ACTA, le retour ?

Acta fut un projet foireux qui est tombé à l’eau, cela ne les arrête pas pour autant, ils lui ont déjà trouvé un remplaçant, encore plus abouti, encore plus dangereux voire encore plus fascisant: CETA! Certains, étrangement, trouvent ce projet beau et minable en même temps, et je confirme, CETA: beau, minable! ;)

À ce rythme là, on finira par ne même plus oser faire la moindre recherche sur Google…

ACTA, le retour ?

Nous avons récemment eu droit à un scénario de très mauvais goût, plus connu sous le nom de projet ACTA. Mort et enterré après un vote du Parlement – sans équivoque – il semblerait que certains gouvernements tentent de nous jouer le coup du remake.

Nos chers politiques ont trop souvent tendance à fomenter leurs projets de façon discrète, pour ne pas dire dissimulée. C’était sans compter sur Michael Geist, un professeur de droit canadien, qui dévoile le projet CETA.

Le susnommé est un accord commercial entre le Canada et l’Union européenne, dans les grandes lignes. Les griefs sont les suivants, comme à l’accoutumée, rien de bien inquiétant dans la vitrine, sauf qu’au sein de ce texte, on retrouverait des pans entiers, copiés au mot près sur l’ACTA. Avec CETA, les FAI auraient l’obligation d’envoyer les données personnelles des abonnés suspectés de violer la propriété intellectuelle des ayants-droits.

Bruxelles s’est empressé de répondre aux accusations en niant fermement une quelconque tentative visant à ressusciter l’ACTA. En effet, il n’y a pas reprise de l’ACTA, simplement des citations de textes européens, comme par exemple la Directive sur le e-commerce, que l’on retrouve dans l’ACTA.

Les associations sont déjà montées au front pour faire part de leur scepticisme et de leur méfiance. A l’heure actuelle, CETA sent plus le coup de Trafalgar que l’innocence incarnée. Il s’agit dès lors de rester vigilent, car si l’ACTA n’a pas été ratifié, son faux jumeau pourrait avoir toutes ces chances.

L’équation est simple, si on supprime les termes douteux et que l’on ajoute une pression maximale des ayants-droits et des gouvernements, CETA pourrait bien voir le jour. L’ACTA n’aurait alors été qu’un brouillon, mais sur le fond, le résultat serait bel et bien le même.

Pour le moment, personne ne sait vraiment dans quelle mesure ce traité est liberticide. Reste que c’est encore un énième projet polémique, et sur lequel la communication a été quasi inexistante.

Source: Gizmodo.fr

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