La France a légalisé l’espionnage massif et systématique des citoyens

Au motif flou de « prévention de la criminalité », la dernière loi de programmation militaire autorise explicitement l’administration à collecter en temps réel les informations transitant sur les réseaux de communication mais également à prendre connaissance des données stockées par les hébergeurs. Une véritable « loi martiale » numérique qui va permettre aux agences de renseignement de continuer à farfouiller dans votre vie privée comme par le passé, mais maintenant en toute légalité !

L’espionnage massif de ses citoyens par les services secrets d’un pays est aujourd’hui devenu la norme. A la faveur de la « lutte contre le terrorisme », la notion de guerre s’est introduite dans le code pénal de l’ensemble des pays occidentaux.

La dernière loi française de programmation militaire, qui vient d’être promulguée le 19 décembre 2013 [1], s’inscrit dans cette tendance de fusion du droit pénal et du droit de la guerre. Elle illustre une évolution du droit occidental qui, tout en concentrant l’ensemble des pouvoirs aux mains de l’exécutif, place l’exception à la place de la norme et pose l’anomie comme base de reconstruction d’un nouvel ordre de droit. Cette mutation enregistre la fin d’une organisation, propre à la forme nationale de l’Etat, basée sur l’articulation de deux systèmes relativement séparés, État de droit à l’intérieur du pays et violence pure à l’extérieur.

Une loi militaire comme « prévention de la criminalité. »

La loi de programmation militaire sert habituellement à encadrer les budgets des forces militaires de l’Hexagone. Cette année, elle sort du cadre de la défense pour englober « la lutte contre le crime ». Portant diverses dispositions, concernant à la fois la défense et la sécurité nationale, elle comprend un article 20 (l’ancien article 13) qui étend les pouvoirs de surveillance des autorités administratives françaises à « la prévention de la criminalité », fusionnant ainsi droit de la guerre et droit pénal en généralisant la tendance déjà imprimée par la lutte « antiterroriste » à l’ensemble du champ pénal. En visant génériquement la «  prévention de la criminalité », ce régime s’appliquera à toutes les infractions. En soumettant les citoyens français à un régime de surveillance autrefois réservé à des agents d’une puissance étrangère, la loi ne sépare plus intérieur et extérieur de la nation et ne distingue plus infraction pénale et gestion de l’hostilité. Ce processus omniprésent n’est pas seulement identifiable à l’intérieur du pays, mais aussi au niveau des conflits internationaux. Les engagements de la France en Libye et en Syrie procèdent à une indifférenciation entre action de guerre et fonction de police. La guerre n’est plus engagée, afin de se défendre ou de procéder à une conquête, mais pour « punir un dictateur. »

Afin de procéder à cette fusion du pénal et du militaire, la loi de programmation évince le pouvoir judiciaire et concentre les pouvoirs aux mains de l’exécutif. Non seulement le troisième pouvoir est totalement contourné, mais le seul dispositif de contrôle a posteriori (Commission de contrôle des écoutes et interceptions) relevant de l’exécutif ne pourra émettre qu’une « recommandation » au premier ministre .

La collecte de données porte sur les numéros de téléphone, les adresses IP, ou les listes de contact de correspondants téléphoniques, ainsi que sur les données de géolocalisation en temps réel. Seulement dans ce dernier cas, l’autorisation préalable du Juge des libertés ou de la CNCIS, l’autorité de contrôle relevant du pouvoir exécutif, reste nécessaire.

Ainsi, l’article 20 de loi donne à l’administration le droit de collecter, en temps réel, sans recours à un juge et même sans autorisation préalable de l’organe administratif de contrôle, des informations sur les utilisateurs de réseaux de communication. Des agents individuellement désignés, relevant des ministères de la Défense, de l’Intérieur, de l’Economie et du Budget, ainsi que des « chargés de mission », peuvent désormais accéder directement aux données. La loi étend également le droit de regard à toutes informations et aux documents stockés par l’hébergeur et plus seulement aux données techniques.

De plus, les administrations vont pouvoir exiger des données pour motifs très larges, notamment ceux prévus à l’article 241-2 du code de la sécurité intérieure, c’est-à-dire concernant : « la sécurité nationale, la sauvegarde des éléments essentiels du potentiel scientifique et économique de la France, ou la prévention du terrorisme, de la criminalité et de la délinquance organisées »

Ainsi, l’article 20, qui entrera en vigueur en janvier 2015, permet la capture en temps réel sur simple demande administrative, sur « sollicitation du réseau », des informations et documents traités dans ceux-ci et non plus seulement les données de connexion des utilisateurs . La collecte directe d’informations se fera, non seulement auprès des fournisseurs d’accès (FAI et opérateurs de télécommunication), mais aussi auprès de tous les hébergeurs et fournisseurs de services en ligne. Aucune disposition ne limite le volume des collectes. Celles-ci pourraient passer par l’installation directe de dispositifs de capture de signaux ou de données chez les opérateurs et les hébergeurs. L’inscription des termes « sollicitation du réseau » signifie que les autorités souhaitent donner un cadre juridique à une interconnexion directe. Cette loi rend également permanents des dispositifs qui n’étaient que temporaires. Si cette loi française peut être comparée aux dispositions du Patriot Act américain [2], on doit alors faire référence au Patriot Act Improvement and Reautorisation Act of 2005 [3], promulguée en 2006 et qui rend permanentes les mesures temporaires prises immédiatement après les attentats du 11 septembre 2001.

Une loi martiale numérique.

Le pouvoir exécutif a toujours soutenu que la nouvelle loi ne portait aucunement sur le contenu des messages interceptés, mais uniquement sur les données de connexion. Cette lecture a été démentie par la CNIL qui, à la suite de la promulgation de la loi de programmation militaire, a déploré l’adoption de certaines mesures d’accès aux données personnelles prévues par son article 20. Elle a tout d’abord à nouveau regretté de ne pas avoir été saisie sur cet article lors de l’examen du projet de loi. Elle déplore surtout que « la rédaction définitive du texte et que le recours à la notion très vague d’informations et documents traités ou conservés par les réseaux ou services de communications électroniques, semble permettre aux services de renseignement d’avoir accès aux données de contenu, et non pas seulement aux données de connexion. »

L’article, entré en vigueur dès janvier 2014, confie au Premier ministre le soin de conduire l’action du Gouvernement en matière de sécurité de l’information, en s’appuyant sur les services de l’ANSSI (Autorité Nationale de Sécurité des Systèmes d’Information). Il crée surtout un pouvoir de contre-attaque, aussi étendu que flou, qui autorise l’Etat à pirater des serveurs ennemis lorsque ’le potentiel de guerre ou économique, la sécurité, ou la capacité de survie de la Nation’ sont attaqués.

La loi ne définit pas ce qu’est une cybermenace et ne précise pas l’autorité compétente pour déterminer ce qui constitue une atteinte au “potentiel de guerre ou économique, la sécurité ou la capacité de survie de la Nation”. Avec une terminologie aussi large, cette législation pourrait, par exemple, s’attaquer à une manifestation organisée et diffusée a travers les réseaux sociaux.

Lire la suite sur le site source : Le Grand Soir

57 commentaires

  • st malo q

    bonne nouvelle !
    c’est enfin légal !

    • C’est clair ! Ouf ! Et dire qu’on aurait pu dire que la collecte de nos données personnelles et autres documents privés était digne des pires pirates et que nos institutions la pratiquaient !

      Heureusement, juste à temps, tout est légalisé et écrit noir sur blanc ! Comme toujours nos gouvernements savent résoudre les vrais problèmes importants rapidement afin de nous garantir les éléments les plus fondamentaux de nos démocraties comme la Liberté et le respect des personnes en tant qu’entité indépendante, privée et surtout, innocente jusqu’à preuve du contraire…

      Mais il faut croire que de nos jours, nous sommes tous coupables de quelque chose jusqu’à… jamais…

  • Zugzwang

    Quelqu’un peut-il m’expliquer en quoi la surveillance est un problème pour le peuple ? Qu’a t-on a cacher ? Notre secret médical ? Si on veut faire progresser la médecine, il serait peut-être bon d’ouvrir les dossiers et de les publier à grande échelle si on veut améliorer nos chances de comprendre et guérir nos maladies. Alors quoi ? Notre trajet au supermarché ? Notre surf internet ? Ca intéresse qui ? Ca fait peur à qui ? Ca menace quoi ?

    Non, vraiment, l’espionnage ne m’inquiète pas plus que ça.
    (par contre sa finalité oui me dérange, mais ce n’est pas le sujet de l’article).

    Le fait que l’espionnage devienne légal ne change rien, le principe de l’espionnage est d’ailleurs que la personne tracée ne soit pas informée sinon, c’est plus de l’espionnage, autant venir chez vous faire un reportage avec une caméra.

    Alors à quoi bon le légaliser ? Pour le gouvernement, qui espionne et qui est espionné, puisqu’on ne peut pas s’en protéger, plutôt que de suivre des procès jusqu’à la fin des temps, il est plus simple de légaliser. C’est à mon avis la seule raison de cette légalisation.

    • Ender Ender

      Vous irez dire ça à votre banquier quand celui-ci refusera de vous octroyer un prêt parce que vous jouez au poker en ligne, ou à votre assurance qui refuse de renouveler votre contrat parce que vos derniers achats montrent que vous semblez souffrir de dépression… Les exemples sont innombrables, je vous renvoie à l’excellent papier de Charles Sannat qui montre tout ce que peut déjà savoir votre banquier :
      http://www.lecontrarien.com/2014/03/19

      • Zugzwang

        Dans mon cas, je suis contre le crédit et contre les contrats d’assurance. Mais pour ceux qui jouent le jeu des banques, je comprend qu’ils flippent. En fait la surveillance est un problème uniquement pour les gens qui sont dans le jeu des organisations qui posent déjà problème… Je les laisse à leurs problèmes.

        La solution proposée dans le lien que tu donnes : avoir 1 banque différente par secteur de dépense !!!
        On est plus fiché par 1 banque (qui diffuse vos informations personnelles) mais par tout un tas de banques (qui diffusent également vos infos)… C’est rentrer dans le jeu des banques. On sait que c’est elles qui font tourner l’économie, qui foutent la merde, qu’il faut rembourser quand les bulles éclatent… S’il y a encore des gens qui veulent les défendre et dire que « c’est pas la faute aux banques, c’est la faute à la surveillance », je les laisse faire.

        Mais surtout, comme je disais dans mon post, c’est bien la finalité qui est dérangeante. Le fait qu’on soit « surveillé » n’est pas un problème, le problème c’est qu’une banque peut vous refuser un prêt parce que vous jouez au poker (pour reprendre votre exemple). On devrait pas forcément interdire la surveillance mais plutôt la discrimination des joueurs de poker. Je répète, la surveillance ne me dérange pas, c’est le comportement qu’il y a derrière qui me pose un souci.

      • originalteil

        On se heurte beaucoup plus au gestionnaire du compte qu’à la banque elle-même. Cet employé est pire que la banque, il agit en prenant en compte ses objectifs, et les bilans à rendre: un client par assez rémunérateur ou à risque est éjecté assez facilement; plein de gens en font l’expérience. Dont moi et mon fils. Ce que je veux dire, c’est que parfois l’employé est pire que le patron, l’esclave que le maitre..

    • piertrf

      Il y a deux gros problèmes en plus :

      je reprend le poste de :
      « Grand marabout 3.0.13 avril, 2014 à 13 h 43 min
      tout ce cyber espionnage est sous l’autorité et la surveillance du premier ministre

      » Ces personnes, tout d’abord, émettront des demandes d’accès, motivées et « soumises à la décision d’une personnalité qualifiée placée auprès du Premier ministre » et désignée par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), sur proposition du Premier ministre. Cette personne coordonnera donc les relations entre les demandeurs d’accès aux informations et la commission de contrôle. Cette dernière conseillera en outre le Premier ministre sur le bien-fondé des requêtes par rapport aux conditions de la loi. »

      « Par conséquent, en plus des pratiques de surveillance déjà en place, effectuées entre autres par les services de renseignement, de police ou de gendarmerie et le ministère de l’Économie et des Finances (Tracfin), il existera une surveillance en quelque sorte « chapeautée » par le Premier ministre, la Commission n’ayant qu’un rôle consultatif (notons d’ailleurs que la CNCIS est constituée de seulement trois membres) »

      Voila tout est dis.

      Un seul homme peut pour sa seul raison, sa seul idéologie, sa conviction personnel faire fliquer n’importe qui et le rendre inopérant contre un pouvoir qui tendrais vers l’autoritarisme.

      La prison pour délie de pensée n’est pas loin. c’est cela le plus grand risque.

      Si on met en danger ce système politique par :
      en prenant l’exemple d’une révolution pour une démocratie participative.
      On peut se retrouver très vite museler et bâillonner pour garder cette république représentative qui na de représentation que son nom.

      le risque de voir les personne critiquant les va-t-en guerre a tout pris de ce voir suivi, et poursuivi.

      Le risque d’une dictature qui sous n’importe quel prétexte pourrez t’emprisonner.

      Une minorité est maître des lois qui sont promulguer. Voila le risque. Du jour au lendemain il y a le risque de se voir emprisonner pour des écrits non conforme a la loi.

      Le risque de se voir tenue en surveillance pour des propos sur la politique d’un états non conforme a son étique personnel.

      Voila les risques indépendamment du fait d’un plus grand contrôle sur le nerf de la guerre « la finance ».

  • kris de kerg. kris de kerg.

    Il ne manquerait plus que je ne sois pas fiché……

    • Maverick Maverick

      C’est vrai que c’est gratifiant de se sentir important, MDRRRR

      ;-)

      • kris de kerg. kris de kerg.

        Tout à fait, j’assume , il y aurait 2 ou 3 autres truc du type stage co, explo, snipe,………mais c’est vrai
        c’est gratifiant d’ETRE
        EXISTER, mais seul , Rien
        cela se sers a rien, en groupe
        on pourrez peut -être….
        Exister, la realitée ….et même si
        mes parents sont fiers de moi^^^^^^^
        je vais mal finir…^^^^^
        ; -)
        avec toute ma sympathie
        kris

  • kris de kerg. kris de kerg.

    mon avenir je le choisi
    il n’engage que moi
    si je suis vu pas grave
    même tout nu rien cacher
    la Peur voit ce qui permet de dominer
    Pensez tous à vos fautes
    Le commerçe domine allié aux Bank(s)
    aujourd’hui contacté 2X pour tracer en binaire, ( trader….)
    Y aurait-il un problème
    le système cherche de petits actionnaire?
    Il faut de la liquiditée ?
    le clash est proche, organisons nous
    arreretons de dire OUI,
    A chaques actes d’achats refflechissons
    Mitterand décoré de la françisque ( ce qui est discutable)
    disait nous sommes en guerre
    c »est une guerre silencieuse
    mais sans quartier ( drapeau rouge Azincourt)
    (rappel historique)…
    Mes respect et un petit clin d’oeil… Rosbertespierre,
    regards
    kris^^^

  • Lionel

    Alors le constat est quand même un peu alarmant.
    D’un côté on passe notre temps à dire que nous sommes victimes de la révolution bourgeoise et qu’il faut s’attaquer au Capital pour sortir la tête de l’eau.
    Mais nous savons que la bourgeoisie n’est pas prête à partager et que la convaincre est un combat perdu, donc elle prépare ses arrières et nous contrôle.
    Nous savons que le combat est inégal par la conquête des esprits avec des moyens inconcurrençables et que la propagande officielle nous met en garde contre nous-mêmes, dangereux subversifs, donc la difficulté s’accentue pour l’espoir de changement.
    Nous savons que cette société néolibérale ne peut que conduire à la surveillance et le contrôle de chaque citoyen et que par ce biais il sera encore plus difficile de résister.
    Nous savons toutes et tous cela mais nous tentons de regarder ailleurs parce que vraiment ça fout la trouille et pendant ce temps les choses prennent une tournure irréversible, s’évader de la Petite Roquette était envisageable mais d’un QHS c’est une autre histoire !
    Nous laissons la corde se tendre en sachant qu’elle limite nos mouvements et que plus le temps passe et plus il sera impossible de s’en détacher.
    Eh ! Les Mecs et les Mequesses, elle est où la sortie, on s’en éloigne et en plus la porte se rétrécit ou j’ai abusé de la Weed ?????

    • Ton constat est terriblement pragmatique.

      Mais je vais te dire qui est le seul et vrai ennemi: la foule. C’est elle qui, par sa majorité infinie, empêche le volontaire et éclairé Humain de se défaire des chaînes du pouvoir…

      Ce sont ceux que tu aimerais voir libérés qui t’empêcheront de les libérer.

      On n’a que les Gouvernements qu’on mérite, en fait… Si le peuple est vraiment un troupeau, il a besoin d’un berger. Et si mouton l’humain est vraiment, alors l’abattoir il verra dans ses derniers sursauts.

      Finalement, chaque pièce à sa place… Le berger se goinfrant de viande, le mouton pissant le sang à l’abattoir. Tout le monde le sait, intrinsèquement. Alors pourquoi lutter ? :)

      • originalteil

        « On n’a que les Gouvernements qu’on mérite, en fait… Si le peuple est vraiment un troupeau, il a besoin d’un berger »
        Avec vous les militants qui se cassent le dos à promouvoir la démocratie locale et participative ne risquent pas d’emporter l’adhésion. Exactement le discours de ceux qui disent qu’il est inutile de demander son avis au peuple et qui par ex impose la constitution européenne…

      • J’ai pas bien compris en fait…

        Néanmoins, j’ai suffisamment parlé autour de moi, et à un siffisamment grand nombre de personnes pour constater que la Politique de l’Autruche est celle qui est la plus répendue dans notre société…

        Donc bon… les militants qui se cassent le dos, je me dis qu’ils ne font que freiner l’inéluctable… Mais je les en remercie, c’est cool de leur part. Et promis, s’ils arrivent à changer les choses, je me remettrai à voter (dès qu’on aura un vrai parti).

      • originalteil

        je parlais de démocratie locale: un des moyens de reprendre le contrôle, à mon sens et je peux me tromper, c’est de redynamiser la vie sociale et les consciences sur le plan local, notamment les villages et petites villes, en vue de fédérer les habitants pour des projets communs, qui se veulent justement une amorçe de rupture avec le mode de vie qui nous est imposé, et à la base de redonner du sens.
        C’est déjà une bonne base de départ. Donc, je parle de faire participer le plus grand nombre.

      • Ce serait intéressant, mais ce n’est pas réaliste; aujourd’hui, en France, on parle de retirer encore et toujours des pouvoirs aux institutions de proximité pour en donner plus aux institutions globalisées:
        Municipalités => Communautés de Communes
        Départements => Régions voir Etat
        Pays => Communautés Européennes, Pactes Mondiaux divers…

        Donc ta petite politique de quartier serait certes bénéfique. Mais tu as autant de chance de la voire s’appliquer chez nous que de boire à la fontaine de Jouvence…

      • originalteil

        Je ne suis pas d’accord; les gens ne demandent que ça de changer de vie; il suffit de peu de chose pour entraîner l’adhésion. Organiser des activités locales, redynamiser l’économie locale, redonner un cohérence à la vie du village, un but, des objectifs concrets qui donnent des résultats, sur tous les plans. Ce n’est pas « MA » petite politique, c’est l’engagement de plein de gens, partout en France. Je connais des endroits où cet engagement est actif depuis des années et donne des résultats, comme par exemple sur le plan électoral; et même si le carcan est lourd, il est possible qund même d’agir et de redonner un sens à tout ce merdier.

      • Lionel

        Bien d’accord et je dirai qu’il n’y a pas d’autre solution que de résister en retissant ce que le système défait chaque jour, mais la résistance à la résistance est tenace et « on » accuse les partisans de cette position de vouloir aller contre le courant « naturel » de l’Histoire, autrement dit le Progrès ( majuscule oblige en parlant du Nouveau Dieu ), il est si facile de se réfugier dans le déni en utilisant les prétextes classiques qui fonctionnent toujours : « On ne peut pas … » au choix : aller contre le Progrès, changer le cours du temps, avoir une meilleure société…
        Les expériences collectives qui ne peuvent se faire qu’à petite échelle ne sont des exemples que pour les gens ayant déjà effectué une démarche de conscientisation, les citadins n’y sont pas sensibles, ils rétorquent aussitôt « Ah oui, s’éclairer à la bougie, chouette ! ».
        Un ami parisien venu en vacances dans ma nature naturelle m’a dit texto : « Je ne sais pas comment tu fais, moi je déprimerais et pour les enfants ( argument suprême ) comment faire pour ne pas les couper de la vie ( ah bon, à la campagne on ne vit pas ! ) ? »
        Les citadins sont une plaie de l’Humanité, ils colportent en eux et malgré eux les plus forts messages de soumission au système et les personnes rêvant de résistance ne sont pris au mieux que pour de gentils innocents.

      • Oui. L’Exode rural est bien un des grands épisodes sur le long terme de la Mondialisation.

        Je suis d’accord dans le fond avec vous deux , cela va sans dire. Malheureusement, je dois ne fréquenter que des cons… parce que vos exemples de civisme politique, je n’en ai jamais constaté par moi même.

        Mais je compte bien me lancer en politique d’ici quelques années, je verrai ça par moi-même…

      • originalteil

        On ne parle pas dans les médias des familles qui ont changé de vie, totalement. J’en connais qui ont résilié leur abonnement de fourniture d’eau. Et d’électricité, ils ne vivent pas pour cela en ermite, ça se passe même plutôt bien; mais ce sont des expérience que je connais en Allemagne ou des groupes de famille se sont organisé et constituent de véritables petits villages, détaché de la vie modenes imposés. Ils travaillent oui, mais leur vie familiale est loin des standards. ca vaut le coup d’œil.

  • ConscienceU12 ConscienceU12

    Et justement, petit rappel, ou pour ceux qui n’aurait toujours pas compris que l’on vit bien sous une dictature qui ne dis pas son NOM (enfin presque pas, enfin bientôt plus).
    – L’Europe rétablit la peine de MORT : http://www.informaction.info/02042014-1050-LEurope-r%C3%A9tablit-la-peine-de-mort-gouvernance-probl%C3%A9matique-sociale

    • originalteil

      Il est assez inquiétant pour la bonne tenue des débats de colporter d’insanes ragots, appuyés sur un site aussi foireux que celui indiqué apr vos soins; le contenu est tellement merdique qu’il en devient incompréhensible et faut être nourri aux amphets pour y trouver un sens.

      Voilà un lien sérieux qui indique clairement que ton post n’a aucun sens
      http://hub.coe.int/fr/what-we-do/human-rights/death-penalty/

      • Grand marabout 3.0.1 Grand marabout 3.0.1

        Le paragraphe 1 de cet article est fondé sur l’article 2, paragraphe 1, première phrase, de la CEDH, dont le texte est le
        suivant:
        «1. Le droit de toute personne à la vie est protégé par la loi…».
        2. La deuxième phrase de cette disposition, qui concerne la peine de mort, a été rendue caduque par l’entrée en vigueur
        du protocole no 6 annexé à la CEDH, dont l’article 1er est libellé comme suit:
        «La peine de mort est abolie. Nul ne peut être condamné à une telle peine ni exécuté».
        C’est sur la base de cette disposition qu’est rédigé le paragraphe 2 de l’article 2 de la Charte.
        3. Les dispositions de l’article 2 de la Charte correspondent à celles des articles précités de la CEDH et du protocole
        additionnel. Elles en ont le même sens et la même portée, conformément à l’article 52, paragraphe 3, de la Charte.
        Ainsi, les définitions «négatives» qui figurent dans la CEDH doivent être considérées comme figurant également dans
        la Charte:
        a) l’article 2, paragraphe 2, de la CEDH:
        «La mort n’est pas considérée comme infligée en violation de cet article dans les cas où elle résulterait d’un
        recours à la force rendu absolument nécessaire:

        a) pour assurer la défense de toute personne contre la violence illégale;

        b) pour effectuer une arrestation régulière ou pour empêcher l’évasion d’une personne régulièrement détenue

        c) pour réprimer, conformément à la loi, une émeute ou une insurrection.»

        b) l’article 2 du protocole no 6 annexé à la CEDH:
        «Un État peut prévoir dans sa législation la peine de mort pour des actes commis en temps de guerre ou de
        danger imminent de guerre; une telle peine ne sera appliquée que dans les cas prévus par cette législation et
        conformément à ses dispositions …».

        http://lesmoutonsenrages.fr/forum/viewtopic.php?f=25&t=6861

      • Grand marabout 3.0.1 Grand marabout 3.0.1

        le souci est dans le fait que ce sont les politiciens qui décident qui est nuisible et a exclure,dans les intérêts de leur foutu Europe et haine.
        de l’agriculteur au blogueur…

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        Originaltroll, et toi tu te réfères direct aux sources de la dictature, carrément au site officiel (de l’intox) du conseil de l’Europe, rigolo va ! Et qui plus est se référant à des textes de 1983 et 1997, après 2001 tu sais de nombreuses choses ont changées mec, et en Europe surtout depuis 2007, renseigne toi va, …enfin je sais pas si c’est la peine vu que tu n’es qu’un sale Troll.

      • originalteil

        Consciences, au lieu de jouer les comiques troupiers, tu devrais savoir que quand on critique une institution, on regarde ce que celle-ci produit, en terme de texte avant de dire des conneries. L’argument du troll est totalement ineffectif: vieille corde usée. Ce sont justement des comm comme les votre qui déstabilisent des sites.

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        Si tu as tellement rien à te reprocher de ce coté là, alors dit moi pourquoi tu es venu m’agresser tout à leur sans même me connaitre sur les com de l’article sur les Djihadistes drogués ?

        C’est mon pseudo qui te dérange tant que ça, hein, …c’est quoi qui te fait tant chier, les gens qui ont une Conscience et pensent par eux même ? …c’est ça qui te dérange tant que ça, hein ? …tu bosses et roule pour le système ou quoi, hein, …vas-y dit nous tout, que l’on sache à qui l’on a affaire quoi !

      • originalteil

        Inutile d’être agressif et parano. Je pose une question: tu crois vraiment que les djihadistes drogués c’est une ifo sérieuse? Je me demandais si ce n’était pas encore une info juste pour dénigrer les musulmans, on en voit des tas sur les sites sionistes. Pas plus. C’est le genre de propagande qui brouille tout, et ensuite la visibilité est moindre. Maintenant si le comm originel est sincère et sans arrière pensée tant mieux. Je ne défends ni les muslims djiadistes ni les extrémistes sionistes, loin s’en faut.
        ton pseudo je m’en tape, tu pourrais t’appeler hachille savata que ce serait plus amusant.

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        Ok alors !…même si je prends en compte que tu as une drôle de façon de questionner le gens, …je m’en souviendrais pour la prochaine fois.

        Sinon à part ça, c’était à quelle communauté au juste que tu voulais m’associer tout à l’heure là ?

      • originalteil

        ok
        la communauté organisée.. celle qui est omniprésente.. J’ai repondu sur un autre fil à ton reflexe plus qu’agressif, je me souviendrai la prochaine fois de ne pas te titiller question communauté.
        Ma communauté est celle qui a fait la France dans les siècles passés, ce dont je suis fier.

      • ConscienceU12 ConscienceU12

        « Ma communauté est celle qui a fait la France dans les siècles passés, ce dont je suis fier. » …Merde encore pire que ce que je pensais ; …UN FRANC-MAÇON !?!

        Pour ma part je ne revendique et ne fait partie d’aucune communauté, excepté celle de cette planète et de cet Univers, ou bien encore celle des Moutons Enragés à la limite et pi c’est tout ! …alors c’est pas la peine plus tard de chercher à me mettre dans une case où je ne rentrerai jamais (vu que ça a l’air d’être ton sport favori).

      • originalteil

        Vous êtes grave des fois quand même!
        Associer le fait d’être fier de son pays, des ses racines, de ses traditions ancestrales, de sa culture, de son histoire qui a façonné la France jusqu’à la revolution implique d’être franc-maçon comme tu dis? du grand n’importe quoi! La franc maçonnerie, grande instigatrice de la revolution française! Un des chancre du monde!
        je te lis: tu te dis « citoyen de la planète » qu’est-ce qu’il faut pas entendre! Tu t’y es mis tout seul dans ta case.

      • kris de kerg. kris de kerg.

        @ Grand marabout 3.0.1 : j’ai tendance a croire ce que tu rapportes…..j’ai peur pour mes enfants….

      • Grand marabout 3.0.1 Grand marabout 3.0.1

        les enfants du futur devront etre docile et soumis,c’est d’ailleurs le premier objectif de l’éducation:en faire de bon citoyen,intelligent et instruit n’est que le second objectif

        http://www.fichier-pdf.fr/2013/12/04/la-fabrique-du-cretin-brighelli-jean-paul/

      • kris de kerg. kris de kerg.

        Pour ma fille cela ne va pas être façile elle est forgé trempé de type 60/62 hcr^^, mon fils, je vais devoir le repasser à la forge trempage ou les 2 ^^…et au marteau par Thor !!!! ;-)

      • originalteil

        L’école est dans les choux, et c’est voulu. L’avenir est peut-être à l’enseignement par les parents, ce qui préservera les enfants.

      • kris de kerg. kris de kerg.

        @ originalteil : Les droit de l’Homme (human-rights), ils disent quoi du ou de la Grecque qui a faim, honte, qui n’en peu plus….qui peut être pençe a en finir.

      • kris de kerg. kris de kerg.

        Et pendant ce temps les banques continuent à engranger….et pendant ce temps on parle des droits de l’homme de la femme et bientôt du neutre ( cf France info ce matin..)

      • originalteil

        Berg: ca n’est pas le sujet là: pour l’instant on cause du post de conscience qui dénonce le retablissement de l peine d emort en eirope, ne mélange pas, c’est déjà bien assez dur d’avoir des renseignements fiables sur le sujet; ya un autre fil pour la grèce, ne brouille pas le débat; danke

      • Wow… C’est vraiment bien comme argument !

        « Ton argument est pourri, c’est le mien qui est le bon ».

        De toute façon, 90% des infos du blog sont presqu’impossible à vérifier de manière 100% certaine.

        Parce que, comme le disait mon pote Thomas, on ne peut croire que ce que l’on voit (de nos propres yeux, et pas à travers un écran). Du coup ben…

      • kris de kerg. kris de kerg.

        Depuis, 2000 ans , c’est quand même bizarre que l’on n’ai point pu faire taire ton pote Thomas……. ;-)

      • Parce qu’il avait un pote bien placé ;)

      • Grand marabout 3.0.1 Grand marabout 3.0.1

        suivant l’age,bientôt on s’appellera tous thomas,et on ne pourra que y croire

        la vérité est difficile a admettre si extravagante soit elle

  • Grand marabout 3.0.1 Grand marabout 3.0.1

    tout ce cyber espionnage est sous l’autorité et la surveillance du premier ministre

     » Ces personnes, tout d’abord, émettront des demandes d’accès, motivées et « soumises à la décision d’une personnalité qualifiée placée auprès du Premier ministre » et désignée par la Commission nationale de contrôle des interceptions de sécurité (CNCIS), sur proposition du Premier ministre. Cette personne coordonnera donc les relations entre les demandeurs d’accès aux informations et la commission de contrôle. Cette dernière conseillera en outre le Premier ministre sur le bien-fondé des requêtes par rapport aux conditions de la loi. »

    « Par conséquent, en plus des pratiques de surveillance déjà en place, effectuées entre autres par les services de renseignement, de police ou de gendarmerie et le ministère de l’Économie et des Finances (Tracfin), il existera une surveillance en quelque sorte « chapeautée » par le Premier ministre, la Commission n’ayant qu’un rôle consultatif (notons d’ailleurs que la CNCIS est constituée de seulement trois membres) »