«Trepalium» sur Arte: «Il est urgent de repenser notre rapport au travail»

Qui a regardé les épisodes proposés? Quel est votre sentiment?…

Img/ayakenji.wordpress.com

Arte diffuse ce jeudi soir l’ambitieuse et prenante «Trepalium», série d’anticipation où 80% de la population est au chômage. «20 Minutes» a rencontré ses deux créateurs…

La France a connu fin 2015 son plus haut taux de chômage depuis 1997: 10,2 %. Le taux s’élève à 20,8 % en Espagne, à 24,5 % en Grèce… Et s’il s’envolait jusqu’à 80 %, obligeant le gouvernement à séparer les 20 % d’actifs par un Mur d’enceinte qui protègerait une ville froide et aseptisée d’une « zone » chaotique peuplée de chômeurs? Point de départ de l’ambitieuse série Trepalium diffusée ce jeudi soir sur Arte (à 20h55, pour trois épisodes d’un coup…), l’hypothèse est fantaisiste mais invite – c’est la force de l’anticipation – à la réflexion. Le thème du travail occupe les deux créateurs de la série, Sophie Hiet et Antarès Bassis, depuis une dizaine d’années. 20 Minutes les a rencontrés au dernier Festival de la fiction TV de La Rochelle.
Que vouliez-vous proposer avec « Trepalium » ? D’abord le genre, celui de l’anticipation, peu exploré en France, ou le sujet, le travail ?

Tripalium, instrument de torture à 3 pieux

Sophie Hiet. La thématique du travail nous intéresse depuis plus de dix ans : comment l’individu prend sa place dans la société en fonction de son travail, comment le fait d’en avoir ou pas va jusqu’à contaminer notre identité-même… Nous l’avons traitée avec d’autres projets, notamment sous forme de comédie. Il y a dix ans, en 2007, nous avons eu cette idée d’un gouvernement qui forcerait les actifs à employer un chômeur… Ce postulat décalé ne pouvait fonctionner que dans l’anticipation. Un genre qui permet de pousser les curseurs et de parler du monde actuel, mais pas de façon plombante, en s’amusant aussi, en explorant l’imaginaire.

Antarès Bassis : Nous avons développé l’idée des actifs forcés d’employer des chômeurs dans L’emploi vide, un moyen métrage (2007). Mais nous voulions continuer cette réflexion et la pousser dans quelque chose de romanesque. Dans le même temps, on voyait de plus en plus de documentaires sur le thème du travail, notamment sur Arte. Il y avait quelque chose de télévisuel, puis de sériel, à creuser.
Le projet a-t-il évolué, une fois dans les mains d’Arte ?

Sophie Hiet : Le point de vue des politiques était absent quand nous l’avons proposé à Arte. En nous donnant son accord, la chaîne l’a réclamé.
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Source 20Minutes/Télévision

Pour aller plus loin dans la réflexion un extrait de L’esclavage moderne de Léon Tolstoï


» Les gens des classes aisées sont si habitués à leur rôle de propriétaire d’esclaves que quand il y a des discussions sur l’amélioration des conditions des travailleurs, ils commencent tout de suite, comme nos propres propriétaires de serfs avant l’émancipation, à élaborer toutes sortes de plans pour leurs esclaves; mais ils ne leurs vient jamais à l’esprit qu’ils n’ont aucun droit de disposer des autres, et que s’ils souhaitent vraiment faire du bien aux autres, la seule chose qu’ils peuvent et doivent faire c’est d’arrêter de faire le mal qu’ils font maintenant. Et le mal qu’ils font est très bien défini et très clair. Ce n’est pas seulement qu’ils utilisent le travail d’esclave obligé, et ne souhaite pas cesser de l’employer, mais qu’ils prennent aussi part à l’établissement et au maintient de cette contrainte de travail.

Les travailleurs sont aussi si pervertis par leur esclavage forcé qu’il leur semble pour la plupart que si leur position en est une mauvaise, c’est la faute des maîtres, qui les paient trop peu et détiennent les moyens de production. Il ne leur vient pas en tête que leur mauvaise position dépend entièrement d’eux-mêmes, et que s’ils souhaitent améliorer leur condition et celle de leurs frères, et non seulement que chacun fasse le mieux qu’il peut pour lui-même, la grande chose qu’ils doivent faire est qu’eux-mêmes cesse de faire du mal. Et le mal qu’ils font est que désirant améliorer leur situation matérielle par les mêmes moyens qui les ont amenés à être asservis (dans le but de satisfaire les habitudes qu’ils ont contractées), sacrifiant leur dignité et leur liberté humaine, ils acceptent des emplois humiliant et immoraux ou produisent des articles inutiles et nuisibles, et surtout, ils maintiennent les gouvernements, y prennent part en payant des taxes et par service direct, et ainsi se rendent eux-mêmes esclaves.
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http://www.dailymotion.com/video/xzt7vn
Source: https://resistance71.wordpress.com/2014/06/28/de-lesclavage-moderne-leon-tolstoi/ relayé par Ayakenji
Crédit images Ayakenji

48 commentaires

  • Chèvre intello

    Moi j’ai regardé.
    Une série sympa je trouve. Je suis resté éveillé jusqu’au bout donc, la série est plutôt bonne. Je pense qu’un jour on y arrivera si l’humanité n’a pas sauté avant.

  • nutty juggler nutty juggler

    Dans le même genre , Colony est pas mal non plus mais c’est américain et la thématique n’est pas basé sur la progression du chomage.

  • Anatole

    Sincèrement, ce n’est pas de l’anticipation.
    Mis à part le décor, plutôt plus sympa avec toutes ces autos des années 60/70, on est actuellement exactement dans le film, la psychologie des gens de nos jours est identique.
    Les salariés des grandes entreprises multinationales se reconnaitront dans leur asservissement à leur Direction, les chômeurs ou « inactifs » à leur exclusion, leur existence dans un monde parallèle où le mur existe bel et bien.

    Et on se rend compte que, les difficultés matérielles mises à part, on vit beaucoup mieux du côté inactif de la Force !

    Y retourner pour voir les faces de singes d’un Directeur et de son « job-toy » qu’est le DRH, et leurs environnement de plantes-vertes méprisantes en talons-aiguilles, contraint de ramper pour leur présenter des résultats toujours plus mauvais ? Non merci..

  • Ecomotard

    Attention avec les chiffres du chômage.
    Il est communément étalé dans la presse que le taux de chômage était pire en 1997 et que ma foi, on l’a vécu, vaincu et on s’en est sortie. Seulement comparer ces 2 taux c’est comme comparer des choux et des carottes.
    Depuis 30 ans les critères statistiques définissant le chômage n’ont cessé d’évoluer et ceci toujours dans le sens de réduire cet indicateur.
    Quand le pouvoir est à la botte des gros lobbies (car incompétent ou intéressé), sur le terrain les emplois se perdent inexorablement. Il ne reste donc plus qu’aux poly-tocards à saboter l’outil de mesure.
    Par exemple, savez-vous qu’au USA c’est le plein emploi (4.9 % selon leur calcul) ?
    Si tout va si bien, étonnant l’envolé au primaire d’un candidat d’extrême gauche (Selon les critères US).

  • Le problème principal, c’est que les gens pensent être asservis aux riches, alors que les riches sont encore plus esclaves qu’eux.
    Nous sommes asservis, et surtout aliénés par la « technique » (le technium) par la machine… par, la matrice en réalité, ce n’est rien d’autre que la Matrix.
    La seule différence avec le film, c’est qu’il nous manque encore 10 ou 20 années de recherche pour avoir utérus artificiel qui « libère enfin la femme » …

    Le rapport au travail découle de ça, parce que, piloter une machine c’est déshumanisant, et en plus, ce sont les machines qui produisent de plus en plus, et donc, nous avons un problème de répartition de la production.
    Dans le monde actuel, et je dis ça sans aucun jugement de valeur, c’est un simple constat, une coiffeuse ne produit objectivement pas assez de richesse pour se payer une maison, un accès aux hopitaux, etc …
    Nous sommes donc obligés de redistribuer, mais en même temps, le technium, la matrice, détruit toute les raisons de le faire : la famille, la patrie, la xénophobie (la préférence pour « les siens »). Si nous sommes obligé d’aimer tout le monde pareil, alors nous n’aimons plus personne (nous ne pouvons plus préférer personne). Du coup, c’est « la machine » qui s’occupe de régler nos relations : c’est de plus en plus la machine qui nous présente notre partenaire amoureux, qui calcule le taux de notre crédit pour une maison et qui nous proposeras bientôt le chien cloné parfait pour notre petit bonheur égotique. Mais nous n’avons plus aucune raison de faire lien avec qui que ce soit: notre prochain n’est plus qu’un instrument de jouissance.

    Ce n’est donc pas que le travail qui est aliéné, c’est NOUS, c’est absolument tout.

    Et, je le dis, je le redis, même si beaucoup ici n’ont pas la capacité cérébrale pour le comprendre, le revenu universel (et la fin du cash, les 2 vont ensemble, vous verrez) sont le parachèvement de cette aliénation qui bien sûr, vous sera présentée comme une libération vis à vis du travail.

    Donc cette vidéo fait partie intégrante du « programme » pour vous mettre en esclave, et vous n’y verrez que du feu …
    C’est ainsi !

    • engel

      Quand tu n’es pas aveuglé par ta hargne anti- sarrazin, tes raisonnements sont d’une perspicacité et d’une finesse peu commune.
      Je suis entièrement d’accord avec ton approche.

    • rouletabille rouletabille

      T’est vraiment SUPER parfois.
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    • CoolDude

      Je pense que beaucoup de gens on comprit que aliénation, n’était pas le travail (Force*Déplacement) mais plutôt de l’exploitation de l’homme par l’homme.

      Les techniques et machines n’ont rien à voir avec tout ça.
      Enfin, j’espère…

      J’ai grandi avec l’idée que le progrès et les machines libéreront l’homme et pas l’inverse.

      Le plus grand dangers à l’heure actuelle, c’est pas les techniques…
      Mais ceux qui les exploitent.

      A l’age de pierre, ce n’était pas le jardin d’Éden.
      Un morceau de bois suffisait pour se battre.

      Maintenant, c’est des drones…
      On pourrait les utilisé à des fins plus utiles.

      • rouletabille rouletabille

        Très bien CoolDude,t’est sur le chemin de la rédemption,félicitation.
        http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

        • CoolDude

          Tu sais que je le fais ni pour moi*, ni pour lui.
          Mais pour vous.

          Mais… Je suis pas la pour cela, ni pour faire de la politique.
          Je ne fais que de la logique simple.

          La foi viendra plus tard. Mais elle viendra… Et du moment que vous soyez dans le vrai, ça va être du bonheur.
          C’est imparable…

          *: Enfin, si… Je suis un putain d’égoïste de merde… Et je ne vis que pour cela. Mais, c’est une autre histoire.

  • Un monde qui est de moins en moins humain, voilà ce que je ressens en regardant cette série et je ne peux que dire que certaines choses me rappellent ce qui se passe en ce moment dans le monde. Cela rejoint un article que j’ai publié qui parle de transhumanisme.

    https://ondevraitenparler.wordpress.com/2016/01/21/pour-une-prise-de-conscience-ce-qui-se-prepare-transhumanisme-etc/

  • MOUTON GRAIN MOUTON GRAIN

    Dans un autre style, mais tout aussi instructif, Arte va diffuser « Z » de Costa-Gavras, lundi 15 février à 20:55 et mardi 16 février à 13:35 « Z reste le symbole de la déstabilisation que l’on peut faire subir à un ordre établi mais contesté »

    Synopsis
    Dans les années 1960, dans un pays du bassin méditerranéen (Grèce), un député progressiste est assassiné. Le juge d’instruction chargé de l’enquête met en évidence le rôle du gouvernement, notamment de l’armée et de la police dans cet assassinat. Bande-annonce

    A voir également pour compléter la trilogie sur les dictatures : L’Aveu et État de siège (Costa-Gavras)

    M.G.

  • .article35.

    Bonjour à tous.
     » l’hypothèse est fantaisiste » ….Pas tant que ça je trouve .
    La théorie des 20/80 n’est pas nouvelle, Brzeziński (une des âmes damnées de la politique US) y a fait plusieurs fois allusion . Le fait que 20% de la population suffit à faire tourner le système et que 80 % ne sont que des bouches inutiles laisse présager de leur sort . Une fois de plus la fiction ciné ne fait que nous préparer à ce qui nous attend.

  • Arnaud M

    C’est marrant cette idée de mettre des murs (genre enclave high tech) entre ceux qui acceptent d’être esclave pour le système et les autres. On dirait world war Z pour la fiction ou encore le grand mur qu’ils construisent autour des pyramides pour la partie réalité.

    • Lilith Lilith

      effectivement cela me fait penser a ces nouvelles villes super sécurisée qui poussent comme des champignons un peu partout dans le monde, des villes quartiers ou on vit – travaille et ou les les plus démunis non pas leur place….

  • Le veilleur

    C’est évident que nous finirons par avoir nous aussi un mur qui protège les classes moyennes qui travaillent de celles qui ne travaillent pas et vivent avec un minimum social qui ne leur suffit pas à vivre.

    Tant qu’il y aura des gens qui travailleront, le gouvernement refusera de donner à tous un revenu de base pour ne pas décourager ceux qui ont un travail et afin que la population continue à chercher un emploi, même si le travail disparait.

    Hors le travail est bien en train de disparaitre en France pour cause de faillites d’entreprises ou de délocalisations mais surtout, pour avoir voulu vivre au dessus de nos moyens, de plus, la robotisation a remplacée la main d’œuvre et les lois et l’administration Françaises ne sont pas faites pour encourager les entreprises à se lancer, ni a continuer, ainsi à l’heure actuelle, ceux qui ont un travail peuvent se considérer comme privilégiés.

    Le gouvernement ne fera rien pour endiguer la courbe du chômage car cela demanderait de réformer certains privilèges et découragerait certains électeurs susceptibles de voter encore pour eux.

    C’est le principe du serpent qui ce mort la queue. Seul le peuple pourra se sortir de cette situation en rejetant le pouvoir en place, qu’il soit de droite ou de gauche et afin de retrouver sa souveraineté mais peut-être que cela ne pourra pas se faire sans la colère.

  • Grand marabout Grand marabout

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    hungary games – 1984 – le meilleur des mondes – Fahrenheit 451 – équilibrrium –

    time out – matrix – soleil vert – trepalium…

    IL N’Y A PAS DE PRÉSENT.IL N’Y A QUE L’AVENIR IMMÉDIAT ET LE PASSE RÉCENT (Carlin.g)

  • Il faut peut-être aussi repenser notre rapport à l’information.

    Nous sommes à l’ère de la sur-information. C’est à dire, du flot continue d’informations de toutes sortes, du moment qu’elle contient une charge émotionnelle.
    Il est très difficile de ne pas céder aux sirènes du « temps-réel ».
    La vrai, la bonne information demande beaucoup de temps : il faut pouvoir la comprendre, c’est à dire, la remettre dans son contexte, savoir quelle grille de lecture lui appliquer. Ca demande de l’intelligence et des années d’études.
    A l’inverse, la mauvaise information, c’est une information non vérifié, non contextualisée, empilée. Empilée, c’est le plus important, car, la mauvaise information se nourri de la mauvaise information. On a l’impression que certaines choses sont vraies parce qu’on n’en a pas vérifié d’autre. Il y a un effet de loupe, d’accumulation de conneries, qui les rends plausibles, parce que le net PROVOQUE cette distorsion.
    Pour le dire prosaïquement : quelque soit la connerie qu’on croit, on va toujours trouver des tonnes de sites qui viennent confirmer, apporter de l’eau au moulin. Exemple : les créationnistes, qui accumulent des dizaines et des dizaines d’arguments tous plus fallacieux les uns que les autres mais qui peuvent séduire les ignorants en biologique évolutive (c’est à dire, presque tout le monde).
    Nous avons un effet de silos sur l’information qui se produit, et l’internaute est baladé au grès des courants numériques et des modes.

    La sur-information est tout aussi nocive, si ce n’est plus, que la sous-information. Plus nocive parce qu’elle nous laisse croire qu’on est « informé » ou « ré-informé » et qu’on est « mieux informé » alors qu’on est juste noyé dans le flot sans moyen de « lire entre les lignes ». Se croyant informé, on baisse notre garde, et on gobe « tout ce qui passe ».

    Les moutons égarés sont le prototype de la surinformation, le site qui m’a fait ouvrir les yeux à ce sujet.

    • Le veilleur

      Quoi qu’il en soit nous savons que nous vivons dans un monde où seul le profit compte pour la plupart de nos dirigeants, partant de ce constat, il n’est pas difficile de discerner si une information qui dénonce par exemple une corruption est vrai ou fausse.

      Dans un monde qui a perdu la foi, les seules valeurs auxquels se raccrochent ceux qui dirigent sont l’argent et le pouvoir. Nous sommes dans un monde où pour beaucoup de gens, les valeurs de justices et d’égalités ont laissé la place à l’égoïsme et aux profits.

      Connais-tu beaucoup de gouvernements dans le monde qui agissent pour le bien de leur peuple ? il y en a très peu, la plupart sont soumis aux lobbies, à la finance, aux multinationales qui font la pluie et le beau temps et si tu ne marches pas là dedans, tu subis d’énormes chantages et autres menaces.

      Par contre si tu coopères, ta place au soleil est garantie mais en se soumettant, ils perdent leurs âmes et ça ils feraient mieux de le savoir. Il est donné à chacun de faire un choix et la plupart des humains de cette terre, ont déjà choisi leur camp.

      • Tu tombes exactement dans le piège que je dénonce. Tu prends une croyance axiomatique comme la tienne « c’est le profit qui guide le monde », tu trouves de tonnes de confirmation (vu qu’on est dans le dernier pays marxiste de la planète ce n’est pas très compliqué) et tu t’auto-persuade que tu as trouvé l’explication unique, simple, qui permet de tout comprendre. Et aucune démonstration ne peut te prouver le contraire.

        C’est de la pensée religieuse en réalité. C’est du même ordre qu’un islamiste qui explique tout par « le sheitan » et le fait que tu ne reconnaisse pas mahomet comme dernier prophète.

  • Bobbafett84

    Dans ce genre , Besson avait sorti via Europa Corp (producteur, scénariste je crois, mais pas en tant que réal) deux films qui prenait le même postulat de deux sociétés séparée. Banlieue 13 pour ceux qui se souviennent. La narration était totalement différente de cette série, comme l’histoire, mais d’un autre coté, le fond est le même. Ne sachant plus quoi faire d’une partie d’une population qui ne peu plus intégré la vie active, et de ce fait, la société consumériste, elle est parqué dans des zones, voir laisser à l’abandon. La série reste esthétiquement intéressante, mais garde encore ce défaut de ne pas réussir a trouver un bon équilibre entre anticipation et crédibilité. Car évidemment, si l’on y trouve en effet la question essentielle qui n’est pas si éloigné de ce que nous connaissons aujourd’hui, la structure et l’organisation de la société est un peu cliché dans certains rapports entre certains personnages. A moins de réussir a complètement désinhibé le libre arbitre et le sens critique de l’individus (par conditionnement, lavage de cerveau de masse) ou passer par une étape de destruction massive et de reconstruction (souvent le cas dans les concepts dystopiques au cinéma) idéologique de la société, la version de Besson est peut-être plus dans un sens de « ghettoisation » que de cette série qui clairement a quand même un message caché de dire « c’est de la science fiction, mais tôt ou tard, oui, il n’y aura pas de place pour tous le monde dans le modèle de société qui nous est vendu par les élites, et que forcément, il faudra séparer les groupes par des murs, comme on l’a toujours fait ». La série Colony est en effet un peu différente ou là, c’est une partie d’une population qui bénéficie de sa collaboration avec un envahisseur, pour séparer les « torchons » et les « serviettes », sachant que les « serviettes » assoient leurs dominations sur les torchons, au non d’un envahisseur extraterrestre qui ne se montre pas. Un concept classique de domination par des tiers, totalitaire et violent, auquelle s’oppose une résistance parmi les opprimés.

  • pierre_t

    Le chômage, fatalité ?

    http://geopolis.francetvinfo.fr/miracle-a-l-islandaise-a-reykjavik-le-taux-de-chomage-est-tombe-a-19-95935

     » L’information n’a pas fait la Une : «L’Islande a retrouvé son niveau de chômage d’avant la crise.» Un résultat impressionnant pour la petite île indépendante qui a connu l’une des pires crises économiques d’Europe. Depuis sa faillite retentissante en 2008, l’Islande et ses quelque 320.000 habitants ont réussi un retournement économique impressionnant. Avec quelles recettes?

    […]

    De nombreux économistes font le parallèle avec le cas grec qui est toujours noyé dans sa dette et l’empilement des plans d’austérité. Mais les deux pays sont loin d’être semblables. La Grèce est enfermée dans les règles de la zone euro alors que l’Islande est libre de ses règles et de sa monnaie. Et a même décidé de ne plus demander son adhésion à l’Europe. »

  • CoolDude

    Oui…
    Quelle horreur cette crise!
    Depuis que j’ai perdu mon emploi de signeur de chèque et de pipoteur de première à la ChinaExport à cause d’une restructuration éclair incompréhensible (tout d’un coup ils sont tous mis à parler Chinois, je ne sais pas trop pourquoi et vu que c’est pas ma langue natale, j’ai rien compris).
    Je ne peux plus payé:
    Mon chauffeur…
    Mes nounous…
    Mes femmes de ménages…
    Mes cuisiniers…
    Mon oenologue…
    Mes jardiniers…
    Mes soubrettes…
    Mon skipper, etc…

    Je suis même obligé d’utiliser mes doigts pour taper sur ce clavier. Que vais je devenir…
    C’est trop horrible le chômage

    Quelle arnaque, cette affaire.

  • Une fiction ? Pas si évident en effet.
    Pour ce qui est du revenu de base, il m’est venu l’idée que ceux qui critiquent les RSA ne seraient peut-être pas mécontents de recevoir ce fameux revenu universel. Et le trouveraient bien insuffisant s’il s’agissait de la même somme. Sauf que le RSA impose des contraintes, ce que ne ferait peut-être pas ce revenu.

    Ceci dit, est-ce que 20 % de travailleurs continueraient de payer pour 80% de chômeurs ? Je ne le crois pas, et cela ne me semble même pas possible.

    Il est important de ne pas attendre d’en être là et de retrouver au maximum son autonomie, son indépendance, « avant que le ciel ne nous tombe sur la tête, par Toutatis ! »

    Si la rediffusion se fait sur la toile, je la regarderais. Sinon… pas de télé !

  • rouletabille rouletabille

    Le travail c’est comme la guerre ,ce sont les mèmes aux commandes si vous voyez ???
    http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_yahoo.gif

  • CoolDude

    Vous savez qu’il existe une théorie économique concernant le chômage.
    Le chômage est nécessaire pour deux raisons (c’est les deux seuls que je me rappelle):
    1) Avoir des petites mains de façons immédiate en cas besoin: La flexibilité.
    2) Une pénurie de travailleur impliquerait une augmentation des salaires via la concurrence (le marché du travail)…
    Et ça ce n’est pas possible pour les malades mentaux qui nous dirigent!

    Il faut toujours du chômage: 5% c’est bien!

    C’est dans « L’Economie pour les nuls », je crois.
    Ce bouquin est excellent.
    J’ai beaucoup ris.

    • rouletabille rouletabille

      Rions encore.
      Le chaumage (invention)n’existe que parce que créé.
      .
      .
      Aucuns esclaves dans l’antiquité (Grèce,Rome etc) n’a jamais été mis au chômage avant cette invention .
      Les esclaves maintenant C’EST DIFFÉRENT,ils recherchent l’esclavage sans limite et se font cerbères de leur employeur.
      http://lesmoutonsenrages.fr/wp-content/plugins/wp-monalisa/icons/wpml_bye.gif

      • CoolDude

        Salut Roul!

        Je vais en profiter pour rebondir sur ce sujet avec ton intervention.
        Dans cette affaire, je suis ni Gris, ni Bleu.

        Mais depuis que je suis au chômage, c’est un pied total!

        Et ce qui « m’enmerde »* le plus la dedans, c’est pas qu’il va falloir que je me retrouve un travail, car j’aime bien ça, je m’y sens utile… Mais c’est les cons de collègues que je vais devoir supporté 8h par jours.

        L’enfer, ce n’est pas de le boulot!

        *: C’est 2 m à enmerde!? ThinkElCrote… T’en penses quoi?

        PS: Sinon, moi je dis que venir discuter ici! Ça devrait être rémunérer!!! Mince alors… La Révolution des MEs est en Marche.

      • Panurgie

        Salut RTB ta comparaison historique ne tient pas la route, déjà dans l’antiquité notamment en Grèce (durant la période classique) il y a eu des émeutes à cause du « manque » de travail. Certes on ne nommé pas cela chômage mais il existait néanmoins.

        Les gens exclus du système économique sont certes tres nombreux aujourd’hui (capitalisme oblige) mais dire que le chômage (au sens bon travail) est une invention moderne est totalement faux historiquement parlant.

  • fliouguer

    Dieu, une richesse distributive
    Roberte Hamayon, linguiste distinguée : « Le nom russe de Dieu, bog (бог), est une racine indo européenne qui a le sens de part, lot dans la distribution. Il est à la base du vocabulaire russe de la fortune : bogatyi (богатый) veut dire riche, et bogatstvo (богатство), richesse. Mais c’est une richesse distributive, ou la chance joue-et non la richesse accumulative fondée sur le travail »
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    Le pérégrin émerveillé
    Jean Louis Gouraud
    Arts équestres ACTES SUD