Son logement est squatté depuis des mois, elle se retrouve «démunie»….

Un souci de serveur comme vous avez pu le constater… C’est rétabli!
Nous avons un gros problème, avec des lois qui ne protège pas nos biens. Que feriez vous si des individus s’installaient chez vous « tout frais payés », sachant qu’au bout de 48 heures de squat et sans signalement, les personnes ne peuvent plus être délogées ? Si on s’absente pour quelques jours, il est quasi impossible d’agir. Avec ce genre de lois, l’état se désiste de ses devoirs, au détriment des citoyens pour qui, c’est le parcours du combattant pour récupérer leur bien. Pauvre France…

Image d’illustration

Depuis le mois de décembre, à Viry-Châtillon (Essonne), une famille a investi le logement d’un locataire actuellement en prison. La propriétaire sous le coup de « menaces » et de « loyers impayés » ne sait plus quoi faire…

Hors d’elle et hors de chez elle. Marie-Laure, 33 ans, a désossé la boîte aux lettres, coupé l’électricité, scié le portail et a bouché les évacuations d’eau de son domicile à Viry-Châtillon (Essonne). « Je n’ai pas le choix. Ils sont chez eux maintenant. Mais je ne peux pas laisser la situation comme ça, je ne suis pas Mère Thérésa, ni la banque Rothschild », explique celle qui regarde sa maison, à travers la fenêtre du domicile voisin. « Je suis donc obligé de durcir le ton avec le peu de moyens que j’ai », déplore-t-elle. Retour en arrière.

« Je suis bloquée »

En avril 2013, cette mère de deux enfants, mandataire fiscal, achète un pavillon des années 1930, dans cette commune. Pour rembourser son prêt immobilier et « avec les documents nécessaires », rappelle-t-on en mairie, elle décide de diviser le logement en deux. Elle s’installe alors dans une partie du pavillon et loue la seconde – d’une surface de 25 m2 – pour un montant de 500 euros par mois. Les locataires se succèdent et en mai 2015, elle signe un bail avec un homme avec qui « la cohabitation se passe globalement bien », affirme celle qui déménage un an et quelques mois plus tard chez son ami situé juste derrière. Mais en décembre 2016, ce locataire est incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis.

« Un soir, après avoir reçu une facture EDF colossale, je suis allée dans le logement pour comprendre et je suis tombée sur un couple avec deux enfants », raconte-t-elle. Que s’est-il passé ? « Le locataire les a fait venir avant de partir en prison. Ils sont donc entrés sans effraction et comme le prévoit la loi, après 48h de squat, plus personne ne peut intervenir. Ils ont changé les serrures et sont désormais comme chez eux sans payer de loyer. Je suis bloquée et démunie. Si maintenant je tente de rentrer, je risquerais des sanctions car il y aurait violation de domicile », s’insurge-t-elle, la voix tremblante. Dans ce contexte, les tensions ne font que s’accentuer dans cette rue pavillonnaire.

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Parole contre parole

A la suite de la coupure d’électricité et du démontage du portail, « le squatteur m’a menacé de me refaire la tête, tout en répétant : “On ne paye pas, on ne part pas !” », relate la trentenaire. Quelques jours plus tard, « il s’est approché de moi en me criant au visage : “Tu vois ton cou ? Je vais le broyer comme on broie un oiseau”. Il m’a bousculé, je me suis pissée dessus. J’ai appelé la police », poursuit-elle. A l’heure actuelle trois plaintes ont été déposées notamment pour « menaces » et « violation de domicile ».

Contacté par 20 Minutes, l’homme de 25 ans, tient à donner sa version des faits et recadrer la situation. « Je ne squatte pas je sous-loue à mon cousin et je suis ici le temps de trouver un logement en Ile-de-France pour ma famille. Il n’y a eu aucune menace de ma part », dit-il. Marie-Laure, elle, compte désormais saisir la justice.

Quels sont les recours ?

« Contre eux, je ne peux rien faire, je dois traiter avec le locataire. Pour le moment, j’attends d’obtenir un certificat de détention de la part de la maison d’arrêt et la preuve que les loyers ne sont pas réglés », assure-t-elle. Marie-Laure pourra alors déclencher une procédure d’expulsion qui devra être validée par le tribunal d’instance puis un huissier. Une bataille qui peut prendre plusieurs mois, voire des années. « Il faut vraiment que la loi change », assène-t-elle.

De son côté, le maire de Viry-Châtillon, Jean-Marie Vilain (UDI), qui a reçu Marie-Laure a deux reprises, tient à rappeler qu’il prend la situation au sérieux. « Même si nous n’avons pas d’emprise sur ce dossier qui relève du droit privé, il n’est en aucun cas question de la laisser seule », explique-t-il auprès de 20 Minutes. « Nous l’accompagnons et nous tentons au maximum de la guider dans les procédures, tout en assurant des rondes policières plus régulières. » Ce lundi, les services municipaux viendront aussi vérifier la salubrité du logement. Selon le maire de la commune, « s’il est reconnu comme insalubre, il pourrait y avoir une évacuation, d’autant plus qu’il y a des enfants ».

Auteur Romain Lescurieux pour 20Minutes

10 commentaires

  • Graine de piaf Graine de piaf

    Il y a eu bien d’autres cas il y a deux ans je crois, notamment un dont je me souviens, la personne était partie en maison de repos après une opération, quand elle est retournée chez elle deux mois après, sa maison était occupée et les squatters n’ont pas voulu vider les lieux ! Ce sont ses voisins, la Mairie, etc… qui se sont décarcassés pour la loger quelque part. C’était une personne âgée, cette histoire l’a démolie, on le serait à moins.
    On ne peut plus laisser une maison seule, même pendant ses vacances, il faut absolument que des voisins, des amis, passent matin et soir pour ouvrir et fermer les volets, retirer le courrier et entretenir si besoin est un peu le jardin s’il y en a un, sinon c’est ouvrir la porte à des occupants indélicats, et comble d’ironie, souvent installés là par des associations qui se foutent du bien des particuliers ! Idem pour les appartements !

  • Le veilleur

    Il y en a qui sont comme les coucous, ils s’immiscent dans le nid des autres et ce n’est pas faute de manquer de logement qu’ils font ça, mais parce qu’ils n’ont aucun respect des règles et du savoir vivre en société, ils savent très bien que personne ne les délogera, surtout pas une jeune femme sans force, mais pour autant il est interdit de sous-louer un appartement sans l’avis du propriétaire.

    Je pense que le mieux s’est d’attendre que la famille soit partie à l’école, au travail ou aux courses et changer la serrure rapidement.

    J’ai un copain à qui s’est arrivé. Lui il n’a pas pris des pincettes pour se faire entendre, il a collé la porte au zinc ce qui fait que le squatteur ne pouvait plus entrer et sortir que par la fenêtre, une fois le squatteur sortie de l’appartement, ils sont entrés à cinq et ont sorti toutes ses affaites une a une, autant dire que celui-ci n’a pas eu d’autre choix que de partir.

    Si on utilise pas les grands moyens, les procédures de restitution du logement peuvent durer des années, s’est arrivé à un de mes oncles sans compter ce que ça coûte en frais de justice.

    Si les autorités s’en mêlent, il faut leur prouver que cette maison est bien la votre, mais si les papiers qui le prouvent se trouvent à l’intérieur de la maison, alors vous ne pourrez rien prouver, s’est arrivé à une vieille dame après être revenue de son séjour à l’hôpital.

  • lily lily

    Je connais bien Viry chatillon , une tante y demeure..
    Un autre cas, un couple de voisins partis en vacance ont confié la clef de la maison aux voisins
    de retour de vacances, la maison a été squatté par un de leurs enfants!. Depuis pour ma part , je ne confie les clefs
    que pour le jardin et la boite aux lettres, de toute façon mes voisins ne veulent pas entrer dans la maison de peur
    sans doute de laisser des empruntes et d’être soupçonné en cas de cambriolage http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

  • Daniel PIGNARD Daniel PIGNARD

    ART. 2. — Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté et la résistance à l’oppression.
    ART. 17. — La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.

  • engel

    Ce n’est que la conséquence logique de la politique mortifère social-iste(gche-dte) mise en place depuis plus de 40 ans

  •  » Réponse du Ministère de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales
    publiée dans le JO Sénat du 04/06/2009 – page 1399

    Le droit de propriété fait l’objet de diverses protections. Afin de dissuader les squatters d’occuper de façon illégale des locaux inoccupés à l’insu des propriétaires ou locataires, plusieurs mesures sont envisageables. Tout d’abord, la violation de domicile est un délit puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 euros d’amende (art. 226-4 du code pénal). La loi du 9 juillet 1991 permet au juge de supprimer tout délai de présence lorsque les personnes sont entrées par voie de fait dans le local. Enfin, l’article 38 de la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 instituant le droit au logement opposable et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale prévoit la possibilité pour le propriétaire ou le locataire du logement occupé de demander au préfet de mettre en demeure l’occupant de quitter les lieux dans un délai qui ne peut être inférieur à vingt-quatre heures. Lorsque la mise en demeure de quitter les lieux n’a pas été suivie d’effet dans le délai fixé, le préfet doit procéder à l’évacuation forcée du logement. »

    On dirait que la réalité est un peu différente, non ? http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

  • .article35. .article35.

    Il n’y a que deux solutions .
    Faire appel aux tribunaux http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif
    ou
    https://www.decathlon.fr/k-hit-alu-30-id_8209095.html

  • nux nux

    si cela m’arrivait , sa ne serai pas très compliqué ( mais me coûterais peu être un peu cher .. quoique … !)

    soit je sort la serpette et découpe le chef de famille .

    soit je vais dans ma pile de bois , attrape un bout de charbonnette et casse la tête et le cotes toujours au chef de famille .

    le problème c’est que dans ses cas il faut vraiment détruire le mec , pour qu’il comprenne vraiment a qui il a a faire , et qu’il flippe tellement sa race qu’il n’ose même pas porter pliante !!

    c’est tout http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

    hé oui il reste encore des hommes en France , nous ne sommet pas tous des petite fioles !!

    • Thibaultraa

      Le seul problème, c’est que vous serez confronté par une enquête de police et/ou de gendarmerie qui chercherons à établir les responsabilités. Une fois votre implication établi, vous serez entrainé dans le système judiciaire (et par conséquent les vôtres et ceux qui vous sont chers). Donc cela sera très couteux. Et le dernier des pliés, ce sera vous.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

      • nux nux

        oui je suis d’accord avec toi Thibaultraa ( tu peu me dire TU tu sais ..)

        mais au bout d’un moment il faut savoir faire des choix dans la vie , et mon choix serait très vite fait …

        la justice défend les voyous ? ben je me défend contre elle et les voyous …. si tous faisions de la sorte , sa bougerais plus , et le voyous ne se sentirais plus protégé …

        bonne soirée