Onze morts en Egypte, une nouvelle alliance islamique en Syrie et la Tunisie qui rejette la charia…

Petite compil hallal avec trois infos qui sont tombées et qui ont un seul point commun, l’Islam. Reste à savoir quel Islam puisqu’il n’y en a pas qu’un seul comme certains aimeraient nous le faire croire, le pouvoir des amalgames étant puissant pour faire monter la division (nous ne le répèteront jamais assez). Première info: Onze morts dans des heurts entre police et pro-Morsi:

 

media_xll_6372746Au moins onze personnes ont péri vendredi en Egypte dans des heurts entre les forces de sécurité et des partisans du président islamiste Mohamed Morsi destitué par l’armée qui ont manifesté par milliers à travers le pays. La police les a dispersé à coup de grenades lacrymogènes et de tirs de chevrotine, alors que les partisans du chef d’Etat islamiste bravaient l’interdiction de manifester et la violente répression qui s’abat sur eux depuis la destitution de M. Morsi le 3 juillet, qui a fait à ce jour plus de 1.000 morts et des milliers d’arrestations.

Vendredi, quatre hommes ont été tués au Caire, un à Alexandrie, un autre dans la ville d’Ismaïliya sur le canal de Suez et un dans le Fayyoum, au sud du Caire, selon le ministère de la Santé, qui n’a pas donné de précisions sur les quatre autres victimes. On ignore également s’il s’agit de manifestants, de policiers ou de passants.
Le ministère a aussi fait état de 52 blessés, alors que 122 personnes ont été arrêtées à travers le pays.

Ces violences interviennent à quelques jours de la reprise prévue mercredi du procès de M. Morsi, seul président jamais élu démocratiquement d’Egypte, pour « incitation au meurtre » de manifestants durant sa présidence, brutalement terminée près d’un an jour pour jour après son élection.

M. Morsi comparaît également dans deux autres affaires, l’une pour « espionnage » au profit d’organisations étrangères en vue de commettre des « actes terroristes » et le procès pour son évasion de prison début 2011 s’ouvrira le 28 janvier.

Vendredi, la coalition pro-Morsi, chapeautée par les Frères musulmans, la confrérie de M. Morsi récemment déclarée « organisation terroriste », avait appelé à manifester en dépit de la violente répression qui a fait plus de 1.000 morts et des milliers d’arrestations dans les rangs islamistes.

Article complet sur 7sur7.be

 

Autre info, une alliance contre Al Qaïda, il y aurait comme de l’eau dans le gaz avec certains musulmans radicaux qui se déclarent plus musulmans et moins criminels que d’autres musulmans radicaux: Une nouvelle alliance de rebelles en guerre contre Al-Qaïda:

Une nouvelle alliance de rebelles syriens, baptisée « l’Armée des Moujahidines », a déclaré la guerre à l’État islamique en Irak et au Levant (EIIL), mouvement lié à Al-Qaïda, rejoignant ainsi d’autres groupes combattant les jihadistes présents en Syrie. « Nous, l’Armée des Moujahidines, promettons de nous défendre et de défendre notre honneur, nos biens, et nos terres, et de combattre l’EIIL, qui a enfreint les règles divines, jusqu’à ce qu’il annonce sa dissolution », a annoncé cette alliance de huit groupes armés dans un communiqué publié sur Facebook vendredi.

Cette alliance demande aux combattants de l’EIIL de rejoindre les rangs d’autres groupes rebelles, ou « de rendre leurs armes et de quitter la Syrie ». Elle accuse l’EIIL de « propager les combats et l’insécurité (…) dans les zones libérées (sous contrôle rebelle NDLR), faisant couler le sang des combattants, les accusant à tort d’hérésie, et les chassant, eux et leurs familles, de zones qu’ils ont contribué à libérer » du régime de Bachar al-Assad.

L’EIIL a combattu aux côtés de groupes rebelles contre le régime syrien, mais en montant en puissance, ce groupe a également pris pour cible des combattants de l’opposition dans une tentative de s’imposer comme unique autorité.

Source et article en intégralité: 7sur7.be

Et enfin une bonne nouvelle: la Tunisie qui rejette la loi islamique pour le pays, ce qui n’était pas gagné!

© ap.

La Constituante tunisienne, où les islamistes d’Ennahda sont majoritaires, a adopté samedi les deux premiers articles de la future Constitution, rejetant l’islam comme source de droit tout en en faisant la religion du pays, conformément à un compromis avec l’opposition.

« La Tunisie est un Etat libre, indépendant et souverain. L’islam est sa religion, l’arabe est sa langue et la République est son régime. Il n’est pas possible d’amender cet article », est-il inscrit dans l’article Premier adopté par 146 voix sur 149 élus votants.

Les députés ont aussi approuvé l’article 2, lui aussi non amendable, prévoyant l’instauration d’un « Etat à caractère civil, basé sur la citoyenneté, la volonté du peuple et la primauté du droit ».

Ennahda s’était rangée dès le printemps 2012 derrière la formulation de l’article 1, déjà inscrite dans la Constitution de 1959, indiquant renoncer à l’introduction de la charia (loi islamique) dans la Loi fondamentale.

Religion nationale sans qu’elle soit source de loi
L’hémicycle a d’ailleurs rejeté deux amendements, l’un proposant l’islam et l’autre le Coran et la sunna (ensemble des paroles du Prophète, de ses actions et de ses jugements) comme « source principale de la législation ».

« Adopter l’islam comme source principale de la législation donnera un soutien spirituel à tous les droits et libertés », a jugé un défenseur de la loi islamique, Mohamed Hamdi du petit parti « Courant de l’amour ».

« Nous sommes dans le système de la loi temporelle et les amendements demandés sont contre la modernité », a réagi Mahmoud Baroudi, un élu séculier de l’Alliance démocratique.

Un autre article abordant ce thème doit encore être étudié dans ce premier chapitre titré « dispositions générales », le n°6 qui fait de l’Etat « le gardien de la religion », « le protecteur du sacré » et le « garant de la liberté de conscience ». Un total de 146 articles et quelque 250 amendements doivent être étudiés au total.

Selon différents partis, un consensus assez large a été négocié pour permettre l’adoption du texte à la majorité des deux-tiers des 217 élus et éviter la tenue d’un référendum.

Séances houleuses
Malgré cela, le président de l’Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar a été contraint vendredi et samedi d’ordonner des interruptions de séance en raison de disputes et protestations, notamment sur les règles régissant les interventions.

Vendredi, premier jour des débats consacrés au préambule de la Constitution, M. Ben Jaafar avait clos la séance vers 23H00 face aux tensions pour finalement prononcer samedi matin le fin du débat sur ce texte de six paragraphes. Ce climat chaotique a fait l’objet de critiques sévères des journaux tunisiens qui doutent de la capacité des députés de tenir leur promesse d’adopter la Constitution avant le 14 janvier, 3e anniversaire de la révolution qui déclencha le Printemps arabe.

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