L’Union Européenne veut désarmer la Suisse

Les non-élus de Bruxelles souhaitent désarmer les suisses? Bon courage, car la tâche s’annonce difficile puisque comme le signale un article du média Swissinfo.ch dans un article de 2013: « En Suisse, il y a des armes partout. Le pays serait le troisième au monde, après les Etats-Unis et le Yémen, pour la densité des armes à feu. Mais le compte reste incertain: toutes ne sont pas déclarées et le pays n’a pas encore de registre centralisé. » Le désarmement risque d’être quelque peu difficile, surtout qu’il n’est pas garanti que l’ensemble des possesseurs d’armes accepte de se laisser faire…

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L’Union européenne veut durcir sa législation sur les armes à feu. Les premières esquisses de la directive 91/477 ont poussé Simonetta Sommaruga à se rendre à la mi-juin à Bruxelles pour y plaider le droit suisse de garder l’arme de service à la maison.

Si cette dérogation est pour le moment acceptée, elle s’accompagne de nombreuses autres obligations, comme des tests psychologiques et médicaux, explique la Basler Zeitung dans son édition du 24 août.

Il s’agit en effet de prouver que les détenteurs d’armes ne représentent pas un danger pour la société et qu’ils doivent être encadrés. Y seront donc astreints les 133’000 membres de sociétés de tir mais également les chasseurs, les collectionneurs ou encore tous ceux qui possèdent des armes sans faire partie d’une société.

La loi anti-terroriste de l’Union Européenne oblige déjà les détenteurs d’armes à ce genre de tests tous les cinq ans.

La peur du référendum

La Suisse, qui est membre de l’espace Schengen, s’est engagée à appliquer automatiquement le droit européen. Berne va donc devoir adapter sa loi, qui pourrait faire l’objet d’un référendum. En cas de non, le vote pourrait avoir comme conséquence la fin des accords dits de Schengen-Dublin.

C’est pour éviter ce scénario catastrophe que les services de Simonetta Sommaruga se sont activés en juin à Bruxelles pour que l’arme de service soit exclue de la future directive. Les autres obligations devraient également faire grincer des dents en Suisse.

Tous les détenteurs d’armes devront participer activement à une société de tir officielle et prendre part à des concours chaque année. Outre les tests psychologiques et médicaux, ils devront décrocher des certificats de formation. Et toutes les armes seront enregistrées au niveau européen, pour autant qu’elles soient conformes à la pratique reconnue du tir sportif.

Le Fass 57 menacé

Les attentats terroristes qui ont secoué l’Europe ces dernières années expliquent ce durcissement de la législation mais l’Union européenne a dû reconnaître qu’aucun d’entre eux n’avait été commis par des armes achetées et détenues légalement.

La Suisse pourrait être obligée de détruire des centaines de milliers d’armes ou de les neutraliser. L’UE a dans son viseur les fusils avec des chargeurs de plus de 20 coups et pistolets avec des magasins de plus de 10 coups. Le fusil d’assaut 57 est particulièrement menacé avec son chargeur originel de 24 cartouches.

La directive est actuellement traitée par Bruxelles. Mais il est clair que si elle devait passer en l’état, quiconque n’effectue plus de service actif ou n’est pas membre d’une société de tir n’aura plus le droit de posséder une arme à feu. (nxp)

Source: La tribune de Genève

 

10 commentaires

  • kalon kalon

    Ces imbéciles s’inquiètent de la présence d’armes dans un pays qui n’a jamais connu de guerre mais en fournissent des milliers de tonnes dans les pays qu’ils s’amusent à déstabiliser !
    L’oisiveté est, décidément, la mère de tout les vices ! http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_unsure.gif

  • criminalita

    Ils ont peur de se faire flinguer les banquiers suisses ?
    J’ai bien l’impression qu’ils préparent une récession sans précédent.
    Avec le taux de suicide le plus élevé après le Japon je crois qu’ils ont peur de se faire descendre par une population excédée par cette invasion arabe et migratoire. Je parle de ces riches fortunés comme jamais vivant dans des super baraques aux abris atomiques et tout près de leurs banques.

  • clegiru

    Bruxelles aimerait que seuls ses chiens de garde aient accès aux armes.
    Pourtant pas entendu de nombreux faits divers sur des tueries et fusillades en Suisse…
    Le but ultime est la soumission des peuples désarmés.
    Ils se mettent gravement le doigt dans l’œil. L’histoire a prouvé que les opprimés savent trouver ou inventer des armes quand cela devient nécessaire à leur survie.

  • Ariane54

    Il faut savoir que les Suisses font 3 semaines de service militaire chaque année. Pour un Suisse, avoir son fusil à la maison, c’est la garantie qu’il puisse intervenir rapidement pour défendre sa nation. De plus, pour mettre à exécution la volonté de Bruxelles, cela signifie changer la constitution suisse. Autant vous dire que grâce au système de référendum, je souhaite bon courage à tout imbécile qui souhaite se suicider politiquement.
    La devise de l’armée suisse est « Sécurité et Liberté », c’est tout dire.

  • ErJiEff

    en quoi les Suisses seraient-ils concernés par une décision d’une l’Union Européenne dont ils ne sont pas ?

    • Ariane54

      La Suisse s’est trop engagée vis-à-vis de l’Europe (enfin, ses politiques vendus) si bien que maintenant, elle se voit dans l’obligation d’appliquer certaines législations européennes et les armes en font partie pour soi-disant lutter contre le terrorisme (en fait j’ai la nette impression qu’ils ont peur pour leur cul).

    • C est expliqué vite fait dans l article….

      A la fin je crois je lai pas lu en entier non plus

    • Pinpin

      Pfff… On ne peux pas poster que du youtube moins de 2 minq quand même… Un tout petit effort de lecture s’il vous plait….

      «  »La Suisse, qui est membre de l’espace Schengen, s’est engagée à appliquer automatiquement le droit européen. Berne va donc devoir adapter sa loi, qui pourrait faire l’objet d’un référendum. En cas de non, le vote pourrait avoir comme conséquence la fin des accords dits de Schengen-Dublin. » » »

  • Schtroumpf Schtroumpf

    Il faut savoir que notre ami Cazevide a fait son possible auprès de l’Europe, mais en douce, pour faire interdire et confisquer toutes les armes semi-automatiques classées en B7 de type fusil d’assaut (5,56, 7,62 x39, 5,45 soviétique…), détenues par les tireurs européens et donc français.

    Les associations de défenseurs des tireurs ont mis le paquet pour se déplacer à Bruxelles et expliquer la réalité aux eurodéputés, interpelés aussi par leurs administrés mécontents du projet de loi.

    Ce ne sont pas les armes des tireurs sportifs qui alimentent les terroristes, les eurodéputés l’ont compris malgré quelques anti-armes hargneux, et ceux-ci n’ont pas réussi à faire passer leur interdiction totale.

    Voici une partie du résultat du vote du 13 juillet à Bruxelles, après moult amendements :

    Les armes de catégorie B7 ne sont pas interdites (ils ne peuvent pas me piquer mon M16A1, nâ, j’y tiens…).

    Les armes d’épaule semi automatiques de toutes les catégorie B (soumises en France à autorisation préfectorale) passent en catégorie A (armes de guerre=>interdites) sous les conditions suivantes :

    7 a. Armes à feu semi-automatiques à percussion centrale ainsi que leurs dispositifs de chargement comprenant au moins une des caractéristiques suivantes :

    1. a) armes longues (c’est-à-dire les armes originellement prévues pour être épaulées) que l’on peut réduire à moins de 60 cm sans diminution de fonctionnalité par le biais d’une crosse pliante ou télescopique ;

    2. b) armes qui permettent de tirer plus de 21 coups sans recharger si un système d’alimentation de plus de 20coups est inclus dans l’arme ou y est inséré

    Toutefois pourront les conserver même si elles remplissent ces conditions les tireurs qui pratiquent la compétition avec, ou les réservistes (ça c’est pour nos amis suisses).

    Il reste encore des négociations entre les membres du parlement européen, la commission et le conseil européen.

    Et ensuite à voir comment cela sera décliné sur le plan législatif français, sachant qu’ils pourront en profiter pour limiter l’accès aux armes par les tireurs.

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