Les normes alimentaires posent problème aux négociations du TTIP, en clair, de la nourriture encore plus immonde va-t-elle nous être vendue en commerce??

L’alimentation en général n’est pas toujours des plus acceptables dans les rayons des magasins, car pour certains produits, il peut y avoir saturation en pesticides, en sel, en sucres raffinés, en huile de palme, en acides gras trans, en colorants, conservateurs, exhausteurs de goûts, en traces médicamenteuses, en additifs divers et variés, irradiation massive et cancérigène (reportage à voir absolument)… Bien évidemment, nous ne sommes pas obligés de consommer ces produits, mais nombre de personnes vont à la facilité et achètent ces aliments soit par manque de moyens soit par manque d’informations, soit tout simplement par dépit.

tafta-datagueuleAvec le traité transatlantique (article incontournable sur le sujet), l’ensemble des normes risquent de sauter, les Etats-Unis souhaitent que l’ensemble des normes européennes s’alignent sur les normes étasuniennes et non l’inverse, de plus, avec les tribunaux d’arbitrage, un pays pourra être attaqué devant un tribunal privé si jamais il empêche la vente d’un produit aussi dangereux soit-il, seul le profit compte, et pour l’heure, jamais un pays n’a réussi à gagner devant ces tribunaux.

Voilà pourquoi nous pourrons finir par avoir de la viande rincée à la javel, des animaux bien plus saturés en hormones de croissance et en médicaments, des poulets contaminés aux bactéries dangereuses, ainsi que bien d’autres horreurs que jusqu’à présent l’UE n’avait pas osé accepté, normes de sécurités obliges… Et c’est bien cette différence de normes qui représente un petit blocage au niveau du TAFTA…

Les différences abyssales des normes alimentaires sont en train de noyer les négociations commerciales entre les États-Unis et l’Union européenne.  Un article d’EurActiv Espagne.

Depuis 2013, les États-Unis et l’UE tentent de donner vie à ce qui pourrait être le plus grand accord commercial du monde. Pourtant, à ce jour, le partenariat transatlantique pour le commerce et l’investissement (TTIP) est embourbé.

Un des principaux écueils auquel se heurte le TTIP est le chapitre dédié aux mesures phytosanitaires, estime Brian Kilgallen, qui fait partie des négociateurs de la Commission européenne.

Lors d’une rencontre récente à l’Organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), il a soutenu que l’accord augmenterait le commerce avec le reste du monde et « encouragerait d’autres pays à adopter des normes similaires ».

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Le représentant de la Commission a réfuté l’idée selon laquelle le TTIP provoquerait un affaiblissement des normes de l’UE de sécurité alimentaire. Pour lui, le principe de précaution, selon lequel une politique ou une action peut-être abandonnée si elle nuit aux personnes ou à l’environnement ou s’il n’y a pas de consensus scientifique, n’est pas menacé.

Cette approche, employée par de nombreux pays importateurs d’aliments face aux menaces inattendues ou à la pression de l’opinion publique, contraste avec l’exigence américaine dans gestion des risques à partir de preuves scientifiques.

La disparité des principes s’observe sur des questions comme l’utilisation des pesticides, des hormones, des antibiotiques dans la production animale, les produits transgéniques, l’étiquetage des aliments, y compris les appellations d’origine.

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Brian Kilgallen a rappelé que les organismes génétiquement modifiés (OGM) étaient exclus des discussions, lors desquelles « on ne négocie pas les différentes normes ».

Il a affirmé que la Commission faisait pression pour atteindre un niveau de transparence « équitable » lors des contrôles et avoir des procédures d’importation équivalentes. Il a mis l’accent sur le bien-être animal et la résistance antimicrobienne, entre autres.

L’exécutif plaide pour une régionalisation de la prévention des infections, a-t-il expliqué, faisant référence à cet instrument qui vise à isoler les zones touchées par une épidémie pour ne pas que tout le commerce avec l’UE soit interrompu par peur de contagion.

Pour Juergen Knirsh, coordinateur pour le commerce, chez Greenpeace, l’UE « veut clairement se débarrasser des normes européennes en soutenant que ces dernières ne s’appuient pas sur la science ».

C’est ce qui ressort des documents classifiés des négociations consultés par l’ONG le mois dernier, qui révèlent les pressions exercées par les États-Unis pour que l’UE s’adapte à ses demandes.

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Vu comment sont négociés les chapitres, Juergen Knirsh estime qu’arrivera un moment lors duquel les négociateurs devront donner la priorité à certaines questions. À ce moment-là, la protection des consommateurs et de l’environnement risque d’être la grande perdante.

« Le TTIP est plus dangereux [que d’autres accords] car il englobe presque tous les sujets, sauf les services culturels et audiovisuels », a soutenu Juergen Knirsh.

Source et suite sur Euractiv.fr

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