Les députés UMP comptent boycotter les questions au gouvernement ce mercredi après l’attaque de Valls..

Un ministre de l’intérieur qui perd son sang froid, des questions légitimes sans réponse, et des accusations fondées ou pas, tel est le spectacle que nous donnent ce gouvernement. M. Valls accusé de complaisance envers les casseurs, on pourrait se poser la question vu le nombre d’interpellations (14) et les moyens mis en œuvre pour éviter les débordements…

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Ils n’ont pas apprécié la sortie de Manuel Valls mardi concernant le passé de Claude Goasguen…Une telle protestation est rarissime à l’Assemblée. Les députés UMP boycotteront ce mercredi la séance des questions au gouvernement après une petite phrase de Manuel Valls sur le passé d’«extrême droite» de Claude Goasguen, qui leur avait déjà fait quitter l’hémicycle mardi.

«Faute d’excuses formelles, les députés UMP boycotteront la séance de questions au gouvernement de demain» (mercredi), a annoncé en début de soirée leur chef de file Christian Jacob dans un communiqué, dénonçant des «insultes inacceptables» et une «perte de sang-froid» du ministre de l’Intérieur.

«M. Goasguen, vous en venez, vous, de l’extrême droite», avait lancé Manuel Valls à l’élu parisien, en réponse à une question d’un autre député UMP sur les violences de samedi à Nantes (Loire-Atlantique) lors de la manifestation des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

Les députés vident les lieux

En toile de fond: un supposé laxisme des forces de l’ordre face aux casseurs quand la manifestation a dégénéré. Déjà ce week-end plusieurs ténors de l’UMP avaient mis en cause la responsabilité de Manuel Valls, le FN fustigeant même sa «complaisance avec l’extrême gauche antifasciste».

«Contrairement à vous, nous ne sommes complaisants avec personne, vous, vous avez été complaisants avec ceux qui s’en prenaient aux valeurs de la République», a répondu à la droite le locataire de la Place Beauvau, dans une allusion aux manifestations récentes en janvier contre la loi famille.

Ses propos, surtout sa phrase contre Goasguen, ont déclenché une bronca sur les bancs de l’UMP. La quasi-totalité des députés du groupe a alors quitté l’hémicycle en pleine séance.

«Propos inadmissibles»  

Peu après, l’ex-président de l’Assemblée Bernard Accoyer, resté sur son banc, a dénoncé des «propos inadmissibles, scandaleux» et appelé le ministre de l’Intérieur à «les retirer». Le président de la commission des Finances, l’UMP Gilles Carrez, a également demandé des excuses, sa collègue Claudine Schmidt critiquant ensuite des «propos pas dignes d’un ministre de la République».

Selon Christian Jacob, ils auraient dû «a minima être condamnés par le Premier ministre», à qui s’adressait initialement la question prise par Manuel Valls.

Si M. Ayrault ne s’excuse pas «ces questions au gouvernement n’ont plus aucun sens, aucun intérêt pour nous», a expliqué Christian Jacob dans l’après-midi.

Une comparaison que Valls n’a pas apprécié

Sans s’excuser, le ministre de l’Intérieur a expliqué devant les députés restants, qu’il n’avait pas apprécié la comparaison entre les violences à Kiev et à Nantes dans la question du député Yannick Moreau……

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Avec AFP pour 20Minutes

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La préfecture a-t-elle mis tous les moyens nécessaires, ou bien aurait-elle laissé faire afin d’affaiblir le mouvement? des critiques sont désormais adressées à la préfecture, et pour certaines au ministre de l’Intérieur Manuel Valls.

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