Un mineur euthanasié pour la première fois en Belgique, considérez-vous cela comme acceptable?

Peut-on réellement accepter l’euthanasie pour un mineur si celui-ci n’a plus aucune chance de guérison et que sa vie n’est que souffrances? En Belgique ils ont considéré que oui, et n’ont pas hésité à sauter le pas, sans que nous ne sachions pour l’heure quel était l’âge de ce mineur.

Un débat sur l’euthanasie est une chose importante qui pourrait être lancé dans d’autres pays comme la France, à chacun de choisir sa vie mais également sa fin si celle-ci est un réel soulagement et qu’il n’y a pas d’autres issues, mais qu’en est-il pour un mineur? Et une question se pose également, à partir de quel âge un mineur peut-il être considéré comme étant euthanasiable?

Brussels,09/2003 Euthanasia Assisted suicide Physician-assisted suicide Medicine Medical corps Medics Paramedics End of life choices Death Right-to-die Terminally ill Exit Hemlock society Self-delivrance Mercy killing Law ful exit Final act Final exit Managing death Cardiogramme REPORTERS©Pascal Broze

Un mineur a pour la première fois été euthanasié en Belgique, rapporte Het Nieuwsblad samedi.

Cette possibilité existe légalement depuis le début 2014, mais personne n’y avait jamais eu recours jusqu’à présent. Le médecin ayant effectué cette première euthanasie sur un mineur a remis cette semaine un dossier à la Commission fédérale de contrôle et d’évaluation de l’euthanasie.

L’information a été confirmée par le président de la commission, le professeur Wim Distelmans. Il s’agit d’un dossier néerlandophone, mais aucune information n’a filtré sur l’âge du mineur, qui souffrait d’une maladie en phase terminale.
Selon M. Distelmans, ce cas de figure demeure exceptionnel et uniquement réservé aux cas désespérés. Le fait qu’il ait fallu attendre deux ans et demi pour qu’un premier cas soit rapporté en est la preuve. « Il n’y a heureusement que très peu d’enfants qui entrent en considération, mais cela ne signifie pas que nous devrions leur refuser le droit à une mort digne. »
La Belgique est le seul pays au monde où l’euthanasie est légalement possible pour les mineurs d’âge.Source: 7sur7.be

L’âge minimal pour une euthanasie en Belgique est de 12 ans comme le signale un article du journal Russia Today:

La Belgique est le seul pays au monde permettant l’euthanasie des mineurs de tous âges. Aux Pays-Bas voisins, cette pratique est possible pour les enfants âgés d’au moins 12 ans.

Entre 2003 et 2013, le nombre de patients euthanasiés en Belgique a augmenté de près de huit fois pour atteindre un nombre total de 8 752 cas, selon les dossiers du comité national de contrôle de l’euthanasie. Source: Russia Today

Certains ont déjà fait ce choix, et n’hésitent pas à en parler:

Dernière chose, cette demande doit-elle est réservée aux seuls personnes pour qui la médecine ne peut plus rien, ou ce choix peut-il être étendu à d’autres personnes qui en feraient la demande avec des raisons qui pourraient sembler justifiées, comme c’est le cas pour ?

14 commentaires

  • C’est un sujet qui fait froid dans le dos. D’autant plus lorsque cela touche une si jeune personne, franchement c’est délicat de prendre position sur un tel sujet auquel on est pas confronté de près.

    Akasha.

  • Pays-Bas : une jeune femme, victime d’abus sexuels a obtenu le droit de se faire euthanasier
    http://www.brujitafr.fr/2016/05/pays-bas-une-jeune-femme-victime-d-abus-sexuels-a-obtenu-le-droit-de-se-faire-euthanasier.html

    Aux Pays-Bas, une jeune femme de 20 ans a pu être euthanasiée, à sa demande, faite l’année dernière. Elle n’était pas en fin de vie mais avait été victime d’un viol.

    Abusée pendant une dizaine d’années, la jeune femme de 20 ans souffrait de stress post-traumatique, d’une sévère anorexie, de dépression et d’hallucinations.

    « Comment peut-on décider qu’il n’y a pas d’issues positives à une grave dépression ? »
    Pour certains, ce suicide assisté envoie le dangereux message, à toutes les victimes d’agressions sexuelles, qu’une issue possible est la mort…..

  • (article de 2013)
    BELGIQUE : Euthanasié après une opération de changement de sexe :
    Ce Belge de 44 ans a demandé à être euthanasié après une opération de changement de sexe qui a échoué. Son médecin a estimé que ses souffrances psychiques étaient devenues « insupportables ».
    http://www.brujitafr.fr/article-belgique-euthanasie-apres-une-operation-de-changement-de-sexe-120364474.html

    Le débat sur l’euthanasie n’est pas clos puisque le parlement belge doit examiner son extension aux mineurs « capables de discernement » et aux adultes souffrant de démence de type Alzheimer ou vasculaire grave. La grande majorité des Belges approuvent ces évolutions……………………..

  • clegiru

    Il faut distinguer euthanasie qui est une fin de vie plus rapide que la maladie physique incurable abrégeant des douleurs insupportables et suicide assisté en cas de souffrance psychique. Sachant que la plupart du temps, dans le deuxième cas, on a la possibilité de se passer d’assistance en assumant pleinement sa décision et son geste. Pas de jugement sur un sujet aussi grave, mais si on peut éviter la confusion, c’est déjà un pas vers la compréhension de ces situations exceptionnelles.

  • Perso, je suis pour mais uniquement dans des cas désespérés, ce qui semble être le cas:

    « L’enfant ou adolescent doit prendre l’initiative de la demande, étudiée par une équipe médicale. Les parents ont également l’obligation de donner leur consentement. Il faut qu’un psychologue ait reconnu la capacité de discernement du mineur. D’autres conditions sont requises, comme la nécessité de faire face à des souffrances physiques insupportables et inapaisables et se « trouver dans une situation médicale sans issue entraînant le décès à brève échéance ». »

    http://www.francesoir.fr/societe-faits-divers/un-mineur-euthanasie-en-belgique-pour-la-premiere-fois

    Le pire étant de souffrir beaucoup pour un enfant dont la vie doit s’achever « à brève échéance ». Cela peut paraître choquant de mettre fin à la vie d’un enfant (et ça l’est) mais si cela peut stopper des douleurs insupportables et une vie sans futur, alors oui, ça vaut le coup pour l’enfant. Bien sur, il faut être sûr qu’il n’y ait rien qui puisse aider l’enfant, ça c’est une autre histoire.

    Pour le coup, on ne sait pas ce qu’avait le mineur (maladie incurable…). Pour info, il avait 17 ans.

    http://www.lapresse.ca/international/europe/201609/17/01-5021585-premiere-euthanasie-dun-mineur-en-belgique.php

    Aux Pays-Bas, ils ont déjà euthanasié un enfant de 12 ans, c’est chaud quand même. Pour les autres cas, je suis contre, même si c’est des maladies incurables. L’important c’est d’éviter les souffrances à mon avis.

  • Planete bleu Planete bleu

    Les questions serait plutôt: Doit-on laisser souffrir jusqu’au bout quelqu’un parce qu’il est mineur? Est-il moral et éthique de laisser souffrir quelqu’un jusqu’au bout parce que la société et la religion l’impose? La mort est un tabou dans nos sociétés modernes, parce que la mort fait peur à beaucoup gens, alors quand le moment approche il ne la vive pas sereinement, de plus ont admet pas qu’un jeune puisse mourir, alors qu’on peut mourir à tout âge. C’est pour ça que dans les hôpitaux il y a plus d’acharnement thérapeutique sur les jeunes. Ce qui me sidère c’est que dans nos sociétés sa pose un problème d’aider à partir quelqu’un pour lui éviter la souffrance mais pas pour aller tuer femme, enfant et homme pendant les guerres avec la bénédictions de nos sociétés et des religions, ni quand on euthanasie un animal

  • Nez

    Pour moi il faut toujours être pour la vie, c est à dire soigner, accompagner mais humainement sans acharnement.
    Il est trop facile de juger la vie de l autre et d avoir une fausse compassion … car les sous entendus économiques arriveront très vite.
    Nous avons vu qu une partie de ceux qui nous gouvernent trouvent que ce serait mieux pour le monde si nous n existions pas (les Georgia Guidestones veulent que nous soyons 500.000 donc plus qu une décimation !)
    Chaque jour au nom du principe de précaution nous abattons des milliers d animaux (poulets, vaches, canards …) ou nous devons nous faire vacciner contre des maladies que nous n aurions sûrement pas ! … notre société est de plus en plus mortifère.
    À nous de retrouver le sens de la vie et de l accompagnement de notre prochain au lieu de l éliminer car c est beaucoup plus facile. C est un impératif, sinon le N.O.M pourra facilement vous manipuler pour arriver à l homme augmenté transhumaniste où vous et surtout vos enfants n aurons plus de place.

  • Comme le dit Planète Bleu, on euthanasie bien les animaux, sans leur demander leur avis, et en plus on trouve que c’est une aubaine de pouvoir le faire. Et c’en est une quand on voit un animal souffrir.

    Les enfants sont parfaitement lucides quant à leur maladie et leur souffrance. Je trouverais normal que, avec moult précaution, on prévoit l’euthanasie d’un jeune enfant s’il le demande et que sa maladie l’emmène vers une mort atroce.

    Dans le cas présent, s’il s’agit d’un jeune de 17 ans, je ne vois pas pourquoi à 17 ans on serait moins « mûr » qu’à 18, pour prendre une telle décision. Ce n’est pas une question de maturité, bien que la maladie fasse mûrir plus que bien d’autres épreuves.

    Et de toute façon, ces cas sont certainement très fréquents, mais pas médiatisés. Il y a un nom d’ailleurs, il m’échappe. Une simple méthode qui permet à quelqu’un de partir tranquillement, si son désir est d’arrêter là sa vie terrestre.

  • rouletabille rouletabille

    Laisser la politique décider qui dois vivre ou mourir ?
    VOUS PIGEZ ??????
    Vous avez vus ?
    j’ai pas mis de smiley .
    Pour biquette un petit sourire

  • Je m’imagine atteint d’un cancer incurable par exemple, incapable de m’occuper de moi-même, et prisonnier d’une bande de toubibs qui auraient décidé de me garder en vie aussi longtemps que possible en me gavant de cachetons et me maintenant sous assistance sans que je ne puisse rien faire pour l’empêcher. Vous diriez que c’est de la compassion ? J’appellerais ça de la torture.

    Je n’imagine pas de plus grande malédiction que de ne pas pouvoir s’éteindre lorsqu’on le souhaite. Parce qu’on imagine la mort à juste titre comme horrible quand on est en bonne santé. Mais lorsque la vie en arrive à être privée de tout espoir, et qu’il ne reste que la souffrance, alors elle devient une libération. La mort devient l’espoir ultime, le seul qui reste lorsque tous les autres ont disparu. Et empêcher quelqu’un dans cette situation de pouvoir concrétiser ce dernier espoir est probablement l’acte le plus cruel que l’on puisse commettre à l’encontre d’une personne.

    Aider une personne en détresse qui veut mourir parce qu’elle ne se rend pas compte qu’il reste de l’espoir, lui montrer qu’elle a encore un avenir, c’est bien. Mais lorsqu’il n’y a plus d’avenir possible, celui qui décide de s’opposer à la volonté de mourir de quelqu’un qui ne fera plus que souffrir et se déliter lentement se transforme en bourreau, en tortionnaire. Que ce soit au nom d’une religion de merde, d’une morale à la con ou de n’importe quoi d’autre, dans ce cas la, personne n’a le droit de décider de maintenir en vie de force une personne qui ne le souhaite pas. Ca devrait être considéré comme un crime parmi les plus abominables et odieux qu’on puisse commettre.

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