La planète compte 870 millions d’affamés dont 239 millions en Afrique

Effet de la crise, ce nombre devrait encore augmenter dans les prochains mois…

Au total, 870 millions de personnes souffrent de « sous alimentation chronique » à travers le monde, et 239 millions de famine sur le continent africain, indique un rapport conjoint rendu public mardi par des organismes des Nations unies, qui indique que  »des signes laissent espérer que l’objectif du millénaire en matière de famine pourrait être atteint ».

 »Près de 870 millions de personnes, soit un habitant de la planète sur huit, souffraient de sous-alimentation chronique entre 2010 et 2012 (…) la grande majorité des personnes souffrant de la faim, soit 852 millions, vivent dans les pays en développement tandis que 16 millions de personnes sont sous-alimentées dans les pays développés », selon le dernier rapport sur la faim publié par les Nations unies.

Intitulé  »l’état de l’insécurité alimentaire dans le monde 2012 », le document dont la synthèse est parvenue à l’APS est publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), le Fonds des Nations Unies pour le développement agricole (FIDA) et le Programme alimentaire mondial (PAM).

Cette étude, basée sur une méthodologie et des données améliorées couvrant les deux dernières décennies, indique que  »l’Afrique est la seule région du monde où le nombre d’affamés a augmenté, passant de 175 à 239 millions, dont près de 20 millions au cours des quatre dernières années ».

Toutefois, le continent africain est mieux loti qu’une partie de l’Asie qui est en tête de peloton des zones les plus affamées. Dans cette partie du monde, la prévalence de la sous-alimentation est passée de 23,7 à 13,9  »en dépit de la croissance démographique ».

Le rapport suggère que si des mesures appropriées sont prises pour nourrir ceux qui ont faim, la réalisation de l’Objectif du Millénaire pour le développement, qui consiste à réduire de moitié la proportion de personnes sous-alimentées dans le monde en développement d’ici à 2015, est toujours à portée de main.

Pour ce faire, les organismes onusiens laissent entendre que la croissance agricole est particulièrement efficace dans la réduction de la faim et de la malnutrition dans les pays pauvres, car la plupart des pauvres tirent de l’agriculture et des activités connexes au moins une partie de leurs moyens de subsistance.

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