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Le B.A.BA d’une vie sans plastique et sans BPA

Le dernier rapport de  l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) met en cause comme rarement l’impact du bisphénol A (BPA) sur notre santé. Mais comment l’éviter au mieux au quotidien ?

Pour en savoir plus, j’ai demandé à Katia, mère de quatre enfants qui vit depuis quatre ans en bannissant tout type de plastiques et de contenants pouvant être source de perturbateurs endocriniens, de m’en dire un peu plus sur ses habitudes de vie.

 

Une maman qui cogite

Combien sont-ils, ces parents inquiets du monde qu’ils vont laisser à leurs petits ? Ces mères, parfois désemparées, qui ne savent plus comment agir pour préserver la santé de leurs bambins ? Comme le montre le reportage suivant, réalisé en Martinique il y a quelques jours, beaucoup se disent que le BPA est en cause aujourd’hui et que d’autres molécules seront accusées demain .

Et c’est pour essayer de se préserver au mieux que certain(e)s décident de modifier leurs habitudes, tant bien que mal. Katia en fait partie: à la naissance de son quatrième enfant, il y a quatre ans, c’est le déclic : elle réalise à quel point la société du tout jetable ne lui convient plus, que la tonne dedéchets amassés et d’heures de fabrication pour des produits qui serviront de trois secondes (lingette jetable) à quelques heures (couche jetable) ne sont plus viables.

Tout s’enchaîne très vite: Katia commence à opter pour des solutions lavables, pour des produits fait maison (du liminent oléo-calcaire aux yaourts en passant par la lessive et des produits nettoyants faits maison) puis réalise que tout le côté pratique du plastique cache des effets nuisibles – essentiellement liés à la lixiviation, ou migration des substances chimiques dans la nourriture. Mais ce n’est pas tout: « ce sont les objets du quotidien avec lesquels nous sommes le plus souvent en contact que nous devons bannir au plus vite : notre clavier, notre souris, les télécommandes TV et Jeux, les CD et DVD, les appareils ménagers (mixeurs, cuit-vapeur plastique, bouilloire…), les cloches à micro-onde, etc.« , souligne la jeune femme qui, côté cuisine, n’achète plus aucun aliment ou boisson contenus dans les boites de conserve, ni les aliments sous-vide contenus dans des barquettes blanches ou de couleur.

Comment vivre sans plastique ?

Image : www.igepac.com

Certes, tous les contenants n’ont pas la même nocivité et il existe une multitude de matières plastiques très différentes les unes des autres. Pour s’y repérer, il faut « pister le triangle » du code d’identification de la résine que l’on a entre les mains.

Comme le signale le site canadien Life Without Plastic, « parmi les sept différents types de plastique codés que l’on retrouve sur le marché, des études ont démontré que les plastiques numéros 1, 3, 6 et 7 (polycarbonate) sont les plus susceptibles de faire migrer dans leur contenu des plastifiants toxiques. Des recherches sur les plastiques 2, 4 et 5 se poursuivent« .

Mais à la pratique, traquer les différents types de plastique est un vrai casse-tête et une perte de temps immense : « parfois même il faut déchirer le sur-emballage cartonné pour apercevoir le triangle du pot plastique! » remarque Katia, dont la prise de conscience l’a décidée à ne plus utiliser de plastique du tout, quelque soit sa nature. « Le meilleur réflexe est donc ne se passer de plastique et de changer ses comportements de consommations ! » indique-t-elle.

Pour cela, elle y est allée par étape, en commençant par retirer tous les plastiques de ses placards : vaisselle pour enfants, saladiers et petites boites de stockage, flacons et bouteilles de la salle de bain et du frigo. « Je n’ai pas hésité une seconde. Moi qui adorais mes petites boites plastiques, je n’ai pas eu de mal pour les remplacer par des pots en verre de récupération (confiture, compote…) » témoigne Katia, qui reconnaît qu’il a été plus délicat de trouver de la vaisselle adaptée et incassable) pour ses enfants. « Finalement, j’ai opté pour l’inox, matière saine, incassable, durable et stabilisée. Idem pour les gourdes« .

Mais le plus dur fût pour les courses, dans les rayons du supermarché:  »j’ai été face à un mur qui m’a semblé infranchissable, mon premier caddie suite à ma prise de conscience a été vide… Tous les produits que j’avais l’habitude d’acheter avaient forcément du plastique… Sueurs froides dans les rayons : qu’allions-nous manger ? », se demande-t-elle, habituée à fréquenter les grandes surfaces, « pratiques pour trouver en un rien de temps tout de dont on a besoin pour la semaine« .

Katia réalise qu’elle doit aller voir ailleurs et « apprivoise » de nouvelles façons de faire les courses. Progressivement, elle trouve d’autres repères et s’organise désormais ainsi :

  • Fruits & légumes, oeufs = chez des producteurs locaux ;
  • Viandes = chez le boucher, même si elle est aussi devenue « presque végétarienne » (voir cet article);
  • Céréales (pâtes, riz, farines, graines…) = en vrac dans des magasins bio (on met dans des sachets papiers, ou on utilise des petits sacs en tissus) ;
  • Produits ménager = pour la plupart ils sont faits maison ;
  • Produits cosmétiques = hyper réduits, de l’huile pour la peau (dans un flacon verre), du shampoing en pain (façon savon), du savon en pain (au lieu du gel douche);
  • Fromages = à la découpe, yaourts et desserts lactés = faits maison.
  • Bocaux en verre pour tout ce qui concerne les compotes, les légumes, etc.

Elle a aussi modifié peu à peu le type d’ustensiles de cuisine utilisés et utilise maintenant des mixeur avec un pied en inox, des casseroles et poêles en inox, des plats en verre.

Article complet sur alternatives.blog.lemonde.fr

13 réponses à Le B.A.BA d’une vie sans plastique et sans BPA

  1. Article sympa pour donner quelques idées et peut-être sensibiliser les quelques lecteurs. Merci.

  2. Il y a 4 ans j’ai découvert ce site:

    http://conserves.blogspot.be/2006/02/bocaux-mason-rguliers-de-1-litre.html

    Ça parle des conserves maison en pot en verre (entre autre)

    Depuis, tout les deux mois je prépare qques kilos de nourritures, après stérilisation, ils tiennent minimum 1an, certains ont plus de deux ans et sont encore bons.

    Il y a en permanence 60kg de nourriture préparée: soupes, carbonnades, bœuf bourguignon, bouchée a la reine, légumes, poulet, etc… SANS CONSERVATEURS!!
    Pas de décongélation a prévoir !! Le « produit » est prêt rapidement (pratique avec les enfants)

    Investissement: Une cocotte minute et des bocaux en verres.

    • Ah, merci pour le site ! J’avais eu vent de cela, ma voisine à l’époque faisait la même chose avec les bocaux en verre.

  3. Article intéressant. Personnellement, j’essaie de faire attention à ce que j’achète mais il faut reconnaître que ce n’est pas facile de décrypter toutes les étiquettes. On ne sait plus comment faire ! J’avais banni les emballages cartonnés puisqu’une majorité des cartons recyclés contiennent des huiles minérales très cancérigènes. Depuis, j’achète les pâtes et le riz en sachet. Donc, c’est un mauvais choix ??? Le mieux, c’est d’acheter les produits en vrac mais c’est pas pratique pour une famille de 5 personnes ! Nous sommes cernés de cochonneries de tout côté !

  4. des bocaux de verre ?
    j’ai trouvé un site pas mal ! spécialiste de la conserve pro et domestique.

    je vais sans doute passer une commande !!

    http://www.mcm-europe.fr/fr/38-bocaux-weck-droits

  5. Salut Delaney,
    Attention avec les pots Weck (j’en ai acheter 40) les joints sont bon mais ils ont tendances a se retirer de leur emplacement, donc au moment de l’ouverture de la cocotte il faut absolument les repositionner tant que tout est encore chaud!!
    Sinon aucun vide d’air ne se fait.

    Les bocaux avec couvercle Twist Off sont impeccables.
    lien:
    http://users.skynet.be/audivin/b5.html

    Ils faut biensur changer a chaque fois le couvercle mais c’est pareil avec les Weck (joint).

    Lisez bien les recommandations sur le blog indiquer plus haut,sauf concernant la cocotte (il déconseille) mais ça marche parfaitement.
    J’ai opté pour: Cocotte minute SEB P4100600 Clipso Control+ 10 L, on sait rentrer 4 Bocal rond (avec couvercle twist off) 1000ml. Donc sa fait 4kg a chaque fois.
    Biensur il existe des cocotte plus grande mais les prix grimpent.
    Je vous recommande vivement d’essayer.

    • les joints se barrent meme en mettant les clips en métal ?
      ça avait l’air pas mal pourtant !

      • Oui meme avec les clip métal.
        J’ai essayé 2 clips, 4 clips, meme 8 clips …

        La surpression pousse le joint en dehors de son emplacement.

        Mais si tu le remet en place, quand sa frétille encore, pas de problème.

  6. HS et veuillez m’en excuser, mais voici ce que je viens de voir, ils se préparent… Entrainement des forces spéciales européennes à Bruxelles…

    http://videos.sudpresse.be/video/1ec36f1f15cs.html

  7. J’ai une question : Où mettez-vous les vitamines ?

    • …dans le joint….

    • .. pour une réponse moins précise, voici 3 sites avec 3 réponses différentes !?!

      Il me semble évident que si ce n’est pas consommé dans la « journée » voir « l’heure », c’est exponentiellement une perte de vitamines et autres dans le temps….

      Donc manger des produits frais, ok mais frais !

      Car les salades dans des sachets en pétrole qui se conservent 10 jours, tu les vois où les vitamines ?

      Je préfère encore manger les conserves de nos hôtes plus-haut ;-)

      ABE
      A+
      Z.