Encore plus de pesticides répandus en 2011

Triste triste bilan pour l’année 2011 quand aux pesticides! Ils sont dangereux et cancérigènes pour les utilisateurs, pour les consommateurs également, malgré tout, au nom du profit, ils sont utilisés à outrance! Ils polluent tout, les sols, la nourriture, les nappes phréatiques, et les belles promesses n’ont pas changé grand chose, mais l’écologie n’est pas prioritaire pour nos dirigeants, on le sait bien. Le pire, c’est que certains scientifiques que nous sommes sensé croire ont expliqué que le miracle OGM permettait de ne plus utiliser de tels produits, et au contraire, les OGM poussent à en utiliser encore plus! Bienvenu dans un monde de fous inconscients!!!

Une diminution de 50% des pesticides utilisés d’ici 2018 : c’était l’un des nombreux engagements du Grenelle de l’environnement, en 2007. Nous sommes loin du compte. En 2011, le marché des pesticides est même plutôt orienté à la hausse ! En volume, l’augmentation est de 1,3 %, soit 62 700 tonnes de pesticides dispersés, ou en passe de l’être, dans les champs (contre 61 900 tonnes en 2010). En valeur, la progression est de 5%. Le chiffre d’affaire 2011 du secteur des vendeurs de « produits phytosanitaires » atteint 1,9 milliards d’euros.

Mention spéciale à la catégorie herbicides, dont le chiffre d’affaire grimpe de 17%. Les insecticides se situent juste derrière, avec 11% de plus qu’en 2010. Pourquoi une telle hausse, alors que les mentions « agriculture raisonnée » et que le marché des produits bio progressent ? La faute à la météo répondent les représentants de l’industrie des pesticides : « 2011 : une année encore influencée par les conditions météorologiques », titrent-ils. L’agriculture dépendrait donc du temps qu’il fait. Quel scoop !

« Cette hausse pointe surtout le manque total de volonté politique de pousser en profondeur à un changement du système agricole, qui conduit à l’immobilisme, et à la reprise en main très nette de l’Assemblée permanente des chambres d’agriculture (APCA) et de ses représentants du plan Ecophyto », estime François Veillerette, porte-parole de l’association Générations futures. Les ministres de l’Agriculture et de l’Écologie, Stéphane Le Foll et Delphine Batho, parviendront-ils à inverser la tendance ? Sachant que les groupes de pressions liés aux industries chimiques et agroalimentaires – la « chimie verte » – ont au moins autant de poids que les pétroliers, qui ont déjà eu raison de la précédente ministre de l’Écologie… Ça promet.

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Source: Bastamag

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