Des pays du Golfe accueillent favorablement l’élection de Morsi en Egypte (Mise à jour)

Nous pouvons verser officiellement une larme pour les égyptiens qui, s’ils n’étaient pas vraiment heureux jusqu’à aujourd’hui, vont l’être encore moins dans l’avenir! Le nouveau président Mohamed Morsi est un frère musulman islamiste et son élection est félicitée par (accrochez-vous bien surtout) les Emirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn qui sont ravis de la mise en place de la démocratie dans le pays!  Ces pays qui osent parler de démocratie ne sont pas réputés pour cela ni pour le respect des droits de l’homme, et on veut nous donner l’illusion que ce Morsi est un signe positif pour l’avenir des égyptiens? Une pensée également pour les non-musulmans, qu’ils soient laïques ou coptes et qui eux aussi sont entrés en enfer par la grande porte!

ABOU DHABI – Les Emirats arabes unis, le Qatar, le Koweït et Bahreïn ont félicité dimanche l’islamiste Mohamed Morsi pour son élection à la tête de l’Egypte, soulignant les progrès de l’Egypte vers la démocratie.

Les Emirats arabes unis accueillent favorablement le résultat de l’élection présidentielle en Egypte et respectent le choix du peuple égyptien frère dans le cadre du processus démocratique, a affirmé dans un communiqué le ministère des Affaires étrangères.

Le communiqué, publié par l’agence officielle WAM, exprime l’espoir de voir les efforts converger maintenant pour assurer la stabilité de l’Egypte.

Le Qatar a félicité l’Egypte et son peuple ainsi que son président élu, Mohamed Morsi, pour le succès de la démocratie dans les premières élections présidentielles en Egypte, a annoncé l’agence officielle QNA.

Doha a également salué le rôle du Conseil suprême des forces armées (CSFA, au pouvoir en Egypte) et des magistrats égyptiens qui ont permis le succès de cette expérience.

Au Koweït, l’émir, cheikh Sabah Al-Ahmad Al-Sabah, a félicité M. Morsi pour la confiance que lui a accordée le peuple égyptien frère en l’élisant président, a indiqué l’agence officielle KUNA.

L’émir a souhaité au nouveau président le succès et espéré qu’il pourrait réaliser les aspirations des Egyptiens à la prospérité, la sécurité et la stabilité.

Le roi de Bahreïn Hamad ben Issa Al-Khalifa a lui aussi félicité M. Morsi et estimé que les élections ont renforcé la voie de la démocratie en Egypte.

Le Frère musulman Mohamed Morsi a été déclaré vainqueur de la présidentielle en Egypte, devenant le premier président élu du pays depuis la chute de Hosni Moubarak en 2011, et le premier islamiste à présider le pays le plus peuplé du monde arabe.

Source: AFP via Romandie

Maintenant, puisque l’espoir fait vivre, pouvons-nous peut-être espérer que le nouveau président n’aura pas la possibilité d’agir sans qu’il y ait un contre-pouvoir dont la junte militaire…

Le Frère musulman Mohamed Morsi a été déclaré vainqueur de la présidentielle égyptienne, dimanche par le président de la commission électorale, Farouk Soltan.Morsi l’a emporté avec plus de 13,2 millions des voix, soit 51,73% des voix face à Ahmed Chafik, dernier Premier ministre de l’ancien président Hosni Moubarak, qui a recueilli 12,3 millions des voix. La victoire de Mohamed Morsi porte pour la première fois un islamiste à la tête du pays le plus peuplé du monde arabe, avec près de 82
millions d’habitants. Cette présidentielle était la première depuis la chute de Hosni Moubarak en février 2011.
Le nouveau président disposera toutefois d’une marge de manœuvre très réduite. Il devra notamment faire face à la junte militaire au pouvoir, qui s’est attribué de vastes prérogatives peu avant la fermeture des bureaux de vote.

La Coalition des jeunes de la révolution, qui regroupe plusieurs mouvements à l’origine de la révolte anti-Moubarak, a dénoncé un «coup» des militaires. «Le Conseil militaire, par ce coup anticonstitutionnel, s’est octroyé des pouvoirs sans précédent. Il ne reconnaît pas et ne reconnaîtra jamais une volonté populaire qui puisse le contredire», écrivent ces militants pro-démocratie dans un communiqué.
Avant la proclamation des résultats officiels, le Parti de la liberté et de la justice (PLJ), le bras politique des Frères musulmans, avait proclamé sur son compte Twitter : «Le docteur Mohamed Morsi est le premier président de la République élu par le peuple». Son équipe de campagne a ensuite annoncé que Mohamed Morsi avait obtenu 52% des voix, contre 48% pour Ahmed Chafiq, un chiffre non officiel qui a cependant été repris par la télévision d’État. Auparavant, Mohamed Morsi s’était engagé dans une allocution à travailler «main dans la main avec les Égyptiens pour un avenir meilleur, pour la liberté, la démocratie et la paix». Il a aussi promis de «servir tous les Égyptiens», quelle que soit leur obédience politique ou religieuse.

Peu après l’annonce du PLJ, des centaines de partisans du candidat islamiste ont afflué sur l’emblématique place Tahrir, épicentre de la révolte de janvier-février 2011, pour fêter la «victoire» de leur représentant. Les Frères musulmans et les partis de la mouvance révolutionnaire ont également fustigé les nouveaux pouvoirs de l’armée. Dimanche dernier, le CSFA a annoncé dans une Déclaration constitutionnelle amendée qu’il exercerait le pouvoir législatif jusqu’à l’élection d’une nouvelle Assemblée du peuple, à une date non précisée. La Chambre des députés, dominée par les Frères musulmans, a en effet été dissoute en application d’un arrêt de la haute Cour constitutionnelle pour un vice juridique dans la loi électorale.
D’après le texte, le nouveau scrutin ne pourra toutefois pas avoir lieu avant l’adoption d’une nouvelle Constitution, qui devra être rédigée par une commission «représentant tous les segments de la société» avant d’être approuvée par référendum. Le CSFA s’est cependant accordé un droit de veto sur tout article qu’il estimerait «contraire aux intérêts suprêmes du pays». La Déclaration
stipule aussi que le CSFA garde la haute main sur «tout ce qui relève des forces armées».

Victoire précieuse
Mohamed Morsi, un ingénieur de 60 ans, a cherché à gommer son image d’islamiste conservateur pour se présenter comme un homme de rassemblement et le seul recours des partisans de la «révolution» contre un retour à l’ancien régime. Fils d’un paysan, Morsi grandit dans le gouvernorat d’Ach-Charqiya, dans le delta du Nil. Pendant ses études en génie civil à l’université du Caire, il adhère aux Frères musulmans. De 1978 à 1995, il finit ses études aux États-Unis.
Il occupe, parallèlement à ses activités professionnelles au département de génie de l’université de Zagazig, des rôles de plus en plus importants dans la confrérie, devenant une personnalité influente du mouvement : responsable des relations avec le Soudan, directeur de la section des Affaires étrangères, puis membre du Conseil de guidance, la plus haute autorité du mouvement. Morsi devient le directeur de la campagne des élections législatives
égyptiennes de 2010 après le bon score des élections législatives égyptiennes de 2005, sur lequel il espère capitaliser. Mais ces élections sont confisquées par le pouvoir de Moubarak qui espère faire élire son fils Gamal à sa succession. Morsi dénonce les arrestations de Frères musulmans (1 500 selon lui) et la fraude aux élections.

Au moment de la révolution de 2011, il devient un des interlocuteurs d’Omar Souleiman qui considère désormais les Frères musulmans comme une force politique prépondérante. Le 30 avril 2011 est créé le parti de la Liberté et de la Justice et Mohamed Morsi en prend la tête. Il adresse quelques signes rassurants aux adversaires traditionnels des Frères musulmans, que ce soient les libéraux, auxquels il promet de collaborer pour la rédaction de la Constitution, les Américains dont il rencontre les représentants, ou les Coptes dont il prend un représentant comme vice-président du parti, bien qu’il soutienne la charia comme base de la future Constitution. Sûr de la confiance du peuple envers son parti, il soutient le scénario de l’élection d’une Assemblée constituante rapidement.


Première élection libre de l’histoire du pays

L’élection présidentielle égyptienne de 2012 est la seconde élection présidentielle de l’histoire de l’Égypte, après celle de 2005. Après la révolution de janvier-février 2011 et la démission du président Hosni Moubarak avant la fin de son mandat, le Conseil suprême des forces armées, qui assure l’intérim, avait annoncé que l’élection présidentielle devait avoir lieu à l’issue de la période de transition de six mois, au mois de septembre 2011. Le premier tour a finalement eu lieu les 23 et 24 mai et le second tour les 16 et 17 juin 2012. Première élection libre de l’histoire du pays, elle a été précédée d’élections législatives renouvelant le Parlement dissous par le Conseil suprême des forces armées le 13 février 2011. En 2012, la Chambre des députés, dominée par les Frères musulmans, a également été dissoute en application d’un arrêt de la haute Cour constitutionnelle pour un vice juridique dans la loi électorale.

Source: lematin.ma

Grosse mise à jour avec plusieurs infos car, décidément, ce Morsi reçoit de bien nombreuses félicitation, par le premier ministre anglais pour commencer, et également par l »évêque Pachomius, chef par intérim de l’Eglise copte orthodoxe d’Egypte, fait qui m’a plutôt étonné quand on sait que justement les coptes sont depuis longtemps des victimes dans le pays et que cette élection n’augure rien de bon pour eux. Nous avons également la France prête çà travailler avec le nouveau président Morsi, rien d’étonnant à cela, et Israël qui eux aussi se réjouisse de cette élection! Décidément, je la sent très très mal cette histoire…

JERUSALEM – Israël a rendu hommage dimanche au processus démocratique qui a permis à l’islamiste Mohamed Morsi d’accéder à la présidence de l’Egypte et souhaite poursuivre sa coopération avec Le Caire, selon un communiqué du Bureau du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Israël apprécie le processus démocratique en Egypte et respecte les résultats de l’élection présidentielle, a indiqué ce communiqué.

Israël entend poursuivre sa coopération avec le gouvernement égyptien sur la base du traité de paix signé en 1979 par les deux pays, a-t-il ajouté.

Candidat des Frères musulmans, M. Morsi, est le premier islamiste à être parvenu à la tête de l’Egypte et le premier président élu depuis le départ de Hosni Moubarak en février 2011 à la suite d’une révolte populaire.

Source: AFP via Romandie

Et puisque tous les pouvoir les plus discutables font la fête quand à cette élection, on ne va pas oublier non plus l’Union Européenne!

BRUXELLES – L’Union Européenne a félicité dimanche le nouveau président égyptien, le candidat des Frères musulmans Mohamed Morsi, et qualifié d’historique cet événement pour le pays et pour la région.

La chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, salue la tenue pacifique des élections présidentielles et félicite Mohamed Morsi pour son élection comme président de l’Egypte. C’est une étape majeure dans la transition démocratique de l’Egypte et un moment historique pour le pays et la région, selon un communiqué publié dimanche soir par ses services.

Mme Ashton exprime son souhait de travailler avec le président Morsi et son administration, à qui elle fait confiance pour représenter la diversité de l’Egypte. Dans ce but, elle encourage le président élu à tendre la main à tous les autres groupes politiques et sociaux, ajoute le texte.

Avec 51,73% des voix, M. Morsi a battu Ahmad Chafiq, ultime Premier ministre d’Hosni Moubarak, et est devenu dimanche le premier président démocratiquement élu depuis la chute de M. Moubarak, contraint à la démission en février 2011 après une révolte populaire.

Son élection a déjà été saluée par la plupart des capitales, en particulier Washington qui a appelé l’Egypte à rester un pilier de la paix dans la région.

Source: AFP via Romandie

Au niveau stratégique et géopolitique, l’Egypte peut-elle avoir une réelle importance quand aux conflit syriens et iranien à venir? Les bases militaires pourraient-elles servir de relais « à l’empire »? Nombre de questions peuvent être posées, ce sont les réponses qui restent délicates…

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