Les 19 centrales nucléaires françaises en grève

Illustration/Centrale de Bugey
La CGT a annoncé que le personnel de l’ensemble des centrales nucléaires françaises avait voté la grève pour 24 heures à partir de mercredi 20 heures. Des coupures d’électricité sont à prévoir.

Après les carburants, l’électricité. C’est au tour d’une autre source d’énergie majeure d’être prise dans la spirale des mouvements sociaux. Les personnels des 19 centrales nucléaires françaises ont voté la grève pour jeudi, journée nationale d’action contre la loi Travail, a déclaré Marie-Claire Cailletaud, porte-parole de la fédération de l’énergie et des mines de la CGT. Le mouvement, qui devait débuter mercredi à partir de 20h00 (18h00 GMT), devrait entraîner des baisses de charge, mais non l’arrêt des centrales, a-t-elle précisé à Reuters.

EDF n’était pas en mesure de dire mercredi à quelle hauteur ses fournitures d’électricité sur l’ensemble du territoire seraient impactées. La France dispose précisément de 19 centrales pour un parc de 58 réacteurs. Au cours des derniers mois, certaines centrales d’EDF ont déjà été affectées par des baisses de production mais sans impact particulier pour l’alimentation du territoire.
Jeudi, des coupures ciblées pourraient intervenir chez les consommateurs

Chargé de l’équilibre entre offre et demande de courant, Réseau de transport d’électricité (RTE), le gestionnaire des lignes haute et très haute tension, est extrêmement attentif à l’évolution de la situation. Dans l’entourage de l’entreprise, on indiquait mercredi que l’offre est actuellement suffisante, en France et en Europe, pour pallier un éventuel repli de la production nucléaire. Demain jeudi, des coupures ciblées pourraient toutefois intervenir chez les consommateurs, si les agents d’ERDF, le gestionnaire du réseau de distribution, le décidaient. Du côté de l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN), l’accent est mis avant tout sur la sécurité des centrales: en l’occurrence, grève ou pas, le contexte réglementaire prévoit qu’il y ait toujours un nombre minimal de personnels sur les sites. Par ailleurs, dans le cadre d’un mouvement social, les moindres gestes susceptibles de porter atteinte à la sécurité des centrales sont évidemment rigoureusement interdits.

Source et suite de l’article sur Lefigaro.fr

 

8 commentaires

  • Pazoozoo

    Bonjour les ME,

    Qu’ils coupent l’électricité au royaume des Morts (l’Elysée), à l’hôtel Matignon, au palais bourbon, les mairies, les ministères, les préfectures, etc, dans les HLM luxueux des politocards et compagnie… Et ce, pour une durée indéterminée.
    Ce n’est pas en coupant l’électricité des sans dents que ça va changer. Faut taper là où ça fait mal: chez les politocards et les gros patrons parachutés.