Orques captives… et humiliées..

Ca devient lassant de répéter toujours la même chose, mais comme rien de change…répétons et re-répétons à satiété, peut être que ça rentrera dans les méandres du cerveau de certains inconscients, et atteindra (toujours peut être).. les neurones. :(

En captivité, le majestueux aileron dorsal de l'orque retombe tristement

 

AOUT – Au Marineland d’Antibes, on ne se contente plus de garder captifs les orques ou les dauphins, on les utilise désormais comme des gadgets pour du coaching d’entreprise ou des dîners VIP au bord des bassins… Et pour quelques euros de plus, on peut même les « caresser » !

Selon les spécialistes, les orques seraient les mammifères marins dont le cerveau est le plus développé, elles mènent une vie sociale bien organisée, utilisent un langage pour communiquer et sont capables de voyager en groupe sur des milliers de kilomètres. Dans leur élément, les orques vivent entre 50 et 80 ans.

Depuis 1961, on estime que 136 orques ont été maintenues en captivité ; 123 d’entre elles sont mortes. Leur temps moyen de survie : 4 ans (sans compter les nombreux mort-nés et les fausses couches).

Nous sommes en 2012 et l’on continue à emprisonner ces rois des mers, champions de l’évolution, dans des bassins artificiels pour leur faire accomplir des tours de cirque ? Le public, maintenu dans une illusion de bonheur, ne voit pas les souffrances endurées par les animaux, leur capture en mer, la séparation d’avec les autres membres du groupe, les traitements médicaux à répétition, l’isolation, les maladies, sans parler de l’humiliation à se faire traiter comme des bêtes de cirque.

Certains meurent et sont remplacés par d’autres qui portent le même nom. Leur souffrance est telle que leur comportement pacifique vis-à-vis des humains dresseurs peut se transformer en violence.

Ainsi la justice américaine vient de rendre publique une vidéo de 2006 prise au Sea World d’Orlando, où l’on voit une orque embarquer son soigneur par le pied vers le fond du bassin. Ken Peters s’en est sorti de justesse, contrairement à la jeune soigneuse Dawn Brancheau, tuée en direct dans ce même établissement par une orque, en plein milieu d’un show. Tous ceux qui ont nagé au contact des orques en liberté rapportent pourtant leur comportement pacifique vis-à-vis des humains.

En février dernier, des experts, juristes, biologistes, philosophes, se sont réunis aux États-Unis pour tenter d’accorder aux cétacés, dont le cerveau développé et proche du nôtre, des droits en tant que « personnes non-humaines ».Dégustez un plateau de fruits de mer en compagnie des orques !Mais dans les établissements de type Marineland on est bien loin de ça. Les cétacés n’y sont pas seulement exhibés comme dans un zoo, ils sont désormais utilisés en tant que « incentive ». Ce qui se cache derrière ce terme tendance est consternant. Jugez-en vous-même, voici les offres que l’on trouve sur le site du Marineland d’Antibes :« Soirée de gala privatisée avec spectacle nocturne d’orques personnalisé et unique en Europe… Incentive : Caressez les dauphins et les otaries ! Possibilité de sessions privatives. Visite VIP : découvrez les coulisses du parc en compagnie d’un soigneur, vivez un moment privilégié avec les dauphins et les otaries, et approchez les orques !… Team Building / Formation : conférence interactive sur le management, animée par Jon Kershaw, directeur animalier, un « parallèle hors du commun entre l’apprentissage des orques à Marineland et la vie des employés en entreprise ». (!)Ici on utilise le martyr des orques essayant de s’adapter péniblement à la captivité pour créer un parallèle avec « la vie des employés en entreprise » ! Belle comparaison en effet que celle d’un mammifère maintenu en captivité pour la seule prospérité de ses geôliers ! On en rirait, si ce n’était si pathétique.

(…)

Mais ce n’est pas tout. Depuis le mois de juillet, le Marineland propose, pour une centaine d’euros, « un dîner d’exception en compagnie des orques au bord du plus grand bassin d’Europe. Dégustez un plateau de fruits de mer en compagnie des orques du Marineland ! » Le tout avec spectacle son et lumière sur fond d’orques et de dauphins. Vous pouvez même faire une demande en mariage, dans le lagon des dauphins, chaussés de cuissardes !

Et pour un supplément de 70 euros au billet d’entrée, chacun peut chausser des cuissardes et pénétrer dans le bassin pour « caresser » les dauphins par groupes de 25 personnes ! Imaginez un peu une horde de visiteurs débarquant dans votre chambre à coucher et cherchant à vous tripoter ! Non seulement ce genre de prestation est humiliante pour les animaux, mais on peut aisément supposer qu’elle leur est néfaste, ne serait-ce que par la mise en contact proche avec autant d’individus potentiellement porteurs de maladies.

Bien sûr, tout le monde aime les dauphins et les orques et cette passion est si forte que les visiteurs, légitimement fascinés, continuent d’affluer dans ces établissements d’un autre siècle. C’est là-dessus que jouent les marinelands. Et pourtant, il suffirait de ne plus y aller, de ne plus emmener les enfants voir ce triste spectacle, pour qu’ils disparaissent et qu’on laisse enfin les cétacés en liberté, chez eux, dans les bras de la mer.

[…]

Pour lire la totalité (et voir une vidéo), cliquer ICI

Auteur : Hugo Verlomme

Source : www.wikiocean.org

Article relayé par : kannie pour Sauve-la-Terre  (où ce qu’il en reste)

 

8 commentaires

  • Chègoku Chègoku

    Hé oui!
    Une connerie de plus à notre actif.

    Je pensai que l’Orque était pourtant dangereux pour l’homme en liberté.
    Et je pensais aussi que la baleine était le cetacea le plus intelligent.

    Comme quoi c’est quand même bien de les avoir en captivité pour en apprendre d’avantage sur eux. Je déconne…..

  • Lilith Lilith

    je suis allée l’anée dernière à Sea world de Orlando (pression des kids) c’est effectivement un spectacle affligeant cela leur aura au moins permis de comprendre que leur place est dans les ocean comme nous avons eu la chance de les voir au Canada

  • frisquette

    et bien sur il y a des gens assez cons pour aller regarder ; ce sont eux les vrais responsables de l’emprisonnement de ces magnifiques mamifères ;

  • Gandhiji

    Marineland c’est une HONTE !

    « Dans leur élément, les orques vivent entre 50 et 80 ans.
    En captivité : 4 ans (sans compter les nombreux mort-nés et les fausses couches) »

    J’y ai emmené 1 fois ma Fille pitchoune.
    (Cette année, ado, elle a voulu faire une ballade à dos d’éléphant lors d’un Voyage en Inde. Elle n’en fera jamais une 2ème : Elle a vite pensé que la liberté c’est mieux …)
    Marineland, hormis le sort de ces pauvres bêtes, c’est un gouffre financier.
    Les autoroutes les + chères de France pour y accéder, prix d’entrée prohibitif et un côté mercantile que Disneyland n’a jamais osé pratiquer : Chaque sortie d’activité vous dirige dans un sas truffé de gadgets, souvenirs hors de prix à portée des patounes des enfants.
    S’ils n’ont pas fait le plein de visiteurs, des « spectacles » sont raccourcis ou supprimés.

    – N’y allez pas ! Il y a tant d’autres sujets d’émerveillement pour vos enfants.

  • Tex

    Et oui La triste vie Keiko du film Sauvez Willy!
    Nom : Keiko
    Nom célèbre : Willy
    Sexe : Mâle
    Age : 27 ans
    Poids : 4, 3 Tonnes
    Longueur : 6, 4 mètres
    Séjour en plongée : 17 minutes
    Alimentation : 80 Kilos de poissons par jour

    1977-1978 : Keiko naît dans les eaux froides Islandaises.

    1979 : Alors qu’il n’a pas trois ans, l’animal connaît le chaos lorsqu’il est capturé, séparé de sa famille. Il est rapidement transféré dans un bassin islandais dans l’attente d’être vendu.

    1982 : Transporté dans l’Ontario (Canada) où il est dressé pour des spectacles.

    1985 : Il est vendu à un parc d’attractions à Mexico pour 350 000 dollars. Keiko y restera 7 longues années, dans un bassin minuscule. Keiko, qui signifie « chanceux » en japonais, est alors remarqué par la Warner Bros, qui cherche une orque pour un prochain film…

    1993 : SAUVEZ WILLY (1992) est sur un succès mondial. Keiko devient un héros pour des millions d’enfants.

    Novembre 1993 : Un journal américain révèle que Keiko vit dans de mauvaises conditions et souffre de graves problèmes de santé. Quelques temps plus tard, le magazine « Life » fait un reportage sur l’orque star. Malade, l’animal risque la mort si rien n’est fait pour le sauver.
    Une énorme chaîne de solidarité va prendre forme sur la planète. Des collectes sont organisées, des dessins d’enfants envoyés pour que l’orque soit libérée.

    1994 : Suite à de nombreuses réclamations, le réalisateur de SAUVEZ WILLY, Richard Donner et des associations pour l’environnement cherchent des solutions pour Keiko.

    Mai 1994 : Des discussions sont engagées avec l’aquarium de Newport où Keiko pourrait vivre heureux dans de l’eau froide et propre. Loin des spectacles aquatiques.

    Novembre 1994 : Création de la Free Willy Keiko Fondation grâce à une collecte de 4 millions de dollars.

    Février 1995 : Construction d’un nouvel aquarium dans l’Oregon. Coût : 7,3 millions de dollars.

    Juillet 1995 : Les écoliers américains collectent des fonds quand sort le film SAUVEZ WILLY 2

    Janvier 1996 : Keiko est acheminé à Newport, où pour la première fois depuis 14 ans il se réhabitue à l’eau de mer naturelle. Il va suivre un programme de réhabilitation.

    1997 : Keiko mange de nouveau du poisson vivant et grossit de 862 kg. La fondaton envisage de remettre Keiko en liberté quelque part dans l’Atlantique Nord.

    Avril 1998 : Keiko peut maintenant chasser seul.

    Septembre 1998 : Keiko quitte les USA, pour rejoindre une baie islandaise, où un enclos semi ouvert a été aménagé. L’animal est entouré par des scientifiques. Son programme doit l’amener vers l’autonomie afin de pouvoir réintégrer un pod islandais. C’est dans cette zone qu’il a le plus de chances de retrouver une totale liberté.

    2000 : Keiko effectue sa première sortie en pleine mer.

    2002 : Keiko finit par quitter définitivement son enclos. On le retrouve en septembre dans les eaux norvégiennes. Il est accueilli par des fans qui nagent avec lui.
    Ceci a deux inconvénients majeurs: sa perte d’autonomie et la transmission de maladies. Aussi, pour sa sécurité, il est isolé du public et placé dans une baie en semi captivité. Il y est nourri mais reste libre de tout mouvement pour rejoindre les siens.
    Mais Keiko ne parvient pas à se faire accepter par les orques sauvages. Capturé très jeune, il n’a pas pu apprendre les bases de la chasse, indispensables à sa survie et à sa socialisation ou admission dans un groupe.
    Il reste donc parmi les hommes.

    2003 : Le 12 décembre 2003, vers 16h00, Keiko succombe à une infection pulmonaire suraiguë. Sa mort a été rapide. Rien ne semblait annoncer un tel drame. La semaine précédente, des analyses avaient été faites et tout était normal. La veille de sa mort, keiko mangeait normalement. Le matin suivant, l’animal semblait mal en point, refusant toute nourriture. En fin d’après midi, la star s’est doucement échouée, et dans un dernier souffle, a rejoint les siens.

    Le Dr. Lanny Cornell, vétérinaire de Keiko (expert mondial sur les orques) a précisé que Keiko, âgé de 27 ans, était l’un des deux seuls orques en captivité, à avoir dépassé le seuil des 25 ans.
    Quant à David Phillips, président et fondateur de la Free Willy-Keiko Fondation, il a déclaré que Keiko était un véritable champion, l’orque la plus formidable.

    Bien plus qu’une orque, bien plus qu’une star, c’est un symbole qui nous quitte et qui va nous manquer.

    Keiko est mort… mais Libre pour l’éternité.

    http://keikomemory.skyrock.com/

    • Melany

      Je me souviens bien… nous allions avec mes enfants tous les jours regarder Keiko via les webcams qui relayaient ses « progrès » pour retourner à la vie sauvage.. nous espérions tant qu’il puisse retourner parmis les siens… quand il est parti, nous étions vraiment tristes. J’ai eu cette sensation affreuse de perdre quelqu’un de cher….

  • PAS D ENTOURLOUPE

    c’est fou le nombre de réactions où l’on condamne cette mafia, ce trafic criminel d’êtres vivants au nom du dieu pognon

    et en même temps ceux qui prétendent condamner et maudire ce trafic reconnaissent clairement(pour un bon nombre d’entre eux) êtres allé y faire un « pèlerinage » sous la « dictature » de leurs enfants

    paradoxe!

    les narines pleines de poudre on maudit les dealers

    absurde et quelle malhonnêteté intellectuelle

    « c’est un honte, c’est un crime, m’en fin moi j’y suis allé pour mes mômes » et « bla bla bla

    on va alimenter une mafia dont on fait parti(comme actionnaire) mais on passe le temps à la maudire sur certains blog

    je paris qu’ils ont pris de belles photos et achetés de beaux souvenirs

    vivement d’autres Tilikum