Etats-Unis: 1956 Vs 2016: 60 ans de déclin ?

L’article est intéressant et compare l’Amérique de 1956 à celle de 2016. En 60 ans, comment a-t-elle réellement évolué? Et ce qui est intéressant, c’est que le concept est transposable à l’ensemble des autres pays, et pas uniquement occidentaux, vous pouvez également le faire avec la Syrie, l’Égypte, l’Iran, la Russie et bien d’autres. Comment le monde a-t-il réellement évolué au final?

Once-Upon-A-Time-Facebook-300x300 La vie aux Etats-Unis est-elle meilleure aujourd’hui qu’elle ne l’était en 1956 ?

Bien sûr, beaucoup d’Américains en 2016 ne pourraient même pas imaginer un monde sans téléphones cellulaires, Facebook ou la télévision par câble, mais la vie était-elle vraiment si difficile à l’époque ? Il y a 60 ans, les familles passaient du temps sous leurs porches et les gens dînaient avec leurs voisins. Il y a 60 ans, les voitures étaient encore des voitures, le football était encore du football et cela signifiait encore quelque chose d’être un Américain.

Dans notre pays, aujourd’hui, on considère comme bizarre de saluer quelqu’un lorsqu’il marche dans la rue, et si une personne essaie d’être utile, c’est généralement parce qu’elle souhaite vous demander quelque chose en retour. Mais les choses étaient très différentes au milieu du siècle dernier. Les hommes aspiraient à devenir des messieurs et les femmes aspiraient à devenir des dames, et personne n’avait jamais entendu parlé de « bling »

(bijoux et accoutrement de certains rappeurs, mais aussi le style ostentatoire et excessif de leur mode de vie), de « sexting » (envoi de messages pornographiques textuels via SMS) ou du « twerking » (danse lors de laquelle une personne secoue les hanches et les fesses dans un mouvement de va-et-vient, faisant penser à l’acte sexuel). Bien sûr, la vie était loin d’être parfaite, mais les gens avaient des valeurs et essayaient de les respecter.

Alors, pourquoi les choses ont-elles si mal tourné ?

Est-ce que la vie en Amérique avait atteint un sommet à cette époque et n’a fait que décliner depuis ?

Avant de vous répondre sur cette question, je veux partager avec vous une liste qui compare ce qu’était la vie aux Etats-Unis en 1956 à celle d’aujourd’hui…

En 1956, John Wayne, Elvis Presley et Marilyn Monroe étaient quelques-unes des plus grandes stars du monde du divertissement.

En 2016, nos jeunes gens adulent des « stars » comme Miley Cyrus, Justin Bieber et Lady Gaga.

En 1956, les Américains regardaient la série télévisée I Love Lucy et l’émission de variétés The Ed Sullivan Show.

En 2016, les grandes chaînes de télévision nous offrent des spectacles trash tels que Mistresses et Lucifer.

En 1956, vous pouviez acheter un timbre pour une lettre prioritaire pour seulement 3 cents.

En 2016, ce même timbre vous coûtera 49 cents.
En 1956, mâcher un chewing-gum et bavarder en classe étaient les principaux problèmes de discipline que l’on pouvait rencontrer à l’école.

En 2016, de nombreuses écoles publiques sont équipées de détecteurs de métaux car la violence est devenue totalement incontrôlable.

En 1956, les enfants sortaient et jouaient dès qu’ils arrivaient de l’école.

En 2016, nos parcs et nos aires de jeux sont pratiquement vides et nous avons le taux d’obésité infantile le plus élevé au monde.

En 1956, lorsqu’un enfant s’écorchait le genou, ses parents le soignait aussitôt et il repartait jouer à l’extérieur.

En 2016, si un enfant s’écorche son genou, il peut se retrouver aux urgences.

En 1956, les parents démarrait l’alimentation solide lorsque leur enfant était encore un bébé ce qui correspondait à donner un petit bout de pizza.

En 2016, nous avons un « maternage excessif » qui préconise de s’occuper des enfants comme des bébés presque jusqu’à ce qu’ils atteignent la puberté.

En 1956, les gens se déplaçaient en voiture sans ceinture de sécurité et en vélo sans casque. Tous ces éléments étaient considérés comme des équipements optionnelles, et les sièges auto pour protéger les enfants n’existaient quasiment pas.

En 2016, des millions d’entre nous ont peur de quitter leurs maisons, peur que quelque chose puisse leur arriver, et si tel était le cas, les gens n’hésitent plus à aller en justice au moindre problème.
En 1956, de nombreux Américains laissaient régulièrement leurs voitures et leurs maisons sans pour autant verrouiller les portes.

En 2016, de nombreux Américains vivent avec des barreaux en acier à leurs fenêtres et les ventes d’armes à feu atteignent des niveaux records.

En 1956, environ 5 % des bébés américains naissaient hors mariage.

En 2016, plus de 40 % des bébés américains naissent hors mariage.

En 1956, un seul revenu pouvait subvenir aux besoins d’une famille de classe moyenne américaine.

En 201633% des Américains n’arrivent même plus à subvenir à leurs besoins élémentaires  et ce même si les deux parents travaillent dans la plupart des ménages.

En 1956, la redistribution des richesses créées par notre travail était considérée comme une idée communiste.

En 2016, le gouvernement fédéral redistribue systématiquement le fruit de notre travail et donc notre richesse, et deux communistes se battent pour l’investiture démocrate. Vous détestez les taxes ? Les Etats-Unis en sont les champions…

En 1956,  environ 2 millions de personnes vivaient à Detroit et c’était l’une des plus grandes villes au monde. En 2016, seulement 688.000 personnes environ vivent à Detroit et pour le reste du monde, cette ville n’est devenue que l’ombre d’elle-même.

En 1956, des millions d’Américains rêvaient de déménager sous le soleil de Californie.

En 2016, des millions d’Américains quittent la Californie et n’ont plus jamais l’intention d’y retourner.

En 1956, les chaînes de télévision n’auraient jamais diffusé un homme au lit avec une femme.

En 2016, la demande en pornographie est tellement gigantesque qu’il y a plus de 4 millions de sites Web porno sur Internet, et ils obtiennent plus de trafic que Netflix, Amazon et Twitter réunies.
En 1956, le peuple américain veineraient la Constitution des États-Unis.

En 2016, les  défenseurs de la « constitution » sont considérés comme de potentiels terroristes par le gouvernement américain.

En 1956, Le monde entier voulait venir aux États-Unis pour vivre « le rêve américain ».

En 2016, 48 % des adultes américains âgés de moins de 30 ans pensent que «le rêve américain n’existe plus». Allez lire l’article: Le « Rêve Américain » ?!, …. Les Américains eux-mêmes n’y croient plus !

En 1956, l’Amérique était riche et prêtait plus d’argent que n’importe quel autre pays dans le monde.

En 2016, l’Amérique est le pays le plus endetté au monde et doit plus d’argent que n’importe quelle autre nation.

Et il y a encore une chose que je voudrais partager avec vous avant de conclure cet article.

Voilà à quoi ressemblait  l’horizon  New Yorkais, le samedi 31 Mars 1956…

New-York-Skyline-31-March-1956Et voilà maintenant ce que l’on a pu voir affiché ces jours ci sur l’Empire State Building…

New-York-Skyline-Kali-600x711Pour ceux qui ne savent pas ce que c’est, eh bien, c’est une image de la déesse de la préservation, de la transformation et de la destruction dénommée Kali. Et le mois prochain, nous aurons la réplique grandeur nature de l’Arc de Triomphe de Palmyre, dynamité par Daesh en octobre dernier qui se tenait devant le temple de Baal à Palmyre, la Syrie est à l’honneur à Times Square .

Alors, vous en pensez quoi de cette comparaison ?

A votre avis, les Etats-Unis ont changé en bien ou en mal depuis 60 ans ?

Source: endoftheamericandreamLire les précédents articles de Michael Snyder

Via Business Bourse

 

10 commentaires

  • Grand marabout Grand marabout

    soue le coude,pour un topic:
    Les seuls à en être fermement convaincus sont les faucons de Washington, qui défendent avec véhémence des mesures destinées à enrayer ce déclin. Cette conviction que l’hégémonie américaine touche à sa fin n’est pas née de la vulnérabilité apparue au reste du monde le 11 septembre 2001. En fait, on assiste à un affaiblissement progressif des États-Unis en tant que puissance planétaire depuis les années 70, et la riposte américaine aux attentats terroristes n’a fait qu’accélérer cette tendance.

    Pour comprendre pourquoi la Pax americana est sur le déclin, il faut se pencher sur la géopolitique du XXe siècle, et plus particulièrement de ces trente dernières années.

    On aboutit à une conclusion aussi limpide qu’indéniable : les facteurs économiques, politiques et militaires qui ont contribué à l’hégémonie de l’Amérique sont ceux-là même qui provoqueront inexorablement son déclin prochain.
    http://classiques.uqac.ca/contemporains/WALLERSTEIN_Immanuel/declin_amerique/declin_texte.html

    “Si tu es prêt à sacrifier un peu de liberté pour te sentir en sécurité, tu ne mérites ni l’une ni l’autre.” jefferson

    • Grand marabout Grand marabout

      50 ans après : Pourquoi ont-ils tué Kennedy ?
      Elu au Congrès américain de 1959 à 1973, Neil Gallagher:
      Au cours des années 1950, Kennedy plaide pour libérer le tiers-monde de la pauvreté provoquée par les empires coloniaux anglais, français et hollandais.
      En 1957, lors d’un discours intitulé « l’impérialisme est l’ennemi de la liberté » , il appelle les Etats-Unis à soutenir les combattants algériens, et dénonce la politique d’Allen Dulles, alors directeur de la CIA, qui soutenait la politique coloniale française. En cela, il se retrouvera en parfait accord avec De Gaulle lorsque tous deux seront présidents…
      http://www.solidariteetprogres.org/documents-de-fond-7/politique/jfk50-Kennedy-10655.html
      Les années 60 regorgent d’assassinats : Patrice Lubumba en 1961, Enrico Matteï en 1962, JFK en 1963, Martin Luther King et Robert Kennedy en 1968.
      Il ne s’agissait pas d’événements isolés mais des reflets d’un changement de paradigme qui se confirma par la fin de Bretton Woods en 1971 et le retour des féodalités financières. Aujourd’hui nous nous trouvons au bord du précipice vers lequel ce changement nous a conduit.

      • Le dernier discours de Kennedy lui aurait été fatal la goutte d’eau en sommes. Quand on l’écoute bien on est en droit de se poser des questions :

        http://www.youtube.com/watch?v=kJuyLs-TKpA
        (version complète)

        Akasha.

      • ROSSEL

        Kennedy et toute sa famille ,en plus d’avoir sympathisé avec Hitler ,n’étaient qu’une bande de truands exempts de toute valeur morale. Les années de service dans l’US Navy de JFK ne furent qu’un passage obligé pour se refaire une virginité politique. La campagne de ce dernier ,véritable « Obama blanc » ,a donné lieu à un système de corruption sans précédent orchestré par le Père. Celui-ci ne s’en est d’ailleurs même pas caché. L’hypocrite discours tiers-mondiste et politiquement correct tenu par ce président bellâtre était le même que celui ayant cours chez Hillary. Quant au soutien apporté au FLN ,comme au Vietminh au moment des premières années de la guerre d’Indochine ,il n’avait bien entendu rien d’innocent. Derrière une façade humaniste et désintéressée ,l’objectif était de remplacer le colonialisme européen par l’hégémonie US. Hier comme aujourd’hui ces plans ont lamentablement foirés et les marionnettes ont échappé à leur créateur. Nixon était bien plus honnête mais moins sexy ce qui lui a valu d’être boudé par l’électorat féminin. Son éviction pour une peccadille (le Watergate) à la suite d’une campagne médiatique savamment orchestrée par les médias aux ordres du gros capital mondialiste ,dont les pseudos journalistes actuels ne sont que les descendants directs ,un complot bien monté.

  • Bobbafett84

    Un peu excessif et dénaturant certains points. Aujourd’hui, si l’on peu laisser une voiture ouverte devant chez soit, ou voir même les livreurs laisser des colis devant la porte sans que personne n’aient l’idée de le piqué, c’est parce que la société américaine a du appliqué un temps le politique du carreau cassé. Ne jamais laisser un crime, même mineur impunis. Transformant la société américaine en un état presque policier. De la police, partout, mais souvent pas dans les points chauds, les ghettos, parce que trop risqué pour leurs grades. L’américain moyen était en général un solide gaillard, presque l’héritier de ce que les colonies et la conquête de l’ouest avaient forgé, en patriotisme, en héros. Aujourd’hui, l’américain moyen a peur de tous. Du courant d’air, du grain de sable, d’une goutte d’eau tombant d’un toit sur sa tête. Il a peur de l’autre, fait preuve de tolérance, mais fait en sorte que l’autre, reste chez lui. Il a peur de manqué, alors il achète, même de l’inutile. Il regarde de loin son compatriote pauvre, SDF, Bubba, Redneck et compagnie, mais vraiment de loin…. L’américain, quant il voyage autrement que dans des circuits touristiques très encadrés, il s’aperçoit que son propre pays n’est en fait qu’une illusion, un show, un dérive ou les rêves peuvent encore existé pour ceux qui savent maîtriser les outils d’un système qui réussit a caché brillamment son déclin. L’américain, il s’achète parfois une conscience en allant à l’église tous les dimanches, pour y crié « halleluya », parce que pour lui c’est un moyen de se lavé de ses pêchés d’orgueil, de cupidité, d’ignorance, et ce croire appartenir a une communauté qui parfois à l’allure de croire qu’elle est prête a faire la charité, alors qu’en réalité, elle s’achète une vertu, pour oublié que la veille elle avait appelé la police pour faire évacuer un SDF qui n’avait plus que la peau sur les os, et sa médaille de vétéran du Vietnam dans sa poche, quant elle ne finit pas dans le caniveaux pour ceux qui ont servit en Irak ou en Afghanistan, qu’on a glorifié pour l’émotionnel et le culte du héro, mais qui c’est retrouver sans rien a son retour au civil. L’américain, il se réveille petit à petit de 40 ans de mensonges, de manipulation, de lobotomisation, d’arnaques et de traîtrise, le poussant a prendre comme argent comptant les paroles d’un Trump, plutot que de suivre une Hillary, adulé par les autres américains, ceux de la rente, du gain, du rendement, de la délocalisation, du placement, du dieu dollars. Les afro, hispaniques, asiatiques, indiens, pakistanais, ont s’en sert pour le dumping, quant on ne s’en sert pas pour montré du doigt la violence d’une société américaine qui dans certains endroits, n’a pas su ni voulu lutter contre un racisme primitif, une homophobie mal placée, ou une lutte de classe qui par effet boomerang, risque de donner de mauvaise surprise en Novembre.

  • Panurgie

    Haha la bonne tranche de rire que j’ai eu grâce a cet article.
    Merci de l’avoir relayé, Trump et Hilary tout deux communistes. Les naissances hors mariage, l’augmentation du timbre de 3c à 49, l’idéalisation totale des années 50.
    Je sais pas pourquoi mais ça sent le conspi américain religieux dans ce qu’il y a de pire cet article.

    Un comparatif 1956 et 2016 peut être intéressant mais il faudrait des années de travail, et un bouquin pour traiter un pan spécifique de la société. Article versant dans le dramatisme d’une société qui serait perdu en faisant un tableau idyllique oubliant un paquet des éléments qui étaient très peu réjouissants à l’époque (ségregation, mensonge du gouv, misère, etc…)

    Le timbre étant en lui même l’exemple de l’ignorance crasse de l’auteure ne serait ce que n terme économique.
    Un parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire… Mais au moins ça m’a permit d’apprendre ce que pense une partie des américains et c’est déjà ça…

Laisser un commentaire