Le FESF, plutôt que le MES, pourrait être mobilisé pour l’Espagne

MES, FESF…. Les deux arnaques organismes financiers sont évoqués quand à l’aide a l’Espagne, mais quelle que soit la solution, ils ne parviennent pas à s’entendre. Dans ces solutions, la volonté d’utiliser des obligations plutôt que de l’argent, plus rapides à trouver.

BRUXELLES (Reuters) – La recapitalisation des banques espagnoles pourrait être financée par l’intermédiaire du Fonds européen de stabilité financière (FESF) plutôt que par son successeur le Mécanisme européen de stabilité (MES) dont le statut de créancier privilégié risque d’inquiéter les investisseurs privés, a déclaré lundi un haut responsable de la zone euro.

Le rendement des emprunts espagnols à 10 ans est remonté à 6,48% contre 6,07% en début de matinée après une déclaration du porte-parole du ministère allemand des Finances sur un possible recours au MES pour renflouer les banques espagnoles.

« Le fait que ce soit le FESF ou le MES qui apporte les fonds crée une différence car les prêts du MES seraient ‘senior’ par rapport aux autres prêts accordés à l’Etat espagnol », explique la banque ABN Amro dans une note.

« Cela assure des garanties supplémentaires aux pays participant au MES mais cela rend les obligations d’Etat espagnoles moins intéressantes pour les investisseurs privés, qui pourraient faire monter les rendements de la dette publique. »

Certains investisseurs craignent même que l’octroi de prêts par le MES ne déclenche pour l’Espagne le paiement des credit default swaps (CDS), ces instruments de couverture contre un risque de défaut, l’émergence d’un créancier privilégié se traduisant par une situation dégradée pour les détenteurs actuels de dette espagnole.

La source de la zone euro a jugé cette interprétation exagérée mais il a ajouté que, pour éviter d’inquiéter les investisseurs, les prêts à l’Espagne seraient initialement accordés par le FESF, qui n’a pas le statut de créancier senior.

RECAPITALISATION À LA GRECQUE

Les prêts pourraient ensuite être repris par le MES, qui doit être opérationnel le 9 juillet, sans pour autant acquérir un rang de dette senior.

Toutefois, dans l’hypothèse où les prêts seraient accordés par le FESF, la Finlande a déclaré que l’Espagne devrait fournir des garanties pour la part des prêts revenant à Helsinki, ce qui pourrait prendre du temps et créer des complications d’ordre politique.

Le haut responsable de la zone euro a précisé que cette difficulté pourrait être contournée en n’impliquant pas la Finlande dans la phase initiale du plan gérée par le FESF. Helsinki pourrait ensuite se joindre au plan une fois celui-ci géré par le MES, a-t-elle ajouté.

Selon deux sources de la zone euro, la solution susceptible d’être finalement retenue serait que le FESF transfère à l’Espagne des obligations qu’il aurait préalablement émises, plutôt que du numéraire. Celles-ci seraient ensuite injectées dans les banques espagnoles pour renforcer leurs fonds propres.

Recourir à des obligations du FESF plutôt qu’à des liquidités levées sur les marchés serait plus rapide, a souligné une des sources, rappelant que cette méthode a déjà été testée avec succès lors de la recapitalisation des banques grecques.

Le taux d’intérêt du prêt du FESF correspondrait au taux de marché augmenté des coûts du FESF, sans marge supplémentaire, a-t-elle précisé.

La maturité des titres serait fixée en fonction des conclusions de l’audit du secteur bancaire espagnol. En Grèce, les banques ont été recapitalisées via des titres du FESF d’échéances allant de sept à dix ans.

Source: Reuters

7 commentaires

  • Maverick Maverick

    C’est parti, mon kiki ! On imprime dans 3 … 2 … 1 …

  • manu.provence

    c’est soporifique(et pitoyable),après avoir lu quelque ligne de cet article je me suis endormi….je me réveille plus endetté encore…
    c’est surement ce qui se passe pour nos chères équipes dirigeantes : trop de MES-FESF-BOND-EURO……les endorment profondément.

    aille,ouille j’ai mal au fesses là..!!!….ha non ça va c’est juste la dette qui augmente.. hihi

  • Poupinou

    C’est à mourir de rire leur truc !
    Si je comprends bien…
    1) l’Espagne porte à son actif de bilan des obligations du FSEF et, pour la contrepartie, à son passif une dette équivalente remboursable dans 6 ou 7 ans
    2) l’Espagne cède gratuitement ces obligations aux banques, Elle comptabilise, en conséquence, une charge de subvention dans son compte de « profits et pertes » augmentant son déficit 3) les banques comptabilisent ces actions à l’actif de leur bilan et en contrepartie dans les produits de leur compte de résultat.. voire pire.. directement dans leurs fonds propres. Ce qui leur permettra dans un avenir plus ou moins proche de distribuer des dividendes plus que substantiels à leurs actionnaires !!!
    En conclusion il reste quoi ???? une dette supplémentaire de 100 milliards que le contribuable espagnole devra rembourser (augmentation des prélèvements sociaux, fiscaux, diminution des prestations sociales et de retraite). Oh amis on nage dans le bonheur du côté des banquiers non ?
    Mais au fait le FSEF … il est garanti par quoi ?? par des pays dont les finances ne valent pas mieux que l’Espagne (à part l’Allemagne). Donc quand les banques espagnoles, à l’échéance des obligations, viendront demander le remboursement des obligations au FSEF… ça va être niet !
    Mais bon d’ici là tout ce foutu bordel de système financier aura rendu l’âme. Alors toute ma diatribe, que je viens de vous servir, est inutile… Désolé d’avoir fait perdre du temps à ceux qui m’auront lu.

  • ittoka

    A ne pas oublié que l’espagne a participation de près de 100 milliards au FSEF, pour qu’on lui re prete (avec interets biens sur) elle pas belle la vie

    Donner moi 100 je vous les prete à un taux de 6,5

  • ittoka

    en gros le contribuable fille 100 milliards au FSEF, pour qu’elle puisse sauver les banques (tjs avec l’argent du contribuable)

    mais quand vont ils me rembourser ce que j’ai perdu au pocker