USA: des espèces de requins menacées au menu de certains restaurants

Victimes de la connerie humaine, nous mettons (nous humains) en danger la vie des océans et de la chaine alimentaire en rapport simplement pour une question de pognon! Et ce sont les USA qui se démarquent tout particulièrement ici avec la connerie poussée à son summum, surtout en cette période difficile, 100$ une assiette de soupe au risque de voir s’éteindre des espèces protégées, la connerie à ce niveau là, ça me dépasse…

Source de l’image et complément d’infos: roc.asso.fr

WASHINGTON (Etats-Unis) – Des espèces de requins menacées sont pourtant utilisées dans certains restaurants américains qui proposent de la soupe d’ailerons, un délice de la cuisine chinoise, selon une étude sans précédent effectuée par le biais d’échantillons ADN publiée mercredi.

Pas moins de 33 espèces de requins ont été identifiées dans les échantillons collectés dans des restaurants de 14 villes et analysés à l’Institut universitaire et scientifique Stony Brook pour la conservation de l’océan, à New York.

Les consommateurs américains de soupe d’aileron ne peuvent pas être certains de ce qui se trouve dans leur assiette, a indiqué dans un communiqué Demian Chapman, qui a codirigé les analyses ADN. Ils peuvent manger des espèces en grand danger.

Le requin marteau, une espèce menacée, est l’une des espèces retrouvées dans certains restaurants américains où une soupe d’ailerons peut valoir plus de 100 dollars le bol.

C’est une preuve supplémentaire que les soupes d’ailerons servies aux Etats-Unis, et pas seulement en Asie, contribuent au déclin global des requins, a ajouté Liz Karan, membre d’un groupe environnemental qui a soutenu cette étude.

Les requins doivent être protégés de la surpêche et toutes les transactions internationales concernant ces espèces vulnérables doivent être strictement régulées, a-t-elle ajouté.

Cette étude a été la première pour laquelle des analyses ADN ont été effectuées dans les restaurants américains à cette échelle. Des échantillons ont été collectés à Albuquerque (Nouveau-Mexique), Atlanta (Géorgie), Boston, Chicago, Denver (Colorado), Fort Lauderdale (Floride), Houston, Las Vegas, Los Angeles, New York, Orlando (Floride), San Francisco, Seattle et Washington.

Plus de 73 millions de requins sont tués dans le monde chaque année, notamment pour alimenter le marché asiatique de soupe d’ailerons, selon la branche de Singapour du WWF.

Les requins grandissent lentement et atteignent leur maturité assez tard, ils sont donc particulièrement vulnérables et en danger d’extinction, ce qui aurait des effets désastreux sur la chaîne alimentaire et la vie des océans.

Source: AFP via Romandie

Et pour aller encore plus loin dans l’info ce matin sur les requins, un article en rapport qui explique que cet animal réputé dangereux grâce à l’actualité récente mais aussi et surtout grâce à Hollywood, et qui est au final bien moins dangereux qu’une autre créature marine dont aucun journal ne parle généralement: la méduse.

© ap.

Malgré son aileron et ses impressionnantes mâchoires, le requin tue dix fois moins que les méduses, soulignent des spécialistes pour qui la psychose suscitée par les squales, comme à La Réunion, reste sans rapport avec le nombre d’attaques dans le monde.

 

 

Depuis dix ans, entre cinquante et cent attaques de requins sont recensées chaque année contre l’homme, pour moins de dix morts en moyenne, selon l' »International Shark Attack File », la référence statistique dans ce domaine.

« Les méduses, par exemple, tuent environ 100 personnes chaque année, même si c’est moins spectaculaire de se faire piquer par une méduse que croquer par un requin », indique à l’AFP Robert Calcagno, directeur général de l’Institut et du Musée océanographique de Monaco.

D’un point de vue purement statistique, les squales apparaissent aussi bien moins dangereux que les éléphants, qui « tuent 600 personnes par an », les scorpions (5.000 décès) ou les serpents (100.000), énumère-t-il. Les attaques de requins passent toutefois rarement inaperçues et sont deux fois plus nombreuses aujourd’hui que dans les années 80. Des attaques attribuées à quatre espèces principales : le célèbre requin blanc des « Dents de la mer », le requin tigre, le requin bouledogue et le requin taureau.

A La Réunion, où les attaques se multiplient depuis un an et ont causé la mort d’un jeune surfeur en juillet, les requins bouledogues et tigres sont dans le collimateur des autorités qui ont demandé lundi la capture d’une vingtaine d’animaux dans le cadre d’une pêche à « caractère scientifique ». Pour les spécialistes de l’animal, l’augmentation de la pratique du surf et des sports nautiques explique vraisemblablement la hausse des attaques au niveau mondial.

Source et article complet: 7sur7.be

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