Citizen Farm : 800kg de légumes et 400 poissons par an… sur 15m2 !

Amateurs de bio, bonjour! Comme beaucoup, vous êtes tentés par une nourriture plus saine, mais risquez d’être piégé par le « bio low cost » qui au final ne l’est pas tant que cela, sachez que l’Union Européenne nous prépare encore mieux, un piège qui réduira encore un peu plus le champs de nos possibilités pour le plus grand bonheur de certaines industries: le bio au rabais. Comme nous l’explique Reporterre dans un article: « Reporterre s’est procuré le projet de règlement sur l’agriculture biologique que l’Union européenne est sur le point de valider. Et révèle que l’obligation de contrôle annuel a disparu ! Ce qui met en cause le modèle même du bio« .

 

Pour comprendre l’importance d’un tel article, rien ne vaut un exemple concret fourni dans l’article: « Imaginons un viticulteur. La première année, lors de son contrôle, il fait tout bio. La deuxième année aussi, mais la suivante, les aléas de la nature l’obligent à recourir à des pratiques non autorisées par le règlement AB (agriculture biologique). Une non-conformité, même grave, ne sera donc détectée que deux ans après les faits. Trop tard pour retirer les produits du circuit. »

Les choix se réduisent donc un peu: soit tenter de trouver des producteurs fiables qui privilégient le bio, soit devenir nous-même si nous en avons les moyens producteurs, et pour cela nous avons besoin d’exemples. Bonne nouvelle, pour cela, nous avons un article très intéressant de Positivr sur une petite production en aquaponie de 152 mètres carrés dont la production est exemplaire:

Il existe mille alternatives à l’agriculture conventionnelle. Et toutes sont plus citizenfarm-aquaponie-foyer-herbergement-agriculture-3créatives les unes que les autres. Un exemple : l’aquaponie. En associant la pisciculture au maraichage, ce système écologique permet de créer des petites fermes très performantes en pleine ville. La prochaine voit d’ailleurs le jour à Reims, dans un foyer d’hébergement d’urgence. Présentations.

Toits Solid’Air est un foyer de Reims géré par l’Armée du Salut. C’est ici que Citizen Farm et le bailleur Plurial Novillia, en partenariat avec Action Logement, ont décidé d’implanter la première ferme urbaine du Grand Est.

 

Reposant sur le principe de l’aquaponie, cette ferme urbaine tiendra dans un container de 15m2 (soit l’équivalent d’une place de parking).

L’espace est réduit mais, pourtant, exploité par les résidents eux-mêmes, ce drôle de bâtiment devrait produire pas moins de 800kg de légumes par an… ainsi que 400 poissons ! Par quel miracle ? Explications.

 

Ce container est divisé en deux. Dans la partie basse, métallique, on retrouve deux bacs : le premier accueille des poissons et le second permet de récupérer les eaux de pluie.

Dans la partie haute est installée une serre vitrée non chauffée où sont cultivés fruits et légumes de manière totalement écologique puisque la terre se nourrit de l’eau de l’aquarium.

Source, suite et fin sur Positivr.fr

14 commentaires

  • dereco

    Sans contrôles souvent, le bio aura disparu, tué, car il est tellement facile d’asperger de pesticides à gogo en cachette !!!

    Le bio c’est d’abord du travail manuel intense et intelligent et si on le fait chez soi en prenant le temps nécessaire, on a un rendement proportionnel au travail effectué, en sachant ce qu’on y a mis.

    En robotisant on devrait diminuer le travail nécessaire.

    Mais en hiver on n’aura pas grand chose !!!

    • alba13

      Si quelqu’un dispose des plans pour cette ferme aquaponique, je suis preneur et motivé à en faire de même chez moi !

    • Graine de piaf Graine de piaf

      @ Dereco : comment pas grand chose ? et que fais-tu des conserves, de la congélation, du lacto fermenté ? toutes choses permettant d’engranger pour l’hiver à la belle saison !

      • Passetec Passetec

        Et de faire sécher au soleil des fruits et des légumes coupés pour pouvoir les conserver longtemps, en les mettant, une fois sec, dans des bocaux en verre, pour qu’ils ne se ré-humidifient pas.

      • dereco

        En hiver pas grand chose de frais de produit, à part la production d’été automne bien conservée pour l’hiver !!!

      • En hiver, tu peux avoir des poireaux, des choux (et il en existe pas mal de variétés), et si tu disposes d’une serre tu peux faire des salades toute l’année.

        En protégeant avec un film (style P17), tu peux maintenir tes betteraves pendant l’hiver, tout comme les navets, ou les rutabagas, etc…

        Bon, cela dépend « quand même » des hivers dans ta région.

        La problématique est différente à Aurillac et à Ajaccio… http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wink.gif

        A part ça, ce type d’installation est extrêmement intéressant.

        Surtout pour celles et ceux qui ne disposent que de peu de place.

        Après, pour arriver à de tels niveaux de production, faut être un très bon maraîcher, et y consacrer pas mal de temps.

        Sans parler de l’investissement matériel…

        Pas si évident, ni facile que ça.

        A suivre, en tout cas.

      • engel

        Oui oui,… c’est toujours merveilleux sur le papier et à court terme.Un peu comme une mécanique Ferrari.
        …C’est beau, c’est performant. Mais, faut-être un véritable expert pour les réglages et ça reste très fragile et pointu d’utilisation.

  • mim

    Pour ceux qui ont un peu plus les moyens financiers; il existe la serre dome bien isolée pour l’hiver que l’on pourrait adaptée à l’aquaponie puisqu’ils vendent dèjà une réseve d’eau intégrée. http://www.serre-dome.com/

    • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

      « Myfood », un site qui parle « partage de connaissances » et « open source » tout en ayant un tas de choses à commercialiser (BRF, installation de buttes de culture, serres connectée et kit aquaponique), alors qu’avec un peu de recherche sur le net et une âme de bricoleur il est possible de se construire un système à frais réduits et surtout adapté à nos propres conditions. De plus, je me répète, ne comptez pas produire la consommation annuelle en fruits et légumes d’une famille avec un système aquaponique, à moins d’opter pour un système professionnel et de posséder l’espace qui va avec. Concernant les fruits, essayez donc de faire pousser un pommier dans un bac d’aquaponie, hormis Murray Hallam et son papayer c’est plutôt mission impossible.

      A l’échelle d’un particulier l’aquaponie reste un passe-temps ludique, mais pas suffisant pour devenir autonome en fruits et légumes, par contre un système aquaponique de taille moyenne peut très bien venir en complément d’une exploitation maraîchère pour produire certains légumes durant la période hivernale tout en profitant également d’un élevage de poissons …

      M.G.