Panama papers: Les victimes de l’évasion fiscales utilisées comme outil de propagande? (vidéo)

Une nouvelle vidéo proposée par ce collectif de journalistes à l’origine du scandale commence à circuler sur internet, celle-ci met en avant les nombreuses victimes de l’évasion fiscale au Panama, et insiste même sur des diplomates russes qui seraient à l’origine d’un trafic pédophile d’esclaves sexuelles, avec la Syrie qui a bombardé nombre d’innocents avec des barils explosifs, ou encore sur une société dont le nom n’est pas donné, qui aurait utilisé le Panama pour ne pas payer 400 millions de dollars d’impôts alors que la crise fait rage dans le pays.

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Les Panama Papers, c’est 2,6 téra-octets de données et quelque 11,5 millions de fichiers, une évasion fiscale qui se situe entre 17 et 26 000 milliards d’Euros par an, nombre de personnalités et de professions impliquées dans de nombreux pays, et étrangement, tout cela part d’un collectif de journalistes inconnu, financé par des organisations étasunienne aux réputations parfois plus que sulfureuses, sans que cela ne choque grand monde…

C’est donc une vidéo bien construite, bien présentée qui est jetée en pâture à la foule avec juste ce qu’il faut d’explication pour aller dans un sens, mais sans donner trop d’informations non plus, tout n’est qu’une question de subtilité.

Mais commençons à nous pencher sur les différentes conséquences dénoncées dans cette vidéo, à commencer par le problème de l’esclavage sexuel avec certaines personnalités russes impliquées. L’ont-il fait? probablement, et c’est inacceptable, mais sont-ils les seuls? Car d’autres scandales de pédophilie et d’esclavage sexuel existent dans d’autres pays, et ceux-là, sont-ils dénoncés?

Petits exemples avec deux cas bien précis parmi beaucoup d’autres possibles:

  • Source: Courrier international. Le Pentagone impose le silence sur les abus sexuels de ses alliés afghans: « Le ministère de la Défense aurait empêché des militaires américains de dénoncer les viols d’enfants commis par leurs alliés afghans jusque sur les bases militaires américaines. Le scandale, révélé par The New York Times, fait grand bruit ».
  • Source: Meta-tv. Plus de 1 400 suspects identifiés dans un réseau de pédophilie au Royaume-Uni: « Scotland Yard progresse dans son enquête sur une vaste affaire de pédophilie, impliquant de nombreuses personnalités britanniques. L’officier de police qui supervise la procédure, Simon Bailey, a annoncé mercredi 20 mai que 1 433 pédophiles présumés avaient été identifiés à travers le pays, selon les informations du Guardian. Parmi eux : 76 étaient des politiciens, 43 travaillaient dans l’industrie de la musique, sept dans le monde du sport et 135 dans ceux de la télévision, du cinéma ou de la radio. Le policier a précisé que 216 d’entre eux étaient morts ».

Sans parler de ces membres de l’ONU impliqué dans des affaires de pédophilie comme le dénonce Célhia de Lavarène notamment dans un reportage implacable:

Comme l’explique le site Mrmondialisation.org:

Le phénomène est connu : d’après l’association Children’s Hope Chest, 60% des orphelins entreraient dans la prostitution pour survivre et, d’après le Washington Post, « des centaines de filles auraient disparu, passant d’orphelinats à la prostitution, leurrées par la promesse d’un emploi, pour certaines d’entre elles, et d’autres enlevées ». L’estimation de la police russe donne le chiffre de 50 000 victime du trafic sexuel à Moscou en 2007, dont une majorité a tout au plus 16 ans.

Au niveau de la pédophilie et du trafic d’esclaves sexuels, le problème est généralisé et ne se limite pas uniquement à un pays comme la Russie, même si les chiffres énoncés sont colossaux. Quant aux responsables, si tous n’ont pas des comptes au Panama, nous pouvons sans trop de risque penser cela profite également à beaucoup d’autres paradis fiscaux…

Nous avons également abordé dans cette vidéo, les barils explosifs utilisés par l’armée syrienne pour bombarder des populations civiles.

Tous les médias ont accusé le « régime syrien » d’utiliser les barils d’explosifs pour terroriser les populations, ce que Bachar Al Assad a démenti lui-même dans une interview accordée à l’AFP, les preuves apportées dans le domaines sont qualifiées de fausses par Kenneth Roth (Kenneth Roth est un juriste qui fut procureur pour le Sud de New York. Il fut nommé par Aryeh Neier directeur-adjoint de Human Rights Watch, en 1987, et fut désigné directeur général de l’ONG HRW, en 1993, lorsque George Soros confia à Aryeh Neier la direction de l’Open Society Institute).

Mais de l’autre côté, combien de victimes civiles par les troupes de Daesh ou des différents groupes rebelles parfois soutenus, aidés, financés et armés par des « gentilles nations ». Quant au 1,3 million de victimes de la guerre contre le terrorisme américaine, ou l’ensemble des civils et hôpitaux bombardés par cette grande nation de paix, on les oublie?

Et enfin, l’Ouganda, avec cette société qui aurait refusé de payer 400 millions de dollars dans le pays qui connait une crise tragique… Mais la vidéo ne précise pas un fait important, c’est que cette société qui a fait appel au cabinet d’avocats panaméen est canadienne, il s’agit de la société Heritage Oil,et son siège social est situé dans un autre paradis fiscal, l’Ile de Jersey:

Il était une fois, en Ouganda.

Une révélation, parmi d’autres, concerne une entreprise ougandaise à qui le gouvernement local réclamait plus de 400 millions de dollars d’arriérés fiscaux, sans plus de détails. Après quelques recherches il s’avère que cette société, Heritage Oil, est d’origine canadienne, établie à Jersey et coté à Londres. Le montant réclamé par les autorités correspond à un impôt sur les revenus du capital et fait suite à la vente, en 2010, d’actifs détenus par l’entreprise en Ouganda (2). Dans une vidéo de présentation des Panama Papers (3), le collectif joue volontiers la carte du tire-larme humanitaire en évoquant la précarité du  système de santé du pays africain, dont le budget annuel correspond  bon an mal an aux 400 millions dus par Heritage.

Sans remettre en question cette précarité ni même la légitimité des charges à l’encontre de la firme canadienne, il ne faut pas perdre de vue que l’arriéré n’est qu’un « one-shot », et non une dette récurrente et annuelle. En d’autres termes, l’autorité fiscale ne verra ces 400 millions qu’une et une seule fois. De quoi financer – ou plutôt améliorer substantiellement – les soins de santé durant une seule année… Et puis ? Retour en arrière et précarité retrouvée.

Source et plus sur Clublsm.com

Conclusion :

Les Panama Papers sont effectivement un scandale, mais c’est avant tout un moyen pour la finance américaine de prendre le contrôle de la finance panaméenne, de détourner la fortune cachée de certains vers un paradis fiscal bien américain cette fois-ci: le Delaware. Et pour terminer, c’est maintenant une arme de propagande comme de pression au niveau géopolitique, mais dans le domaine, il n’y a pas de coups bas pour certains, juste des stratégies payantes…

Cette vidéo circule sur internet, est reprise par de nombreux médias, mais méfiez-vous toujours de ce que vous pouvez consulter dans ce genre de document, remettez toujours tout en cause même les propos tenus sur ce blog, et cherchez vous-même les vérités, c’est bien là le seul moyen de bien s’informer.

Benji.