L’échinococcose, la maladie qui va du renard à l’homme….

À tous les amoureux de la nature, consommateurs de plantes sauvages et de baies, il est impératif de lire cet article si vous habitez le grand Est. Bien que rare, il faut être prudent. Ne cueillez rien qui soit situé à moins de 50 cm du sol par précaution (myrtilles, pissenlits…) et qui pourrait être contaminé par les déjections de renards ou de chiens. Pour les jardins potagers, faites en sorte de les protéger des déjections (chats, chiens, renards). Que vous suiviez ou non les 2 précédentes recommandations, lavez toujours à grandes eaux vos fruits et légumes ramassés ! La cuisson tue les œufs d’échinocoques mais pas la congélation classique ! Faites plutôt des tartes et des confitures avec vos myrtilles dans ces zones ! (Source)

Maladie rare et mortelle transmise par les renards, l’échinococcose se développe en Lorraine. Mal diagnostiquée, elle touche les personnes en lien avec la nature. Agriculteur et chasseur, le Mosellan Guy Simonin vit avec depuis six ans.

Guy Simonin a appris en 2011 qu’il était atteint d’échinococcose. « J’avais souvent mal au ventre. Un jour, j’ai décidé d’aller consulter », explique ce Mosellan de 69 ans, ex-exploitant agricole à Berig-Vintrange, près de Grostenquin.

Un premier médecin lui diagnostique un angiome au foie. Le constat ne le satisfait pas. Il consulte un autre praticien à la clinique Claude-Bernard de Metz. Le médecin pense aussitôt à l’échinococcose et lui conseille de faire le dépistage. Guy s’exécute. Mais les résultats tardent.

Dans l’intervalle, il consulte une cancérologue strasbourgeoise. « Elle m’a décelé une lésion primitive du foie. J’ai pensé que j’étais foutu. J’ai appelé mon fournisseur de veaux pour lui dire que je renonçais à tout achat. » Mais quelques jours avant d’effectuer une biopsie, Guy apprend qu’il est finalement positif à l’échinococcose. « C’est idiot, mais on a pleuré de joie de savoir qu’il n’avait pas un cancer », confie sa femme.

La maladie ne se guérit pas et peut s’avérer mortelle sans traitement. Les deux cachets d’Eskazole, un antiparasitaire très coûteux qu’il ingurgite au quotidien, suffisent pour l’heure à l’endiguer.

« J’ai eu beaucoup de chance d’être diagnostiqué à temps », souffle le retraité, qui ne regrette pas d’avoir multiplié les avis médicaux. C’est effectivement le drame de l’échinococcose.

Philippe Wartelle, président de l’association de soutien et de défense des personnes contaminées par l’échinococcose alvéolaire, en a fait un combat. « C’est une maladie méconnue, y compris dans le milieu médical. Il n’en est pratiquement pas question pendant les études », regrette cet habitant du Nord, qui évoque le cas récent d’une Mosellane dont le papa a enchaîné sans effets les séances de chimiothérapie.

Le corps médical n’a découvert que quelques semaines avant sa mort qu’il était en réalité atteint d’échinococcose. Asymptomatique, la maladie peut évoluer pendant des années sans que le porteur ne s’en rende compte.

Et si le dépistage est d’une grande fiabilité, le diagnostic n’a rien d’évident une fois les premiers symptômes (troubles digestifs, maux de ventre, jaunisse) ressentis.

Une maladie parasitaire

Les exploitants agricoles, les chasseurs et toutes les personnes liées à la nature sont les plus exposés. Car l’échinococcose est une maladie parasitaire provoquée par un ver plat, l’échinocoque. Elle touche d’abord les canidés, essentiellement les renards, mais chiens et chats peuvent être concernés.

Ces porteurs sains l’attrapent en consommant des campagnols des champs, principale espèce réservoir du parasite en Europe. La larve se transforme en adulte dans leur tube digestif, permettant la reproduction et le relargage d’œufs microscopiques en grand nombre, via les déjections.

L’être humain est contaminé en les avalant accidentellement, soit par contact avec le pelage ou les fientes d’un animal infecté, soit en consommant des baies, champignons ou salades sauvages, comme les pissenlits.

Pour Guy Simonin, le coupable ne fait guère de doute : « J’ai toujours vécu au contact des renards. Ma ferme en est infectée. Ils font leurs nids sur les bottes de paille dans les hangars. J’y ai souvent retrouvé des crottes », confie le retraité, avec fatalité.

La maladie ne se guérit pas et peut s’avérer mortelle sans traitement.

Philippe MARQUE pour Le Républicain Lorrain

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8 commentaires

  • senzu

    Il ne faut pas ce que cette information ralentisse les élans d’uns et des autres de retour à une vie sauvage où l’on se nourrit de plantes sauvages et de baies.

    L’avoir en tête tranquillement pour évidemment choisir des spécimens situés plus haut (dans le cas où il y en a à différentes hauteurs) — mais pourquoi donc éviter l’ail des ours, les fraises des bois et la violette ? L’avoir en tête tranquillement pour le plus souvent laver sa cueillette (ou cuire selon les situations et les plantes), mais ne pas s’empêcher de manger directement dans la nature si vous lavez une bonne partie du reste du temps.
    Ne pas oublier deux choses : l’extrême rareté de la maladie du fait que ce parasite est à la base fortement inadapté à l’homme (ce n’est pas une maladie de l’homme en fait !). Et prendre en compte que se nourrir de plantes sauvages confère la meilleure des prophylaxies antiparasitaires et renforcement de l’organisme tous azimut.
    Enfin, n’oubliez pas que vos fruits et légumes achetés comportent le même risque si ce n’est plus à cause de la concentration au même endroit.

    Et je ne peux m’empêcher de noter que cet article présente  » comme par hasard  » une personne très fortement en contact avec les renards sur plusieurs années.

    • nux nux

      je suis tout a fait d’accord avec toi Senzu !!!

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      • Moi de même. Il y a des grands champs de salades par exemple, qui sont ouverts aux renards, aux chiens, et à qui veut. Les plantes cultivées peuvent être aussi dangereuses que les plantes sauvages.

        Dans les régions plates, je ne sais pas comment les gens se nourriraient car pas moyen de récolter des plantes à 50 cm du sol (certains disent même 1m !). les pissenlits, au moins par chez moi, ne poussent pas sur les talus, mais au sol, juste sur le passage des toutous.

        Si j’avais ce genre de problèmes, je commencerais par une cure d’agent colloïdal.

  • La maladie de Lyme est bien plus dangereuse pour les individus qui vivent en contact avec les espaces naturels.

    L’échinococcose, tout comme les douves, et autres parasites, restent des cas d’infections rarissimes.

    Quelques précautions basiques permettent de s’en prémunir et de consommer tous les produits de la nature sans se priver. (avec précaution pour les cressonnières…)

  • Planete bleu Planete bleu

    Bon à savoir

    Le renard : avec Krapo et L’Aspas, tordons le coup au idées reçus !

    http://positivr.fr/bd-sauver-renard-aspas-krapo/?utm_source=actus_lilo

  • Emy Emy

    c’est mignon un renard j’en mettrais bien un chez moi https://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif

  • dereco

    Plantes sauvages comestibles Attention aux Maladies graves
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