Accueil » Argent et politique » Et si l’Europe échoue…

Et si l’Europe échoue…

Voyez l’excellent documentaire, en français, sur la crise financière qui a frappée l’Argentine et la Turquie il y a une dizaine d’années. Une réalité qui pourrait devenir la nôtre très bientôt puisque la situation financière de la Grèce, de l’Europe et des États-Unis, est relativement la même que celle qui a déclenchée la crise dans ces deux pays. Isaak Isitan est présent sur place pour nous montrer l’horreur du désastre qui s’est installé du jour au lendemain…
Je vous suggère de faire circuler ce documentaire parce qu’il montre avec des images, parfois dures, comment nous sommes devenus dépendants du système bancaire et financier, comment notre quotidien peut basculer extrêmement rapidement. Le producteur se penche aussi sur un segment de la crise qui pourrait être qualifié comme étant « la force qui jaillit du malheur »: les citoyens s’assemblent, s’organisent et créent leur propre système financier…
L’argent d’Isaak Isitan

La monnaie est le sang de l’économie et le moteur de l’échange. Récemment, l’Argentine et la Turquie ont vu leurs monnaies nationales se dévaluer dramatiquement et ces pays dits riches se sont retrouvés au bord de la faillite. Emprisonnées dans une spirale d’endettement, l’Argentine et la Turquie en sont venues à se vider de leurs ressources financières à travers les privatisations et le paiement de leur dette extérieure, précipitant la « dollarisation » de leurs économies nationales. Isaac Isitan mène une enquête passionnante auprès d’économistes et décortique les mécanismes de création et de régularisation du contrôle monétaire à l’échelle nationale et internationale. Prenant comme terrain d’investigation l’Argentine, la Turquie mais aussi l’État de New York, il observe l’émergence d’initiatives communautaires alternatives et de réseaux parallèles de troc, des outils dont se dotent les citoyens pour survivre ou pour soutenir et développer les échanges locaux. 


L’économie selon Isaac Isitan

Il filme les injustices pour transmettre des solutions. Son dernier documentaire se penche sur la cause des plus grandes iniquités sur cette planète. par Mélanie Navarro
2001, dans les rues d’Argentine, des millions de personnes manifestent au rythme des cuillères frappant les casseroles vides, los cacerolazos.

C’est la famine, la misère, la crise économique. Les banques étrangères fuient. Les comptes des épargnants sont bloqués. Les institutions financières ferment. En Turquie, même situation, des désespérés s’immolent par le feu devant les portes cadenassées des établissements bancaires. La caméra d’Isaac Isitan présente une femme aux yeux fatigués. La directrice de l’école Beatriz, à Quilmes, nous interroge : « Le peuple argentin est riche avec ses terres fertiles.

Nous avons assez d’eau potable ici pour abreuver la planète entière. Vous n’avez qu’à rouler à 50 km pour trouver des vaches, des terres où l’on cultive du blé, du riz, des pommes de terre. Comment un pays aussi riche, qui n’a pas connu la guerre comme en Afghanistan, qui n’est pas non plus un pays minuscule comme l’Équateur, peut-il souffrir ainsi de la faim ? »

Dans sa petite cuisine ensoleillée de la rue Jeanne-Mance, à Montréal, Isaac Isitan reprend les propos du fondateur de Ford Motors, lors de la grande dépression de 1929 : « Si les gens de cette nation (les États-Unis) comprenaient notre système bancaire et monétaire, je crois qu’il y aurait une révolution avant demain matin ». En sirotant son thé matinal, le réalisateur raconte à quel point cette réflexion l’a frappé : « j’ai voulu comprendre le message d’Henry Ford ».

Après trois ans et demi de recherches, il expose la face cachée de L’Argent dans son film qui a remporté le prix du public lors des Rencontres internationales du documentaire de Montréal en 2003. Pour illustrer les mécanismes de l’économie de marché, Isitan retrace le parcours de l’Argentine et de la Turquie, deux pays riches ayant sombré dans une crise économique à cause de leur endettement.

Il montre l’impact des privatisations imposées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque Mondiale (BM) obligeant les États à céder leurs marchés nationaux et à couper dans les services sociaux pour payer leurs dettes. « Comment se fait-il que l’humanité en soit arrivée à un point où l’outil qu’elle a inventé, l’argent, possède plus de valeur que l’être humain », décrie Isitan. « Il reste seulement la dignité des Argentins à vendre, tout le reste est privatisé », lui lance un ouvrier de chemin de fer sans emploi pendant le tournage.

http://www.dailymotion.com/video/xjof07

Source local.attac.org

« Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce…et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent. »
James A. Garfield, président des Etats-Unis, assassiné

Il n’existe pas de moyen plus efficace pour prendre le contrôle d’une nation que de diriger son système de crédit (monétaire). »
M. Phillip A. Benson, Président de l’association American Bankers’ Association, 8 juin 1939
« Le système financier est devenu la Banque centrale américaine (Federal Reserve Board). Cette banque centrale gère un système financier au moyen d’un groupe de purs profiteurs. Ce système est privé et son seul objectif consiste à réaliser les profits les plus énormes possibles en utilisant l’argent des autres.Cette loi (de la Réserve fédérale) démontre la plus grande preuve de confiance au monde. Lorsque le président signe cet acte, il légalise le gouvernement invisible par le pouvoir monétaire. Les personnes ne s’en rendent peut-être pas compte pour le moment mais le jour du jugement n’est plus qu’à quelques années, le jour du jugement de cet Acte qui représente le pire crime de tous les temps commis au nom de la loi par l’intermédiaire d’un projet de loi »
Charles A. Lindbergh

Conscience du peuple partagé avec l’Eveil2011

Commentaires clos