Obama annonce de nouvelles sanctions contre la Russie, Moscou riposte

Pour l’heure, cela ne s’annonce pas très bien, il faut bien l’avouer. Même si cela reste une guerre froide entre deux nations qui pour l’heure jouent plus les gros bras qu’autre chose, la suite ne s’annonce pas des plus joyeuse. Le président du parlement européen Martin Schultz considère d’ailleurs « la guerre devient de nouveau une menace réelle en Europe« .
4flag-russia-usa2Le président Barack Obama a annoncé jeudi l’imposition de sanctions contre de nouveaux responsables et entités russes en représailles à l’annexion de la Crimée, et menacé Moscou de s’en prendre à des « secteurs clé » de son économie. Moscou a répondu en publiant sa propre liste de sanctions contre des responsables américains, aussitôt après l’annonce par le président américain.

« La Russie doit comprendre qu’une escalade supplémentaire ne fera que l’isoler davantage de la communauté internationale« , a affirmé M. Obama lors d’une courte intervention à la Maison Blanche consacrée à l’Ukraine.

Vingt personnes ont été ajoutées à la liste des personnes sanctionnées dans le cadre de la situation en Ukraine, a ensuite précisé le département du Trésor. Onze responsables russes ou pro-russes en Ukraine avaient déjà été punis lundi, voyant leurs éventuels avoirs aux Etats-Unis gelés. La banque concernée est « Bank Rossiya« , présentée par des responsables américains comme très proche du Kremlin, détenant des avoirs de membres de l’entourage du président Vladimir Poutine.

« Nous prenons ces mesures dans le cadre de la réaction à ce que la Russie a déjà fait en Crimée« , a remarqué M. Obama. Mais il a aussi brandi la menace de sanctions aux conséquences sur des « secteurs clé » de l’économie russe si Moscou ne change pas de comportement.

M. Obama a en outre insisté sur le fait que le soutien de son pays à ses alliés de l’Otan resterait « inébranlable« , et qu’il ferait passer ce message lors de la tournée qu’il va entreprendre en Europe à partir de lundi, aux Pays-Bas, en Belgique et en Italie.

La riposte de Moscou et interdit l’entrée en Russie à de hautes personnalités US

« Qu’il n’y ait aucun doute: à chaque acte hostile, nous répondrons de manière adéquate« , a prévenu le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. « Nous n’avons cessé d’avertir que l’emploi de sanctions est à double-tranchant et touchera les Etats-Unis eux-mêmes comme un boomerang« , a-t-il ajouté, estimant que cette manière d’agir était « mal à propos et contre-productive« . La liste russe vise neuf personnes à qui l’entrée en Russie est désormais interdite.

Elle concerne trois conseillers de M. Obama, Caroline Atkinson, Daniel Pfeiffer et Benjamin Rhodes. Le chef de la majorité démocrate Harry Reid, le chef républicain de la Chambre John Boehner, le président de la commission des Affaires étrangères au Sénat, Robert Menendez, ainsi que le sénateur conservateur John McCain, la sénatrice démocrate Mary Landrieu et le sénateur Daniel Coats sont aussi visés. Cette liste a été publiée juste après que M. Obama a annoncé l’imposition de sanctions contre 20 nouveaux responsables russes et une banque, « Bank Rossiya« . Quelques heures auparavant, la Douma (chambre basse du Parlement russe), avait ratifié le traité rattachant la Crimée à la Russie.

Les « sanctionnés » américains se disent « fiers »

Les élus du Congrès américain se sont immédiatement déclarés fiers de faire l’objet de sanctions de la part de la Russie jeudi en raison de leur soutien à l’Ukraine.

Source et suite de l’article sur Rtbf.be

5 commentaires

  • Thierry92 Thierry92

    « Les élus du Congrès américain se sont immédiatement déclarés fiers de faire l’objet de sanctions de la part de la Russie jeudi en raison de leur soutien à l’Ukraine. »

    Fiers de soutenir des tenants du parti néo nazi Svoboda.
    A croire que ce sont les us qui exportent le nazisme.

  • robertespierre

    Merci Russia Today et cap 2012 et après

    POUTINE

    Top 10 des répliques épiques de Poutine au sujet de l’annexion historique de la Crimée

    Ce n’est pas un grand bavard. Ce n’est pas un grand tribun. Ni grande(s) pompe(s) , ni éclairs, ni foudres , ni coup de tonnerre. Ni invectives. Rien, rien de tout ça.
    Rien que des faits, des rappels des faits anciens, des constats dépassionnés, ni menaçants ni serviles.
    jocegaly

    Sur CROAH

    Top 10 des répliques épiques de Poutine au sujet de l’annexion historique de la Crimée

    Le corbeau déchaîné
    20 mars 2014
    Le président russe Vladimir Poutine s’adressant à l’Assemblée fédérale, qui comprend des députés de la Douma, des membres du Conseil de la fédération, des gouverneurs régionaux et des représentants de la société civile, au Kremlin, à Moscou, le 12 mars 2014.

    Au cours de ce qui est peut-être le discours le plus important de l’ère post-soviétique, le président russe Vladimir Poutine a demandé à l’Occident de mettre un terme à deux décennies de « deux poids, deux mesures » et d’oublier la guerre froide. Voici les 10 moments les plus croustillants de son discours épique.

    Top 10 des répliques épiques de Poutine au sujet de l’annexion historique de la Crimée

    Lorsque Poutine souhaite la bienvenue à l’Occident dans le concept du droit international :

    « Ils disent que nous violons le droit international. Je suis heureux qu’ils se souviennent que le droit international existe. Mieux vaut tard que jamais. »

    Lorsque Poutine dit que, en dépit des clichés, c’est l’Occident qui s’est comporté comme un taureau… ou un ours… dans un magasin de porcelaine chinoise :

    « Ils tentent sans relâche de nous isoler car nous avons une position indépendante, parce que nous la maintenons, et nous disons les choses telles qu’elles sont, sans verser dans l’hypocrisie. Mais il y a une limite à toute chose. Et avec l’Ukraine, nos partenaires de l’Occident ont dépassé cette limite, en faisant l’ours, en agissant de manière irresponsable et sans aucun professionnalisme. »

    Lorsque Poutine dit à l’Occident de tirer un trait sur la guerre froide :

    « Aujourd’hui, il est impératif d’en finir avec cette hystérie, de réfuter cette rhétorique de la guerre froide et d’accepter ce fait indéniable : la Russie est indépendante et partie intégrante des affaires internationales. Comme les autres pays, elle a ses propres intérêts nationaux, qui doivent être pris en considération et respectés. »

    Lorsque Poutine rappelle au monde que la diplomatie de l’ère Bush était tout sauf un comportement acceptable dans un monde civilisé :

    « Ils font ce que bon leur semble, ici et là, ils utilisent la force contre des états souverains, construisent des coalitions basées sur le principe du “si tu n’es pas avec nous, tu es contre nous”. Pour que ces agressions aient l’air légitimes, ils obligent les organisations internationales à produire les résolutions nécessaires, et si pour une raison ou une autre, ça ne marche pas, ils ignorent simplement le Conseil de sécurité des Nations unies et les Nations unies dans leur ensemble. »

    Lorsque Poutine fait son propre contre-édito du New York Times au sujet de la spécialité américaine, l’exceptionnalisme :

    « Les partenaires occidentaux, menés par les USA, préfèrent ne pas suivre le droit international, mais la loi du plus fort. »

    Lorsque Poutine dit que l’OTAN est le bienvenu au barbecue, mais ne peut pas établir son campement dans le jardin de la Russie :

    « L’OTAN reste une alliance militaire, mais nous sommes contre le fait qu’une alliance militaire fasse régner sa propre loi dans notre jardin, dans notre territoire historique. Je n’arrive tout simplement pas à m’imaginer que nous voyagions à Sébastopol pour rendre visite à des marins de l’OTAN. Bien entendu, la plupart d’entre eux sont des gens merveilleux, mais il serait préférable qu’ils viennent nous rendre visite et soient nos invités, plutôt que le contraire. »

    Lorsque Poutine prévient l’Occident que leurs menaces seront réglées en nature :

    « Certains politiciens occidentaux nous menacent déjà non seulement de sanctions, mais également de sérieux problèmes sur le plan domestique. Je voudrais savoir ce qu’ils ont en tête exactement : une action par la cinquième colonne, ce fourre-tout de “traitres de la nation”, ou espèrent-ils nous mettre dans une situation économique et sociale telle que cela provoque le mécontentement de notre population ? Nous considérons ces discours comme irresponsables et clairement agressifs dans le ton, et nous y répondrons en conséquence. »

    Lorsque Poutine rappelle à l’Allemagne que tous ne souhaitaient pas sa réunification après la guerre froide :

    « Je crois que les Européens, et avant tout les Allemands, me comprendront. Laissez-moi vous rappeler qu’au cours des consultations politiques de l’unification de l’Allemagne de l’est et de l’ouest… certains pays qui étaient alors, et sont toujours, des alliés de l’Allemagne, ne soutenaient pas l’idée de son unification. Notre nation a cependant soutenu sans équivoque le désir sincère et inaliénable des Allemands d’unir leur nation. Je suis confiant sur le fait que vous n’ayiez pas oublié cela, et je m’attends à ce que les citoyens allemands soutiennent également les aspirations des Russes, de la Russie historique, à restaurer son unité. »

    Lorsque Poutine met en avant l’hypocrisie de l’Occident au sujet du Kosovo :

    « Les USA et l’Europe de l’ouest nous répètent sans cesse que le Kosovo est un cas particulier. Qu’est-ce qui rend ce cas si particulier aux yeux de nos collègues ? Il s’avère que c’est le fait que ce conflit ait causé autant de pertes civiles. Est-ce un argument légal ? La sentence du Tribunal International ne dit rien à propos de cela. Ce n’est même pas du « deux poids, deux mesures » ; c’est clairement un cynisme incroyable, primitif. Personne ne devrait tenter si grossièrement de faire en sorte que leurs intérêts prévalent, appelant une chose « blanche » un jour, et « noire » le lendemain. Si on suit cette logique, on doit s’assurer que tout conflit mène à des pertes humaines. »

    Et, bien sûr, lorsque Poutine rappelle à ses critiques que chacun a ses points de rupture :

    « Si vous tirez trop sur la corde, elle casse. Vous ne devez jamais l’oublier. »

    Traduction de l’article du site Russia Today par De Ficientis pour Croah.fr

    • robertespierre

      à la lecture de cette déclaration il est URGENT de se débarrasser dès Dimanche des loufoques Français qui enveniment une situation nous opposant à la Russie
      N’oubliez pas qu’Old Land même à 0% s’accrochera comme une moule à son rocher
      L’Horizon c’est notre DESTRUCTION par le traité Transatlantique

      Et par ailleurs et pour aider
      ,mais prenez 2 aspirines
      LA DETTE MONDIALE
      est de

      10 000 000 000 000 000 000

      100 milliards de milliards
      prêtés par….les banques!!!!
      Installez sur une table ce JEU
      FED+FMI+B of E +B of J+BCE+Hedges Funds+Fonds de pensions +
      GS+BB+JPMorgan+connexion réseaux bancaires+ETATS demandeurs de crédits
      comme au monopoly….beaucoup de gros chiffres
      Et vous verrez comment tous ces gens vivent UNIQUEMENT sur les INTERETS que nous leur payons
      Au plus la somme est importante (virtuelle)
      au plus les intérets que nous payons (REELS sont importants)
      Les emprunts nous mènent à la FAILLITE
      Pourquoi emprunter
      FRAPPONS NOTRE MONNAIE
      LOI Pompidou -Rotschild de 1973 à abroger immédiatement
      Retirer l’EXCLUSIVITE
      des versements obligatoire des salaires aux banques
      puisque nous ne sommes plus considérés comme salariés mais créanciers
      après le vote des Européennes nous allons comprendre cette différence si nous n’agissons pas sans délai

      (emprunts des états) +++
      La France emprunte + ou- 7 milliards par semaine
      + ou- 50 milliards d’intérêts à rembourser par an
      pour renflouer les banques etc
      Banques qui font des bénéfices (actionnaires -gros salaires)
      et des pertes que nous,contribuables remboursons

      est dee

  • Maverick Maverick

    Pourvu que Poutine ne coupe pas le gaz à l’UE ; ça les pousserait à suivre les US dans une « aventure » en Syrie, pour faire passer le gazoduc du qatar :-(