Londres supprime les aides au logement pour les chômeurs de l’UE

La Grande-Bretagne ne versera plus d’allocations logement aux immigrés sans emploi originaires d’autres pays de l’Union européenne, à compter d’avril, annoncent lundi deux ministres qui jugent que cette mesure mettra fin à « une trahison honteuse » dont sont victimes les travailleurs britanniques mais continuera à abreuver les banques d’argent gratuit.

Reuters/Reuters - La Grande-Bretagne ne versera plus d'allocations logement aux immigrés sans emploi originaires d'autres pays de l'Union européenne, à compter d'avril. Selon deux ministres, cette mesure mettra fin à "une trahison honteuse" dont sont victimes les travailleurs britanniques. /Photo d'archives/REUTERS/Toby Melville  moins

La Grande-Bretagne ne versera plus d’allocations logement aux immigrés sans emploi originaires d’autres pays de l’Union européenne, à compter d’avril. Selon deux ministres, cette mesure mettra fin à « une trahison honteuse » dont sont victimes les travailleurs britanniques.

En vertu de cette mesure, les immigrés venant d’autres Etats membres de l’UE ne pourront plus recevoir à la fois des allocations chômage et des allocations logement, précisent dans une tribune libre au Daily Mail le secrétaire d’Etat au Travail et aux Retraites, Iain Duncan Smith, et la ministre de l’Intérieur, Theresa May.

Dans cette tribune, les deux ministres affirment que les travailleurs britanniques ont été « trahis » par un système qui les laisse au bord de la route en donnant des emplois aux étrangers.

Plus de trois Britanniques sur quatre sont partisans d’une baisse de l’immigration, selon l’étude annuelle de l’institut NatCen publiée début janvier. D’après cette étude, 77% de Britanniques sont favorables à une réduction de l’immigration, un plus haut niveau depuis 2008.

Avec les élections européennes de mai prochain et les législatives attendues pour 2015, et la poussée du Parti de l’indépendance (UKIP), l’immigration est devenue un sujet majeur du débat politique en Grande-Bretagne, alimenté par la levée le 1er janvier des restrictions à la liberté de travail des citoyens roumains et bulgares au Royaume-Uni.

Les sondages sur les intentions de vote montrent qu’un nombre croissant d’électeurs conservateurs se tournent vers l’UKIP, qui milite pour une sortie de l’Union européenne et une réduction drastique de l’immigration.

Source Reuters via Actuwiki.fr

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