Présidentielle: «Financer le système de santé par l’impôt et pas par les cotisations sociales»….

Je ne suis pas sûre que ce soit la solution, les citoyens sont déjà saturés d’impôts. Il y a des économies à faire et, la population doit participer, tout comme le corps médical. Il y a des tas d’infrastructures qui pourraient attendre, ronds points, stades, les salaires faramineux des « cumulards », les visites pour simplement renouveler un traitement, les abus en tous genres etc. Augmenter les impôts, si la gestion est mal faite, c’est remplir un puits sans fond.

20Minutes est allé à la rencontre des Français pour prendre le pouls de la nation. A chaque personne interrogée, trois questions ont été posées, toujours les mêmes. Denis Mullor, 59 ans, médecin généraliste dans les quartiers Nord de Marseille donne son avis.

Quelle première mesure doit être prise par le nouveau chef de l’Etat ?

Il y a un choix de société à faire… L’accès à la santé est un droit constitutionnel. Et donc ça doit être assuré par l’Etat. Or aujourd’hui, la santé est essentiellement financée par les cotisations sociales, et donc par le travail. Le marché du travail étant sinistré, l’assiette de financement du soin est réduite. Et donc pour assurer l’équilibre on se retourne… Vers les dépenses ! Donc ce qu’il faudrait c’est financer le système de santé par l’impôt et pas par les cotisations sociales.

On demande aux médecins et aux malades de faire des efforts. Mais on ne peut pas faire croire aux gens qu’on va les soigner mieux pour moins cher. Nous, les médecins, avons une obligation de moyens : soigner les gens du mieux qu’on peut. Et en même temps on dit aux médecins : “Vous avez une responsabilité vis-à-vis des dépenses.” Ce n’est pas tenable !

Il n’y a pas que ça… Il y a aussi le fait que notre système est trop axé sur le traitement des pathologies et pas assez sur la prévention. Ou l’administratif : dans la mesure où la médecine libérale est en danger, l’Etat pourrait proposer de prendre en charge les salariés des médecins [les secrétaires].

Aujourd’hui, on fait porter la défaillance du système sur les médecins. Et le tiers payant généralisé… C’est pareil ! C’est un choix de société. Si on veut que les gens ne payent pas, on fait une médecine d’Etat. Mais un système où ce sont les médecins libéraux qui font crédit aux mutuelles, ce n’est pas tout à fait honnête…

Êtes-vous intéressé par cette élection ? Pourquoi ?

En tant que citoyen, on ne peut pas se désintéresser de la campagne… Mais elle m’inquiète ! On n’est pas dans le fond des problèmes. On a des candidats qui sont surtout préoccupés par leur pérennité à eux, par leur réélection.

Avez-vous déjà finalisé votre vote ?

Je suis très hésitant. Je sais pour qui je ne voterai pas, mais je cherche toujours quelqu’un qui pourrait me convaincre de voter pour lui. La qualité de ce qu’on nous propose est très médiocre, c’est de la petite cuisine, du très court terme ! Pour la première fois de ma vie, j’envisage de voter blanc. Pour dire : « aucun d’entre vous ne me convient ! »
Source et vidéo sur 20Minutes

 

 

3 commentaires

  • kalon kalon

    Perso, je pense que la 1ére chose à faire en matière de sécurité sociale est d’amener la médecine à penser son utilité suivant un nouveau paradigme.
    Celui de guérir les patients plutôt que de les soigner ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif
    S’attaquer aux effets d’une maladie plutôt qu’a ses causes coute un argent fou à la sécurité social, argent qui ne sert qu’a gonfler de façon outrancière les bénéfices des multinationales pharmaceutiques ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif
    En tout premier lieu, il faut faire de la médecine préventive, et si celle ci n’a pas suffit, de s’attaquer aux causes réelles de la maladie afin de guérir le patient.
    Maintenir un malade en vie n’est pas n’est pas une solution de premier plan mais de dernier ressort !

    • dereco

      Oui, préventif et la sécurité sociale est est en déficit à cause de la malbouffe, des saletés chimiques partout qui multiplient les maladies à soigner à perpétuité très chères, comme syndrome métabolite, diabète, allergies, Alzheimer, AVC, cardiaques, cancers, etc… et donc on doit faire payer les vrais responsables, l’industrie de la malbouffe et des saletés chimiques cachées partout, comme sodas, sirop de mais, édulcorants qui font grossir nos cellules en réalité, aspartame vrai poison, pesticides, perturbateurs endocriniens, Roundup, etc..
      Votez pour les candidats qui mettent en premier des actions préventives contre les malbouffes sur 90% des rayons des supermarchés, à imposer énormément pour les rendre plus chères que le bio propre !

      Si on met la SS en impôts, il faut avant nous reverser en salaires tout ce qui est payé en charges SS par nous, sinon ce sera un vol et mensonge pur et simple, qui va se preoduire une fois de plus.
      Il faut faire payer en fonction de l’effort des gens pour éviter la malbouffe et de faire de l’exercice, donc en fonction de leur état de santé lié à cette malbouffe au moins en imposant de 300% la malbouffe !!

      Je vais courir ma course quotidienne avec 200m de dénivelé ( soit équivalent à 66 étages ) de retraité, répétant à tout ce que je croise qu’il faut courir et pas que marcher, au lieu de rester assis à poster sur les moutons des évidences essentielles trop négligées.

  • ROY

    En parlant de santé, hier c’était la journée européenne de la santé, des manifestations ont été faites un peu partout, il semble que les media n’ont pas joué le jeu au niveau de l’information des citoyens et citoyennes, tout comme la manifestation du 6 avril devant le Ministère de la santé.
    La politique de santé actuelle est de plus en plus axée sur le profit, sur l’hôpital entreprise qui est contraire à l’essence même de l’hôpital public.
    C’est de plus en plus le management style France Telecom qui est mis en place ! Bien des personnels soignants mettent fin à leur vie sur les lieux même de leur travail !
    Quant aux difficultés des hôpitaux ils proviennent aussi des restrictions budgétaires, des réductions de personnels etc en fait de l’application d’orientations incohérentes avec le système de santé tel qu’il doit obligatoirement être dans l’intérêt général.
    Mais il y a aussi toutes une catégorie d’individus qui profitent du créneau santé pour se faire du fric sur le dos des patients, sur le dos de ceux qui sont exploités…

    Lien relatif à la journée européenne de la santé:

    http://autonomes.blogspot.fr/2017/04/7-avril-denoncer-partout-la.html