Ne pas voter pour Sarkozy et ses congénères en 2017: l’argument imparable

Tous les arguments sont valables pour inciter à ne pas voter pour les grands partis français, ni même pour certains petits comme le nouveau venu d’Emmanuel Macron. Dans la liste, nous pourrions citer la politisation de n’importe quel sujet aussi secondaire soit-il pour tenter de faire oublier les principaux scandales, le nombre d’élus condamnés avec casier judiciaire qui ont échappé à la prison, l’amnésie dès qu’il s’agit de sujet capitaux comme le TTIP, les mensonges à tout va même si ceux-ci sont flagrants, et bien plus….

Depuis des années, nombre de mouvements politiques vont dans le même sens: soumission à d’autres pays pour leurs milliards ou leur influence, obéissance à Bruxelles qui impose ses lois comme ce fut le cas avec la loi El Khomri, mise en place du traité transatlantique, accointances avec la finance, etc… Comme le dit l’expression: « qui ne dit mot consent », de ce fait, si un sujet capital n’est pas abordé par un intervenant politique, mieux vaut se tourner vers un autre qui ne vous prend pas autant pour un imbécile.

Et nous avons proche des élections présidentielles, tout le monde se bouscule au portillon et convoite le siège en cuir élyséen que nous ne pourrions pas nous payer même en économisant. Et dans le lot, nous avons « Sarkozy l’américain » qui nous avait jadis lancé en direct à la télévision en 2009 un message relativement menaçant: « Nous irons ensemble vers le nouvel ordre mondial, et personne, je dis bien personne, ne pourra s’y opposer« .

Mais cette vidéo n’est qu’un élément à charge contre un ex-président qui n’était pas là POUR la France, mais pour mettre en place un traité commercial hallucinant qui aurait mené le pays à sa destruction. Pour les retardataire, tout est expliqué ici, comment nier après cela?

Mais voilà, actuellement, cela parle de suspendre les négociations qui sont secrètes (vous en avez entendu parler au JT de 20 heure?), au mépris de toutes les populations européennes qui n’ont pas leur mot à dire, car l’ensemble des décisions profitent aux Etats-Unis uniquement qui vont pouvoir nous refourguer leurs pires produits sans véritables contreparties, ce que Nicolas Sarkozy ne voit pas d’un bon oeil, bien au contraire. Il souhaite la reprise des négociations en 2017 sur de nouvelles bases après les élections étasuniennes et allemandes. Mais même si les bases sont nouvelles, cela ne change pas que ce traité est dangereux et inacceptable!

La droite française réclame une reprise des négociations transatlantiques après la tenue des élections allemandes et américaines, mais surtout des présidentielles françaises qu’elle compte bien remporter.

La remise en  cause par le gouvernement français de la poursuite des négociations du TTIP n’est pas du goût des Républicains. Le parti dirigé par Nicolas Sarkozy a vertement critiqué la volte-face du gouvernement socialiste, qui a annoncé vouloir demander l’arrêt des négociations dès la prochaine réunion des ministres européens du Commerce en septembre.

>>Lire : La France envisage l’arrêt des négociations du TTIP

Pourtant, Les Républicains ont également réclamé un coup d’arrêt aux négociations transatlantique en proposant une reprise des discussions « sur de nouvelles bases » en 2017 après les élections en Allemagne, en France et aux États-Unis.

Mais surtout en proposant de redonner la main au président du Conseil plutôt qu’à la Commission européenne, en charge du doissier.

Responsabilité des négociations

Les Républicains ont également demandé une redistribution de la compétence de la négociation commerciale avec les États-Unis. Une proposition qui fait grincer des dents à Bruxelles, jusque dans les rangs du parti européen de centre-droit, le PPE, auquel appartiennent Les Républicains.

« Les négociations commerciales européennes doivent être conduites par la présidence de l’Union européenne, et pas uniquement par le seul commissaire au commerce » souligne le communiqué des Républicains.

Concrètement, cette proposition revient à proposer une renationalisation de la politique commerciale, qui est aujourd’hui sous la responsabilité de Bruxelles, selon l’article 207 du traité de Lisbonne.

« Je comprends que cette position est prise par Nicolas Sarkozy, ce n’est pas la mienne et ce n’est pas celle du PPE » explique le chef de file de la délégation française du PPE au parlement européen, Alain Lamassoure.

« C’est la Commission qui négocie sur la base d’un mandat politique qui lui a été donné. Le président du Conseil n’est pas en mesure de négocier quoi que ce soit, les traités européens ne le prévoient pas ! » explique l’eurodéputé.

« Lors des négociations avec le Canada, personne n’a jamais eu à se plaindre de la manière dont la Commission a mené les négociations » ajoute l’élu.

Élections en cascades

Autre propostion du principal parti d’opposaition français, celle de laisser passer les grands rendez-vous électoraux pour reprendre les discussions.

« Il convient, à la faveur des élections générales françaises et allemandes en 2017, de reprendre la négociation entre l’Union européenne et les États-Unis sur de nouvelles bases » affirme un communiqué des Républicains.

Les élections américaines qui se tiendront en novembre 2016 seront en effet suivies par les élections présidentielles françaises en avril et mai 2017 et des élections fédérales allemandes entre août et octobre 2017.

Pour les Républicains, cette vague électorale devrait ainsi permettre de « reprendre une négociation sur des bases équitables ». Mais surtout de reprendre les négociations après la fin du mandat de François Hollande, alors que les socialistes sont donnés perdants dans les sondages de l’élection.

>>Lire : Hollande prône pour l’instant le « non » au TTIP

Pour l’heure, l’appel du principal parti d’opposition en France n’est pas en ligne avec la position de ses partenaires européens. En effet, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, a affirmé que les négociations avec les États-Unis se poursuivaient.

En Allemagne, la poursuite des discussions pose question à Sigmar Gabriel, le chef de file du SPD et ministre de l’Économie, mais pas à la chancelière Angela Merkel, qui continue à soutenir publiquement le projet.

>>Lire : Sigmar Gabriel dénonce l’échec des négociations du TTIP

Du côté du Parlement européen, le groupe Parti populaire européen (PPE), auquel appartiennent Les Républicains, affiche toujours leur soutien à la poursuite des négociations avec les États-Unis.

« Bien sûr que les négociations sont difficiles, bien sûr que les Américains sont décidés à ne pas répondre favorablement à toutes nos demandes. Et nous faisons heureusement la même chose ! Demander l’arrêt des négociations, ce n’est pas du courage, mais du sabordage ! » a souligné de son côté le député européen PPE Franck Proust, après l’annonce du gouvernement français.

Source: Euractiv

 

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