Festival Kokopelli Pacha-Mama : conférence de Vandana Shiva…

Les semences anciennes sont notre patrimoine, il est universel, PERSONNE n’a le droit de se l’ approprier pour faire du fric!

Vandana Shiva, en Inde, se bat depuis 25 ans pour préserver les semences et lutter contre les multinationales qui tentent de s’en emparer en brevetant le vivant. Invitée par l’association Kokopelli pour le festival, elle a donné le ton dès ce premier jour.

« Je suis heureuse d’être là avec vous aujourd’hui, dans ce paysage magnifique de montagnes. J’ai la chance et l’honneur d’être accompagnée ici par mon fils Kota, dont le nom signifie dans ma langue « le dieu des guerriers » et qui voyage très rarement avec moi.

Depuis que mon fils est entré dans ma vie, j’ai compris une leçon fondamentale : l’amour le plus profond permet de mener les batailles les plus féroces.

C’est parce que nous aimons profondément notre terre que nous nous battons pour la défendre et défendre la vie.

La semence est à l’origine de la vie. Or, la semence est actuellement menacée par la colonisation.

Nous devons défendre la semence libre pour rester libres nous-mêmes.

Deux éléments ont déclenché ma prise de conscience de cette colonisation de la semence.

C’était en 1984.

Le premier élément fut la catastrophe de Bhopal, en Inde, un accident dans une usine chimique qui a fait 3000 morts au moment de l’explosion et qui continue à tuer depuis. 30 000 personnes sont encore en train de mourir des suites de cette catastrophe et des enfants mal formés continuent à naître.

Les violences dans le Penjab, une province indienne, furent le second élément déclencheur. C’est dans cet « état des 5 rivières » qu’a eu lieu la grande « révolution verte » récompensée par un prix Nobel de la Paix en 1970 : cette « révolution verte » a consisté en l’introduction massive d’intrants chimiques et de semences « modernes » et a finalement été responsable, en 1984 aussi, année de la catastrophe de Bhopal, d’une véritable guerre responsable de 30 000 morts.

On a voulu nous faire croire que les semences modernes étaient « magiques ». Or, ces 25 dernières années, nous nous sommes rendu compte qu’au contraire, ce sont nos semences ancestrales, traditionnelles, indigènes qui produisent le plus, avec la meilleure qualité nutritionnelle et qui sont génératrices de plus de revenus pour les agriculteurs. Seules ces semences peuvent être à la base d’une agriculture responsable et durable. J’ai toute la documentation prouvant que la biodiversité de nos semences anciennes permet de produire plus et mieux que leurs semences modernes.

On assiste actuellement à deux grands mensonges

1/ Les graines industrielles sont censées être supérieures aux autres. Elles ne le sont que parce qu’elles donnent plus de pouvoir aux industries chimiques (qui sont les anciennes industries de l’armement reconverties) ; mais elles sont responsables de maladies et détruisent la planète. Ce ne sont pas des semences du futur, mais d’un passé que l’on voudrait voir derrière nous.

2/ Cette industrie de guerre qui fabrique les semences modernes distille un second mensonge : elle aurait « créé » et « inventé » des semences et utilise comme outil le dépôt de brevet qui la rend propriétaire du début de la chaîne alimentaire. C’est ce sur quoi nous devons lutter.

Les semences ne sont pas l’invention de Monsanto. La seule chose que Monsanto a inventé, c’est un gène de toxicité ; cette entreprise devrait être punie pour ça au lieu d’être récompensée.

Il faut être un véritable psychopathe pour prétendre être l’inventeur des semences, introduire la toxicité et s’ériger au-dessus de tous. À tous les niveaux, Monsanto a déclaré la guerre à la vie.

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Auteur : Sophie Lacoste

Source : www.rebelle-sante.com

Article relayé par : geof pour Sauve-la-Terre

 

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