Quand « motor city » devient « green city »

C’est un sujet que nous avons abordé à plusieurs reprises sur le blog, illustré, détaillé, la ville de Detroit aux USA est à l’image de la dégénérescence économique du pas, cette ville qui a connu une gloire industrielle pratiquement est devenue une ruine abandonnée qui a fortement changée. Belle leçon de vie tout de même, la nature reprend ses droits, du moins, l’humain l’aide un peu quand même sur ce coup là…

La ville de Détroit, symbole de l’industrie automobile et de l’idéal consumériste, a sombré avec la crise financière. Des quartiers entiers sont abandonnés. Impressionnante mutation : les projets d’installation de jardins communautaires et de petites exploitations agricoles se multiplient au milieu des pâtés de maison. Environ un quart de la ville passerait ainsi de résidentiel à semi-rural. Une exposition photo est consacrée à ce qui préfigure, peut-être, l’avenir d’autres cités.

© Collectif A-vif(s)

Quand le rêve américain se mue en cauchemar. La ville, symbole de l’industrie automobile d’avant guerre et de son idéal consumériste forcené, est la cité la plus violemment touchée par la crise économique. Maisons en ruines, friches industrielles, immeubles à l’abandon, rues désertes… Le décor est celui de La Route de Cormac McCarthy ou de Mad Max. La capitale des géants de l’automobile américaine est aujourd’hui une ville dévastée. Detroit a compté 2 millions d’habitants en 1950, il en reste aujourd’hui 900.000.

Le temps où Detroit était moteur économique du pays n’est plus qu’un souvenir. Les industries sont mortes, la plupart des usines ont fermé. Le chômage et la criminalité sont les plus élevés du pays. Les experts estiment qu’il y a plus de 100 km2 d’édifices abandonnés dans les limites de la ville, soit quasiment la taille de la ville de San Francisco. Près de 33.000 maisons construites sur des parcelles de 400 à 500 m2 sont à l’abandon ou ont été saisies par la ville pour défaut de paiement. Même les produits alimentaires sont devenus plus rares, aucune des grandes chaînes de supermarchés n’est présente dans la ville.

La ville elle-même est dans l’incapacité financière de racheter ces constructions, ou de payer leur destruction. Aussi un revirement spectaculaire est en train de s’opérer. Une aubaine pour les écologistes et les agriculteurs qui regardent ces terres abandonnées comme une chance. De nombreuses initiatives d’agriculture urbaine se sont montées (voir le reportage de Basta ! : Comment reconvertir son usine en ferme écologique ?). Plus de 600 projets d’installation de jardins communautaires sont, à ce jour, répertoriés. Essentiellement sur de petites unités de 8 ha correspondant à un pâté de maison. Environ un quart de la ville passerait ainsi de résidentiel à semi-rural. Même tout près du centre ville, des vergers, des plantations, des élevages remplacent progressivement les habitations abandonnées. Les belles demeures bourgeoises en briques sont rasées pour libérer la terre fertile.

Regardez les deux reportages sur le blog du Collectif A-vif(s) :

Les articles et photos du Collectif A-vif(s) sur Detroit

Voir le reportage sur Detroit

Voir la galerie de portraits : American gardener

Source: Bastamag

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