Présidentielle 2017: Marine veut faire l’économie du nom Le Pen, mais son père financera sa campagne…

On empêche les uns de parler, les autres de se financer et on nous rebat les oreilles avec la démocratie..

Jean-Marie Le Pen devrait financer une partie de la campagne de Marine Le Pen, à travers l’association Cotelec, alors qu’il ne parle plus à sa fille…

Photo d'illustration

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Un paradoxe pour le Front National. Malgré son exclusion du parti, Jean-Marie Le Pen va financer une partie de la campagne de Marine Le Pen, à travers l’association Cotelec, révélait Le Parisien lundi. Une information étonnante, lorsqu’on sait que le père et la fille ne se parlent plus depuis plus d’un an, et qu’ils se retrouveront au tribunal le 5 octobre. 

« Vous pouvez crier autant que vous voulez, mais au final, c’est toujours le banquier qui tient la bourse », ironise Nicolas Lebourg, historien spécialiste de l’extrême droite. « Ce paradoxe n’est pas nouveau. Lors des régionales de 2015, déjà, Jean-Marie Le Pen continuait de prêter des sous à tous les candidats frontistes qui lui avaient demandé via Cotelec », développe le spécialiste.

Au FN, on tente de noyer le poisson.

« Le financement du Front National ne regarde personne », s’agace Jean-Michel Dubois, trésorier de la prochaine campagne.

Il faut dire que ce rapprochement financier égratigne un peu le storytelling construit par Marine Le Pen depuis plusieurs semaines. La candidate frontiste semble en effet vouloir « délepenniser » au maximum sa future campagne. Finis, le logo du FN et sa flamme. Disparu, le nom même de Le Pen. Sur les affiches, mais également sur le site de l’intéressé, le nom de famille laisse place au seul prénom de Marine.

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L’aide du père banni prouve surtout les difficultés qu’à le FN pour financer sa future campagne. « C’est particulièrement inquiétant. […] Aucune banque française n’a voulu financer la campagne de Marine Le Pen, ce qui pose un gros problème de respect de la démocratie », a dénoncé Marion Maréchal Le Pen ce mardi sur France Info. D’après Mediapart, le parti frontiste chercherait 23 millions d’euros pour 2017, et étudierait désormais des pistes à l’étranger.

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