Le minimalisme: nouvel eldorado des gens heureux

La toute première étape lorsque l’on veut changer de vie, c’est de donner un nom à nos objectifs, histoire de bien définir le but pour lequel nous nous battons! Vous souhaitez quoi? Décroissance? Autonomie? Une meilleure vie ou santé? Quel que soit le changement souhaité, c’est en le nommant que l’on peut le rendre plus accessible. Mais il y a une étape à laquelle nous ne pensons que trop rarement: le minimalisme. Nous devons nous débarrasser de toutes les entraves qui nous empêchent d’atteindre nos buts, tout ce qui est inutile, qui prend la poussière, qui nous retient dans un passé qui n’a plus grand chose à voir avec le présent ni l’avenir que nous espérons. À nous de savoir nous débarrasser du superflu et de viser le minimalisme.

banierevivreavecmoinsSource de l’image: vivreavecmoins.com, site sur le minimalisme

Nous vivons dans une époque où consommer fait parti de l’ADN de notre société. Nous voulons toujours plus de choses qui ont pour la plupart d’entre elles une durée de vie quasi nulle. Combien de fois nous nous sommes surpris nous-même par un achat que nous contemplons chaque jour mais que nous n’utilisons jamais? Et cette même contemplation qui nous amène à nous questionner “Pourquoi j’ai acheté ça en fait ?”. Nous en oublions la raison d’être d’une chose et nous adoptons un comportement mécanique parfois compulsif face à des objets bien trop futiles et si coûteux.

1+1=Trop

Arrêtez-vous deux minutes, calculez le budget dépensé dans des choses dont vous ne vous servez pas ou plus lors des 6 derniers mois… Ça fait peur non? Et pensez maintenant à tout ce que vous auriez pu faire d’utile avec cet argent ?

Plus nous possédons d’objets moins nous avons de place, et plus nous réduisons notre propre espace de vie au profit de choses inertes. Pour parer à ça, nous cherchons à acheter des logements toujours plus grand pour permettre à cette accumulation d’y trouver sa place.

Graham Hill démontre, lors d’une conférence Tedx, que cette course au toujours plus entraîne :
-Plus de dettes: des crédits, des avances pour supporter cette fièvre acheteuse.

-Plus de stress: il va falloir trouver le budget, rembourser, ne pas casser, ne pas perdre, ne pas se les faire voler…

-Plus d’impact sur l’environnement: nous avons multiplié par 1,5 nos émissions de CO2 en seulement 40 ans.

Less is more

Il est facile d’imaginer le bien fondé d’une réduction de consommation tant au niveau personnel qu’à l’échelle du monde. Nous serons plus libre et surement plus heureux en nous focalisant sur des choses qui comptent vraiment plutôt qu’en se confiant dans nos objets sur lesquels nous ne comptons que très rarement.

G. Hill nous explique ensuite comment mettre en place trois approches essentielles pour faire ce changement de paradigme:

1- Etre impitoyable dans nos choix :
Il faut être capable de se séparer des choses dont nous ne nous servons plus, se couper de tout ce qui est superflu et savoir mettre fin au flot entrant continu que constitue nos achats compulsifs et irrationnels: “Serais-je plus heureux si j’achète çà ? Vraiment ?”.

2- Penser petit :
G. Hill explique qu’en réduisant de seulement 15m² la surface qu’il souhaitait acquérir pour un appartement à Manhattan, il a ainsi économisé plus de 200 000 dollars. Aux Etat-Unis, la surface habitable a été multiplié par 3 en 50 ans. Suffisant pour entreposer d’avantage non ? Paradoxalement, les zones de stockage ont explosé représentant un marché de 22 Milliards de dollars aujourd’hui.

3- Des achats multifonctionnels :
Nous aimons avoir des objets ayant une mission bien distinct les uns des autres. Cependant, il faut penser multifonctionnel pour parfaire ce changement de comportement. A la place d’acheter une tablette, un ordinateur, un kindle, une télé… Choisissez le format qui vous sera le plus utile et soyez impitoyable concernant les autres possibilités.

Si vous souhaitez plus de liberté, arrêtez d’acheter. Si vous souhaitez plus de temps, arrêtez de stocker autant.

Dans Le minimalisme comme chemin vers plus de liberté d’esprit, Vincent Baudry explique: “L’impact sentimental de certains de ces objets dont je n’aurai jamais songé me séparer quelques années auparavant a commencé à perdre en impact. A chaque fois que je vendais quelque chose je me sentais plus léger, plus libre.”

Il faut acheter des choses qui nous servirons des années, des objets dont nous sommes fiers et qui n’irons pas se rajouter à la longue liste des “Pourquoi j’avais acheté ce truc déjà?”.
Nous achetons trop souvent pour combler un vide, mais si peu pour faire un achat utile.. Nous achetons trop souvent pour nous racheter d’un comportement, mais si peu souvent pour créer de l’émotion chez les gens…

L’important n’est pas de vivre sans mais de vivre avec moins. Notre espace est pollué, engorgé, il étouffe. Notre esprit aussi. Adopter un style de vie minimaliste revient à sortir de la pensée unique, aller à contre courant de la société…vous verrez que parfois ça fait du bien.

Source: Medium.com

Le minimalisme est source de bienfaits, à nous de savoir en profiter, et pour cela, l’une des voies à suivre, c’est « le grand nettoyage »! Ce « grand nettoyage », c’est avant tout savoir se désencombrer, chose que nous avons trop tendance à oublier, voilà pourquoi un petit rappel sur le sujet est utile. Avis aux amateurs…

11 commentaires

  • Graine de piaf

    Se désencombrer ? ! plus facile à dire, écrire, qu’à faire !
    je n’achète rien, ce n’est donc pas ce « rien » qui m’encombre, mais, en déménageant récemment, je me suis rendu compte qu’il n’est pas facile de se débarrasser de certaines choses. J’ai cherché à donner – par exemple des coupons de tissus qui appartenaient à ma mère et sont fort beaux – réponse : les femmes ne cousent plus maintenant, alors personne n’en veut. Ils me sont donc restés sur les bras.
    Une quantité industrielle de draps (nous étions une grande famille et en plus j’ai hérité de ceux de ma mère, le tout en excellent état) pas moyen ni de les vendre ni de les donner, motif : les gens se servent de housses de couettes alors les draps… et tout à l’avenant !

    donc, pas moyen de donner, pas moyen de vendre, et je me refuse à jeter des choses qui peuvent largement servir, mais il faut croire que tout le monde est trop riche ! Résultat, j’ai trois grosses cantines pleines qui prennent de la place et dont le contenu ne sert à rien !

  • Le veilleur

    Pour ma part, j’ai toujours eu qu’une voiture break de babiole à trimbaler, c’est dur à croire mais c’est vrai, je refuse de trimbaler des meubles dans les déménagements, du coup je loue que des maisons déjà meublés, même si parfois les meubles laissent à désirer je fais en sorte de garder ceux qui me plaisent, pour les autres, le propriétaire les reprends ou les stockes ailleurs. L’avantage c’est que je peux déménager quand je le souhaite sans être retenue par de multiples choses matérielles qui m’enchainent.

    Pour moi l’avoir a toujours été synonyme de prison car cela empêche d’être libre, de plus l’avoir demande moins de temps pour les choses importantes car il faut gagner plus d’argent pour assouvir ses multiples « désirs » ou « vide » mais heureusement ce n’est pas mon cas car je me contente de peu et ce peu me satisfait pleinement. De plus en faisant ça, je sais que je ne participe pas à la destruction de la planète car ce qui tue notre terre c’est avant tout la surconsommation.

    Dés que je commence à me dire; ça je le mettrai un jour ou ça ça me servira bien plus tard et bien je le donne avant que ces choses inutiles s’accumulent et m’encombrent car je sais pertinemment que je ne m’en servirai jamais, avec des « si » et des « peut-être » on ne fait rien et d’ailleurs j’aime cette citation de Victor Hugo qui dit: « Qui n’est pas capable d’être pauvre n’est pas capable d’être libre », ça veut tout dire, non ?

  • yanomami

    Pour compléter, on peut lire l’art de la simplicité de Dominique Loreau (dommage qu’elle juge utile de ne s’adresser qu’aux femmes) ou l’art du rangement de Marie Kondo (bien que la fille soit un peu perchée).
    En ce moment, je désencombre et effectivement, je rejoins Graine de Piaf, vendre est bien difficile même à très bas prix. De même pour donner.
    Dommage, les draps m’auraient intéressée pour les faire peindre par mes enfants et les transformer en emballages réutilisables de cadeaux de noël.

  • Graine de piaf

    Après tout je me dis que ces draps pourraient bien servir un jour. je me souviens qu’au moment de la guerre, ma Mère avait presque tout emporté à la campagne, pensant que dans un trou perdu ses affaires seraient à l’abri alors qu’elle craignait les bombardements sur Paris. Or, les troupes d’occupations sont passées par le trou perdu, ont fracturé les portes et se sont servies des beaux draps brodés, découpés, pour cirer leurs bottes, comme elles ont laissé les portes ouvertes, des gens bien intentionnés sont passés par là, ont tout pillé ! le résultat a été que nous avons passé toute la guerre avec très peu de choses, obligés de mettre les vêtements sur les lits pour avoir chaud car les couvertures étaient parties à la campagne avec les draps et le reste.
    J’étais bien petite en 40 mais je me souviens de tout. Du froid surtout !
    Alors, avec ce qui se prépare, qui sait s’il est sage, réellement sage, de se défaire du surplus qui pourrait bien devenir du nécessaire…

    J’ai lu ces livres, mais je ne suis pas convaincue car ces dames sont loin d’être pauvres et pourraient le cas échéant racheter vite fait bien fait ce dont elles se sont débarrassées. Ce n’est pas le cas de tout le monde.

    Thierry tu oublies que les femmes ne cousent plus maintenant, alors un Kit !! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

  • boco

    20 ans après avoir supprimé la télé va falloir supprimer internet ;-)
    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_wacko.gif

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