Le nouvel ordre mondial pourrait s’appeler Globalia ! …

On y va ?? Non! on y est…..presque…

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AVERTISSEMENT : Attention, cet article est très subversif. Si vous souhaitez continuer à vivre tranquillement dans votre société de Bisounours ou toutlemondeylestgentil et où les mamamouchis vous veulent que du bien, ne poursuivez surtout pas votre lecture.

Beaucoup s’interrogent sur cette idée souvent évoquée et assez sulfureuse de nouvel ordre mondial. Pour la très grande majorité de nos concitoyens, cela fleure bon la théorie du complot, cela manque de sérieux, puisque Claire Chazal ou David Pujadas n’en ont pas parlé. N’oubliez jamais que ce dont on ne nous parle pas, n’existe pas.

C’est l’absence de traitement dans nos grands médias de certains sujets qui devrait nous rendre encore plus vigilants sur ces thèmes. Vous avez actuellement un exemple assez flagrant de cette théorie du silence avec les négociations en cours sur le traité transatlantique. Il est rare que nous ayons atteint un tel degré d’opacité. Personne n’en parle. Ce sujet est donc absent. Il ne peut être par définition une préoccupation et donc une source de mobilisation citoyenne. Aucune force ne peut s’opposer à quelque chose qui n’existe pas.

Le nouvel ordre mondial c’est quoi ?

Le nouvel ordre mondial c’est avant tout une gouvernance mondiale, une extension de la mondialisation, la globalisation poussée à son paroxysme. Le nouvel ordre mondial idéal et rêvé par une partie de nos élites verrait la disparition des États, des religions, des références culturelles et identitaires, une abolition de toutes les frontières et de toutes les normes plus ou moins nationales, afin de créer une seule et unique identité, celle de citoyen du monde. Dès lors, il n’y aurait plus de guerre, ce serait la paix. La paix avec un immense et unique marché mondial, global, ou enfin les profits ne connaîtraient plus aucune limite, car après tout, disons-le, ceux qui y gagneraient le plus seraient quelques très grandes firmes transnationales qui d’ailleurs détiennent de façon antidémocratique de plus en plus de pouvoir. Qui a voté pour élire la stratégie de développement poursuivie par un groupe comme Monsanto ?

Une telle gouvernance mondiale, pour être acceptée, nécessitera un travail de préparation important, il faudra laminer les États, saper les communautés nationales, réduire l’homme uniquement à sa composante matérialiste, en faire un simple consommateur, développer avant tout l’individualisme, l’égoïsme, changer la place des enfants, en fait changer les valeurs fondamentales afin de permettre cette émergence et d’éviter toute opposition structurée. Ce monde pourrait parfaitement s’appeler Globalia et pour que vous soyez tous d’accord, il faudrait que vous vous sentiez libres.

L’idéal de la société globalienne

« La démocratie dans Globalia est universelle et parfaite, tous les citoyens ont droit au  » minimum prospérité  » à vie, la liberté d’expression est totale, et la température idéale. Les Globaliens jouissent d’un éternel présent et d’une jeunesse éternelle. Évitez cependant d’en sortir car les non-zones pullulent de terroristes et de mafieux. Évitez aussi d’être, comme Baïkal, atteint d’une funeste  » pathologie de la liberté « , vous deviendriez vite l’ennemi public numéro un pour servir les objectifs d’une oligarchie vieillissante dont l’une des devises est :  » Un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée. » Un grand roman d’aventures et d’amour où Rufin, tout en s’interrogeant sur le sens d’une démocratie poussée aux limites de ses dangers et de la mondialisation, évoque la rencontre entre les civilisations et les malentendus, les espoirs et les violences qui en découlent.

Un ouvrage passionnant que nous devons tous lire, nous les malades atteints de la pathologie de la liberté.

Ceux qui me lisent régulièrement savent que je dénonce avec force et de façon récurrente l’évolution que je trouve funeste de notre société, de nos sociétés.

Il y a quelques jours Manuel Valls, notre ministre de l’Intérieur, défendait la liberté d’expression, droit sacré de nos grandes démocraties occidentales, raison pour laquelle il demandait précisément aux réseaux sociaux comme Facebook et Twitter de réduire la liberté d’expression des internautes.

Dans les pays anglo-saxons, en tout cas dans leur droit, tout peut être dit y compris ce qui est le plus abject. Soyons clair. La liberté d’expression, dès lors qu’elle ne subit ne serait-ce qu’une seule limite, n’existe plus. La liberté d’expression est ou n’est pas, elle ne peut pas être un peu encadrée.

Dans Globalia, cette société qui correspond en tout point à l’incarnation de ce que pourrait-être ce nouvel ordre mondial rêvé par certains, la liberté d’expression est totale… avec quelques limites évidemment, car vous devez comprendre que « la plus grande menace sur la liberté, c’est la liberté elle-même. Comment défendre la liberté contre elle-même ?
En garantissant à tous la sécurité. La sécurité, c’est la liberté. La sécurité c’est la protection. La protection c’est la surveillance. La surveillance, c’est la liberté. La protection ce sont les limites. Les limites, c’est la liberté. »

Non cela n’est pas encore de Manuel Valls mais je suis à peu près sûr, compte tenu de son œuvre et des efforts qu’il déploie actuellement sur ces sujets de la liberté, qu’il adhérerait totalement à ce type de raisonnement et de concept globalien…..

[…]

Contrôle de l’information et le savoir

« Chaque fois que les livres sont rares, ils résistent bien. À l’extrême, si vous les interdisez ils deviennent infiniment précieux. Interdire les livres, c’est les rendre désirables. Toutes les dictatures ont connu cette expérience. En Globalia, on a fait le contraire : on a multiplié les livres à l’infini. On les a noyés dans leur graisse jusqu’à leur ôter toute valeur, jusqu’à ce qu’ils deviennent insignifiants. »
En France, chaque année, plus de 60 000 nouveaux ouvrages sont édités……….

[…]

Contrôle du comportement par la consommation

« À peine assouvis, ces désirs artificiels seraient tout aussitôt trahis : les couleurs brillantes des vêtements se faneraient, le mécanisme des jouets tomberait en panne, les produits d’entretien se périmeraient. L’obsolescence programmée des choses faisait partie de la vie. Il était acquis qu’elle entretenait le bon fonctionnement de l’économie. Acquérir était un droit mais posséder était contraire au nécessaire renouvellement des productions. C’est pourquoi la fin des objets était élaborée avec autant de soin que le produit lui-même et contenue en lui ».

Ces différents passages sur la consommation sont extrêmement pertinents et ils soulèvent de très nombreux aspects. Si l’on comprend aisément que l’obsolescence programmée est une technique idéale pour faire perdurer les bénéfices, tourner les usines, et rendre chaque consommateur dépendant aussi bien des fournisseurs que de son salaire lui permettant d’acheter, il faut bien comprendre que notre société actuelle va encore plus loin.
Lorsque les constructeurs automobiles vous « louent » la voiture plutôt que de vous la vendre, lorsque toutes les entreprises y compris les Nespresso et son George Clooney vous « abonnent » à leur service de livraison de capsules, lorsque partout on tente de vous abonner c’est bien la notion de possession qui est attaquée. Vous devez consommer, mais ne pas posséder, car finalement la possession est une forme de frein implicite à la consommation « puisque vous en avez déjà »……

[…]

La peur… vous devez avoir peur

 « Je vous l’ai dit, c’est que les gens ont besoin de la peur (…). Pourquoi croyez-vous qu’ils allument leurs écrans chaque soir ? Pour savoir à quoi ils ont échappé. (La peur) est une denrée vitale. Dans une société de liberté, c’est la seule chose qui fait tenir les gens ensemble. Sans menace, sans ennemi, sans peur, pourquoi obéir, pourquoi travailler, pourquoi accepter l’ordre des choses ? Croyez-moi, un bon ennemi est la clef d’une société équilibrée. Cet ennemi-là, nous ne l’avons plus. »

« La cohésion, en Globalia, ne peut être assurée qu’en sensibilisant sans relâche les populations à un certain nombre de dangers : le terrorisme, bien sûr, les risques écologiques, et la paupérisation. Le ciment social doit être la peur de ces trois périls et l’idée que seule la démocratie globalienne peut leur apporter un remède. »

Là encore le parallèle avec notre société est limpide. Toute notre société fonctionne sur la peur, sur les peurs. Pas n’importe quelle peur. Les peurs que nos élites choisissent que nous éprouvions. Il s’agit de peurs imposées et qui répondent à une logique. Il est évident que depuis le 11 septembre le grand méchant a été incarné par Oussama Ben Laden jusqu’à ce qu’il soit officiellement supprimé…..

[…]

La réduction du citoyen et de l’homme

« Le grand génie des concepteurs de Globalia à été surtout d’agir sur les mentalités. Audubon le dit bien : la guerre doit être menée contre les identités, l’idée d’action collective, l’engagement. »

Là encore, il s’agit de diviser la communauté nationale en de multiples communautés aux intérêts divergents, ce qui permet l’application du vieux principe « diviser pour mieux régner ». Là encore, il s’agit d’empêcher les gens de s’aimer, d’être ensemble, de se réunir, de s’engager pour l’intérêt commun en développant un individualisme effrénée reposant sur la consommation à outrance (seule voie pour l’épanouissement personnel). L’objectif c’est que chacun se sente seul. Isolé. Ne faisant plus partie d’un tout. Totalement seul et isolé, comment voulez-vous pouvoir vous engager, lutter, tenter de changer les choses. Dès lors, c’est la résignation qui gagne la majorité des esprits.

La définition de la liberté de la presse

Évidemment, cela se passe presque de commentaire tant cette définition est frappée de bon sens. Comment fait-on cependant pour dégager une vérité ? C’est assez simple. On demande au ministère de l’Amour (Manuel Valls) de nous dégager une vérité que l’on se doit en tant que journalistes et médias responsables dont le salaire est versé grâce à des actionnaires qui sont en général de grands financiers ou banquiers ou encore au paiement de publicités également payées par cette oligarchie du business mondial…….

[…]

Détruire Globalia

« Désormais, il voyait en Globalia un ennemi, une construction humaine retournée contre les hommes, un édifice fondé sur la liberté mais qui écrasait toute liberté, un monstre politique à détruire. »

Lorsque vous finissez par voir la réalité et la vérité, à savoir que système ne se construit que pour servir les intérêts financiers d’une oligarchie de plus en plus réduite et condamne l’essentiel de la planète à une forme d’esclavage moderne, alors oui, nous pouvons nous poser légitimement la question de savoir si, en tant qu’homme libre, nous devons détruire ce monstre politique et économique que l’on nous impose.

Comme vous, je sais que je suis atteint d’une pathologie de liberté. Et je me sais incurable.

Alors si vous ne l’avez pas lu, lisez ce livre, faites-le passer, offrez-le, je le considère comme hautement subversif et nous montrant avec une grande clairvoyance le monde vers lequel nous nous dirigeons, et je n’en veux pas pour mes enfants.

Lire l’article

Auteur Charles Sannat, son site Le Contrarien

Article publié par economiematin.fr

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4 commentaires

  • Bonjour les moutons. Lu l’avertissement et poursuivi ma lecture, ce qui m’a permis de découvrir Le contrarien que je me suis dépêché d’ajouter à notre liste de blogs. Merci pour cela et pour votre rigueur vigilante.
    Caillasse du jour par chez nous : Olympicouilles au fût, soucis au cul !

  • matmatol

    http://www.youtube.com/watch?v=owXtjrWACLg

    1h35 c ‘ets long, mais ca vaut le coup!
    Aaron russo denonce

    « Quelques mois avant de mourir le réalisateur américain parle à cœur ouvert de la nature de l’élite au pouvoir et des pratiques servant son programme. »

  • bruce bruce

    +1 pour ce que nous explique Aaron Russo
    Oui, clairement on va là ou certains nous mènent depuis un bout de temps, sûr aussi que ça s’accélère grave, et c’est peu de le dire.
    Pour tout ceux qui comprennent l’Anglais, même pas trop bien, ce que nous dis David Icke (c’est très bien expliqué et avec un accent british très facile à comprendre)
    C’est absolument à ne pas rater. Pour ses détracteurs, ouvrez votre esprit, vous ne manquerez pas de confirmer.
    Il relie les points et c’est TRÈS pertinent, doc récent à voir absolument, le N°2 est en suivant
    http://www.youtube.com/watch?v=67RFvZYOOyE

  • fee follet

    Article concernant l argentine… j aimerais beaucoup connaître les journaux dont parle Charles, l agmentation nommée vient de l opposition, et si avec 100 pesos, le gouvernement est en train de contrôler les Prix que voulaient voir flamber l opposition, qui détient tous les pouvoirs médiatiques tv radio…
    Bref le maire de buenos aires était à Davos pendant que toute l amériaue latine et caraíbe se rencontrait ailleurs… Aussi, je remets en cause cet article qui permet aux gens de s abituer au mensonge, qui peu á peu devient une réalité. un grand salut´`a tous, je suis en Argentine maintenant, bon anniveraire Benji m^me en retard c jamais trop tard!!!¡¡¡!!!