Classes de défense globale : quand l’armée fait son entrée dans les écoles et les collèges…

Est ce qu’on leur dit aux collégiens que les missiles ça tue, ça mutile ? Que la guerre ça fait des morts, ça dévaste des pays, ça engraisse les marchands d’armes? Que ce n’est pas un jeu vidéo ? Quant à réduire la délinquance……

Des enfants coachés par l’armée dès l’école élémentaire ? C’est le cas en France, depuis quelques années, grâce à des partenariats établis entre l’armée et l’Éducation nationale. Il existe plus de 80 « classes de défense globale » visant souvent des « publics en difficulté », avec l’objectif notamment de « réduire d’éventuels problèmes d’incivilités ».

Les enseignants des établissements concernés n’échappent pas à une formation obligatoire à la défense nationale. La revue Silence s’est intéressée à ces classes qui visent à opérer un rapprochement entre les élèves et l’armée.

Les enfants de la « classe défense, citoyenneté et sécurité » du collège Jean Brunet, à Avignon, garderont un bon souvenir de leur sortie sur la base aérienne d’Orange ! Beaucoup avouent avoir été « impressionnés » par le Mirage 2000 qu’on leur a présenté. Et que dire de leur visite de la base navale de Toulon, où ils ont tous dû enfiler des casques pour visiter un sous-marin nucléaire d’attaque ! Nul doute que ces visites leur laisseront une marque positive qui ressortira lorsqu’ils entendront parler plus tard de missiles tirés par les sous-marins ou les avions militaires français.

Les « classes de défense globale » sont « un partenariat fort entre une unité militaire et une classe » de collège… voire d’école élémentaire [1]. On en comptait, lors de la rentrée 2014, plus de 80. Elles constituent depuis 2011 la formule la plus courante du partenariat entre l’armée et l’Éducation nationale. Ces classes mobilisent spécifiquement les élèves durant deux à trois heures par semaine, et se traduisent concrètement par « une correspondance régulière sous forme électronique qui se poursuit même lorsque l’unité militaire est en opération ; une visite annuelle de la classe au sein de l’unité militaire ; le déplacement ponctuel de personnel de l’unité militaire au sein de la classe, pour témoigner de leur expérience ».

Encadrer, recruter, séduire

Le ministère de l’Éducation nationale explique que ce dispositif s’adresse « dans la plupart des cas, à un public en difficulté » [2]. C’est en effet parmi ce dernier que le recrutement des jeunes est le plus fructueux. Le Val-de-Marne compte à lui seul six collèges et deux écoles primaires concernés. Le site de l’académie de Créteil précise, parmi les objectifs de ces partenariats : « réduire d’éventuels problèmes d’incivilités » et « faire découvrir les métiers de la défense globale ». Encadrer, et recruter.

Une classe de 4ème d’un collège de Arcis-sur-Aube, dans l’académie de Reims, est ainsi passée du statut de « classe égalité des chances » à celui de « classe défense ». Sur son blog, on peut voir comment s’est déroulée la visite d’un officier de liaison britannique : « Il leur a présenté, grâce à un diaporama interactif, son parcours dans l’armée britannique : sa formation, les nombreux pays où il a été en poste, ses projets de carrière après sa retraite militaire. Le colonel a réussi à mettre à l’aise les élèves, à les faire participer, en anglais, pendant plus d’une heure trente. Certains ont même discuté avec lui pendant le goûter qui a suivi la rencontre. » [3]

Parfois, le rapprochement avec un régiment peut prendre une tournure amusante ! Ainsi, du 8 au 10 février 2016, pour les élèves de la classe 1ère « défense » en CAP vente du lycée Japy, à Lyon, la rencontre avec les militaires a pris les apparences d’un jeu de pistes géant. Lors d’une course d’orientation au camp de La Valbonne, encadrés par des militaires, ils ont ainsi pu découvrir « le leadership et la prise de décision en situation de crise » en « faisant face à des situations insurmontables » [4].

« Savoir-faire et valeurs incarnées par les armées »

Comment l’avenir se profile-t-il ? Loin d’entamer ces partenariats, les dernières dispositions prévoient au contraire de les étendre [5]. Le candidat Hollande avait bien précisé en 2012 que le partenariat militaro-scolaire serait « revivifié » sous son mandat. Il semble avoir été pris au mot par deux députés, Marianne Dubois (Les Républicains) et Joaquim Pueyo (PS) qui, dans un rapport déposé en décembre 2015 devant l’Assemblée nationale, proposent de remplacer la journée défense et citoyenneté obligatoire pour tous les jeunes de 18 ans, par « un programme de cadets de la Défense pour les 12-18 ans ».

…/…

Lire l’article complet par Guillaume Gamblin (Silence) sur BASTAMAG

Voir:

La France continue de vendre des armes à des pays sous embargo international

Jean-Claude : « Mon chez moi sur le trottoir, dans le 19ème arrondissement de Paris »

20 commentaires

  • mirzabad mirzabad

    Salut.

    D’autant plus que les marchands de mort ont à présent de très précieux alliés invisibles: les jeux videos de guerre de type « shoot them up » avec aujourd’hui (mais cela reste à démontrer) des « traceurs » pour repérer les éléments les plus « domesticables » (c’est à dire qui ne se poseront pas de question avant d’appuyer sur la détente)…
    Si je me souviens bien, c’était ce dont traitait en toile de fond les films Bowling for Columbine de Michael Moore, et Elephant, de Guus Van Sant…
    Ajoutez à ça une démission quasi totale des parents au niveau de l’éducation pour les dernières générations, et vous comprenez pourquoi les militaires peuvent venir « récolter » leur nouvelle chair à canon dans les établissements d’en- saignement….

  • La nouvelle génération , pour la plupart incapable de supporter la frustration…

    En revanche, c’est inutile comme le Vigipirate, suaf si on se rappelle des années Franco et des milices de 6 dans les rues… Acclimatation!

    Sur 50.000 qui font les classes, seuls 19.000 résistent jusqu’au bout, et encore c’est comme l’école, le niveau baisse.

    Et sur ces 19.000,la plupart sont des militaires qui n’ont pas grandi en pavillon-papa-maman. Fort heureusement d’ailleurs, sinon en OPEX il leur faudrait des tentes climatisées avec Playstation comme les US…

    Bref plus d’infos ici:
    http://www.defense.gouv.fr/sga/le-sga-en-action/economie-et-statistiques/annuaire-statistique-de-la-defense

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

    • ROSSEL

      Avec la fin du service national, l’armée a fait feu de tout bois pour combler les trous. Malgré une réduction draconienne de format ces dernières années, les besoins en effectifs n’ont pas étés satisfaits. Il a donc été décidé de gratter les fonds de tiroirs. Il y a trente ans, le nombre de postes étant largement inférieur à la demande, une sélection sévère tant au physique qu’au mental était possible. A l’époque les unités opérationnelles ayant vocation à intervenir à l’extérieur étaient professionnelles ou volontaires tandis que le gros des troupes, qui restaient sur le territoire français, était constitué d’appelés. Pour fournir du personnel à des unités en sous-effectifs, il n’y a plus d’autre choix que de racoler des candidats chez des gens souvent plus préoccupés par l’appât du gain et soucieux de trouver une planque qu’attirés par le baroud. L’accent est souvent mis sur l’aspect matériel et le côté humanitaire et bisounours ce qui correspond hélas à la psychologie contemporaine. Faire de la retape dans les écoles est dans la suite logique des choses. On a trop »civilisé » l’armée. Les « fanas mili » n’ont pas nécessairement la cote et la féminisation contrairement au discours officiel n’est pas une réussite. Certes les engagés n’étaient généralement pas des enfants de coeur mais les cas d’indisciplines sont devenus légions (!), d’autant plus que les moyens punitifs d’antan sont radicalement prohibés. Evidemment je généralise et nombre de jeunes soldats servant dans des unités « pêchues » sont animés d’un tout autre état d’esprit. Hélas les perspectives de carrières plutôt minces n’incitent pas à la motivation. La plupart du temps les EVAT sont mis à la porte à l’issue de leur premier contrat soit juste au moment où ils sont au top. Malgré tout l’armée est une des rares institutions qui fonctionne dans notre pays. L’efficacité reconnue de nos forces armées repose sur les épaules de quelques unités opérationnelles trop largement sollicitées.

      • engel

        « L’efficacité reconnue de nos forces armées repose sur les épaules de quelques unités opérationnelles trop largement sollicitées. »

        Reconnue reconnue par qui ???

        La légion-étrangère, les commandos et fusillers-marins, les GIGN, eux restent dignes de leurs légendes.
        Le reste ne vit que sur une arnaque médiatique et un passé fantasmé.

        Et puis,…….. c’est pas nouveau.
        Depuis les années 70 l’armée française conventionnel est à la dérive*.
        Seulement maintenant,… elle (enfin)coule !!!

        * Au contraire de la dominante nucléaire, qui elle a toujours était chouchoutée.

      • ROSSEL

        L’efficacité opérationnelle de nos troupes est reconnue par les états-majors des armées étrangères qui côtoient la nôtre. Si les unités photogéniques que vous évoquez n’ont pas volé les louanges dont elles sont l’objet, d’autres bien moins médiatiques sont tout aussi efficaces. Depuis longtemps, nos armées (et en particulier l’Armée de Terre) pallient au manque de moyens par le système D et la débrouille ce qui rend leurs résultats encore plus méritoires. Notez aussi qu’aujourd’hui comme hier, avant de partir en OPEX les soldats achètent de leurs deniers certains matériels qui n’ont rien de superflu.

  • En espérant que l’armée française ne deviendra pas ce qu’est devenue l’armée ukrainienne.

    Pour les anglophones:
    Premiere partie :
    http://www.fort-russ.com/2017/01/exclusive-tell-all-from-behind.html

    2eme partie
    http://www.fort-russ.com/2017/01/exclusive-tell-all-from-behind_11.html

    Pour les autres : https://translate.google.com/translate?sl=en&tl=fr&js=y&prev=_t&hl=fr&ie=UTF-8&u=http%3A%2F%2Fwww.fort-russ.com%2F2017%2F01%2Fexclusive-tell-all-from-behind_11.html&edit-text=&act=url

    Conclusion de l’article
    « Dès le début, l’armée de l’Ukraine n’a pas été créé pour la victoire, mais pour la destruction mutuelle et l’éradication de tout le monde insatisfait avec le régime de Porochenko en Ukraine et Donbass. »

  • GG

    Rien de neuf, docteur. Avant ça s’appelait des enfants de troupe.

  • Kool

    En soi, l’idée n’est pas affreuse.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif
    Ce qui dérange, ce sont les missions passées et présentes pas très glorieuses (hum hum) que l’armée a du exécuter.http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_negative.gif

  • totoche

    Je ne lis même pas, c’est dans la même logique que les inititives aui visaient à apprendre les sports de combats à certaines populations qui tiennent à présent la drogue et la prostiution.
    Donnons leur aussi les clés de la défense nucléaire, c’est un des objectifs du qatar et l’arabie saoudite, avant on donnait des postes importants uniquement à des personnes qui avaient une famille réputé depuis des siècles pour leur honnêteté et les mplus rigoureux de ces familles étaient choisi et c’était loin d’être parfait.
    Maintenant c’est a n’importe qui, enfin non, sutout aux voyou… pire nos gosses à nous ne bénificieront pas de ces entrainements pour se défendre et sauver leur peau.

  • Bonjour,

    merci à tous! ♥♥♥

    Le tombeau des lucioles

    http://www.youtube.com/watch?v=d9oP3T7RLgg

    Putains de guerre

    C’est une loi de la guerre inavouable : partout où il y a des soldats,
    il y a une prostitution couverte, encadrée ou même érigée en système
    par les forces militaires en présence, qu’il s’agisse d’unités combattantes
    ou d’armées de la paix.

    En commençant cette enquête, cette traversée d’une histoire parallèle et honteuse,
    les auteurs du documentaire pensaient seulement retrouver
    les traces d’un folklore nauséabond où le bordel entretient encore des fantasmes.
    Un reste d’aventures coloniales et de drôles de gaietés de l’escadron,
    parce que, leur a-t-on répété « les hommes seront toujours des hommes ».
    Les soldats auraient donc un droit inaliénable à recourir
    à une prostitution organisée pour eux afin de préserver leur moral.

    Quoi qu’il en coûte aux femmes.

    Les réalisateurs pensaient pointer des dérapages,
    des bavures, des exceptions. Mais au fil de leur enquête,
    ils ont mis au jour un système implacable, inévitable,
    de 1945 à aujourd’hui. Un système souhaité par les armées,
    entretenu par les sociétés militaires privées,
    couvert par l’Otan et l’ONU. Ils ont mis en évidence les liens étroits
    -voire indissociables- entre les armées, leurs supplétifs et renforts,
    et la prostitution et les trafics sexuels.
    Que ce soit en Indochine, en Algérie, au Vietnam, en ex-Yougoslavie,
    en Irak, en Afghanistan, ou en Centrafrique,
    les contingents ne se sont pas contentés d’être de simples clients des prostituées,
    ils ont été les complices, souvent actifs, des proxénètes.

    http://www.senscritique.com/film/Putains_de_guerre/15666120/videos

    Débat – Pédophilie : l’école et l’église

    http://archive.org/details/CDansLAirDu05042016PEDOPHILIELECOLEETLEGLISE

    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_scratch.gif

    • ROSSEL

      Le couple formé par la putain et le soldat est vieux comme le monde. Immanquablement lorsque des troupes s’installent pour un certains temps la prostitution apparait. Pourtant le problème est bien moins simple que ne l’imaginent les moralistes. S’il n’est pas question de feindre ignorer que la confrontation de la misère ambiante côtoyant la virilité débordante de jeunes hommes plus ou moins argentés en est la cause principale, là n’est pas l’unique raison. Souvent les rapports dépassent le simple acte sexuel. Les « filles à soldats » qui ne sont pas toutes des prostituées ou bien même celles qui le sont participent d’un monde à part. Beaucoup d’entre elles sont plus militaristes que leurs clients. Les relations entre soldats et filles sont souvent complexes. Les situations et les acteurs diffèrent en fonction des lieux, du passé et de la culture des uns et des autres. Personne n’aimerait voir sa fille se prostituer et il n’est pas question pour moi d’enjoliver.

      • « (Pétrault James) – Jamais les petites putains vietnamiennes, au contraire, n’ont été aussi mignonnes.
        Elles sont innombrables. Tout juste sorties de la rizière, elles font l’amour avec une simplicité enchanteresse.
        C’est pour elles tellement moins dur que de repiquer, courbées en deux, les plants de riz ! Souvent,
        elles ont à peine 15 ans. Elles aussi bénéficient de l’élévation du niveau de vie. Sans la guerre,
        elles n’auraient pas pu venir en ville et trouver des clients. Avec elles, aussi sordide que soit le cadre,
        rien n’est dégradant. Elles sont comme une innocence. »

        Lucien Bodard, « l’enlisement ».

        « Enquête sur une femme morte :

        00:45:46 Le Restaurant ‘Florida’ : tous les jours Kathryn Bolkovac
        pouvait y voir garées les voitures ciblées ‘UN’, Nations Unies.

        Kathryn Bolkovac 00:46:11 [Kathryn Bolkovac] je suis allée au ‘Florida Bar’
        parce qu’une femme avait répétée ‘Florida, Florida‘ à maintes reprises dans mon bureau…[…]
        on a enfoncé la porte, à l’intérieur il y avait 2 jeunes filles sur des matelas,
        leurs vêtements étaient entassés dans des sacs poubelles et il y avait des ordures,
        des préservatifs. Les filles étaient incapables de parler,
        nous avons donc compris qu’il s’agissait d’une affaire de trafic humain.
        Ludmilla00:47:13 [Ludmilla] c’était très dur, je ne pouvais pas dormi,
        je travaillais 22 heures sur 24, et j’avais beaucoup de clients…100 parfois plus!

        00:47:36 ces trafics ne se limitent pas aux seules boîtes de nuits.
        Ça se passe vraiment partout. Et en dépensant un peu plus que le prix de la simple passe,
        le client a vraiment tous les droits.

        00:48:48 [Mara Radovanovic] certains d’entre-eux, pouvaient donner 3.000 Marks,
        pour acheter une femme et la garder chez eux, aussi longtemps qu’ils le souhaitaient.
        Martina Vanderberg00:48:03 [Martina Vanderberg] un homme, un américain, a reconnu
        qu’il était allé dans une maison de passe. La maison de passe se nommait ‘Harley Davidson’
        et là, il a acheté une femme, son contrat de travail, son passeport et 2 armes. Deux UZI.
        Quand la division d’enquêtes criminelles l’a interpellé, il a avoué.
        Il a finalement été renvoyé chez lui. Ce qui était illégal selon les contractuels,
        c’était de détenir des armes. Mais personne n’a fait attention
        au fait qu’il avait acheté une femme. Personne n’a fait attention
        au fait qu’il a acheté quelqu’un comme une marchandise.
        00:48:45 [David Lamb] ce sont des choses pour lesquelles,
        vous et moi, serions emprisonnés si nous les avions faites dans notre pays d’origine.
        Alors pourquoi n’est-ce pas un crime quand vous travaillez pour l’ONU?

        00:48:57 : alors qu’a-t-on fait des conclusions de David Lamb?
        Il était quand même l’enquêteur en chef de l’ONU en Bosnie.
        Quelles sanctions ont-été prises contre ces brebis galeuses?

        00:49:05 [Général Jacques-Paul Klein] les policiers de l’ONU viennent de 45 pays,
        ils ont des valeurs et des niveaux de professionnalismes complètement différents,
        mais ils sont tous dans la même mission.

        00:49:14 aucunes sanctions donc, car ‘ce serait compliqué’, nous dit-on,
        ‘de trop demander à des hommes qui consentent à maintenir la paix dans des situations délicates’.
        C’est finalement toujours la même histoire. On en revient au fameux soutien psychologique
        de la troupe qui justifiait les bordels militaires dans la France coloniale.
        Sauf que cette fois, question d’époque et de rentabilité,
        la mission de proxénète a été confiée à des sociétés militaires privées qui gèrent désormais l’intendance.
        On pourrait penser qu’en temps que principal représentant de l’ONU,
        on a autorité sur ces policiers et soldats en mission,
        sur ces employés de sociétés privées? Même pas!

        00:49:55 [Général Jacques-Paul Klein] sur les contractuels civils vous n’avez absolument aucuns contrôles.
        Ils ne travaillent pas pour vous. Ils travaillent pour une compagnie internationale.
        00:50:00 [Madeleine Rees] on a privatisé toutes les forces de sécurités, les militaires et la police de l’ONU,
        les gardes du corps des ambassades, les gardes du corps de la mission américaine en Afghanistan,
        tous les contrats ont été privatisés, et tout ça pour faire des profits!

        00:50:18 curieusement, bien d’avantage que les enquêtes qu’on s’emploie a étouffer,
        ce sont les accusations des proxénètes à l’encontre des policiers de l’ONU,
        des policiers qui les auraient ‘rackettés’ qui commence à faire du bruit.
        On s’en inquiète à New-York, car ce n’est pas la première fois
        que des représentants des Nations-Unies sont l’objet de soupçons et d’accusations.

        00:50:40 [Celhia de Lavarène] en Bosnie, on avait été appelé parce qu’il y avait 2 petites filles,
        c’était vraiment 2 petites filles, 13 et 14 ans, qui venaient d’être trouvés dans un bordel de Tuzla,
        et puis tout d’un coup il y en a une qui s’est caché sous la table,
        […] elle venait de voir 2 Pakistanais qui étaient des policiers onusiens,
        donc évidemment on a enquêté. Ces 2 pakistanais, ils avaient payés,
        ils étaient très bons clients, ils avaient payés une somme assez substantielle
        pour passer la nuit avec les 2 gamines, ils les ont torturés,
        elles ont dû avoir des relations sexuelles avec des animaux […]
        même moi quand j’ai entendu ça, j’ai vraiment eu envie de vomir.
        00:50:30 [Général Jacques-Paul Klein] si vous n’y mettez pas un terme immédiatement,
        cela ressemble à un cancer qui grandit et vous devez tout arrêtez très très vite.
        00:51:35 [Celhia de Lavarène] évidemment j’ai prévenu mon boss,
        Jacques Klein qui était absolument fou de rage,
        il a même pas eu le temps de réagir, ils sont partis, ils ont pas été punis, rien.
        00:51:49 [Général Jacques-Paul Klein] vous le savez, je suppose,
        les cultures diffèrent de part le monde, vous savez quelqu’un m’a répondu un jour :
        ‘eh bien la prostitution n’est pas illégale dans mon pays’

        00:52:00 ce n’est évidemment pas chose facile pour l’ONU de digérer une chose pareil
        ou de composer avec ça. Personne ne veut reconnaître qu’il y a un tel niveau de corruption,
        surtout sur des affaires aussi sensibles. Nous parlons de filles de 13,14 ou 15 ans
        qui ont été enlevées de leur pays d’origine,
        et l’idée que le personnel officiel de l’ONU pouvait être impliqué d’une façon ou d’une autre,
        et protégeait les bordels c’est vraiment inimaginable (uncautionable).

        00:52:29 [Kathryn Bolkovac] j’ai décidé qu’il y en avait assez
        parce que le département des affaires intérieures de l’ONU,
        n’enquêtait pas sur ces affaires. Jacques-Paul Klein n’avait aucun intérêt à enquêter sur ces affaires.

        00:52:40 Kathryn Bolkovac se retrouve bien seule sur le terrain,
        elle reçoit des menaces, elle sait qu’elle doit se méfier de tout le monde,
        elle ne dort même plus dans la maison qui a été louée pour sa mission

        00:52:51 [Mara Radovanovic] dès qu’elle a commencée à faire des révélations sur ces trafics,
        elle a été mise à l’écart. Je pense qu’elle a eu beaucoup de chance parce que aussi loin que je m’en souvienne,
        deux femmes policières de l’ONU au Kosovo, ont été assassinées parce qu’elles gênaient, Kathryn a eu de la chance.

        00:53:24 malgré les preuves accablantes qui s’accumulent sur les comportements de ses hommes,
        l’ONU persiste à ne rien faire mais se met d’accord avec l’employeur de Katryn pour se débarrasser d’elle.
        Katryn Bolkovac est licenciée. Elle ne cède pas,
        elle est bien décidée à dénoncer la collusion des sociétés militaires privées et de l’ONU.

        00:53:43 [Tania Domi] elle a fait son boulot d’enquêtrice sur les Droits de l’Homme,
        rapporter des informations sur les bordels à la connaissance des responsables de l’ONU
        et ça c’est terminé par un procès qu’elle a gagnée devant le Tribunal des Prud’hommes de Londres
        qui a considéré que son licenciement a été abusif et totalement illégal.
        Mais les faits sont que Jacques-Paul Klein savait et qu’il n’a rien fait.
        Et sa seul défense est de mettre en avant son opération ‘S.T.O.P’

        00:54:24 S.T.O.P pour Stop Trafficking Of People, ce programme a été conçu par Jacques-Paul Klein
        et mis en oeuvre par Celhia de Lavarène pour rétablir la réputation de l’ONU en Bosnie.

        00:54:36 [Celhia de Lavarène] quand l’ONU arrive quelque part, ça augmente, ça provoque,
        je ne sais pas le dire, il y a quelque chose qui se passe. On voit arriver tous ces types..
        et oui, il y a des exactions qui se commettent. C’est une des plus graves violations des droits de l’homme,
        je veux dire on parle d’esclavage et tout le monde se gargarise, à l’ONU il n’y a pas longtemps tout le monde était heureux,
        joyeux ‘oh l’esclavage aboli’, non c’est pas vrai. L’esclavage sexuel n’est pas aboli?
        Je ne parle pas de ces enfants qui naissent et dont on ne s’occupe plus après, alors là,
        on parle il y a des milliers d’enfants comme ça, qu’ont pas de père ou des pères de passage. »

        Source : Daech et l’origine de l’esclavage sexuel ou comment Daech imite l’occident

        http://www.alterinfo.net/Daech-et-l-origine-de-l-esclavage-sexuel-ou-comment-Daech-imite-l-occident_a120478.html

      • Société : Pédophilie féminine, l’ultime tabou.

        « Il faut prendre conscience que ça existe et que ça pourrit la vie des enfants qui l’on subi.
        On en parle quasiment jamais tellement l’idée heurte nos conceptions de la féminité et de la maternité.
        La parole a été ouverte aux femmes victimes de pédophilie masculine,
        mais les perversions féminines sont encore difficilement admises, y compris par la justice.
        J’ai hésité à poster cet article sur le blog, tellement ce tabou est puissant.
        Mais il faut le savoir, savoir que les victimes masculines comme les victimes féminines sont marquées à vie.
        Il y a des signes que l’on peut déceler chez un enfant victime et auxquels il faut prêter garde.
        Ils sont expliqués dans le documentaire. Un documentaire lourd, (interdit au moins de 12 ans) »

        http://lesbrindherbes.org/2016/09/05/societe-pedophilie-feminine-lultime-tabou/

  • Désinformation et falsification de la réalité : Syrie, un éditocrate seul au monde sur LCI

    http://www.legrandsoir.info/desinformation-et-falsification-de-la-realite-syrie-un-editocrate-seul-au-monde-sur-lci.html

    HARUN FAROCKI: FEU NEXTINGUIBLE – frensh subtitled

    http://www.youtube.com/watch?v=EF1F4EU4710

    Le Majordome – Bande Annonce VOSTFR

    http://www.youtube.com/watch?v=8JEc0BMYAVE

    <3 :*

  • « Cinq ans après, quelles sont les conséquences de la catastrophe nucléaire de Fukushima sur les humains,
    la faune et la flore? C’est l’une des questions
    que pose cette émission de la chaîne de télévision japonaise NTV (Nippon TV),
    diffusée le 13 mars 2016.

    Quels sont les effets sur les humains de l’irradiation à faible dose,
    à moins de 100 mSV? Pourquoi les opinions sont-elles divisées à ce propos parmi les spécialistes?
    Des scientifiques et d’anciens travailleurs du site de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi
    victimes de leur exposition à la radioactivité témoignent. »

    http://kna-blog.blogspot.fr/2016/12/humains-vs-irradiation-jusquou-la.html

    Sources :

    http://youtu.be/LJzaVvf2qbA
    http://www.ntv.co.jp/document/backnumber/archive/31171the-vs.html