Nicolas Baverez, cet économiste qui anticipe une guerre civile en France

Le discours est implacable et effrayant, et pourtant il y a cette logique qu’on ne peut que reconnaître… Quand un économiste nous explique qu’une guerre civile est possible en France, on peut le prendre pour un « doux dingue », mais ils se multiplient, et au fil de leurs analyses, tous en viennent à parler de guerre civile probable dans le pays. Un, cela va, quand ils sont plusieurs à faire le même constat, on peut commencer à s’inquiéter…

L'économiste et historien, Nicolas Baverez._
L’économiste et historien, Nicolas Baverez._ Crédits photo : Maurice ROUGEMONT/Opale/Maurice ROUGEMONT/Opale –

EXTRAITS – Dix ans après La France qui tombe, magistrale analyse des raisons du déclin français, Nicolas Baverez lance un nouvel avertissement. Comme à son habitude, il le fait sans chercher la polémique. Le constat qu’il dresse n’en est que plus glaçant.

Réinventer les modèles

La France, menacée de ne plus figurer parmi les dix premières puissances économiques mondiales, se trouve confrontée à des décisions et des enjeux déterminants. Son modèle économique ne génère plus de croissance. Son modèle social produit un chômage de masse et bloque la mobilité. L’Etat surendetté verra rapidement son financement atteindre des coûts prohibitifs, voire se tarir. La France n’est plus un leader européen mais un risque majeur pour l’euro et pour l’Union. Elle ne peut plus se sauver seule mais reste en mesure de détruire la construction communautaire. Les décennies de déclin tranquille appartiennent au passé. Sa poursuite entraînerait une brutale chute du niveau de vie qui déboucherait inéluctablement sur la violence politique et une guerre civile froide. La France se trouve ainsi devant l’alternative d’une thérapie de choc décidée et appliquée par elle ou d’un ajustement contraint sous la tutelle de l’Allemagne, de la Commission européenne et du FMI.

Après deux décennies de bulles, après cinq années de déflation larvée, l’heure est à la reconstruction ou à l’implosion, à la déflagration retardée façon années 1930 ou à la réinvention des modèles comme en 1945. Chacun devra faire ses choix et assumer ses responsabilités. Le temps est passé des stratégies indirectes ou des logiques floues qui ne font qu’aggraver les difficultés. Et les écarts se creuseront très vite entre les individus, les entreprises, les nations et les continents qui sauront se mettre en mesure de répondre à l’urgence et de s’adapter, et ceux qui décrocheront et se trouveront marginalisés. (…)

La France doit trancher les noeuds gordiens qui la ligotent. Elle doit choisir entre les réformes de structure et la décroissance. Elle doit choisir entre le redressement de sa compétitivité et l’éclatement de l’euro, avec à la clé une baisse du PIB de l’ordre de 20%. Elle doit choisir entre la reprise en main de son destin et le passage à une souveraineté limitée.

Le pacte productif

Pour la France, l’enjeu prioritaire concerne la modernisation du modèle économique, qui passe par un nouveau pacte productif. Le fondement ultime de la débâcle française provient de l’effondrement de l’appareil de production national qui, après avoir dévasté l’industrie, gagne aujourd’hui les services. Le coeur du problème réside, comme au cours des années 1970, dans la chute de la profitabilité des entreprises qui a cassé l’investissement et l’innovation, avec un taux de marge réduit à 28% de la valeur ajoutée contre 40% en Allemagne. Et ce en raison de l’explosion des coûts du travail, supérieurs de 10% au niveau allemand alors qu’ils lui étaient inférieurs de 15% en 2000, ainsi que des prélèvements obligatoires sur les entreprises qui atteignent 18% du PIB contre 11 % en Allemagne. A cela s’ajoutent de nombreux handicaps hors prix liés à la pénurie de main-d’oeuvre qualifiée, à la fermeture du crédit bancaire, à une spécialisation insuffisante, à la baisse de l’effort de recherche. (…)

Après trois décennies d’ambiguïté où l’on a parlé de production mais toujours arbitré en faveur de la consommation et de la redistribution, la France doit faire clairement le choix d’une politique de l’offre. Le schéma keynésien d’une croissance tirée par des dépenses publiques financées par la dette est mort. Parce que la consommation se porte sur les importations dans une économie ouverte si l’appareil de production n’est plus performant. Parce que les impôts indispensables à la dépense publique euthanasient l’activité et l’emploi marchands, provoquant l’exil des centres de décision, des capitaux et des talents. Parce que l’impôt n’est pas mis au service du désendettement mais de la fuite en avant de dépenses de redistribution ruineuses pour l’économie et contre-productives socialement. Parce que l’excès de dette publique ruine le crédit de l’Etat et la confiance. Le site France a ainsi été dévasté par une série de chocs ravageurs: choc du franc fort puis d’un euro systématiquement surévalué sous la mandature de Jean-Claude Trichet; choc de la loi des 35 heures ; choc de la récession en 2008 puis de l’effondrement réglementaire du crédit à partir de 2010; choc fiscal avec une hausse des prélèvements de 20 milliards d’euros depuis 2010 auxquels il est prévu d’ajouter 19 milliards supplémentaires. Dès lors que la consommation excède la production de 10%, le choix doit s’opérer entre la déflation par la baisse des salaires et la reflation par l’augmentation du travail, de l’épargne et de la production. Voilà pourquoi ce ne sont pas les dépenses publiques mais les réformes de structure qui peuvent relancer la croissance. Voilà pourquoi la priorité doit aller à la maîtrise des coûts du travail – notamment des charges sociales -, à l’investissement, à l’innovation et à la recherche. C’est par la restauration de la compétitivité des entreprises que sera relancée la croissance qui permettra à terme de rembourser la dette publique.

(…) L’alternative se situe aujourd’hui entre une politique maîtrisée de reflation à l’allemande et une politique de déflation à la grecque et à l’espagnole imposée par la contrainte financière. La crise de PSA, qui est moins sociale qu’économique avec la menace de disparition du second constructeur français, constitue un électrochoc qui doit convaincre les Français et leurs dirigeants de la nécessité d’un plan d’urgence pour sauver le site France. Il passe par un pacte productif qui, dans l’esprit de la reconstruction de l’après-guerre, mobilise toutes les forces de la nation. La baisse du coût du travail est vitale. Elle exige un choc de compétitivité à travers le relèvement de la durée du travail entre 38 et 40 heures ainsi que la baisse des charges sociales via le transfert du financement des allocations familiales vers l’impôt, en priorité la TVA – ce qui équivaut à une mini-dévaluation – ou à défaut la CSG. (…)

Le pacte social

Le chômage permanent est un cancer qui ronge l’économie mais aussi la société et la nation. En France, il découle de trois décennies d’augmentation du coût du travail et d’alourdissement de sa réglementation qui ont fait de l’embauche le risque le plus lourd pour les entreprises. La réduction des coûts du travail doit passer par l’augmentation de sa durée et par la baisse des charges, seule alternative à la diminution des salaires et donc du pouvoir d’achat. L’hyperprotection des emplois publics et d’un noyau dur de salariés a pour contreparties le report et la concentration des risques sur un vaste précariat – qui forme un nouveau sous-prolétariat – ainsi que la fermeture de l’accès du marché du travail aux jeunes. La solution réside dans la réunification et la libéralisation du marché du travail autour d’un contrat unique qui lie flexibilité et sécurité. Face aux 3 millions de chômeurs, il faut agir tant sur l’offre que sur la demande de travail. Du côté de l’offre, 2,3 millions de personnes faiblement qualifiées peuvent être réintégrées dans le marché du travail si l’on parvient à diminuer significativement les charges qui pèsent sur les entreprises. Du côté de la demande, il existe un potentiel de 2,2 millions d’emplois non pourvus faute de qualifications adaptées, potentiel qui peut être exploité par une politique de formation, de reconversion et de mobilité des salariés.

(…) Un gigantesque effort d’investissement éducatif doit être entrepris, mais qui n’a de sens que s’il est accompagné d’une véritable décentralisation, d’une autonomie des établissements et d’un bouleversement des structures de l’Éducation nationale. Elle ne souffre aucunement d’un manque de moyens comme le souligne un taux d’encadrement très élevé, mais d’une centralisation et d’une bureaucratisation extrêmes. Au nom d’une conception dévoyée du principe d’égalité, elle nie la dimension humaine et la transmission des connaissances qui se trouvent au principe même de l’enseignement, en refusant de prendre en compte de manière individuelle tant la personnalité des enfants que la gestion de la carrière des professeurs. Dans l’enseignement supérieur, l’autonomie des universités a marqué un progrès mais reste largement fictive faute d’une liberté réelle dans la définition du projet pédagogique, dans le recrutement des étudiants et des enseignants, dans le pilotage de leurs recettes – notamment des droits d’inscription – et de leurs dépenses. Dans l’éducation plus encore que dans tout autre domaine, l’investissement et la réforme sont indissociables.

La France se trouve confrontée avec l’intégration de ses 5,2 millions d’immigrés à un défi historique d’une ampleur comparable à celui que fut pour l’Allemagne sa réunification. Faute de s’être adaptée à la nouvelle donne du XXIe siècle, la nation française a éclaté en cumulant les fractures entre les statuts économiques et sociaux, les générations, mais aussi les ethnies et les races. La balkanisation de la société se traduit par la segmentation du territoire. L’Hexagone n’est plus divisé comme dans les années 1960 entre Paris et le désert de la province mais juxtapose des pôles de richesse ouverts sur la mondialisation et des zones d’exclusion: 750 ghettos urbains concentrent ainsi 2,5 millions de personnes vivant des transferts sociaux aux marges de la société comme de l’Etat de droit. Plus encore que dans nombre de pays d’Europe, la conjonction d’une immigration de travailleurs non qualifiés, du chômage permanent qui, en France, préexiste au choc de 2008, de l’enrayement des politiques d’intégration et de l’exacerbation du fondamentalisme islamique alimente une dynamique de peur et de haine dangereuse pour la démocratie. Avec pour première conséquence la montée en puissance des mouvements populistes et xénophobes.

D’où l’urgence d’une ligne claire pour les politiques de l’immigration et de l’intégration, tant à l’échelon européen qu’à l’échelon national. Sur le plan européen, il est essentiel d’uniformiser les règles pour éviter les biais entre les législations nationales et de promouvoir une politique de codéveloppement avec les pays d’émigration qui sont aussi des gisements de croissance. Sur le plan national, plusieurs principes devraient être affirmés. Tout d’abord le respect intransigeant des libertés publiques et des droits civils, à travers la sanction des discriminations envers les immigrés ou leurs descendants comme des violences qui s’abritent derrière la religion ou les traditions culturelles (mariages forcés, polygamie, excision…). Ensuite, le recours ciblé et provisoire aux mesures de discrimination positive, notamment dans le domaine scolaire et universitaire pour accélérer l’intégration et témoigner de sa réussite. Enfin, le retour de l’activité marchande et du travail dans les banlieues, ce qui passe par des incitations puissantes à la création de petites voire de microentreprises et par la réouverture du marché du travail peu qualifié. Au total, plutôt que de prétendre incarner la conscience universelle en légiférant sur l’histoire des autres pays, la classe politique française serait mieux inspirée de travailler en priorité à la réunification de la nation française, aujourd’hui au seuil de la guerre civile.

Les déficits et la dette publics ne sont pas les alliés mais les fossoyeurs de la solidarité, car ils sont autant d’impôts sur les pauvres et les générations futures. Financés par la dette, ils impliquent le paiement d’intérêts qui représentent un transfert de 2 à 3,5% du revenu des contribuables les moins aisés vers les plus favorisés et les investisseurs internationaux qui détiennent les deux tiers de la dette française. La remise sous contrôle des finances publiques françaises est impossible sans une profonde refonte de l’Etat-providence dont les dépenses atteignent 33% du PIB, soit près de 600 milliards d’euros, tandis que la dette sociale s’élève à 200 milliards d’euros et se creuse année après année. Le dérapage des dépenses sociales est étroitement lié aux difficultés des collectivités territoriales, un tiers des départements se trouvant aujourd’hui incapables de répondre à leurs engagements au titre des aides sociales. Dans le même temps, la protection sociale contribue au chômage permanent en pesant de manière démesurée sur le coût du travail et échoue à lutter contre les nouveaux fléaux sociaux: l’exclusion; la pauvreté qui se concentre chez les jeunes (18% contre 4,5% pour les plus de soixante-cinq ans); la dépendance en fin de vie.

Les politiques de solidarité doivent donc être repensées. Tout d’abord doit être engagé un travail d’évaluation des dispositifs d’aide qui se sont superposés, à l’exemple du Revenu de solidarité active (RSA) qui s’ajoute à l’impôt négatif institué par la prime pour l’emploi, constituant deux systèmes de revenu minimum. Les aides ont vocation à être concentrées sur les publics en difficulté et les systèmes anti-redistributifs supprimés, à l’instar de la quasi-gratuité des lycées français à l’étranger ou de l’enseignement supérieur. La logique universelle et bureaucratique de l’Etat-providence à la française doit être réorientée vers la prise en charge des situations et des handicaps individuels, afin de lier les prestations à des parcours d’insertion. Le mode de financement et de gestion des régimes sociaux doit être également revu en fonction de la nature du risque couvert. L’indemnisation et la prévention des accidents du travail relèvent de toute évidence des seules entreprises. Les retraites prolongent le contrat de travail et ont donc vocation à être financées, pour une partie obligatoire, par des charges sur les salaires. Il est indispensable de basculer vers un système de retraite par point garantissant l’équilibre financier. Tout aussi nécessaire est le développement d’une contribution individuelle construite par des régimes de capitalisation. La santé doit mêler une assurance obligatoire financée par les entreprises et des assurances complémentaires individuelles. Les prestations familiales relèvent de la solidarité nationale, donc de l’impôt. (…)

Le pacte citoyen

La France doit par ailleurs souscrire un pacte de désendettement pour rétablir sa souveraineté. Le modèle de croissance fondé sur la dette publique et privée, qui atteint 160% du PIB contre 128% en Allemagne et 126% en Italie, est caduc. La Cour des comptes a établi que l’effort d’économie pour ramener les comptes publics à l’équilibre s’élève à 120 milliards d’euros sur cinq ans. Les stratégies de redressement conduites dans les pays développés, de la Suède à l’Allemagne en passant par le Canada, montrent qu’il doit être mené à hauteur d’un quart par des hausses d’impôts centrées sur les ménages et de trois quarts par des baisses de dépenses.

Avec une population de 65 millions d’habitants contre 82 millions en Allemagne, la France affiche des dépenses publiques supérieures de 163 milliards d’euros et compte 500.000 fonctionnaires de plus. Les impôts et taxes ont augmenté de plus de 32 milliards d’euros depuis 2010, dont plus de la moitié à la charge des entreprises. Ces prélèvements ciblés sur le secteur privé risquent de transformer la stagnation en dépression, la chute de la croissance et l’exil des centres de décision, des fortunes et des entrepreneurs, provoquant une réduction de la base fiscale plus rapide que la montée des taux d’imposition. La probabilité est ainsi élevée que cette fiscalité débridée, qui met la France au ban des pays développés, compromette, avec la reprise, le retour à l’équilibre des finances publiques françaises. Il n’est par ailleurs possible de porter la fiscalité à des niveaux proches de la confiscation qu’à la double condition que cette situation soit provisoire et que la totalité des nouveaux prélèvements soit affectée au désendettement à l’exclusion de toute dépense supplémentaire. La priorité doit donc aller aux coupes dans les dépenses publiques et au basculement des dépenses stériles vers les usages productifs: le travail, l’investissement – ce qui n’exclut pas d’être plus exigeant sur sa rentabilité économique et financière, notamment dans les secteurs du transport et de l’énergie -, l’éducation et la recherche. Etant entendu que l’effort ne doit pas se limiter à l’Etat mais englober la Sécurité sociale et surtout les collectivités locales, qui ont embauché 350.000 fonctionnaires supplémentaires en dix ans et dont le nombre, les compétences et les financements doivent être rationalisés. La suppression des départements n’est plus une option mais une obligation.

L’effort de diminution des dépenses paraît gigantesque. Il est en réalité parfaitement faisable. La masse salariale des administrations publiques représente 260 milliards d’euros et ne cesse d’augmenter, les suppressions de postes des dernières années ayant été plus que compensées par la hausse des rémunérations. Elle doit au minimum être gelée. Les dépenses d’intervention et de transfert de l’Etat culminent à 620 milliards d’euros, sans aucune évaluation de leur efficacité. La sortie des 35 heures permettrait d’économiser 22 milliards d’euros de réduction de charges pour les entreprises, de même que 3,5 milliards d’euros dans la fonction publique. Les 24 milliards d’euros affectés à la formation font l’objet de détournements massifs. Les pensions de retraites comme de très nombreuses prestations et aides sont indexées de manière excessivement favorables. La quasi-gratuité de certains services publics n’a aucune justification économique et sociale. Tous ces exemples montrent que des économies très substantielles peuvent être réalisées rapidement. Dans le même temps, l’Etat gagnerait à relancer les opérations de privatisation d’un certain nombre d’entreprises et d’actifs publics – notamment immobiliers -, en affectant l’intégralité de leur produit au désendettement public.

Il ne fait aucun doute que la France ne pourra continuer à emprunter sur les marchés les mêmes volumes aux mêmes prix au cours des prochaines années. Voilà pourquoi il n’existe pas d’alternative à la rigueur. Voilà pourquoi il est vital de la mettre en oeuvre de manière volontaire, progressive et sélective pendant qu’il en est encore temps, et non de manière contrainte, massive et aveugle, sous la pression des marchés, des institutions européennes et du FMI. (…)

les réformes nécessaires

Nous ne passerons pas cinq années supplémentaires sans drame. Parier sur la prolongation du sursis revient à trancher en faveur du krach subi plutôt que de la réforme acceptée, ce qui est la solution la plus coûteuse politiquement, économiquement et socialement. Les exemples de l’Espagne et de l’Italie montrent en effet que les réformes nécessaires, lorsqu’elles sont adoptées après le déclenchement de la catastrophe financière, sont mises en échec par la dynamique de la défiance. S’installe alors un cercle vicieux où les effets de la récession s’emballent, sabrant l’activité et l’emploi, coupant les pays de l’accès aux marchés, sapant la légitimité des gouvernements et encourageant les extrémistes. La France est à la veille d’être happée par ce processus. C’est pourquoi il est impératif qu’elle se secoue, qu’elle se mobilise pour saisir sa dernière chance d’échapper à la crise financière et, partant, de sauver l’euro. Car ni l’histoire ni les marchés n’attendront. (…)

Les antidotes sont connus. Sur le plan national: fonctionnement effectif des contre-pouvoirs et renforcement de l’Etat de droit; réforme de l’Etat avec une exigence de diminution du nombre et de renforcement des qualifications des agents publics ; mise sous tension de productivité des services publics; évaluation systématique de leurs missions et de leurs performances; retour à l’équilibre des comptes publics. Sur le plan européen: dissociation de l’Europe à 27 du grand marché et de l’Europe intégrée de la zone euro; gouvernement économique et changement de statut de la BCE érigée en prêteur en dernier ressort ; union bancaire et budgétaire sous le contrôle croisé des institutions communautaires et des Etats membres.

Source: Le Figaro

 

68 commentaires

  • Mouai, au final, toujours pas d’économiste pour expliquer aux français qu’on en est là parce qu’on ne contrôle plus notre monnaie et donc aujourd’hui, l’argent, c’est de la dette, comme dirait chouard.

    On emprunte à la mafia, pas besoin d’avoir fait HEC pour comprendre comment ça se termine.

  • joshuadu34

    comment lutter contre l’ultra-liberalisme ? Pour Baverez, la réponse est simple : instaurer encore plus de liberalisme… Ben voyons ! Sûr, quand la maison brule, multiplions les foyers, les cendres, elles, ne brulent pas…

    Heureusement, le figaro (sans majuscule, ce torchon n’en mérite pas), cite « l’excellent » bouquin de Baverez, « la France qui tombe », qui mérite d’être lu au regard de ce qui s’est passé ces dernières années ! Après une magnifique ouverture dans laquelle ce sieur dénonce les acquis sociaux (congés payés, sécurité sociale et autres règlementations sur les horaires travaillés et l’âge des travailleurs) comme autant « d’aberrations » ayant conduits au « déclin de la France » (et oui, si la France va mal, c’est parce que les travailleurs ont des droits ! Vous ne le saviez pas ? Monsieur Baverez vous l’explique ! Au turbin, bande de larves !), monsieur Baverez nous explique ce qu’est la gestion économique parfaite.

    Monsieur Baverez nous apprends que, lors de l’écriture de son livre (2003), si le monde va relativement « bien » et que les chocs boursiers passés (Argentine 2002, Asie 1997, etc…) n’ont pas eu de fortes conséquences, c’est parce que les Etats-Unis ont su « déconnecter (…) l’économie réelle de l’économie financière ». Si, depuis, cette déconnexion a provoqué la crise de 2008, ce n’est surement qu’un détail, puisque ce livre est « formidable » ! Et si les Etats-Unis ont su, d’après monsieur Baverez, s’éloigner avec justesse de la solution sociale pour lui préferer la solution boursière (avec les conséquences que l’on constate maintenant aux USA), c’était tout simplement la seule chose à faire… D’ailleurs, monsieur Baverez prévoit, en 2003, que les USA ont enclenché un mouvement « durable » d’une remontée économique dû à une volonté de flexibilité et de réponse économique en temps réel (youpi, enfin, le durable, à priori, c’était de 2003 à 2007 seulement, parce que depuis, cette même politique a mené là ou on est… Mais qu’importe cette « petite erreur », puisqu’on vous dit que le livre est formidable !!!)

    Enfin, selon lui, la France aurait été beaucoup mieux si elle avait suivit le modèle américain ! Sûr qu’en supprimant les aides publiques, l’administration, et en laissant toute confiance au libéralisme, ce serait beacoup mieux… Surtout pour les millions de français qui auraient, comme aux USA, perdu emploi et maison depuis 2003.

    On s’arrêtera là pour l’instant, mais sûr que monsieur Baverez a une analyse fine ! Quel dommage, quand même, que les écrits du passé restent pour démontrer l’escroquerie portée… Enfin, faisons confiance au figaro, s’il cite avec tant de justesse « la France qui tombe », c’est qu’il espère surement que ses lecteurs l’auront déjà oublié ! Dommage juste que nous, nous n’ayons pas oublié ce torchon… Non, monsieur Baverez, le gouvernement Tatcher et l’administration Reaggan ne sont surement pas des exemples à suivre, sauf à vouloir paupériser et précariser encore plus la population ! Mais sans doute est-ce ce que vous souhaitez ?

    • loonoob1337

      +1 en plein dans le mille !!

      je rajouterai que ces élites ne redoute pas la guerre civile… ils la veulent ils montent les gens les un contre les autres via les média de masse en esperant pouvoir devier des colères justifier
      c’est intéressant de constater qu’aucun de ces prétendu économiste ne craint un putsch :)

      • kalash3

        Je connais des travailleurs, des vrais productifs, qui gagnent le minimum, je connais aussi des privilégiés de l’état, qui gagnent 8 à 10 000 euros par mois et qui, le matin, se demandent ce qu’ils vont faire dans leur bureau, et qui hurlent contre les petits jeunes des cités qui comme eux crêvent de désoeuvrement mais pour zéro euro par mois ! la france coloniale a vécu ? ce serait bien pour la planète et pour les peuples affamés par nous.

      • Antinukciv

        En 1789 , Aurait-il été guillotiné ?

  • Andy

    Et que dire des USA qui fonce tout droit vers une guerre civile.

    Nous ça va encore, notre modèle d’intégration social réduit les risques, mais aux Etat Unis, le communautarisme est la norme. Et avec 50 millions de pauvres qui ne mange que grâce aux bonds alimentaires, un chômage bien plus élevé que les chiffres officiel ne le disent, des dizaines de millions d’arme en circulation et des gouvernement tous plus inutile les uns que les autres; je vois vraiment mal comment les américains pourront éviter une guerre fratricide…

    • pikpuss

      Les USA, c’est à dire les élites qui dirigent ce pays Continent, lanceront leurs troupes à la conquête du monde, exactement comme les Nazis envoyèrent de millions de jeunes vers une mort certaines. Et pour ceux qui tenteraient quoi que ce soit, il y a la garde civile et les 600 camps de la FEMA. Ce qui est sûr c’est que les USA foncent tout droit vers une dictature religieuse et croqueront le Canada et le Mexique…. La propagande qui les fait passer pour au bord de l’effondrement est une ruse…

    • Nevenoe Nevenoe

      Notre modèle d’intégration sociale est en cours de destruction et le comunautarisme est de plus en plus présent.

      Nous suivons la voie des USA …

      • Frane

        Si guerre civile il y a, gageons que les citoyens ne se tapent pas sur la gueule mais que tous allons au gouvernement pour taper sur la gueule des élites car ce sont eux les responsables de tout ce merdier. Peuple français ( pauper ) entend moi, ne tape pas sur ta propre gueule !!

      • Jc

        Frane, + 1000000 rien à ajouter, vous avez tout dit en une phrase.

      • nat

        Tu as raison Frane, il y a une alternative non négligeable au scénario catastrophe de Nevenoe (on est pas des animaux). Cette alternative, c’est la grève. Comme en octobre 2010, il y a 24 mois, 3,5 millions se français sont descendus dans la rue en se tenant par la main, pour protéger leurs acquis sociaux (comme des humains). Le hic, c’est qu’une grève réactionnaire sur un point précis (les retraites concernant 2010) ne donne rien. Mais elle constitue un formidable tremplin vers une grève générale révolutionnaire. Un putsh d’ouvrier, de lycéens, d’enseignants, tous ethnies et âges confondus, qui propageraient le virus de la désobeïssance dans toute l’Europe. Un article sur ce thème http://www.legrandsoir.info/Une-reflexion-sur-la-greve-generale-Rosa-Luxemburg.html

      • Neodarkside

        Saviez vous que les grèves ont contribué et continuent de tuer l’économie en france ??? Les syndicalistes ne sont que des fossoyeurs… Quand à votre pseudo révolution elle est déjà bien sectaire…ouvriers, lycéens et enseignants.

        ET les autres alors ???

      • nat

        La grève générale de 1939 a permis entre autres la semaine de 40h, les congés payés et la liberté syndicale. Je viens de lire vos interventions sur le post concernant Bernard Arnaut et je comprend pourquoi ces avantages vous hérissent le poil. Je développe mon analyse sur les bienfaits de certaines grèves et le rôle de kapo des syndicats, plus bas dans la page, avec Noonoo12, dont l’avis sera forcément plus objectif.

      • Neodarkside

        Ce ne sont pas les avantages qui me hérissent le poil…J’ai moi même été salarié pendant quelques années (pas tjrs été patron).
        Ce qui me hérisse le poil c le fait de défendre des avantages qui ne sont plus adaptés au marché du travail actuellement et à la mondialisation (concurrence).
        Ce qui me hérisse le poil ce sont les salariés qui pour un oui ou un non se mettre en grève et bien souvent pour défendre l’indéfendable.

        Il serait temps que les gens comprennent que si on veut garder de la compétitivité et des emplois en France il est temps de se retrousser les manches et oublier quelques acquis sociaux.

        La mondialisation est là et les pays émergents qui vont avec…

        Mais vous défendez bec et ongle les anciennes grèves et les avantages et acquis sociaux d’une autre époque, vous êtes vous seulement poser la question de savoir dans quelle condition est fabriqué votre ordinateur, téléphone portable et autre gadgets et vêtements ???

        Alors si vous souhaitez vous battre….battez vous pour les petits chinois, brésiliens, indiens, philippins et j’en passe…Eux aimeraient bien avoir ne serait que 10% des avantages sociaux qu’on peut bénéficier en France !

        Alors ? go un billet d’avion et révolution pour sauver des personnes qui en ont vraiment besoin ????

      • Elijaah

        Mon chèr  » neodarkcide  » petite remarque : Les syndicats n’ont pas que la fonction  » empecheur de tourner en rond des patrons ou des entreprises « !!!!!!
        Vu que vous etez un patron ( si j’ai bien compris vos commentaires ) , vous etez donc au courant du  » CHSCT « , …Bin oui vous saviez le  » truc  » qui regardent les conditions de travail ( ex: sécurité pour le matériel , les ouvriers/employés , ….) , l’hygiène , etc !!!!!
        Ex : »nous pourrions déplacer cette « machine » pour la mettre à coté de tel autre poste pour augmenter le rendement et réduire les arrets de travail suite aux grands nombres d’accidents !!!!!!!
        …..
        Dans ce cas les syndicats sont aussi de gros méchants anti-capitaliste…..!!!!!!
        Il est un peu facile votre discours sur les syndicats !!!!!
        Vous avez un directeur Qualitè et sécurité ?
        Vous avez un CHSCT dans votre entreprise ?
        Arretez de parler , aussi , de la condition des enfants à l’étranger ( PETITE INFO : saviez vous que les syndicats français se déplacent à l’étranger , qu’ils font des manifs , qu’ils aident les travailleurs étrangers à créer des syndicats ….pour combattre toutes ces mauvaises conditions de travail !!!!!)
        Et parlons aussi de ces enfants qui travaillent en FRANCE , eh oui , il y en a en FRANCE !!!!!
        Et ces patrons français qui utilisent des étrangers ( pression , sequestration , vol de papier d’identité , …)
        Les syndicats , j’en conviens , ce n’est pas la panacé mais il faut l’univers du travail dans son ensemble et les syndicats sont des pièces de ce grand rouage et ils y ont leur place et leur utilité!!!!!
        Et etre un peu objectif ce ne serais pas mal !!!!
        ……
        …….
        Salutations

      • Nevenoe Nevenoe

        @NAT :

        Il n’y aura pas de grève générale car il faudrait que les syndicats ne soint pas des vendus.
        Ceux qui sont censés nous défendre défendent d’autres intérêts que les notres.

        Mai 68 était organisé pour faire tomber De Gaulle et mettre fin à l’indépendance politique militaire et économique de la France. On a bien vu ce qui a suivit …

        Maintenant on peut toujours espérer mais je ne vois pas comment :
        1- le peuple pourrait prendre conscience de ce qui se passe alors qu’il vote en masse pur l’UMPS
        2- comment en supposant qu’il y ai prise de conscience il puisse faire quelque chose sachant que tout mouvement dangereux pour le système, au delà d’une certaine ampleur, sera saboté ou manipulé …

      • nat

        exact, mais ça n’est pas encore complètement une utopie. L’annonce de la 1ere mesure d’austérité nous donnera la température de la colère française.

      • Super Mouton Super Mouton

        C’est tout a fait ca. En fait de guerre civile, on verrait plus probablement une révolution 2.0. Il ne reste qu’a faire la liste.

  • Pierre

    En même temps ,c’est normal que certaines personnes bien placées ne redoutent pas la guerre civile car ilsy envoient d’autres qu’eux mêmes en 1ere ligne.. Démocratie, Démocratie.. Le Pouvoir n’a jamais tergiverser quand i ls’agit d’employer la Force contre la foule, elle ne tergiverse jamais à exporter notre modèle de démocratie à l’étranger à coup de bombe et de guerre humainitaire, faites ce qu’on vous dis, pas ce qu’on (vous) fait..!!
    Comment faire comprendre à ses gens là qui parlent toujours plus de croissance, de flexibilité que c’est la fin du jeu, qu’on en veux plus de leurs mensonges, de leurs croissances sur base de la dette, de l’appauvrissement des masses que composent le peuple, marre d’un asservissement par la marchandise, d’une aliénation par le divertissement de masse, et je passe d’innombrables domaines qui nous donnent des ersatz de leur jouissances à nous enfermer dans cette illusion constante de choisir.. Nous ne choississons rien, de ce que nous mangeons à ce que nous votons ; nous avons juste l’illusion du choix et il est temps de rentrer en guerre contre L’oligarchie mondiale en croyant simplement qu’i lest possible d’opérer u nchangement radicial dans notre mode de vie. Leur plus belle réussite est de nous faire croire que c’est impossible, que nous sommes condamner à suivre sans gémir, à avoir ma let souffrir, s’abrutir sur des travaux d’aliénés, plus de flexibilité, moins de sous, plus d’heures, plus de pression, corvéable à merçi car 150 000 personnes attendent son emploi mal payé. au chomage, au travail, il nous restent que de la merde stérile, et eux il se marrent, ouvertement, ils ne se cachent même plus depuis quelques années pour nous mentir, pour nous spolier avec le sourire, et nous prendre toujours plus pour des cons, alors maintenant, jusqu’à quand allons nous autoriser cet état de fait…

    • Super Mouton Super Mouton

      Liberté, Egalité, Fraternité qu’ils disaient. Selon eux, la Liberté, c’est d’avoir le plus de fric possible. L’Egalité, c’est de tondre tous les moutons bien ras, sans jaloux. La Fraternité ?? et bien.. retourne-toi, je vais te montrer ;-) Notre monarchie cooptative ressemble de plus en plus a la précédente, héréditaire, qui ne s’attendait surement pas a en perdre la tête… La version 2.0 est en gestation, soyons en surs…

  • gnafron

    effrayant!!! effrayant de voir qu’un mouton enragé puisse se faire la caution d’un con pareil…ah mais si ce monsieur est un économiste, ça change tout! pour ma part, à la prochaine révolution (autre nom de la guerre civile), j’enlève le bas (la culotte)! na!

  • pikpuss

    La France imprime de l’argent qui sort du néant à des gens qui l’impriment et lui interdisent de posséder sa propre monnaie… Il n’y a pas de solution tant que cette soumission existera. Soumission acceptée par nos élites qui viennent faire allégeance chaque année à Londres et à New York.

  • danmaru touvabien

    m’sieu baverez a eu sa petite piqure de rappel au bilderberg
    club house
    http://investigation.blog.lemonde.fr/2009/05/07/bilderberg-2009-en-grece-entre-realites-et-fantasmes/

  • pikpuss

    ps : lire  » la France emprunte de l’argent  » au lieu de  » imprime de l’argent « ….

  • Gribouille

    NIcolas Baverez fait partie de ce qu’on a appelé les déclinistes. Le procédé est simple, on annonce une catastrophe. Les individus deviennent dès lors plus réceptif après le conditionnement opéré avec la peur du précipice. Après, on vous dit, si vous faites ça, en clair si vous appliquez mes « réformes structurelles » je peux vous aider à éviter la catastrophe.
    Le problème est triple, 1) ces réformes sont souvent à peine expliciter (édulcorer le modèle social, abroger le droit du travail n’est pas vendeur), 2) ils ne passeraient pas un suffrage démocratique, 3) Il ne résisterait pas non plus à une analyse économique sérieuse. Il ne reste qu’un projet politique, voire idéologique qui correspond aux voeux d’une petite minorité de la population qui souhaite prendre ou conserver le pouvoir.

  • Bouffon

    Pour celui qui se noient qu’il aie 2 cm ou 20 mètres d’eau au dessus de sa tête ne change rien aux problèmes. Il devra attendre de toucher le fond pour propulser sa tête hors de l’eau.

    Comme le peuple à la QI d’un adolescent, c’est le sort qui nous attends. Pour ceux qui on compris comment nous en sommes arrivé là, il lui suffiras de faire tout le contraire.

    – Ne pas péter plus haut que son cul.
    – Ne pas vendre la peau de l’ours…
    – Ne pas remettre à demain, ce qui…
    – Ne pas compter sur les autres…

    ou si vous préférer.

    – Ne pas faire de dette.
    (dette d’argent et dette de service)
    – Produire des énergies local.
    (bouffe, électricité, carburant)
    – Avoir un excédent commerciale.
    ( Savoir, Produire, Vendre)
    – Accepter les corvées de la condition humain.
    (chauffage, nourriture, habitat, hygiène/santé)
    ou de payé le prix de ses erreurs.
    Boire de l’eau et mangé de l’herbe quand on a pas produit de boisson et de la nourriture.

    et tout ça n’as rien n’a voir avec la finance, c’est juste le bon sens de la sagesse et du travail.

    • nat

      « le peuple a le QI d’un adolescent », je dirais plutôt que le peuple est enchaîné, manipulé et réprimé. Le peuple a le même bon sens que toi et l’a prouvé lors du grand soulèvement social d’octobre 2010. Souviens toi, plus de 3 millions de personnes dans la rue, routes et dépôts de carburants bloqués par les grévistes. Le peuple a paralysé toute l’économie française pendant une semaine pour défendre ses droits les plus fondamentaux. Le résultat concret est triste puisque la réforme des retraites est passée, mais ce soulèvement massif a d’une part permis un « réveil des conscience » et d’autre part d’affirmer les conséquences, pour un gouvernement, de la colère d’un peuple soudé. Pourquoi le soulèvement du peuple s’est arrété avant le putsh ? Manipulation, trahison des syndicats, culpabilisation,… tout est dans cet article http://www.marianne2.fr/Retraites-un-conflit-qui-interroge-la-democratie_a199306.html. Non, Bouffon, le peuple n’est pas idiot, il est juste enchaîné. @ Gnafron qui s’indigne de cet article de la part d’un mouton. Les forumistes, c’est comme l’Orangina. Faut secouer, sinon la pulpe, elle reste en bas ! ;-))

      • gnafron

        oui mais quand je secoue Benji ça fait une tempete dans un verre d’eau…tout le monde me tombe dessus et comme y sont lourds…voir l’accident en chine! :-)

      • noonoo12

        La grève une preuve de liberté et d’éveil ???
        ça fait mal à qui une grève ? Aux grands patrons ? A l’état ? A la finance ?
        Franchement faire grève c’est se tirer une balle dans le pied ou dans celui de son voisin de palier mais certainement pas une méthode qui apporte des résultats et de l’espoir puisqu’elle est le désespoir incarné…
        Si on est pas d’accord avec le système on le quitte et on s’organise pour ne plus en dépendre, seul ou à plusieurs, ça lui fait vraiment plus mal.

      • nat

        Il y a 2 sortes de grèves, la grève réactionnaire (sur une revendication bien précise, sur un lap de temps assez court), qui, tu as raison, plombe l’économie et ne sers, somme toute pas à grand chose. Et il y a la grève générale révolutionnaire qui se base sur un rejet global du système financier et politique. Cette dernière a fait ses preuves par exemple en 1936 puisque le peuple a obtenu du gouvernement : la liberté syndicale, semaine à 40h, congés payés, etc… http://fr.wikipedia.org/wiki/1936_en_France Quant à ma liste de profession dans mon post plus haut, elle manque cruellement de points de suspension, abrutie que je suis ! Et tu fais bien de me le faire remarquer Noedarkside car avant les syndicats étaient généraux. Pourquoi avoir autant sectorisé les travailleurs ? hummm ? Pour qu’il n’y ait pas de grève générale pardi ! Z’ont la trouille. Et le rôle des syndicats (toutous du gouvernements) est d’empêcher la grève révolutionnaire après avoir lancé une grève réactionnaire. Aussi pourris qu’eux, profitons de leur faiblesse ! Car perso, je ne vois aucune autre alternative à nous sortir de ce merdier sans faire couler de sang. Cogitons vite avant que ce M. Baverez devienne le futur ministre des Finances.

      • noonoo12

        C’est sûr qu’en 36 ça a servit entre autre à obtenir ce qu’on a aujourd’hui en tant que salarié, en gros le droit d’être exploité tout en gardant le sourire ;)
        Bien sûr le combat des hommes à l’époque a été fondamental et je le respecte mais est-ce que le monde a vraiment changé depuis ?
        D’ailleurs a-t-il changé à la suite de la moindre « révolution » du peuple ?
        Non, parce que chaque révolution a été instrumentalisée par ceux qui voulaient le tour de pouvoir suivant… et le rapport exploiteur/exploité reste le même partout et de tout temps depuis des millénaires.

        Une grève générale OK mais alors où tout le monde démissionne d’un coup et réfléchit à POURQUOI ils travaillent et pas seulement COMMENT…

      • nat

        Depuis 1936, il n’y a eu aucune révolution en France. Donc non, rien n’a changé. Pourquoi faudrait-il démissionner ? Les dirigeants sont également écrasés par toutes sortes de taxes et d’impôts. Une grève générale révolutionnaire c’est patrons et employés sur le bitume. Une grève générale paralyse aussi les services des impôts, juridiques, etc… De quoi se nourrit Goldman Sachs ? De notre travail et du fruit de celui (consommation, épargne et impôts). Coupons lui les vivres. En France, la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 affirme le droit de résistance à l’oppression comme un des droits de l’homme avec la propriété, la sûreté et la liberté. Profitons-en. As-tu remarqué que 2012 est la seule année où la rentrée n’a pas été ponctuées par des petites grèves, comme c’est la coutume en France, à chaque rentrée ? Et pourquoi Hollande n’a pris aucune mesure d’autérité après son élection ? Parce qu’une petite grève qui dégénère en grosse grève générale pourrait faire capoter la signature du ennième traité européen le 30 sept. Dans une démocratie, avec un gouvernement issu du peuple, accepterais-tu de travailler 40h sans augmentation, pour reconstruire une nouvelle économie ? Moi oui. Raymond Aron a dit des français, en 1978 : »Ce peuple, apparemment tranquille, est encore dangereux ». Effectivement, en 2010, 3.5 millions de moutons dans la rue qui auraient pu se transformer en loups. Ce sera pour la prochaine ! Maintenant, on sait.

      • Bouffon

        Ce n’est pas parce que tu es jeune que « plus idiot » et un terme négatifs. Tout le monde doit faire ces expériences.
        Mais l’écart de la fracture entre riche d’esprit et pauvre d’esprit s’agrandit. L’explosion démographie ne permets plus fort d’aider tout les plus faible et les pousses à rester ensemble dans leur univers. Donc difficile de ce mettre d’accords, le socle commun est mort.

        Donc comme disent certain il faudrait un permis pour voter ou un retour du bons sens dans les écoles, bref rehausser le niveau pour qu’il fasse tourner le monde.

  • ratgana

    Discours habituel des mêmes pour les mêmes problèmes avec les mêmes solutions, ça avance …
    J’adore « les réformes nécessaires » : « Les antidotes sont connus »

    Si Nevenoe lit ce com, ce que voulais expliquer hier est repris dans cet article.

  • Nevenoe Nevenoe

    « D’où l’urgence d’une ligne claire pour les politiques de l’immigration et de l’intégration, tant à l’échelon européen qu’à l’échelon national. Sur le plan européen, il est essentiel d’uniformiser les règles pour éviter les biais entre les législations nationales et de promouvoir une politique de codéveloppement avec les pays d’émigration qui sont aussi des gisements de croissance. Sur le plan national, plusieurs principes devraient être affirmés. Tout d’abord le respect intransigeant des libertés publiques et des droits civils, à travers la sanction des discriminations envers les immigrés ou leurs descendants  »

    On peut être d’accord avec le constat mais au final ce type est parfaitement dans la ligne mondialiste.

    Ce type nous propose comme solution encore plus d’Europe et bien sûr souligne que les immigrés seraient victimes de discriminations, sous entendu qu’il faut en faire encore plus pour eux.

    Un beau collabo en fait

  • pikpuss

    L’immigration massive a été voulue et planifiée. Elle entre dans une stratégie de contrôle des Européens de souche. C’est comme le contrôle de la monnaie et la prise de contrôle de notre armée par l’Otan. Nos élites collaborent avec cette stratégie destructrice depuis des décennies…

  • pikpuss

    Tout comme l’abolition du service national et des frontières et la liquidation de l’école et de l’industrie… Un vrai carnage à l’échelle d’un continent !

  • Natacha Natacha

    La soupe est un peu trop réchauffée.Il serait d’y ajouter des produits frais.

  • Nevenoe Nevenoe

    Nicolas Baverez est libéral (il écrit : « L’antilibéralisme est un fléau qui se trouve au principe du déclin et de la régression de la France »).

  • domdom26

    voici les infos que j’ai trouvé ce matin dont une qui concerne l’économie un message de DRAGHI

    http://www.brujitafr.fr/article-mario-draghi-j-endette-infiniment-les-europeens-109889408.html

    http://www.brujitafr.fr/article-les-italiens-n-auront-pas-le-droit-de-payer-en-argent-des-factures-superieures-a-50-euros-109889376.html

    http://www.brujitafr.fr/article-lucifer-le-telescope-a-infrarouges-du-vatican-109858767.html

    Voila , DRAGHI sous sont nouveau visage ………..
    et le Vatican sous le nom de LUCIFER faut le faire ben ils le fond aucune HONTES ……….

    AMICALEMENTS LES MOUTONS

  • Holuou

    le problème c’est que eux (libéraux) ont leurs solutions pendant que d’autres saisissent seulement maintenant qu’il y a une crise
    Ils étaient sur quelle planète nos têtes pensantes ces 5 dernières années ? les solutions de l’autre camp sont trop peu nombreuses et trop inaudibles ; arriver a la tête d’un pays les mains dans les poches … alors que d’autres pays ont déjà traversés des crises de même ordre(Suede)
    et en même temps faire de la croissance avec de la dette, fallait pas être bien fute fute et à l’époque personne ne disait rien !
    un tel niveau de médiocrité ça soulève des questions.

  • philoupe

    qui est ce type qui fait la morale ,je suis patron et il n à jamais été aussi facile de licencier ,alors dire que le problème est là c’est un idée d un homme qui n à Jamais embauché ni travaille,tout ces économiste son incompetant car il ne ressente pas les problème du monde du travail car il n on jamais travaille,c est des parasites au il faut vite supprimer ,basta !!

  • Un Bilderberg qui nous fait une leçon d’ultra libéralisme en mélangeant Souveraineté maintien de l’euro ?

    On croit rêver !

    Comment les Moutons enragés peuvent ils publier un tel tissu de conneries ?

    La Souveraineté, c’est la voie de la sortie de l’U.E et la reprise de contrôle de nos frontières, des capitaux et de notre banque centrale.

    La relance, c’est l’annulation d’une partie de la dette à l’égal de ce qu’on fait les islandais, le rétablissement des droits de douane pour protéger l’emploi en France, et effectivement d’encourager la création de TPE et PME.

    Nous ne sommes pas dans un pays à tradition Luthérienne Libéral, mais dans un pays Latin à tradition Colbertiste.

    Que les choses soient claires, si guerre civile il y-a, ce sera contre les pourritures du Bilderberg, de la Franc Maçonnerie et de l’oligarchie des incapables qui nous gouverne !

    • Rod

      La relance par l’ annulation de la dette : Ok mais encore faudrait il que l’ état change sa gestion financiére et sa maniére de redistribuer l’ argent…
      Et pour la création d’ entreprises; il faudrait en effet les encourager par une fiscalité atractive qui valoriserait réellement le travail et l’ esprit d’ entreprendre (esprit trop peu développé dans notre pays…)
      Quand à la souveraineté nationale; ce n’est pas en fermant nos frontiéres et en instaurant des droits de taxes que nous rétablierons notre santé financiére !

      C’est totalement utopiste de pensée encore ainsi en 2012 !!!

      • Nevenoe Nevenoe

        « encore faudrait il que l’ état change sa gestion financiére et sa maniére de redistribuer l’ argent… »

        Il faudrait surtout que l’Etat redevienne seul maitre de sa monnaie et puisse emprunter auprès de la Banque de France comme avant

  • robin des bois

    7 milliards d’individus,l’emploi au niveau mondial en déroute,la robotisation,ect,,,ils ont la solution pour nous une 3 guerre mondiale,le pire est devant nous avec certitude,vous allez voir,et bien entendu le 21 décembre 2012,le début de la fin

  • joshuadu34

    Baverez ou l’art de la manipulation. Ici, il entre pleinement dans la danse de la stygmatisation d’une classe pauvre pour la monter contre l’autre classe pauvre. Pour ne plus voir la réalité et détourner le peuple de cette réalité économique et sociale que nous servent, depuis des années, ceux qui gouvernent avec notre assentiment, quoi de mieux que de jouer sur les ressorts populistes et épidermiques ? L’ennemi, c’est l’autre, pas ceux qui nous foutent dans la merde, nous explique Baverez, suivant ainsi les chienchiens de garde meRdiatiques et leurs reportages sur la délinquance qu’on subit constament. Mais la délinquance, ce n’est pas les entreprises qui licencient alors qu’elles font des profits, la délinquance, ce n’est pas l’état qui abandonne aux associations la misère, la délinquance, ce ne sont pas les banques qui parient sur notre perte à tous, à coups de délits d’initié, de détournement et de profits monstres… Tu magouille pour quelques centaines d’euros, tu es un salopard, tu détourne des milliards, tu es maitre du monde !

    Et le pire, on peut malheureusement le voir dans les commentaires aussi, c’est que ça marche…

    • nat

      Et bien on est prévenu. Une série de faits divers sanglants impliquant des maghrébins inondera la presse ces prochains mois. Ils ont bien préparé le terrain à Marseille…

  • franck

    Nicolas Baverez à participé à la réunion du Bilderberg 2009 en Grèce, il est donc bien au courant……

    http://www.dailymotion.com/video/xazotn_crise-economique-xavier-mathieu-fac_news

  • Jonas

    Pour faire simple

    1. La France ne fabriquera plus rien.

    2. La France n’aura plus de classe moyenne. IL y aura deux classes : Les riches et les pauvres.

    3. Ce modèle s’appliquera quasiment à toutes les nations du monde.

    Concernant la guerre civile, rassurez-vous bonne gens, point de guerre civile, le lâche être humain est en surreprésentation, la plèbe moderne préférera courbé l’échine pour conservé sa maigre pitance, concurrence de la bêtise humaine oblige !

    • thierry thierry

      entierement d’accord!

      le NOM passera comme une lettre à la poste,
      je dirais meme que le NOM sera adulé par la majorité

      il est de toute façon déjà trop tard pour que le peuple se réveille, car les évenements vont s’accélérer

  • pikpuss

    Ce n’est alors qu’un agent de propagande qui prépare le terrain pour le compte des mafieux. Ils passent leur temps à faire de l’auto réalisation en nous faisant croire qu’il va s’agir d’événements inéluctables voire d’un cycle naturel. Alors que ce sont eux qui créent toutes les conditions pour que cela pète… Les solutions existent mais elles passent par des hommes courageux et honnêtes. A propos de courage : le député Laurent Louis a publié la liste de toutes les personnes impliquées de près ou de loin dans l’affaire Dutroux…
    Cliquez sur  » les chroniques de Rorschach, affaire Dutroux… Les moutons enragés auront-ils ce courage ?

  • Eurydice34

    Ce monsieur ne propose que deux choses, privatiser (trop de fonctionnaires ) et réduire les charges salariales ( pour les pauvres patrons qui paient trop )sinon risque de guerre civile. Il est envoyé par le MEDEF non ?

  • la tchounil

    Pas d’accord avec lui. Il la veut sa guerre, ben qu’il la fasse mais sans nous.
    C’est n’importe quoi!

  • superbigoud

    La ficelle devient trop grosse!! Bavarez c’ est Bilderberg et compagnie.  » L’ ordre issu du chaos  » Donc bien sûr il faut le chaos qu’ il souhaite avec ses amis avant qu’ ils puissent instaurer le NOM. Qu’ il la fasse la guerre mais sans nous, t’ as raison la tchounil!! C’ est marrant aussi de voir comment il est mort de trouille sur sa trombine qu ‘on nous propose en tête d’ article.