D’où vient le bonnet de Marianne ? …

Un peu de culture, ça vous dit?

Marianne est un des symboles de la République Française et incarne la République autant que le drapeau tricolore. Marianne représente la permanence des valeurs qui fondent l’attachement des citoyens à la République : Liberté, Égalité, Fraternité. Une Marianne est un buste de femme coiffée d’un bonnet phrygien. Dans cet article nous nous intéresserons à l’origine de ce bonnet.

Ce bonnet fut porté pour la première fois en France au café Le Procope qui était un lieu de rendez-vous des révolutionnaires. Il ressemble à celui que portaient les esclaves affranchis dans l’Empire romain, esclaves auxquels leur maître avait rendu la liberté et dont les fils devenaient des citoyens à part entière. Le bonnet phrygien était donc dès l’Antiquité déjà, un symbole de liberté.

Les plus anciens vestiges de ce bonnet appartiennent à Mithra, la divinité iranienne du Soleil, de l’amitié, du serment et des contrats. Le mithraïsme était la religion la plus répandue en Europe avant le christianisme.

Les statues de Mithra qui nous sont parvenues de cette époque représentent Mithra portant un bonnet phrygien et une cape flottante; il est agenouillé sur le taureau primordial avec un poignard dans la main droite et tirant la tête du taureau vers l’arrière avec l’autre main.

Durant la révolution française, les premiers bonnets phrygiens apparurent sur la tête des français, quelques mois après la prise de la Bastille. Ils étaient faits de tissu rouge, et s’accordaient aux vêtements rayés des plus fervents révolutionnaires, les sans-culottes.

Il semblerait qu’un bonnet pratiquement identique coiffait les marins et les galériens de la Méditerranée, et il est possible que les révolutionnaires venus du Midi les aient amenés à Paris. Porter le bonnet phrygien était en effet une façon d’afficher son patriotisme.

Ce bonnet fut également l’un des traits marquants du 20 Juin 1792, jour historique qui vit le peuple envahir les Tuileries. La foule en colère parvint à atteindre le roi lui-même, et un officier municipal nommé Mouchet tendit au monarque un bonnet phrygien au bout d’une pique.
Le roi, sidéré, ne savait comment réagir. Il s’empara du bonnet, et le posa sur sa tête. Le geste apaisa quelque peu la hargne des assaillants.

Mithra, habillé à la perse et portant le bonnet phrygien, sacrifie le taureau primordial. Du corps du taureau naquirent les plantes et les animaux bénéfiques à l’homme, malgré l’opposition du Serpent et du Scorpion, agents du Mal.

Par ailleurs, le bonnet de Libertas, la déesse romaine de la liberté, était lepilleus, un bonnet rond ordinaire en feutre. Sur les anciennes représentations de Libertas, en particulier sur la monnaie impériale romaine, celle-ci tient un pilleus dans une main, et souvent une baguette (vindicta) de l’autre. Libertas ne porte cependant jamais le pilleus, et n’est pas associée au bonnet phrygien.

Après avoir assassiné Jules César (44 av. J.-C.), les conspirateurs ont défilé dans les rues en arborant un bonnet phrygien au bout d’une pique. L’idée d’utiliser dans l’art un bonnet sur une pique pour représenter la liberté apparaît vers 1570 aux Pays-Bas dans les œuvres iconographiques.

Mais le bonnet n’a aucune forme particulière et se conforme souvent à la coutume locale ; il ne ressemble donc ni au pilleus ni au bonnet phrygien. Cette tradition iconographique se développe dans divers pays d’Europe et devient une source d’inspiration pour les artistes américains au cours de la lutte pour l’indépendance.

Le retour au bonnet phrygien, dans sa forme classique, à pointe recourbée, se fait clairement en France aux alentours de 1790. Sous l’influence des Jacobins, le bonnet rouge devient un emblème important de la révolution. Les révolutionnaires américains aussi empruntent le bonnet de la liberté aux Français, mais seulement une vingtaine d’années après la déclaration d’indépendance.

Sous la 1re République (1792-1804), des personnages féminins, portant les valeurs de la liberté et de la révolution, sont représentés par l’intermédiaire de tableaux ou de sculptures. Ils sont parfois accompagnés de piques ornées du bonnet phrygien.

Un décret de 1792 stipule que « le sceau de l’état serait changé et porterait pour type la France sous les traits d’une femme vêtue à l’Antique, debout, tenant de la main droite une pique surmontée du bonnet phrygien, ou bonnet de la liberté, la gauche appuyée sur un faisceau d’armes, à ses pieds un gouvernail ». On rencontre également à ses pieds les tables de la Loi et la Déclaration des Droits de l’Homme présentées au monde.

Le nom de Marianne semble provenir de Marie-Anne, très populaire au 19esiècle. Les contre-révolutionnaires appelaient ainsi de manière péjorative la République. Or les révolutionnaires l’ont adopté pour symboliser le changement de régime.

…/…

Lire la passionnante suite

Source Le-Savoir-Perdu-des-Anciens

14 commentaires

  • Daniel Dupond Daniel Dupond

    Merci pour toutes ces informations, c’est en effet bien intéressant. http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_good.gif

    Dany

  • D’où vient le bonnet de Marianne ? …

    De chez H&M ! (rires).

    Orné

  • Chez les Franc-maçons le bonnet phrygien représente l’égalité. le fait que le bonnet phrygien refait brusquement sa réapparition durant la révolution française et un signe de plus qui montre que la franc-maçonnerie et l’instigateur de la révolution on le retrouve sur la déclaration des droits de l’homme et du citoyen avec d’autres symboles comme l’œil omniscient.

    Voici un article pour développer tout ça :

    – Le rôle de la franc-maçonnerie dans les mouvements révolutionnaires français
    http://tpe-franc-maconnerie.over-blog.fr/article-introduction-45810612.html

    Orné

  • ROY

    « …Marianne est un des symboles de la République Française et incarne la République autant que le drapeau tricolore… »

    Sous le « régime Sarkozy » (1) les timbres courants qui représentaient notre Marianne ont vue leur cocarde tricolore remplacée par une étoile ???
    Tout un symbole, et c’est ce même personnage qui voulait modifier les paroles de notre Marseillaise ! C’est aussi l’hymne de l’Europe (2) qui s’est trouvé menacé (ceci écrit en passant), les actions ne se sont pas arrêtées bien évidemment et il a même voulu supprimer les juges d’instructions c’est peu écrire quant à la volonté de ce Monsieur qui ose encore parler en toute impunité aux français et aux françaises.
    Heureusement (pour les nantis) il y a eu un remplaçant qui lui a promis si il était Président bien des choses (« chose promise, chose due » dit-on…) un beau parleur, une belle équipe, tout autant, constituée pour la cause, pour cette cause qui ressemble de plus en plus à celle des mafiosos.
    Nous avons la loi santé, nous avons maintenant la loi travail, et dans cet environnement sur fond d’état d’urgence (qui arrange bien ceux qui veulent casser les mouvements sociaux…) les actions liberticides se banalisent au point de se demander si des listes ne sont pas constituées pour prochainement envoyer dans des trains les réfractaires au pillage de notre patrimoine, à la casse de nos droits et acquis, à l’exploitation de plus en plus légalisée de la masse laborieuse (l’homme est un loup pour l’homme, mais là je crains que nous allons vers un rétro-progrès et là il ne faut pas s’étonner des conséquences, des effets secondaires, certains en tireront des profits juteux, car ce sont les nombres qui ont depuis longtemps remplacés les mots, et c’est bien là la source de bien de nos maux.
    Pour cette raison il est temps de s’attaquer aux causes de ces maux au nom de l’intérêt général qui doit primer sur celui des manipulateurs en tout genre.

    1) Régime minceur par excellence pour les plus pauvres mais ô combien copieux pour les plus riches et particulièrement ceux… d’Outre atlantique et d’ailleurs… ne nous voilons pas la face il y a des traîtres impunis dans notre pays et qui continuent à tromper les citoyens et citoyennes et piller les biens communs sous divers prétextes.
    La révolution sera d’autant plus forte qu’elle est silencieuse en ce moment… le peuple opprimé, malmené, dilapidé (et j’en passe) depuis des décennies, depuis en fait POMPIDOUX, GISGARD D’ESTAING et Cie, ne s’en laissera pas compter plus encore, ce n’est qu’une question de temps.

    2) Dont l’originalité est que cet hymne a ni titre, ni paroles… rassurez-vous bien que modifiées les notes de musique existent encore à ce jour.

  • Et d’ou vient la statue de la liberté? Construite par un franc-maçon, elle représente ISIS (autre représentation de Lucifer, le porteur de lumière). Quand on voit cette autre représentation de Marianne à Jonzac en mode « porteuse de lumière », on comprend vite la référence à la Statue de la liberté:

    Les codes cachés des Illuminati dans la statue de la Liberté

    http://fawkes-news.blogspot.fr/2014/11/les-codes-caches-des-illuminati-dans-la_29.html

    Marianne et la statue de la liberté représentent la même chose et sont toutes deux des symboles franc-maçonniques.

Laisser un commentaire