L’UE et le FMI veulent vider les petites îles grecques pour mieux les vendre…

Plusieurs informations contenues dans l’article quand à la Grèce, d’un, le pays recèle un stock aurifère très très important, donc qui intéresse certains investisseurs (ou pilleurs), mais également, deux escrocs financiers notoires que sont le FMI et l’Union Européenne dont conseillé au gouvernement grec d’expulser les habitants des petits iles si elles font moins de 150 habitants, soit disant pour une question de rentabilité, mais on peut penser qu’en fait, c’est pour mieux vendre les dites iles…

Pour alléger les dépenses publiques, l’État grec songerait à faire évacuer les îles de moins de 150 habitants. L’idée fait scandale.

Une petite île à proximité d'Amorgos, dans les Cyclades grecques.

Une petite île à proximité d’Amorgos, dans les Cyclades grecques. © – / AFP

La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Selon la presse grecque de ce week-end, les émissaires de l’Union européenne et du Fonds monétaire international auraient proposé au gouvernement grec de « déplacer les habitants des îles comptant moins de 150 habitants vers des lieux plus accessibles ». Une proposition reprise publiquement par Kostas Mousouroulis, le ministre grec des Affaires maritimes. Le pays possède en effet une myriade d’îles, dont beaucoup sont proches des côtes turques. Vingt-deux d’entre elles sont habitées par moins de 150 habitants. Leur fonctionnement, selon le ministre, aurait un « coût trop élevé pour l’État ».

Cette annonce a provoqué un tel tollé dans le pays que Kostas Mousouroulis a été contraint de revenir sur ses propos, affirmant qu’il s’agissait d’une plaisanterie. Dans la foulée, le gouvernement dans son ensemble s’est empressé de démentir l’information. Mais nombre d’experts doutent d’une simple gaffe du gouvernement et croient plutôt à un ballon d’essai pour que l’idée fasse son chemin. À l’image de Manolis Glézos, le député du Syriza, le parti de la gauche radicale : « Oslo ne peut pas donner le prix Nobel de la paix à une Union européenne qui demande l’évacuation d’un certain nombre d’îles. »

Déportation

Même démentie, cette hypothèse fait débat. Christos Christopoulos, avocat d’affaires, reste sceptique sur la concrétisation du projet, mais s’interroge : « Que dirait-on en France si l’on déplaçait les sept habitants du village de Chateauvieux-les-Fossés dans le Doubs ou ceux d’Aulan dans la Drôme ? Cette déportation de gens de leur lieu d’habitation, même au prétexte de non-rentabilité, réveille les traumatismes du passé pour les Grecs. De plus, ceci est juridiquement inadmissible et enfin cela engendrerait de sérieux risques pour la sécurité nationale », affirme-t-il.

Christos Christopoulos fait référence au déplacement de la population grecque d’Asie mineure, où elle était installée depuis la nuit des temps. Après la défaite des troupes helléniques, lâchées par les alliés face à Atatürk en 1922, le traité de Lausanne, un an plus tard, obligeait à un « échange de population ». Près de deux millions de Grecs avaient alors dû quitter ce qui avait toujours été leur patrie pour s’installer en Grèce, qui comptait moins de cinq millions d’habitants à l’époque.

Austérité

Néanmoins, l’évacuation des îles de moins de 150 habitants aiderait-elle à résorber la dette grecque ? « On peut certainement comparer cela à l’évacuation de populations rurales d’Inde, de Chine ou du Brésil qui sont dépossédées de leurs terres au profit de l’agrobusiness, des complexes touristiques ou d’industries », commente Stathis Kouvelakis, maître de conférences au King’s College de Londres. « La vente d’îles inhabitées ne vise pas simplement à économiser les dépenses engendrées par le maintien sur place des communautés îliennes. Le géographe britannique David Harvey a, pour sa part, imaginé l’expression accumulation par dépossession pour désigner ces processus de privatisation sauvage », ajoute-t-il. Les fonds marins grecs sont en effet de plus en plus convoités. De surcroît, la Grèce pourrait devenir en 2016 le premier producteur aurifère d’Europe, tant son potentiel minier est important.

Il y a quelques semaines, la presse grecque dévoilait le catalogue de quelque 47 îles et îlots choisis par le gouvernement de coalition dans le but d’être cédés à des investisseurs privés. Des baux de 30, 40 ou 50 ans pour des montants allant de 3 à 45 millions sont suggérés. Cette idée, énoncée en 2010 par un député allemand, avait alors soulevé une indignation générale. Cette fois, les Grecs, abattus par la rigueur, semblent trop tétanisés pour réagir alors que le taux de chômage touche plus de 25 % de la population active et que la récession continue de sévir pour la sixième année consécutive. La semaine prochaine, Antonis Samaras, le Premier ministre, doit annoncer une nouvelle cure d’austérité pour économiser 13,5 milliards d’euros et recevoir en contrepartie le versement de 31,5 milliards d’euros par ses créanciers publics. Un blanc-seing indispensable au pays pour éviter la faillite.

Source: Le point

8 commentaires

  • fotoulavé

    Faut qu’ont commence à évacuer la Corse de suite sinon ont pourra pas payer la dette.

  • rouletabille rouletabille

    il y a même une ile dans le Midi ou ils courent à poil (ile du Levant, jsais plus)
    N’ont plus rien pour s’habiller ,on fait quoi ?

  • MouteMoute

    Et ils croient qu’ils peuvent exproprier comme ça pour vendre les bijoux de famille ? On ne va pas blâmer les grecs si ils commencent à tirer dans le tas…

  • erautome

    Le FMI et l’UE veulent faire vendre les iles…
    Les seuls qui ont les moyens de les acheter, ce sont les banques (celles qui ont été remises à flots avec les deniers publics).
    Ces banksters pourront extraire l’or des fonds marins avec une main d’œuvre sous payée: Elles emploieront les grecs en leur « offrant » du « boulot ». Dans le seul but « humanitaire » de les sortir du chômage.
    Bien évidement, les mesures anti-pollution seront à l’avenant et les dégats sur la faune/flore sous marine seront catastrophiques.
    En ayant la main mise sur des îles, ces mêmes banksters pourront établir des ports faisant concurrence aux ports nationaux car pas de taxe d’entrée des marchandises. Et quand ils auront mis les ports nationaux en faillite en engrangeant des bénéfices monstrueux, ils créeront une société maritime de transport ou leur bateaux pourront mouiller gratuitement alors que les autres cies paieront des frais de ports scandaleux.
    Ils mettront ces cies en faillite, les rachèteront et auront ainsi le monopole maritime.
    C’est un scénario personnel mais je crois qu’il doit être en dessous de la vérité.

  • hopix

    Y’a beaucoup de pétrole sous-marin… une partie de ces îles seront peut-être aussi aménagées en fonction de ça.

  • romulus

    Finalement, en y réfléchissant, les concepteurs de l’idée ont le sens de la franchise: pas rentable, on laisse tomber (ici on accélère juste un peu le mouvement). Et puis, 5 ans en Prusse Orientale, comme en 40, le temps que les choses se calment, ce n’est rien…
    Trêve de plaisanterie, entre l’économie et l’écologie, on voit bien que l’issue positive se rétrécit à grande vitesse.