[Rappel] Comment 30 ans de libéralisme ont détruit nos sociétés…

Puisque nous devons voter bientôt, un rappel du comment nous en sommes arrivés là n’est pas de trop, on pourra rajouter 6 ans, puisque, nous vous l’avions déjà proposé. Nous voilà en janvier 2017, faites le bilan et regardez ce que proposent tous les candidats-es.

Voilà un article qui nous explique bien le pourquoi du comment! Pourquoi se passe-t-il autant de choses dans notre société actuelle? Quelle est la véritable origine des dérives et des abus de cette société? Pourquoi l’avenir de notre humanité n’est-il pas bien reluisant? Vous aurez toutes les réponses en lisant cet excellent article qui nous vient de blog.sity.net.



La crise actuelle est partie des « subprimes » mais il s’agit en fait d’une crise systémique qui aurait eu lieu de toute façon car elle est l’aboutissement de 30 ans de déséquilibres profonds créés par le libéralisme, ou plus exactement l’ultralibéralisme, cette idéologie fabriquée sur mesure par les élites économiques pour servir leurs intérêts et satisfaire leur avidité sans limite.

Le libéralisme avait déjà été appliqué dans les années 20, avec notamment une dérèglementation du secteur bancaire. Il en a résulté la crise de 1929 et la grande dépression qui a suivi et dont le monde n’est sorti que « grâce » à la guerre.



Suite au désastre qu’il avait engendré, le libéralisme avait été mis au placard, remplacé par le keynésianisme, c’est à dire une intervention régulatrice et stimulatrice des états dans l’économie.

Mais dès la fin de la seconde guerre mondiale, un groupe de personnes inspirées et réunies par Friedrich von Hayek (le pape de l’ultra-libéralisme, en photo ci-contre) ont fondé la « Société du Mont-Pèlerin », un club de réflexion dont le but était de convertir à nouveau les états au libéralisme.

36 personnalités étaient présentes lors de la première conférence le 10 avril 1947, dont Hayek bien sûr, Milton Friedman (prix Nobel d’économie et l’un des principaux théoriciens du libéralisme), Karl Popper, Maurice Allais, et Bertrand de Jouvenel (politicologue et économiste libéral, controversé pour son passé pendant l’occupation et son interview complaisante d’Adolf Hitler en 1936, il est aussi le fondateur du think tank de prospective « Futuribles »).

Pour promouvoir l’idéologie libérale et la diffuser dans les cercles dirigeants, les membres de la Société du Mont Pélerin ont fondé une centaine d’autres think tanks et réseaux d’influence, comme la Heritage Foundation, le Cato Institute ou le Manhattan Institute.

Leur stratégie a atteint son but dans les années 80 avec l’arrivée au pouvoir de personnalités politiques entièrement acquises au libéralisme, en particulier Margaret Thatcher et Ronald Reagan.

Dès lors, les états ont progressivement abdiqué de leur pouvoir au bénéfice des multinationales et des banques. Ils ont privatisé et déréglementé massivement l’économie, en faisant disparaitre la quasi totalité des contraintes et des contrôles, laissant se développer les paradis fiscaux afin de faciliter l’évasion fiscale, et permettant aux grandes entreprises et aux plus fortunés d’échapper presque totalement à l’impôt. Les états se sont également désengagés de l’économie, abandonnant toute politique industrielle, cessant de préparer le long-terme, et privatisant tout ce qui pouvait devenir une source de profit pour le secteur privé, détruisant ou abandonnant les services publics.

Parmi les mesures inspirées par le libéralisme, il y eut en particulier la dérégulation du système bancaire aux Etats-Unis où l’administration Clinton avait supprimé le garde-fou mis en place par Roosevelt suite à la crise de 1929 pour interdire aux banques de dépot d’être en même temps des « banques d’investissement », c’est à dire de spéculer en bourse avec l’argent des déposants.

Mais la mesure clé a été la suppression des barrières douanières et du contrôle des changes. C’est ce qui a rendu possible la « mondialisation », c’est à dire la libre circulation des marchandises et des capitaux, permettant aux entreprises de « délocaliser » pour exploiter la main d’oeuvre à bas coût dans les pays du tiers-monde, et augmenter ainsi la concurrence sur un marché du travail désormais mondialisé lui aussi.

Cela a été possible grâce à la complicité des dirigeants de droite et de gauche, du fait de leur liens avec les multinationales et les banques, directement ou à travers les think tanks ou « clubs de réflexion » où se retrouvent l’élite des pouvoirs financiers, économiques, politiques et médiatiques.

Les délocalisations massives qui s’en sont suivi ont provoqué la désindustrialisation des pays occidentaux et un appauvrissement sans précédent de la population ordinaire, au point de faire disparaître les classes moyennes par le chomage, la précarité généralisée et la baisse des salaires réels. Dans le même temps, les délocalisations favorisaient l’essor spectaculaire de la Chine et quelques autres « pays émergents » où se concentraient les délocalisations, bouleversant au passage les équilibres géopolitiques.

Mais pendant qu’une majorité de la population s’est appauvrissait, la minorité bénéficiaire de la mondialisation s’enrichissait, dont une extrême minorité de façon astronomique, ce qui permettait à des statistiques en trompe-l’oeil d’afficher une hausse moyenne des revenus de 2% par an.

L’effondrement du pouvoir d’achat des classes moyennes est la véritable cause de la dépression économique actuelle dont la « crise des subprimes » n’a été que le déclencheur.

Une hyper inflation masquée
La baisse des salaires réels est aussi le résultat d’une hyper inflation, elle aussi masquée dans des statistiques officielles dont les produits de référence ne sont pas du tout représentatifs des dépenses ordinaires d’un ménage. Cette hyper inflation résulte de la baisse de la valeur intrinsèque de la monnaie, du fait de la monnaie créée en excès par les banques et les marchés financiers. En transformant les variations boursières en profit, les « investisseurs » créent de la monnaie sans contrepartie en biens nouveaux dans l’économie réelle. C’est ce qui crée l’inflation, car chaque dollar ou chaque euro correspond à une fraction plus petite des biens disponibles. C’est ainsi que se sont envolés les prix du logement, de l’alimentation et de l’énergie (les 3 biens réels les plus essentiels), une hausse amplifiée par la spéculation immobilière et la spéculation boursière sur les matières premières industrielles et agricoles.

Cette spéculation qui a attisé l’inflation est elle-même le résultat de l’excès d’enrichissement des plus riches. Car ceux qui ont déjà tout placent leurs masses de capitaux en excès sur les marchés financiers et dans l’immobilier, créant des « oscillations destructrices » et des bulles spéculatives qui explosent en faisant à chaque fois des dégâts dans l’économie réelle.


Les causes de la crise financière
Conformément aux commandements de l’idéologie libérale, les états avaient laissé se développer sans aucun contrôle le marché des « produits dérivés », ces titres financiers complexes qui permettent de démultiplier les variations boursières, à la hausse comme à la baisse, grâce à des « effets de levier » cumulés pouvant atteindre 100 (en clair, permettant de jouer 100 millions en bourse avec un capital de seulement 1 million). En seulement 15 ans après leur création au début des anées 1990, les produits dérivés ont pu se développer sans aucun controle, jusqu’à atteindre le montant astronomique de 683.000 milliards de dollars en 2008. A elles toutes seules, les banques Citigroup et Bank of America détiennent chacune 17.500 milliards en produits dérivés, dont une part importante a perdu toute valeur mais reste inscrite dans les bilans à la valeur d’achat, dissimulant ainsi des pertes abyssales.

Ce sont les effets de levier des produits dérivés qui expliquent comment les banques ont pu perdre des dizaines de milliards au point de se retrouver en faillite.

Parmi ces produits dérivés, il y avait les fameux « subprimes », des emprunts immobiliers titrisés qui transféraient des banques vers les acheteurs de titres le risque de non remboursement. De plus, la collusion entre les banques et les agences de notation chargées d’évaluer les risques a conduit à leur sous-estimation délibérée.

La phase finale de la crise financière

Les banques et les assurances ont joué au casino boursier des sommes colossales qu’elles ne possédaient pas, et elles ont perdu.

Dans un premier temps, les pertes ont été transférés aux états, selon le principe du libéralisme qui consiste à privatiser les bénéfices et nationaliser les pertes.

Les états ne disposant pas réellement de l’argent qu’ils avaient prêté aux banques, ils l’ont emprunté… aux banques, celles-ci ayant le pouvoir de créer de la monnaie par le simple fait de prêter de l’argent (voir le film « L’argent-dette » de Paul Grignon).

Le renflouement des banques ainsi que la baisse des recettes fiscales (du fait de la crise) ont fait exploser la dette publique des pays occidentaux, alors qu’elle avait été préalablement creusée par la désindustrialisation, la baisse des revenus (causée par la stagnation des salaires, le chômage et la précarité), l’effondrement de la consommation, l’évasion fiscale et les allègements d’impôts pour les riches et les grandes entreprises.

La plupart des pays occidentaux sont maintenant au bord de la faillite, avec des niveaux d’endettement de près de 100% du PIB, voire davantage.

Le transfert des pertes des banques sur des états déjà affaiblis n’était pas tenable très longtemps. C’est pourquoi nous en arrivons aujourd’hui à la phase finale du grand hold-up: le transfert des pertes bancaires vers les citoyens de base.

Les uns après les autres, les gouvernements de droite et de gauche sont en train d’adopter des plans « d’austérité » qui vont diminuer les revenus et les prestations sociales (retraites, allocations chômage, systèmes d’assurance maladie) tout en augmentant les impots et les taxes. On peut aussi prévoir que la crise servira de prétexte à finir de privatiser ce qui peut encore l’être, principalement dans les secteurs encore publics et semi-publics (énergie, poste, santé, éducation, justice, police, forces armées…).

Le libéralisme a sappé la démocratie, ruiné les classes moyennes, abandonné les citoyens au bon vouloir des multinationales, et transformé les ex pays riches en « pays en voie de sous-développement ». Au final, le libéralisme aura entièrement détruit nos sociétés par l’anéantissement des états-nations et l’explosion des inégalités, nous faisant revenir aux conditions sociales du Moyen-Age avec une minorité de très riches et la misère pour le plus grand nombre.

En complément à cet article…

Maurice Allais était un membre fondateur de la Société du Mont Pélerin. Agé de 99 ans, il prend aujourd’hui position contre l’ultra-libéralisme. Dans « Réalités industrielles », une revue publiée par le ministère des finances, le seul français à avoir reçu le prix Nobel d’économie écrit: « Le libéralisme ne saurait être un laisser faire ». Il dénonce les responsabilités du système né de « la conséquence de la libéralisation inconsidérée du commerce international ». « Nous avons été conduits à l’abîme par des affirmations économiques constamment répétées, mais non prouvées. Par un matraquage incessant, nous étions mis face à des vérités établies, des tabous indiscutés, des préjugés admis sans discussion. Cette doctrine affirmait comme une vérité scientifique un lien entre l’absence de régulation et une allocation optimale des ressources. Au lieu de vérité il y a eu, au contraire, dans tout ceci, une profonde ignorance et une idéologie simplificatrice. (…)

L’enjeu capital actuel est le risque d’une destruction de l’agriculture et de l’industrie françaises. Ce danger est réel et j’emploie le mot destruction car il est représentatif de la réalité. Un tel risque provient du mouvement incessant des délocalisations, elles-même dues aux différences de salaires entre, d’une part, des pays développés tels que ceux de l’Amérique du Nord ou d’Europe de l’Ouest, et, d’autre part, ceux d’Asie ou d’Europe orientale, par exemple la Roumanie ou la Pologne. Un écart de salaire élevé, aussi extrême qu’un rapport de un à six par exemple, n’est pas supportable sur le long terme par les entreprises des pays où le revenu est plus élevé. (…) Cela ne veut pas dire que j’oppose entre elles ces différentes régions, qui me semblent toutes des victimes actuelles ou à venir du libre-échangisme voulu par l’OMC, le FMI et par Bruxelles en ce qui concerne l’Europe. »

Voir l’article « Maurice Allais flingue le néo-libéralisme dans une revue financée par Bercy« 

A lire sur Agora Vox, « Les mauvaises raisons de la supériorité chinoise »

Extrait: « Sur la question du déficit commercial, rappelons cette simple donnée: alors que le déficit commercial de l’UE avec la Chine était déjà de 33 milliards d’euros en 1999, il atteignait 7 ans plus tard 131 milliard? 400 % de hausse ! On trouvait alors le chiffre énorme, impensable, inacceptable… Oui, mais voilà: en 2008, il bondissait à 170 milliards ! Et on sait déjà que le chiffre pour 2010 sera encore pire. (…) La situation est donc claire: dans un marché totalement dérégulé, tel qu’il existe aujourd’hui, il est presque impossible de fabriquer sur le sol européen des produits manufacturés de grande consommation. Seuls les Allemands y parviennent encore, dans certaines conditions et dans certains secteurs. La concurrence des produits chinois est irrésistible. Ce qui est vrai pour l’Europe l’est aussi pour les Etats-Unis, qui offrent sans doute le cas le plus caricatural de cette évolution délétère. La concurrence chinoise nous tue. Toutefois Alain Minc sera content: nous mourrons guéris. »

A voir, « Le capitalisme depuis 1975 » est un documentaire de Jean Druon (réalisateur de « Alerte à Babylone ») sur la totale victoire idéologique du libéralisme et la façon dont il a pris le pouvoir dans le monde, avec notamment une interviews de Milton Friedman réalisée au Mont Pélerin près de Genève, lors d’une réunion de la société du même nom…

Suite et fin sur blog.syti.net

16 commentaires

  • kalon kalon

    Le problème de l’ « ultra libéralisme » est que cette « technique » n’a rien à voir avec une quelconque théorie économique mais est plutôt destiné à masquer de la prise de bénéfices énormes sans devoir en payer les coûts inhérents !
    En termes plus explicites: « acheter sans payer et vendre sans livrer » ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

    • Voltigeur Voltigeur

      C’est tout le problème, tout s’accaparer sur le dos des autres. Et quand on voit que les politiques n’ont que la mondialisation, le nouvel ordre mondial ou l’ultra libéralisme à la bouche, on ne peut que les voir comme adeptes de ces tueurs de nos sociétés, dont ils veulent faire perdurer les pratiques néfastes. :(

  • cogitologue

    Il a bon dos le libéralisme….d’abord c’est quoi le libéralisme ? l’ultra-libéralisme ?
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lib%C3%A9ralisme
    L’art de faire dévier le sens des mots pour lui faire dire autre chose…comme disait Chouard dans sa vidéo récente publiée ici quoi…

  • kalon kalon

    Résultats de la directive « Bolkestein » sur le détachement des « salariés » étrangers !
    Le plafond du bureau du ministre flamand Philippe Muyters s’effondre
    http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_le-plafond-du-bureau-du-ministre-flamand-philippe-muyters-s-effondre?id=9510562
    et ce n’est pas le premier a s’effondrer ! il y en a déjà eu quelques-uns qui se sont effondrés à la commission européenne, dans des centres commerciaux, et ailleurs !
    Ben oui, employer du personnel non qualifié et sous payé ( 4 à 5 euros/heure ) pour exécuter des travaux demandant une main d’œuvre qualifiée n’est pas sans danger pour la vie de nos « élites » ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_smile.gif
    Ça aussi, ce sont les dégâts collatéraux du système néolibéral ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

  • Daniel PIGNARD

    Seulement pour ceux qui veulent savoir comment ce problème va se résoudre :
    https://www.biblegateway.com/passage/?search=Jacques+5%3A1-6%3BAmos+8%3A4-8&version=LSG

    • cogitologue

      Parceque la religion a déjà résolu une fois un problème ?

      • Daniel PIGNARD

        Oui, celui de la vie éternelle.

      • Daniel PIGNARD

        Oui, celui de nos origines.

      • donarmando

        Certainement que les religieux de tout bord moissonneront aussi ce qu’ils ont semés : la haine, l’extrémisme de leur idéologie, leur intolérance, leur croyance de vérité absolue etc.

      • Daniel PIGNARD

        Ah ! Vous voulez nous parler de ceux qui ont remplacé la religion chrétienne par la Révolution avec ses inepties de la théorie de l’évolution, de la théorie du genre, du déluge qui n’a pas existé, de la sodomie admise parmi les bonnes moeurs, des 200 000 morts de l’avortement alors qu’on va en prison si on prend un petit d’aigle dans son nid, etc…

      • cogitologue

        Ce vieux saint Daniel dans sa forêt n’a pas encore entendu dire que Dieu est mort !

  • Melkyseddek

    Il faut être clair sur le fait que la doctrine du « libéralisme » ou de « l’ultra-libéralisme » est un outil, un moyen qui a d’abord été pensé puis structuré… Que la somme de certains choix politiques nous emmènent à cette situation actuelle pourrait nous faire penser que c’est la somme d’erreurs d’un nombres de personnes qui étaient incompétentes. Mais quand on regarde ou va l’argent, à qui profite cette mondialisation réellement, on en revient toujours au même constat..

    C’est une lutte des Classes entre les Ultras riches et le reste du monde. Quand une minorité, de part leurs pouvoirs financiers, leurs moyens, leurs structures patiemment mise en place, ont pu s’accaparé les ressources, les moyens de transferts, de spéculation, les leviers sur toutes marchandises, les leviers sur les politiques nationales, sur la création monétaire et j’en passe, on ne peux plus douter qu’il ne s’agit pas d’incompétence mais d’un véritable complot.

    Quand transparaît aujourd’hui le fait que des entités privées dirigent la bal parce que certains holdings sont immensément plus riche que la plupart des nations sur cette planète, qu’elles peuvent outrepassés ses nations parce que ses mêmes nations sont leurs créancières, que ses nations ne peuvent plus produire leurs monnaies, mais juste s’endetter aux prêts de banques et marchés privés, les nations n’ont plus aucune valeur pour ses groupes d’intérêts privés, encore moins le peuple… La mondialisation est un outil qui sert uniquement les entités privées transnationales et le monde de la finance, ou les transferts d’argents sont devenus tellement opaques et les effets de leviers tellement importants que les manipulations deviennent transparentes, la corruption généralisée, et les gouvernements nationaux, totalement obsolètes puisqu’il ne gouvernement illusoirement que par le peuple, mais absolument plus pour le peuple..

    Le simple fait qu’une nation ne puisse plus imprimé sa propre devise signifie la mort de cette nation, mais peu de gens le comprennent apparemment.. Avoir donné tout pouvoir a des entreprises privés sur la création monétaire est comme avoir donné les clefs de la bergerie au loup en lui demandant de ne pas tricher dans la comptabilité des moutons… Cela ne choque personne.. Tout le monde croit en la valeur du papier qu’il possède dans son portefeuille.. La mondialisation, l’ultralibéralisme, c’est juste l’outil adéquat pour mettre en place un monde matérialiste, totalitaire ou pour la faire simple, le totalitarisme marchand..

    Demain, il suffit d’une nouvelle crise majeur(Et quelle crise!!), Monstrueuse, pour qu’en effet, le peuple (ceux qui auront survécu), privé de Tout du jour au lendemain, réclame à corps et à cris, un monde plus sécuritaire, avec plus de mondialisation, des normes internationales puisque toutes les nations auront failli à nous protéger et qu’elles se seront dévorées (enfin, leurs peuples..) Et qu’après ce terrible jour, on parviendra encore une fois à des solutions qu’ils nous auront subtilement imposées.. En nous promettant comme en 1918, la der des ders, plus jamais ça, ect.. La mondialisation, l’ultralibéralisme est un outil, il a une fonction, une fois la fonction terminée, on passe à une autre fonction avec un autre outil.. Nous sommes à la fin de cet outil, ouvrons bien grand les yeux..

  • Bonne article !
    Par contre quelques fausses notes :

    « Le libéralisme avait déjà été appliqué dans les années 20 »

    Non le libéralisme est appliqué et fait pression depuis fin 18ème début 19ème.

    « Nous faisant revenir aux conditions sociales du Moyen-Age avec une minorité de très riches et la misère pour le plus grand nombre. »

    Pas tout à fait d’accord.
    Les conditions sociales du Moyen-Age étaient différentes. A l’époque, vue que le libéralisme et le marché n’était pas présent, les gens avaient encore une certaines « éthique » dans le corps social dominant.
    C’est probablement pire aujourd’hui (+ progrès technique qui ne joue pas forcément en la faveur des pauvres moutons)

    A noté, que le libéralisme c’est aussi le tout marché.
    Le marché c’est une mécanisme pour fixer les prix.
    Son triptyque est le suivant : Prix / Offre / Demande

    Comme l’explique Karl Polanyi, fervent anti-libéral et économiste soit disant majeur mais dont le monde s’en fou, ce mécanisme à un effet niveleur, qui est la causes de nos problèmes sociaux.

    Tout simplement parce que vouloir créer la toute puissance du marché c’est réduit à offre/prix/demande des choses qui ont besoin d’autres considérations (sociale, éthique etc…).

    Le plus flagrant c’est le marché du travail. Vouloir faire un marché du travail c’est considérer l’humain comme une marchandise. Il n’y a donc aucune différence enter la gestion d’un stock de patate et d’humain. (dans le marché du travail parfait)

    Bref, y en aurait des choses à dire et pour ceux qui sont à la recherche d’une critique pertinente du libéralisme, je vous conseillerai de lire « la subsistance de l’homme » de Karl Polanyi (et « la grande transformation »)

    En complément à l’article je me permet de transmettre quelques liens d’analyse de libéraux :

    Pensée d’un libéral – Joseph Townsend
    http://karugido.fr/index.php/2016/08/26/pensee-dun-liberal-joseph-townsend/

    Pensée d’un libéral – Thomas-Robert Malthus
    http://karugido.fr/index.php/2017/01/09/pensee-dun-liberal-thomas-robert-malthus/

    Débunkage d’un libéral – Milton Friedman (le mythe de la main invisible mis à mal – Smith n’était pas si malade contrairement à ce que veulent nous faire croire les libéraux)
    http://karugido.fr/index.php/2016/11/06/debunkage-dun-liberal-milton-friedman/

    Je vous transmet aussi 2 articles en PDF de Maurice Allais
    :

    « La crise mondiale d’aujourd’hui »
    http://karugido.fr/index.php/2016/10/13/livre-la-crise-mondiale-daujourdhui-maurice-allais/

    « Lettre aux Français – Contre les tabous indiscutés »
    http://karugido.fr/index.php/2016/04/15/maurice-allais-lettre-aux-francais/