Discours de Hollande au dîner du CRIF

C’est la grande messe annuelle pour tous ceux qui roulent plus ou moins pour un petit pays très tolérant dont nous tairons le nom ici! Et attention, qui critique s’expose aux risques, car critiquer le CRIF, c’est critiquer les juifs! En résumé, c’est cela, sauf que le CRIF, on se demande bien ce qu’ils représentent hormis ce petit pays démocratique et tolérant dont nous n’avons pas encore cité le nom, comme nous l’explique l’article proposé ici en seconde position…

https://www.youtube.com/watch?v=ag_SQN-2DKc

Encore un magnifique discours de notre cher président devant ses patrons lors du diner du CRIF 2014. Après une brève évocation du dossier Ukrainien, Hollande va s’attaquer au danger que représente internet et le danger du racisme et de l’antisémitisme galopant dans notre pays.

Il évoque sans les nommer des personnes et des actions que l’on connaît tous : « Sauf que là, les propagandistes ne se cachent plus : ils publient des livres, défilent dans la rue, donnent des spectacles, et utilisent des moyens modernes, c’est-à-dire Internet, pour colporter des rumeurs, qui deviennent des tumeurs. »

N’oublions pas la sortie osée de Roger Cukierman : Pour lui, l’antisémitisme est l’oeuvre de l’extrême droite, tandis que l’antisionisme, est à l’extrême gauche.

Un diner 2014 haut en couleur qui laisse entrevoir une véritable guerre à l’internet à venir !

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Car finalement, on se demande bien qui se sent représenté par le CRIF, je juif de France? Même pas!

Le Crif, machine à communiqués?

Le Crif se présente comme le « porte-parole de la communauté juive de France auprès des pouvoirs publics ». « De la théorie », pour David Chemla, co-fondateur de JCall, une association juive qui milite pour la paix au Moyen-Orient : « Le Conseil représentatif des institutions juives, comme son nom l’indique, ne représente que les institutions qu’il fédère – associations et institutions religieuses, communautaires, sociales…. Or on estime que seulement un tiers des quelque 600 000 juifs de France appartient à l’une de ces associations. Par conséquent, le Crif ne peut représenter qu’une petite partie des juifs français ».

Au-delà de cette constatation mathématique, le Crif serait mal perçu par les plus jeunes générations de Juifs, comme en témoigne Alain Granat, directeur de la publication de JewPop, site internet porté sur l’auto-dérision – comme en témoigne sa base-line « Le site qui voit des Juifs partout »: « Nos lecteurs, juifs ou non-juifs, reprochent notamment au Crif des interventions qui n’ont pas lieu d’être, comme lorsqu’il s’est fendu d’un communiqué pour dénoncer un sketch diffusé sur France Inter, en voyant de l’antisémitisme là où il fallait voir de l’humour. Le CRIF aimerait être un lobby à l’américaine, qui influerait sur la politique extérieure de la France – mais dans les faits il n’a pas d’influence et produit surtout des communiqués, parfois à bon escient, parfois non ».

Plus globalement le Crif est aussi visé pour son soutien, perçu comme inconditionnel, à l’actuelle politique d’Israël vis-à-vis de la Palestine: « Même s’il serait caricatural de dire que tous les membres du Crif sont sionistes, force est de constater que la majorité d’entre eux le sont, juge David Chemla. Or le rôle du Crif devrait être de dénoncer l’antisémitisme, pas de faire de la politique ».

« Un dîner ridicule »

Les critiques, enfin, sont très vives sur l’intérêt de continuer à organiser la grande messe annuelle du Crif: « Un dîner ridicule », pour Alain Granat, « Du communautarisme », pour David Chemla. Et une image désastreuse pour l’ensemble de la communauté juive, comme le résume la blogueuse SefWoman sur JewPop: « Le dîner du Crif, finalement, c’est une réunion de mecs qui toute l’année expliquent que les Juifs ne dominent pas le monde contrairement à ce que pensent les antisémites, et qui salopent tout en un soir en faisant se déplacer toute la classe politique ».

En mai 2013, le président du Crif, alors Richard Prasquier, déclarait au journal Actualité Juive: « Non, le CRIF ne représente pas « tous » les Juifs. Il représente ceux qui se sentent représentés par lui, d’où qu’ils viennent ». Il ne croyait pas si bien dire.

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