Esclavage: Travail forcé chez un sous-traitant de Walmart

Le pays de toutes les libertés, de l’ordre et la morale, du dollar et de la fumisterie généralisée, le pays des donneurs de leçon et grand justicier sur la planète comme dans la galaxie, ce pays a déjà été dénoncé pour des problème d’esclavage moderne, et une nouvelle affaire vient d’éclater avec Walmart, la plus grande chaine ce centres commerciaux du pays, le rêve américain en prend un sacré coup là…

Capture d'écran d'une vidéo publiée par la National Guestworker Alliance (Alliance des travailleurs immigrés), à propos de la grève des employés de CJ's Seafood.

Capture d’écran d’une vidéo publiée par la National Guestworker Alliance (Alliance des travailleurs immigrés), à propos de la grève des employés de CJ’s Seafood.

Une usine de transformation de produits de la mer est accusée d’avoir fait travailler des saisonniers 24 heures d’affilée. Sous la pression d’une association de défense des travailleurs immigrés, son principal client, le géant de la distribution Walmart, a fini par réagir.

En mai dernier, le service des urgences de la police a reçu l’appel paniqué d’une employée de CJ’s Seafood, une entreprise de transformation d’écrevisses de Breaux Bridge, en Louisiane. La conversation était confuse car cette femme ne parlait que l’espagnol. Lorsque la police est arrivée sur place, l’employée a nerveusement expliqué, sous le regard de son patron, qu’elle avait composé le 911 [numéro de la police aux Etats-Unis] par erreur.

Le lendemain, le propriétaire de CJ’s Seafood, Michael Leblanc, a convoqué la quarantaine de personnes qu’il emploie dans le cadre du programme de visas H-2B [accordés aux saisonniers]. La plupart d’entre eux vient du Tamaulipas, un Etat du nord du Mexique. Selon les témoignages de nombreux ouvriers, Michael Leblanc leur a alors expliqué que CJ’s Seafood était une entreprise familiale et que s’ils tentaient de causer du tort à la société en contactant les autorités, cela revenait à causer du tort à sa famille. « Il nous a dit qu’il connaissait des bons et des méchants au Mexique, raconte Ana Diaz, qui travaille comme saisonnière pour la société depuis plus de huit ans. Il a ajouté qu’il connaissait nos adresses, savait où vivaient nos familles et saurait nous retrouver. »

Suite à ces menaces, les ouvriers ont contacté la National Guestworker Alliance [Alliance nationale des travailleurs immigrés]. Ils ont expliqué qu’on les forçait à travailler 24 heures d’affilée, dans des pièces dont les portes étaient barricadées par des cartons et des palettes pour les empêcher de s’échapper. On les décourageait de prendre des pauses par des menaces de violence. Leblanc ouvrait régulièrement leur courrier, et il avait fait installer sept caméras de surveillance pour suivre leurs faits et gestes (les ouvriers vivent dans des caravanes installées sur le terrain de l’entreprise).

Source: courrierinternational.com

9 commentaires

  • Frane

    Eh bien l’entreprise familiale devrait fermer et ses dirigeants emprisonnés avec une forte amende.

  • hopix

    HAITI: Les dons aux victimes du séisme investis dans un hôtel cinq étoiles
    http://mondialisation.ca/index.php?context=va&aid=31855
    par Julie Lévesque

    « Alors que 500 000 Haïtiens vivent toujours dans des camps de déplacés, on construit des hôtels cinq étoiles au cœur des bidonvilles.

    Dans le cadre de la « reconstruction » du pays, le Clinton Bush Haiti Fund a récemment investi 2 millions de dollars dans l’hôtel Royal Oasis, un complexe de luxe construit dans une zone métropolitaine frappée par la pauvreté et « pleine de camps de déplacés abritant des centaines de milliers de personnes ». Le Royal Oasis appartient à un groupe d’investissement haïtien (SCIOP SA) et sera géré par la chaîne espagnole Occidental Hotels & Resorts.

    AP rapportait en avril que des fonds amassés par les anciens présidents étasuniens afin d’aider les Haïtiens les plus démunis sont maintenant utilisés pour la construction d’un hôtel pour de riches étrangers, dont des touristes, ainsi que de nombreux travailleurs « humanitaires » en Haïti à l’heure actuelle. (Daniel Trenton, AP: New hotels arise amid ruins in Haitian capital, Clinton Bush Haiti Fund, 29 avril 2012.)

    Il convient de rappeler que les gouvernements occidentaux ont insisté pour que l’aide financière récoltée pour Haïti soit donnée à des organisations non gouvernementales (ONG) et à des fondations plutôt qu’au gouvernement haïtien, qu’ils considèrent comme corrompu.

    Dans la foulée du séisme de janvier 2010, les Étasuniens, les Canadiens et les Européens qui ont fait des dons à ces organisations humanitaires et ONG n’ont pas réalisé que leur contribution à la reconstruction d’Haïti serait affectée à la construction d’hôtels cinq étoiles pour héberger des hommes d’affaires étrangers. Leurs attentes étaient que l’argent servirait à nourrir et loger les Haïtiens. »

  • EGO

    il était temps qu il réagis contre l’oppresseur.
    toi moi ils : nous somme l’homme et n’avons pas de limite le comprendre et l’accepter pour pouvoir devenir plu juste plus sage.

  • lilith lilith

    déjà que de travailler chez Walmart au US ce n’est pas la joie, les employés vivent dans la peur permanenete d’être viré par des chefs tyraniques
    – ils obligent les employés à acheter chez Walmart et pas a la concurence sous peine de liceciement (pas de remise).
    – des horaires super flexible déclaré mi-temps et payé comme mi temps également
    -mauvais traitements.
    tout bénèf pour l’exploitant les walmart étant majoritairement installés dans les régions les plus pauvres de US
    si vous désirer en savoir plus lisez ceci
    Walmart une responsabilité sociale à bas pris
    http://www.ledevoir.com/non-classe/97614/wal-mart-une-responsabilite-sociale-a-bas-prix

  • claude

    Rend tout cet article tellement compréhensible :
    vidéo de Stefan Molyneux, philosophe.

    http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=Xbp6umQT58A