Les avions du futur pourraient carburer à la sciure

Cela pourrait être une bonne idée plutôt que ces foutus carburants bios qui privent de nourriture ceux qui ont faim, si on cultive, cela doit être pour nourrir et non rouler! Maintenant, même si ce carburant doit être fabriqué avec des déchets agricoles, on reste néanmoins loin de la révolution avec des énergies alternatives viables. À quand une alternative au pétrole qui ne favorise pas la construction de centrales nucléaires puisque nous sommes pour la plupart conducteurs? Une solution simple a été adoptée par la ville d’Oslo pour les bus, peut être cela sera-t-il un jour le cas également pour les voiture, utiliser le gaz produit par les égouts de la ville pour alimenter et faire avancer les véhicules…

<p>Produire du kérosène avec de la sciure de bois ou de la paille de blé : tel est l'objectif de chercheurs et d'industriels français qui, avec notamment le soutien d'EADS, ont lancé le projet

TOULOUSE (Reuters) – Produire du kérosène avec de la sciure de bois ou de la paille de blé : tel est l’objectif de chercheurs et d’industriels français qui, avec notamment le soutien d’EADS, ont lancé un programme visant à fabriquer à grande échelle du carburant d’avion à partir de déchets agricoles.

Le projet « ProBio3 », lancé début juillet et cofinancé par le ‘Grand Emprunt’, consiste à développer « à horizon rapproché des biocarburants utilisables en complément du kérosène, à 50/50 », selon ses promoteurs.

Avec un budget de 24,6 millions d’euros sur huit ans, ProBio3 ambitionne de mettre sur pied une filière rentable de production d’huiles hydrotraitées, un type de « biokérosène » qui a été certifié comme carburant utilisable pour l’aviation en juillet 2011.

« Demain, les avions vont voler avec l’utilisation de déchets agricoles et forestiers », s’enthousiasme Carole Molina-Jouve, professeur à l’Institut national des sciences appliquées (Insa) de Toulouse et coordinatrice de ProBio3.

« On sait déjà faire une ligne de production de base mais il faut aller vers une ligne industrielle », explique-t-elle. « Il faut réussir à transposer ce qui se fait en laboratoire vers le milieu réel, en améliorer le rendement, l’efficacité. »

Les diverses phases de production de ces huiles hydrotraitées sont déjà connues : il faut décomposer en sucres le déchet agricole ou industriel – sciure, résidus forestiers, paille… – grâce à des enzymes, puis mettre ces sucres en contact avec des micro-organismes de type levures qui vont les transformer en lipides par fermentation.

Les graisses obtenues seront ensuite traitées avec de l’hydrogène pour obtenir un hydrocarbure aux propriétés similaires aux énergies fossiles.

PAS DE CONCURRENCE AVEC L’ALIMENTAIRE

Au Laboratoire Ingénierie des systèmes biologiques et procédés (LISBP) de l’Insa à Toulouse, Carole Molina-Jouve extirpe d’un réfrigérateur un tube à essai qui contient une sorte de pâte jaunâtre.

« Ce sont des levures grasses et grosses, remplies de lipides synthétisés », explique-t-elle, à deux pas d’un petit réacteur de 20 litres où les sucres et les levures sont mis en contact pour l’opération de fermentation.

Dans le cadre de ProBio3, le groupe Tereos, spécialiste de la transformation des céréales et partenaire du projet, va procéder à un « scale-up », c’est-à-dire à une tentative de passage à l’échelle industrielle dans une cuve de 2.000 litres.

Caroline Molina-Jouve insiste néanmoins sur la non-concurrence de cette production de biokérosène avec les filières alimentaires.

« Le projet se concentre sur la biomasse non-alimentaire. La priorité va à l’alimentaire, à la nourriture des hommes et à l’usage pour les sols », souligne-t-elle, ajoutant que la valorisation des déchets agricoles sera « raisonnée » et que le programme comporte un volet visant à examiner sa viabilité économique et éthique.

« On ne pourra pas substituer tout le kérosène, ce n’est pas possible. Ce biocarburant est une des briques du ‘mix énergétique’, une filière parmi d’autres. » Qui a également l’avantage de renforcer l’indépendance énergétique de l’Europe.

UNE RÉPONSE À LA « TAXE CARBONE » ?

Jean Botti, directeur technique d’EADS et membre de son comité exécutif, souligne que le soutien de la maison mère d’Airbus à ProBio3 s’inscrit dans le cadre du programme « Biofuel Flightpath » de la Commission européenne.

Cette initiative consiste à produire davantage de biocarburants destinés à l’aviation, avec l’objectif d’une production annuelle de 2 millions de tonnes d’ici 2020 en Europe. La consommation européenne de kérosène atteint aujourd’hui 50 millions de tonnes par an.

« Nous, en tant qu’EADS et Airbus, notre rôle ici est vraiment un rôle de sponsor, afin de pousser la filière », indique Jean Botti. « Au final, ce sont quand même nos avions et nos hélicoptères qui recevront ces biocarburants. »

Pour le groupe européen d’aéronautique et de défense, miser sur les biokérosènes doit permettre de réduire l’empreinte carbone du secteur de l’aviation en faisant appel à des sources d’énergie renouvelables.

« On veut avoir un équilibre au niveau du CO2, où tout ce qui sortira sera en équilibre avec ce qui rentre », explique Jean Botti.

« Il faut créer des filières de type vert pour que la balance des émissions soit le plus près de zéro. Avoir un bilan carbone nul, il ne faut pas rêver, mais on tend vers cet idéal », poursuit-il, disant voir dans ce type de programme une réponse à la taxe appliquée par l’Union européenne sur les émissions de CO2 des compagnies aériennes.

« Si on converge vers ces idées, ce sera le début de la fin de la taxe carbone », juge le dirigeant.

Source: Reuters

15 commentaires

  • Bouffon

    Quel bande de ?*$`^~, pas besoin d’avoir faire des études pour calculer qu’il ne reste plus assez de bois pour chauffer tous le monde et plus assez de surface non-bétonner pour repeupler et compenser ce manque; alors si en plus faut l’utiliser pour autre chose.

  • slaine

    Global Worming: le Ver est encore dans le Vert comme dirait dominique Guillet (kokopelli)..on se fout de notre gueule..tout est bon histoire de passer aux agro-carburants ou plutot toxico-carburants,de faire passer la deforestation pour la bonne cause et de tout saloper..comme d’hab’.

  • guelop

    arretez de dire que les biocarburant privent de nourriture ceux qui ont faim . la production fait vivre des agriculteurs et mettre l idee que le tiers monde creve de faim a cause des biocarburants c est nul , avant que ne sorte les biocarburants ces peuples crevés deja de faim et personne n a jamais rien fait c est plutot la faute du systeme et des gens que de l ethanol

  • angel angel

    Déjà que tout le monde commence à ce mettre au chauffage au bois, si en plus ils utilisent le bois pour ces cons d avion, plus personne ne pourra ce chauffer.

  • fotoulavé

    Je me chauffe au bois et je le ramasse sur la plage ou à la décharge et je peux vous dire que il y a un paquet de monde qui fait comme moi.

  • Antinukciv

    Augmentation des couts de transport
    –> relocalisation
    –> autant de voyage inutile pour les élites payer par les mougeons.
    –> moins de voyage pour les entreprise
    seul les necéssaire et rentable.
    –> moins d’imigration (si ca coute cher pour aller en vacances).
    –> moins de tourisme … donc pour compenser: faire payer la TVA de tout les transport aux entreprises (meme les banques). Ce qui augmente a nouveau les transports –> relocalisation.

  • DD

    « Produire du kérosène avec de la sciure de bois ou de la paille de blé : tel est l’objectif de chercheurs et d’industriels français »

    Ils devraient faire leurs recherches avec la merde, ça doit avoir le même pouvoir calorifique et + on est nombreux sur cette planète et + il y a !!!

    David.

  • plop

    bonne initiative mais,
    ces arbres ne sont pas couvert de produits chimique?
    de parasite propre a une région?

    sinon arrivé a 50% de mixe bio pour faire le kérosène combien de temps vont encore voler les avions?

    sinon DD on récupère bien le méthane du cul des vaches^^

    • DD

      Et oui, du cul des milliard de vaches du mondes, qu’elles soient sacrées ou de chez McDo, ces gens polluent autant que n’importe qui d’autre et se font du pognon avec ça (ne sont pas taxés).

      C’est tellement + simple de culpabiliser les con-sommateurs en leur faisant croire qu’ils ont un besoin vital de ces produits au travers de pubs débiles et abrutissantes.

      David.

  • Aucun filtrage, juste un anti-spam qui fait du zèle, c’est pour cela que je suis obligé de valider les messages plusieurs fois/jour. De plus, techniquement, vu que Voltigeur à de gros soucis d’internet, je suis seul, donc pour faire tourner la machine, c’est parfois bcp de travail.

  • Samoine

    Ils cherchent des énergies avec les quelles ils pourront continuer à faire de l’argent. Je pense que les énergies renouvelables on déjà été découvertes mais simplement ça rempli pas assez le compte en banque.

  • Natacha Natacha

    Comme ça on verra mieux qu’il n’y a plus de forêts !
    Désolant.

  • EPHENY

    Interessant,… Mais quel rapport avec les bio-carburants ?