Le recours aux travailleurs détachés a explosé en France en 2015

Comment lutter contre le chômage alors que le nombre de travailleurs détachés explose dans le pays? De la main d’oeuvre à bas prix qui pourrait l’être au final encore moins avec l’arrivée des migrants comme nous l’avons déjà expliqué ici, car c’est bien le projet final, comme nous l’avions déjà expliqué dans cet article. Vous aimez votre travail? Ne rêvez pas trop, il y a d’autres projets pour vous…

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Même le FMI a conseillé de ne pas payer trop cher les migrants qui arrivent, et certaines entreprises ont bien compris quelles économies peuvent être réalisées avec cette manne qui arrive en masse, comme c’est le cas avec Franprix qui a signé un partenariat avec l’association « France terre d’asile » pour favoriser l’emploi des réfugiés en Île-de-France, mais pas que, puisque d’autres entreprises également comptent bien embaucher « en fonction de la productivité » de ces nouveaux arrivants, en clair, s’ils acceptent cette nouvelle forme d’esclavage, ils ont un emploi! En Allemagne, c’est même mieux, les migrants ayant ayant un passeport (ou pas) pourront rejoindre les rangs de la police.

Mais pour l’instant, l’idée du migrant occupant un emploi n’est pas encore très bien acceptée, plutôt compréhensible avec les 6 millions de chômeurs dans le pays, dont beaucoup ne retrouveront jamais un travail, ce qu’estime le FMI qui avance les chiffres de 9 sur 10 qui resteront au chômage ab vitam eternam. Ce sont donc les travailleurs détachés qui sont utilisés, avec l’ensemble des dérives existantes dans le domaine, et celles-ci sont nombreuses.

Avec la directive « détachement des travailleurs », l’Europe a inventé la délocalisation près de chez soi. Un travailleur détaché, c’est un Européen qui vient exercer son métier en France. Les conditions ? Le patron doit lui payer un salaire français et prévoir de quoi le nourrir et le loger. L’avantage ? Les cotisations sociales sont payées dans le pays d’origine. En France, c’est 38% en moyenne de cotisations patronales, alors qu’en Roumanie, c’est 27%, au Portugal 23%, et en Pologne tout juste 18%… Ce « dumping social » est une aubaine totalement légale pour les employeurs.

Aujourd’hui, on compte officiellement 230 000 travailleurs détachés en France, 30 fois plus qu’il y a quinze ans. Et certains patrons n’hésitent pas à frauder ce système déjà avantageux : ils imposent des salaires au rabais et des horaires de forçat à cette main-d’œuvre docile, qui n’est parfois même pas déclarée. La perte sèche de cotisations pour le système de protection sociale est estimée à 400 millions d’euros. « Cash Investigation » dévoile les méthodes des entreprises pour casser le prix du travail.

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Ne vous y trompez pas, les économies se font toujours du même côté, les conséquences sur votre vie ne sont pas jugées importantes, bien au contraire… Bienvenue dans le monde du travail orsque celui-ci est décidé par la finance sans aucune retenue.

Un commentaire

  • Le veilleur

    Si 9 chômeurs sur 10 n’ont aucune chance de retrouver un emploi de quoi vont-ils vivre une fois en fin de droit ? du RSA ? pour ce qui est des migrants qui vont travailler pour une misère, je ne pense pas que ça marchera car n’oublions pas que la plupart sont arrivés ici pensant trouver l’Eldorado, or si maintenant on leur dit de travailler pour 500 euros par mois, la plupart préféreront repartir chez eux comme c’est déjà le cas ou préféreront vivre des aides sociales.

    Si le FMI et toute la clique de profiteur de l’UE pense avoir trouvé là des esclaves obéissant prêt à travailler pour des clous, ils rêvent ! les migrants ne sont pas des idiots et ils ne travailleront pas pour rien, de plus, qui va payer les impôts en Europe puisque les grosses entreprises en sont dépourvus pour la plupart et les petits salaires ne gagnent pas assez pour en payer. Je ne comprends toujours pas cette politique Européenne, il faudra un jour m’expliquer pourquoi ça n’a ni queue ni tête.

    Les travailleurs détachés qui viennent de Roumanie ou du Mexique pour travailler en Allemagne ou en France ont un gros avantage indéniable par rapport aux Européens car ils travaillent 4 mois chez nous, gagnent l’équivalent d’un an de salaire dans leur pays puis repartent vivre chez eux tranquillement les 8 mois restant.

    Qui en Europe peut vivre 1 an en travaillant 4 mois ? personne ! Pour ces étrangers, travailler en Europe représente une opportunité qu’aucun Européen ne peut se venter d’avoir, à moins de vivre dans un pays qui possède un coût de la vie très faible. Que les patrons profitent de ces travailleurs détachés est compréhensible, surtout lorsqu’on voit se qu’ils doivent payer en charges pour embaucher un Français. Je ne le dirais jamais assez, en France ce qui nous tue c’est le coût de la vie exorbitant mais surtout les charges sur les entreprises qu’aucun politique à ce jour ne veut changer.