détails de la mascarade ça va faire 500 pages et la plupart des ignorants vont jamais le croire donc etc. pour ceux qui connaissent dans la réalité: vous savez le sketch dès qu’on franchi la porte et qu’on nous considère « gueux » en monarchie totale! )

        bref dans la lettre ouverte vraiment je partage le fonds de ce qui est dit !

        mais mon expérience de citoyenne m’oblige à prévenir pour d’autres :
        1 ils ne lisent pas les courriers jamais ! ( alors lettre ouverte mais plutôt après procédure si elle a un coté phylosophique ou poétique citation d’auteur sinon pendant courrier préciser en haut « copie à tous les citoyens que je connais via PJ sous pdf par mail et le faire en demandant de diffuser  » )
        2 je vais donner une image éloignée mais c’est pour bien faire capter le décalage : c’est comme allez au devant d’un nazzi lui expliquer que le nazzisme c’est pas bien !
        Ils s’en foutent royalement oui CAR c’est la monarchie dedans jusqu’aux fauteuils recouverts de velours rouge, au fait qu’ils sont assis minimum 1 mètre au dessus de vous debout , que les droits de l’homme ne sont pas affichés, que les greffiers d’audience arrêtent d’écrire les relevés d’audience sur simple geste d’un juge ou d’un proc ( en plus si ils veulent ils modifient les notes d’audiences), que si vous posez une question polie mais qui leur déplaît ils peuvent déclarer en pleine audience « outrage prison « et tout le public baisse la tête, les médias ( quand ils sont là ) la baisse aussi , les avocats ricanent en pensant à leur week end entre eux !

        Tout ceci est illégal envers la constitution envers le code pénal et le code civil MAIS ils le font quand même car ils sont sous IMPUNITES

        Tous les gens de bon sens ou tout ceux qui ont fait face à ces grand bâtiment de fonctionnaires appelé invraisemblablement  » justice  » seront toujours d’accords avec ce qui est dit dans cette lettre ouverte , notamment qu’ils condamnent qui on est et pas du tout ce qu’on fait ! ( ton cas n’a pas l’air d’être le pire car tu reconnais des faits qui ne méritent certainement pas le niveau de la condamnation mais tu as fait quand même un mini quelque chose ! il y en certains où il n’y carrément aucun acte ! Où les victimes doivent dédommager leurs auteurs car quand le judiciaire classe sans suite abusivement vu les 3 tonnes de preuves , l’auteur peut être dédommagé c’est un exemple il y en a d’autres !
        Ils condamnent prioritairement l’opinion ou le droit à liberté d’expression , ils ne jugent pas du tout les faits , ils ne les recherchent même pas ! ils sont capables de modifier la chronologie de ta vie !genre, refuse de noter que ta vécu 6 ans à tel endroit alors que tout prouve celà impôt quittances boulot et qu’ils n’ont pas évoqué le contraire ! mais ils ont pas envie parceque ça ne va pas du tout dans le sens de ce qu’ils comptent dire pour condamner ça contredit l’apparence qu’ils veulent donner puisqu’ils croient avoir le droit de juger l’apparence !!
        Ils peuvent modifier ton casier 1 et 2 qui de vierge deviendrait non vierge mais tu sais pas de quoi, de quand, t’as jamais été condamnée alors tu réclames à voir tes casiers mais t’apprend qu’on ne peut obtenir nous citoyen que le casier 3 celui comportant les condamnation de plus de 2 ans fermes!! les 1 et 2 ils se les gardent entre eux et les évoquent entre eux ! tu peux pas avoir copie de ton casier un et deux !! enfin dans la théorie faudrait écrire pour le consulter en tête à tête avec un proc si il décide que oui ( je déconseille fortement d’aller faire ce genre de truc )

        Ils aiment les criminels , les malins, les vicieux ( car ils considèrent qu’ils sont forts ils les kiffent même ça se voit tellement)
        ils haïssent les victimes , ceux qui réclament ou connaissent leurs droits ceux qui refusent de plier au chantage du plus gros dessous de table à l’avocat gagnera dans une mascarade parfois bâclée jusque sur les termes du jugement ( où souvent ils ne se cassent même pas la tète à inventer un délit pour faire croire! non ils mettent juste que tu es condamnée y a pas le motif y a pas de preuves, juste voilà ils ont décidé ! car de toute façon personne ne bougera nul part ! )

        mais moi je dis qu’on ne va pas pieds nus avec son drapeau blanc parler en face d’un tank vitre fermée ( c’est comme ça qu’ils sont programmés )
        on garde son drapeau blanc et ses petits pieds nus en face des gens pieds nus avec leur drapeau blanc
        non on va pas prendre des tanks qui tirent comme les leurs on va prendre un tank qui tire pas ( on est du coté du bien )mais qui à la capacité à leur faire rebondir sur la gueule leurs tirs !

        j’explique on ne peut jamais les poursuivre par les biais de leurs confrères les recours parce que justement c’est leurs confrères donc tout est dit ( faut pas croire walt dysneZ ou bfm c’est pareil ) !
        on peut ridiculiser leur travail et ça dès qu’on lit un jugement y a de quoi
        on peut faire circuler leurs écrits ridicules de médiocrité à des citoyens contribuables puisqu’ils financent leurs salaires et les décisions qui en découlent !

        bon si c’était juste pour te faire du bien et que des gens censées partagent ton point de vue c’est gagné !
        ce n’est pas une critique c’est pour faire du préventif pour ceux qui n’ont jamais été confrontés et pour diffuser sur ce sujet qui est le plus censuré sur la réalité !! les gens non confrontés sont extrêmement loin juste d’imaginer ! et même certains confrontés ont pas idée à quel point en nombre il y a encore pire !
        au civil et au pénal et la pire procédure qui viole totalement toute la constitution tout le droit c’est: les juges pour enfant : et c’est quasiment jamais dans l’intérêt de l’enfant ( moins de 20 % dans l’intérêt )c’est majoritairement dans une perversion avec mélange d’envie de remplir des centres !de voir chialer des gosses dans les couloirs! de faire gagner de l’argent aux labos pharmaco par la psychiatrie abusive ,de les faire devenir délinquants . Un jeune avait été raflé par les SSociaux ( famille non maltraitante ) l’horreur de la juge pour enfant le placement abusif puis finalement il a compris qu’il fallait qu’il devienne délinquant et là la juge pour enfant est devenu sympa !sinon il l’aurait interné de force si il avait continué à répéter la vérité qu’il voulait juste vivre avec ses parents parce qu’ils n’avaient jamais rien faits de mal !
        c’est délinquance ou dire la vérité et finir en torture psychiatrique ( y a pas photo la lobotomisation sous médoc c’est pire que mourir )
        et y a tellement de gens non informés qui refusent de tout croire ( obéissance subliminal ) qui refusent d’aller voir ! qui refusent d’en tenir compte quand ils se passent quelque chose autour d’eux !

    • marco marco

      « J’aurais aimé savoir si on peut nourrir un pays en permaculture ?  »

      si on part du principe, que permaculture veut dire:
      sous couvert végétal et
      sans labours
      sans engrais chimique
      sans pesticide
      sans fongicide
      etc …

      oui, c’est tout à fait possible
      d’ailleurs en France nous sommes tres tres en retard
      par rapport au Brésil et aux US sur cette façon de cultiver à grande échelle

  • gneu

    Personnellement, j’ai un jardin et je m’intéresse à la permaculture.
    Je suis un grand débutant et je ne cultive que depuis 3 ans.
    L’année dernière avec ma récolte de pommes de terre, j’ai pu cuisiner 2 repas pour une famille de 4 personnes…
    Avec le reste, une salade, un radis, une tomate, une petite courgette, par ci par là, j’ai été autonome pendant 2 ou 3 jours…
    A noter que je n’achète pas de plants en jardinerie et que je me refuse l’utilisation du terreau commercial.
    Je pars de mes propres graines que je resème d’une année à l’autre en utilisant ma propre terre de compost : j’ai donc beaucoup de pertes mais ça me permet d’apprendre.
    Bref, 4 ou 5 jours d’autonomie, au total, sur un an.. c’est maigre…
    Je n’ai pas encore de fruitiers…
    Cette année, je vais apprendre à faire des conserves et j’espère produire davantage.
    Mais c’est un long chemin que l’apprentissage…
    Si un jour, je suis vraiment auto-suffisant pour l’énergie et l’alimentation, ça va sans dire que je n’aurais guère plus besoin d’argent.

    • marco marco

      Les fruitiers sont pourtant ce qui doit etre fait en premier, dès la premiere année !

      semer dans du compost est pas top, vaut mieux un terreau de feuille, j’y rajoute parfois du terreau du commerce sur le dessus cela limite la fonte des semis

      pour ne plus jamais rater tes semis
      http://www.youtube.com/watch?v=6B2Fler73Rs

      • Rainette

        J’ai essayé pour la première fois la méthode de semis de Gilbert Cardon pour des salades. Ca marche https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif Ses cours audio de jardinage sont super intéressants et instructifs.

  • laspirateur

    L’agriculture, le maraîchage et la permaculture sont l’antithèse de la politique, du monde moderne capitaliste et hyper matérialiste. Le travail de la terre c’est être en contact avec la nature et comprendre en permanence tout ce qui se passe au niveau biologique et comprendre comment agir pour produire et préserver. L’homme d’aujourd’hui dans sa course folle vers nulle part croit qu’il a raison de servir le modèle qu’on lui a posé sous les yeux depuis tout petit, hors il est dans l’erreur absolue car il oubli sans cesse qu’il fait parti du vivant lui aussi et que son rôle n’est maintenant plus le bon. La guerre contre la nature est bien celle qu’il mène comme un acharné pour se démultiplier jusqu’à atteindre 8 milliards de semblables d’ici peu. Quel intérêt d’apparaître dans un monde si c’est pour vivre enfermé dans une tour (de mensonge) et se couper du vivant. Il y a bien plus de choses à savoir et à découvrir dans le fonctionnement de la nature que dans celui d’un ordinateur ou d’une voiture.
    S’harmoniser avec la nature demande un temps que l’on ne prend plus le temps de prendre ni d’apprendre.
    La route bitumée fût sans doute la plus grosse erreur du siècle dernier.