L’uranium: les gisements exploitables seront épuisés en 2040…

Qu’est ce qui ne s’épuise pas en cette ère de folie……

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L’uranium: les gisements exploitables à un coût admissible seront épuisés en 2040

L’uranium est un élément chimique de symbole U et de numéro atomique 92.

C’est la treizième ressource non renouvelable amenée à disparaitre du fait de l’exploitation humaine intensive.

Les réserves énergétiques mondiales d’uranium sont estimées à 3,93 millions de tonnes . Ce chiffre correspond au minerai exploitable à un coût admissible.

Juin 2008 : il reste 32 années de réserve, au rythme actuel de production qui est de 64 000 tonnes par an.        

L’épuisement de ce métal lourd radioactif sera donc définitif en 2040. (Source AIEA)

Cette date est contestée par d’autres études. Ainsi se situe-t-elle dans une fourchette qui va en fait de 2025 à 2060.

Par exemple, les chiffres qui suivent proviennent de « Uranium Resources and Nuclear Energy » du Energy Watch Group (2006-12) :
* Une pénurie d’uranium se produira dès 2015.
* La production atteindra son maximum en 2025.

D’autres estiment au contraire les réserves mondiales d’uranium à plus de 5,5 millions de tonnes, ce qui pourrait alimenter les 435 réacteurs actuels pendant un siècle.

Selon le ministère fédéral allemand de l’environnement, les réserves connues d’uranium suffiraient même pour 200 ans, si la consommation actuelle de 64 000 tonnes d’uranium par an est maintenue.

Même si ces derniers chiffres se vérifiaient, ce serait sans compter sur les nouvelles centrales nucléaires qui sont en train de proliférer partout dans le monde. 36 nouveaux réacteurs sont déjà en construction en 2008, sans compter 311 projets de centrales qui devraient doubler le parc nucléaire mondial.

On se sert de l’uranium uniquement dans les centrales nucléaires pour fabriquer de l’électricité et du plutonium.

Une trentaine de pays dans le monde maitrise cette haute technologie. Mais combien d’autres rêvent de s’en payer les moyens? La vente de centrales nucléaires est en effet devenue le business de certains chefs d’états inconscients.

Les problèmes engendrés par la disparition de l’uranium interviendront bien avant la date fatidique, quelle qu’elle soit.

Bien sûr, l’uranium sera encore présent dans le sous-sol granitique et sédimentaire, et même dans l’eau de mer et des rivières, mais sous forme extrêmement diluée.

Des japonais ont démontré récemment qu’il était possible d’extraire de l’uranium de l’eau de mer (3 mg/tonne) à l’aide d’un absorbant convenablement texturé. Mais le procédé coûte énormément plus en énergie qu’il n’en fournit. Autant demander à un papillon de tracter un Boeing 747.

Même si, grâce à des technologies avancées, nous découvrions de nouveaux gisements au cours d’explorations plus poussées de la croûte terrestre, cela ne ferait que repousser l’échéance de quelques années et ne modifierait pas grand chose à la donne.

L’uranium provient de l’explosion de l’étoile dont les débris ont donné naissance au Soleil et à la Terre, il y a plus de cinq milliards d’années.

On ne peut pas synthétiser l’uranium et il n’existe aucun substitut.

Cependant le Thorium pourrait prendre la relève.

En effet, il y aurait des réserves de Thorium radioactif pour des centaines d’années.

Auteur : Terre sacrée Association

Source : terresacree.org

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