10 similitudes troublantes entre le sucre, la malbouffe et les drogues dures

addiction-malbouffe

1. La malbouffe inonde le cerveau de dopamine

Nos cerveaux sont programmés pour pouloir adopter certains comportements.

La plupart du temps, ce sont des comportements qui sont importants pour notre survie … comme manger.

Lorsque nous mangeons, une hormone du cerveau appelée dopamine est libérée dans une zone du cerveau appelée système de récompense.

Nous interprétons ce signal de la dopamine comme « plaisir » et la programmation dans nos cerveaux change pour nous donner envie d’effectuer à nouveau ce comportement.

C’est l’une des façons dont le cerveau a évolué pour nous aider à naviguer dans notre environnement naturel, nous motivant pour faire des choses qui ont contribuées à la survie de notre espèce.

C’est donc une bonne chose … sans la dopamine, la vie serait bien triste.

Mais le problème, c’est que certaines choses modernes peuvent fonctionner comme « super-stimuli » – elles inondent notre cerveau avec la dopamine, beaucoup plus que ce à quoi nous n’avons jamais été exposés durant notre évolution.

Cela peut conduire au « détournement » de ces voies cérébrales par un signal intense de dopamine.

Un bon exemple illustratif est…la cocaïne…quand les consommateurs en prennent, elle inonde le cerveau avec la dopamine, et le cerveau modifie sa programmation pour vouloir reprendre de la cocaïne, encore et encore.

Les voies de la dopamine qui sont censées guider les gens vers la survie ont été repris par le nouveau stimulus, qui libère plus de dopamine et qui est un renforçateur de comportement beaucoup plus fort que tout ce qui existe dans le milieu naturel.

Mais voici où ça devient vraiment intéressant … le sucre et la malbouffe hautement transformée peuvent avoir le même effet que l’abus des drogues.

Ils fonctionnent également comme «super-stimuli» – ils inondent le cerveau avec beaucoup plus de dopamine que nous ce que nous aurions en mangeant de la vraie nourriture, comme une pomme ou un œuf.

De nombreuses études ont montré que c’est vrai. La malbouffe et le sucre inondent le système de récompense avec la dopamine, en particulier une zone du cerveau appelée le noyau accumbens, fortement impliqué dans le phénomène de dépendance.

Le sucre a également des effets sur les voies des opioïdes dans le cerveau, le même système « manipulé » par des drogues comme la morphine et l’héroïne.

Voilà pourquoi les aliments hautement transformés et chargés en sucre peuvent faire que les gens perdent (un peu) le contrôle de leur consommation. Les aliments transformés détournent les mêmes voies cérébrales que les drogues.

2. La malbouffe peut conduire à des envies puissantes

Les gens confondent souvent les envies avec la faim … mais ce n’est pas la même chose.

La faim est causée par différents signaux physiologiques complexes qui impliquent le besoin du corps à obtenir de l’énergie et des nutriments.

Cependant, les gens ont souvent des envies en dépit du fait d’avoir terminé un repas nutritif rassasiant.

En effet, les envies ne sont pas une question de satisfaction des besoins de votre corps pour l’énergie, à la place, c’est votre cerveau appelant à la « récompense. »

En d’autres termes, votre cerveau vous conduit vers ce signal dopamine/opioïde.

Avoir ce genre de besoins pour une nourriture très « alléchante », même lorsque le corps est nourri (et peut-être même trop bien nourri), n’est absolument pas naturel et n’a rien à voir avec la vraie faim.

Les envies de malbouffe sont en fait très similaires aux envies de drogue, de cigarettes et d’autres substances addictives. Les processus de dépendance et de pensée obsessionnelle sont identiques.

Conclusion : Les envie sont un symptôme commun entre la malbouffe et les drogues addictives, et ont très peu à voir avec la faim réelle.

3. Des études sur le cerveau réalisées grâce à l’imagerie ont montré que la malbouffe active les mêmes zones du cerveau que les drogues dures

Suivre l’activité dans le cerveau est difficile, mais pas impossible.

Les chercheurs utilisent souvent des dispositifs appelés IRM fonctionnelles pour détecter des changements dans la circulation sanguine dans des zones spécifiques du cerveau.

Parce que le flux sanguin est directement lié à l’activation des neurones, ils peuvent utiliser ces appareils pour mesurer quelles zones du cerveau sont en cours d’activation.

Utilisant de tels dispositifs, des études ont montré que les signaux de nourriture et de drogue activent les mêmes régions du cerveau, et que les mêmes zones sont activées lorsque les gens ont envie soit de malbouffe soit de drogue.

Conclusion : Les scientifiques ont utilisé les IRM fonctionnelles (IRMf) pour montrer que les mêmes régions du cerveau sont activées en réponse à des signaux et des envies de malbouffe ou de drogues.

4. Une tolérance aux effets « récompense » se développe

Lorsque le cerveau est inondé avec la dopamine, un mécanisme de protection en résulte.

Le cerveau commence à réduire le nombre de récepteurs de la dopamine dans le but de conserver un équilibre.

Le phénomène est appelé « régulation négative » et c’est la raison pour laquelle nous développons une tolérance.

C’est une caractéristique bien connue de l’abus des drogues. Les consommateurs ont besoin de doses de plus en plus élevées car le cerveau réduit le nombre de récepteurs.

Il existe certaines preuves que le même phénomène se passe pour la malbouffe. C’est la raison pour laquelle les dépendants alimentaires finissent parfois par manger des quantités énormes.

Cela implique aussi que les gens qui sont accros à la malbouffe ne vont pas nécessairement avoir plus de plaisir du fait de manger … parce que leur cerveau diminue les récepteurs de la dopamine en réponse à la sur-stimulation répétée.

La tolérance est l’une des caractéristiques de la dépendance. Elle est commune à toutes les drogues dures … et similaire à celle au sucre et à la malbouffe.

Conclusion : Quand le système de récompense du cerveau est à plusieurs reprises sur-stimulé, il répond en réduisant le nombre de récepteurs. Cela conduit à la tolérance, l’une des caractéristiques de la dépendance.

5. Beaucoup de personnes font des excès de malbouffe

Quand les dépendants deviennent tolérants aux effets d’une drogue, ils commencent à augmenter la dose.

Au lieu de 1 pilule, ils en prennent 2 … ou 10.

Parce qu’il y a désormais moins de récepteurs dans le cerveau, une dose plus importante est nécessaire pour atteindre le même effet.

C’est la raison pour laquelle certaines personnes font des excès de malbouffe.

La frénésie alimentaire est une caractéristique bien connue de la dépendance alimentaire, ainsi que d’autres troubles de l’alimentation dont les symptômes sont similaires à ceux de l’abus de drogues.

Conclusion : L’excès de nourriture est un symptôme courant de la dépendance alimentaire. Il est causé par la tolérance, ce qui donne au cerveau le besoin d’une dose plus importante pour atteindre le même effet.

6. Sensibilisation croisée : Les animaux de laboratoire peuvent passer de la drogue au sucre, et vice versa

La sensibilisation croisée est une caractéristique des substances addictives.

Elle implique d’être en mesure de « passer » facilement d’une dépendance à une autre.

Des études ont montré que les animaux de laboratoire qui sont devenus dépendants au sucre peuvent facilement passer à l’amphétamine ou la cocaïne.

C’est donc un autre argument fort pour affirmer que le sucre et la malbouffe en général constituent en fait une dépendance.

7. Les médicaments qui combattent la toxicomanie sont utilisés pour la perte de poids

Un autre argument en faveur de la nature addictive de la malbouffe est que les mêmes médicaments qui combattent la toxicomanie ont également tendance à aider les gens à perdre du poids.

Un bon exemple est le médicament « Contrave », qui a récemment obtenu l’approbation de la FDA comme médicament de perte de poids.

Ce médicament est en fait une combinaison de deux autres médicaments :

  • Bupropion :Aussi connu comme Wellbutrin, c’est un antidépresseur qui se révèle efficace contre la dépendance à la nicotine.
  • Naltrexone : C’est un médicament souvent utilisé pour traiter l’alcoolisme et la toxicomanie aux opiacés, notamment la morphine et l’héroïne.

Le fait que les mêmes types de médicaments peuvent aider les gens à manger moins de calories et perdre du poids implique qu’ils partagent certaines des mêmes voies biologiques que les stupéfiants.

Conclusion : Les médicaments qui sont utilisés pour lutter contre la toxicomanie comme le tabagisme, l’alcoolisme et la dépendance à l’héroïne, sont également efficaces pour la perte de poids. Cela indique que la nourriture affecte le cerveau de la même façon que ces drogues dures.

8. L’abstinence peut causer des symptômes de sevrage

Les symptômes de sevrage sont un autre élément clé de la dépendance.

Un exemple bien connu est le sevrage de caféine. Bien souvent, les personnes accros à la caféine ont des maux de tête, se sentent fatigués et deviennent irritables s’ils arrêtent le café pendant de longues périodes de temps.

Il existe certaines preuves que cela s’applique aussi bien à la malbouffe.

Les rats qui sont dépendants au sucre connaissent des symptômes de sevrage clairs lorsque le sucre est éliminé de leur alimentation, ou lorsque l’on leur administre un médicament qui bloque les effets du sucre dans le cerveau.

Ces symptômes comprennent le claquement des dents, le tremblement de tête et des pâtes avant, semblables aux symptômes de sevrage de la dépendance aux opiacés.

Conclusion : Il existe beaucoup de preuves chez les rats que l’arrêt de sucre et de malbouffe peut entraîner des symptômes de sevrage clairs.

9. La malbouffe est gravement nuisible à la santé physique

La malbouffe est malsaine … il n’y a pas de doute à ce sujet.

Elle est riche en ingrédients nocifs tels que le sucre, le blé raffiné et les huiles raffinées.

En même temps, elle contient de très faibles quantités d’ingrédients sains tels que les fibres, les protéines et les micronutriments.

La malbouffe pousse les gens à manger plus que de raison les ingrédients qu’elle contient (comme le sucre et les glucides raffinés). Ces ingrédients sont fortement liés à la maladie cardiaque, au syndrome métabolique et au diabète de type 2.

Cette information n’est pas controversée et c’est pratiquement une vérité générale. Tout le monde sait que la malbouffe est malsaine.

Mais même si les gens sont armés de cette connaissance, ils mangent toujours la malbouffe, en quantités excessives, tout en sachant mieux.

Cette situation est commune avec l’abus des drogues. Les drogués savent que les drogues leur causent des dommages physiques, mais ils les prennent de toute façon.

Conclusion : Il est de notoriété publique que la malbouffe est dangereuse, mais beaucoup de gens sont encore incapables de contrôler leur consommation.

10. Les symptômes de la dépendance alimentaire répondent aux critères médicaux officiels de la toxicomanie

Il n’y a pas de moyen facile pour mesurer la dépendance.

Il n’y a pas de test sanguin, d’alcootest ou de test d’urine qui puissent déterminer si quelqu’un est accro.

Au lieu de cela, le diagnostic est basé sur un ensemble de symptômes comportementaux.

L’ensemble des critères officiels utilisés par les professionnels de la santé est appelé DSM-V.

Si vous regardez leurs critères pour les troubles liés à l’usage d’une substance, vous pouvez voir la ressemblance avec de nombreux comportements alimentaires.

Par exemple …

  • être incapable de réduire la consommation même si vous le voulez,
  • les envies et besoins d’utiliser la substance
  • continuer à utiliser la substance en dépit des problèmes physiques (le gain de poids est un problème physique).

Tout cela vous semble familier ? Ce sont des symptômes classiques de la dépendance.

La vérité, c’est qu’il n’y a pas de différence fondamentale entre la dépendance alimentaire à la malbouffe et la toxicomanie. Il s’agit simplement d’une substance différente et les conséquences sociales ne sont pas aussi graves.

Ces articles pourraient aussi vous intéresser :

Si vous sentez que vous avez du mal à décrocher de la dépendance alimentaire à la malbouffe, n’hésitez pas à en parler à votre médecin, ou essayer les médecines douces, comme la sophrologie ou l’hypnose (consultez 5 choses que vous devriez savoir avant d’essayer l’hypnose sur hypnotiseurs.fr.

Source: magazinedelasante.fr

5 commentaires

Laisser un commentaire